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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 14:42

 

La polémique actuelle sur le burkini est très intéressante et doit nous faire réfléchir sur les relations ambiguës de l’islam avec la femme . «L’une des grandes misères d’une bonne partie du monde dit arabe, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme » écrit le journaliste algérien, Kamel Daoud, dans une chronique qu’il a signée dans le Quotidien d’Oran début janvier 2016, suite aux agressions sexuelles de masse commises par des musulmans contre des Européennes durant la nuit de la Saint-Sylvestre à Cologne. Annie Laurent, spécialiste de l’Islam, nous aide dans cette réflexion.

 

Pour le poète Adonis, Syrien de confession alaouite,  « L’islam assujettit la femme et fixe cette servitude par le Texte », assure-t-il à la psychanalyste marocaine Houria Abdelouahed, dans un livre d’entretiens, Violence et islam (Edition du Seuil). De fait, on lit dans le Coran : « Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevés ceux-ci au-dessus de celles-là » (4, 34). Ce verset reflète sans doute l’héritage patriarcal des sociétés arabes mais en l’occurrence l’ennui est que cette tradition résulterait d’une volonté divine, donc immuable, et non des désordres engendrés par le péché originel, réalité que le Coran ignore.

Il en résulte, selon Adonis, que « l’islam a séparé de façon radicale la masculinité de la féminité » et qu’il a fait de la femme « un instrument pour le désir et le plaisir de l’homme ; il a utilisé la nature pour établir et asseoir davantage sa domination ». Le poète appuie son raisonnement sur des versets coraniques, tels que celui-ci : « Vos femmes sont pour vous un champ de labour : allez à votre champ comme vous le voudrez » (2, 223). La Sunna (Tradition) abonde dans le même sens si l’on se réfère aux hadîth-s (récits) rapportant des propos attribués à Mahomet et à ses proches. « Une femme ne doit jamais se refuser à son mari, fût-ce sur le bât d’un chameau », sinon « elle sera maudite par les anges ». En revanche, « toute femme qui meurt en laissant son mari satisfait d’elle ira au paradis ».

La conception islamique du mariage fait de l’épouse non pas un sujet contractant mais l’objet d’un contrat qui rend licite (halal) l’acte sexuel. On est loin de la conjugalité et de l’indissolubilité propres au mariage chrétien !

Le musulman possède alors des droits absolus sur sa compagne. Il lui est permis de la battre, de la partager avec d’autres femmes et de la répudier (Coran 4, 34 ; 4, 3 et 2, 241). (…)

Les femmes sont par ailleurs objets de discrédit et de méfiance. Là aussi, les sources abondent. Pour Ali, cousin et gendre de Mahomet, « il ne faut jamais demander un avis aux femmes, car leur avis est nul […] même en une matière concernant la vie quotidienne ». En refusant de serrer la main à celles qui sont étrangères au cercle familial, les salafistes observent une consigne du prophète de l’islam : « Celui qui touche la paume d’une femme à laquelle il n’a pas d’accès licite, on lui mettra une braise sur sa paume le jour du Jugement dernier ». Et encore : « Le diable est toujours présent lorsqu’un homme se trouve avec une femme ».

Toute mixité est donc source potentiel de péché .D’où, dans les milieux les plus scrupuleux, la ségrégation imposée aux adultes, notamment à l’Université ou sur les lieux de travail et de loisirs, et même dans des circonstances propices à la joie partagée, comme les mariages. Hommes et femmes festoient alors dans des espaces séparés. D’où également l’obligation du port du voile islamique en dehors du domicile. Il s’agit de préserver l’homme de toute tentation charnelle, car la chasteté est une attitude incomprise en Islam.

Loin de favoriser l’émancipation des musulmanes, l’exemple occidental, où se développe l’impudicité (les mini-jupes sont décrites comme « normales » dans les guides du réfugié distribués aux migrants en Allemagne) ne peut qu’encourager l’obsession sexuelle si caractéristique des sociétés musulmanes. (Famille chrétienne n° 1990 du 5 au 11 mars 2016)

 

Contrairement au christianisme, l’islam n’a pas développé une théologie de la femme. On ne trouve dans l’enseignement musulman aucune réflexion doctrinale et spirituelle sur le mystère et la vocation de la femme. Dans l’islam, la féminité est très rarement considérée pour ce qu’elle peut apporter à l’humanité en vertu de ses charismes et de son génie propres. De même, l’histoire islamique n’est pas jalonnée de figures féminines dignes d’être exaltées comme c’est le cas dans l’histoire chrétienne. (La petite feuille verte, N°19 Mars 2014)

 

Merci à EVR.

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Published by Petrus Angel - dans Religio
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