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Ils sont deux. Deux, le chiffre magique du tableau: deux hommes, le père et le fils; deux mains, celles du père; deux pieds, ceux du fils. Bien sûr, plus de la moitié de la toile est emplie de trois autres hommes, figures inutiles, qui ne sont là que pour n'être pas, qui ne sont là que pour accentuer l'intensité de la rencontre du père et du fils, de ces deux figures qui ne se regardent pas et dont les corps seuls se rencontrent. Le fils, jeune encore, à la nuque rasée de bagnard, est lové au sein du père. Le père, tout voûté de tendresse, est penché sur ce fils à genoux, qu'il a cru perdu. Son vêtement ample et pourpre enveloppe le pauvre en haillons. Le père retient des deux mains le corps brisé de ce fils ; la main gauche, puissante, protectrice, paternelle ; la main droite, longue, caressante, maternelle. Tout le corps du père semble s'être creusé dans l'attente, s'être usé de patience, et enfin, il tient dans ses bras cet homme éprouvé par une si longue errance. Le père l'a si longtemps attendu, le fils a si longtemps marché ! Ses chaussures n'ont pas résisté à la brûlure du chemin, il en a les talons meurtris. Il revient de si loin.

Il avait demandé sa part d'héritage à son père, raconte Jésus dans l'Évangile selon saint Luc, et il était parti dans un pays étranger, où il avait dilapidé son argent dans une vie de désordre. Ruiné, abandonné par ses amis, il avait dû garder des porcs, pour gagner le droit de manger plus mal qu'eux. Alors, « rentrant en lui-même, il se dit, combien d'ouvriers de mon père ont du pain en abondance, tandis que moi ici je meure de faim. Je vais aller voir mon père, et je lui dirai: « Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi je ne mérite plus d' être appelé ton file. Traite moi comme un de tes ouvriers ». C'est cet homme, qui revient comme un esclave, qui est fils : « Comme il était encore loin, le père l'aperçut, et il fut pris de pitié. Il courut se jeter à son cou. » Et le père dit à ses serviteurs : « Mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.

Le fils revenait comme un vaincu : « Père, J'ai péché contre le ciel et contre toi je ne mérite plus d'être appelé ton fils », et c'est en fils qu'il renaît dans les bras du père. Ce retour est une nouvelle naissance. La tête de l'enfant s'appuie sur les entrailles du père qui lui rend la vie. Le vieil homme épuisé d'amour est tout à la fois la mère qui donne la vie, et le père qui nomme l'enfant « fils ». Tout l'art du peintre se fait humble devant le mystère de tendresse et de miséricorde qui s'accomplit.

Fallait‑il que Rembrandt confessât par les mots ce que sa peinture donne si bien à voir ? Le sage Nicodème avait interrogé Jésus : « Comment un homme peut‑il naître étant déjà vieux ? Peut-il une seconde foie entrer date le sein de sa mère et naître ? »

Plus de mille six cents ans plus tard, au soir de sa vie, le vieux peintre hollandais offre une réponse lumineuse. Pourquoi demander à l'artiste des raisons, quand son ouvre parle pour lui.

relevé sur http://www.spiritualite2000.com/page.php?idpage=99

 

Ne dites pas que les temps sont mauvais,

c’est vous qui faites les temps.

Saint Augustin

César, Escartefigue et M. Brun boivent toujours du vin blanc. Claudine coupe des tranches de saucisson qu'elle dispose dans un plat.

 CLAUDINE

 Mon pauvre mari, moi, ça s'est passé d'une façon étrange. Une nuit, il me réveille. C'était le premier chant du coq. Il avait la figure un peu rouge, et la main sur la poitrine, il me fait: « Claudine, qu'est-ce que tu dirais si je mourais d'un seul coup ? » Moi, à moitié endormie, je lui fais : « Ça prouverait que tu n'es pas malin. » Et alors il me fait: « Eh bien, par conséquent, je ne suis pas malin. » Et toc ! Il est mort.

 (...)

 HONORINE

 Ça, au moins, c'est une belle mort.

 CÉSAR

 Oh vaï ! C'est une belle mort pour les autres. Mais moi, j'aime mieux une laide vie qu'une belle mort...

Pagnol

 - film - 5035_3

 

 

 

 

 

 

 

On posait à un chinois catholique la question suivante :


" Pourquoi êtes vous devenu catholique ? Cela ne correspond ni à votre tradition culturelle, ni à la religion dominante en Asie ! ".


Celui-ci répondit par une histoire :


J'étais tombé dans un grand trou, et restais au fond, gravement blessé, attendant du secours.
Alors je vis Confucius qui passait au bord, avec un air méditatif. Il s'arrêta et me dit : "Mon fils, si tu avais écouté mes préceptes de sagesse, tu n'en serais pas rendu là ! ". " Mais ", lui dis-je, " je veux sortir ! ". Il ne me répondit rien et passa son chemin.
Puis je vis Bouddha, marchant paisiblement et me regardant. " Sors moi de là lui dis-je ! ". " Mon fils ", répondit-il, " mets toi dans la position du lotus, et médites. Tu atteindras peut-être le nirvana ". Puis il partit.
Mahomet arrive à son tour, marchant avec puissance. " Que peux tu faire pour moi ? " lui dis-je.
" Mon ami, si tu es blessé et dans ce trou, c'est que Dieu l'a voulu ! Alors acceptes-le et dis simplement : " Allah est grand et Mohamed est son prophète !", et tu sera sauvé ". Et il ne dit plus rien et s'en alla.
Jésus passa lui aussi, on pouvait lire la bonté dans son regard.

Et je criai : " Aies pitié de moi ! ". Il s'arrêta et me regarda avec miséricorde, sans rien dire. Il descendit dans le trou, et me soigna. Il me porta sur ses épaules et me fis sortir de la fosse, ou il mourut à ma place.

Voilà pourquoi je suis devenu son disciple !

 

écouter l'extrait ! - J'ai bon caractère mais j'ai le glaive vengeur et le bras séculier. L'aigle va fondre sur la vieille buse.
- C'est chouette, comme métaphore, non ?
- C'est pas une métaphore, c'est une périphrase.
- Oh, fait pas chier !
- Ça, c'est une métaphore.
B.Blier

 

 

   Trouvé sur http://www.michelaudiard.com/dialogues/dialogues.htm

 Plus de 500 dialogues extraits des 120 films d'Audiard, mis en bouche pour les plus grands: Gabin, Belmondo, Jouvet, Blier... Des plus classiques aux oubliés à découvrir...sans modération.

 

 

 des enregistraments audios sur http://www.audiard.net/

Pour prendre une décision, il faut être un nombre impair.

Et trois, c'est trop.

Georges Clemenceau.

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Pour les femmes et ceux qui les respectent pour tout ce qu'elles font ...

Un petit garçon demande à sa mère :
" Pourquoi pleures tu ? "
" Parce que je suis une femme " lui répond elle.
" Je ne comprends pas " dit il.
Sa mère l'étreint et lui dit " Et jamais tu n'y arriveras "
Plus tard le petit garçon demanda à son père:
" Pourquoi maman pleure-t'elle ? Je ne comprends pas ... "
"Toutes les femmes pleurent sans raison" fut tout ce que son père put lui dire.
Devenu adulte, il demanda à Dieu :
" Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement?! "
Et Dieu répondit :
" Quand j'ai créé la femme, elle devait être spéciale.
J'ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde et assez douces pour être confortables.
Je lui ai donné la force de donner la vie et celle d'accepter le rejet qui vient souvent des enfants.
Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne.
Celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue.
Je lui ai donné la sensibilité pour aimer ses enfants d'un amour inconditionnel même quand ces derniers l'ont blessée durement.
Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et de demeurer à ses côtés sans faiblir.
Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin.
Tu vois mon fils, la beauté d'une femme n'est pas dans les vêtements qu'elle porte, ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer. La beauté d'une femme réside dans ses yeux.
C'est la porte d'entrée de son coeur. La place où l'amour réside. Et c'est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur. "

Envoyez cela à toutes les femmes que vous connaissez.
Encouragez l'estime de soi d'une autre femme !
Faites savoir que toutes les femmes sont belles ....

François Mougenot, avec impertinence et drôlerie, mais aussi un talent de pasticheur certain, a décliné le thème de La cigale et la fourmi, à la manière de nombreux auteurs de théâtre ou de cinéma : en détournant des scènes fameuses de Molière (La fourmisanthrope), Racine (Cigallicus), Shakespeare (Un compte d’hiver) , Beaumarchais (La froide journée), Labiche (-9° à l’ombre), Feydeau (Un grain à la patte), Rostand (Cigalo de Bergerac) et plus près de nous d’Audiard (Les fourmis flingueuses) ou de Pagnol (Cigalou), sans oublier quelques clins d’œil obligés aux séries TV, mais aussi en pastichant allègrement quelques morceaux de bravoure de la poésie empruntés à Verlaine, Apollinaire, Ronsard, Rimbaud, Prévert, Du Bellay, Baudelaire, Hugo (La légende du grain) ou Lamartine (Le sac).

Dans cette comédie joyeuse, enlevée, aux multiples facettes, c’est l’auteur lui-même qui interprète le rôle de la fourmi, tandis que son frère, Jacques Mougenot (auteur et interprète de L’affaire Dussaert qui triompha au petit Hébertot en 2006) interprète le rôle de la cigale, et assure également la mise en scène du spectacle (dont il a par ailleurs écrit les couplets chantés). C’est donc à un exercice de style théâtral, à un numéro de transformiste verbal, à une sorte de zapping amusé du patrimoine culturel, que se livrent les deux comédiens rompus à tous les registres du répertoire classique et moderne ; car le spectacle fait la part belle au jeu de l’acteur et se veut (comme on le dit souvent des pastiches pour en excuser l’irrévérence) : un hommage jubilatoire, ironique et tendre à la langue française et plus particulièrement au théâtre.

Le spectateur pourra par ailleurs se livrer au jeu de reconnaître les morceaux détournés car les références sont nombreuses et titilleront constamment sa mémoire en réveillant parfois de lointains souvenirs d’écolier... Quant aux spectateurs moins avertis, ils goûteront simplement le plaisir du théâtre, celui d’assister à cette pièce éternelle, mais toujours d’actualité, qui se joue chaque hiver depuis Esope, entre la Cigale et la Fourmi ! Un spectacle roboratif, de quoi subsister jusqu’à la saison nouvelle.

en ce moment au Petit Hébertot à Paris    http://www.theatrehebertot.com/

 

C'est une demande du rabbin de New York :

 

"Aucun autre pape a été aussi magnanime avec les Juifs. Toute la génération des survivants de l'Holocauste témoigne que Pie XII a été authentiquement et profondément un "juste". [...] Pie XII fut l'une des personnalités les plus critiques envers le nazisme. Sur 44 discours que Pacelli a prononcés en Allemagne entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers imminents de l'idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à l'évêque de Cologne, il appelle les nazis "faux prophètes à l'orgueil de Lucifer". [...] Sa première encyclique en tant que pape, "Summi pontificatus", de 1939, était si clairement anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies sur l'Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste."

 

Qui osera encore parler du "silence" de Pie XII ?

 

Michel Janva

www.lesalonbeige.blogs.com

Posté le 4 mars 2007 à 14h31 | Lien permanent | Commentaires (10)

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