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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:48

Pour l’enfant : Un Père – Une Mère – C’est élémentaire ! On ne peut plus simplement suggérer l’union profonde de ces deux êtres, que le travail soude au jour le jour et que l’enfant, fruit de leur deux chairs, fusionne en un amour commun pour une troisième personne qu’ils ont tous deux engendrée.

 

Ce qui nous séduit d’entrée de jeu dans cette toile, car c’est la démarche naturelle de l’oeil humain que de prendre d’abord en compte les informations qu’il puise dans les couleurs perçues, c’est le chatoiement des couleurs fraîches et gaies, élégamment dégradées du vert au bleu. Tonalité générale de couleurs froides qui portent aisément l’éclat léger de la lumière des matinées de printemps, certainement en Normandie, comme le suggère le toit de chaume de la demeure qui figure en arrière-plan de ce tableau.

Un arbre apparemment en fleurs cache en partie la chaumière familiale. Des arbustes eux aussi en fleurs séparent la demeure de la terre que l’on travaille. Des draps blancs sur une corde flottent au vent léger et reflètent l’éclat de la lumière du soleil qui se pose sur eux. Tout le bonheur de vivre à la campagne, au cœur de la nature nourricière, s’engouffre dans ce décor séduisant, dont le charme touche aujourd’hui plus que jamais nos âmes de citadins fatigués des villes, de leur stress et de leur pollution.

Par la petite porte en bois entrouverte sur la droite, la fermière est entrée avec son enfant et interrompt le travail de son mari qui bêchait la terre du potager et vient d’abandonner sa bêche pour s’intéresser à sa famille qui vient à sa rencontre. Le premier plan est vide, laissant l’œil courir librement vers les personnages dont la rencontre constitue le thème du tableau.

La chevelure rousse retenue en chignon de la jeune femme fait écho au doré du couvre-chef de son mari, tandis que le bleu de sa robe répond à celui du pantalon et de la chemise de son compagnon. On ne peut plus simplement suggérer l’union profonde de ces deux êtres, que le travail soude au jour le jour et que l’enfant, fruit de leur deux chairs, fusionne en un amour commun pour une troisième personne qu’ils ont tous deux engendrée.

Tendrement penchée sur sa petite fille, la jeune mère soutient son enfant aux pas hésitants, alors que celle-ci, les deux bras tendus vers son père, s’enhardit jusqu’à échapper aux mains de sa mère pour marcher, seule, vers l’auteur de ses jours. Le père s’est agenouillé pour recevoir l’enfant qui va le rejoindre. L’amour et les encouragements paternels semblent prêter leur force à la petite fille qui va s’élancer. Ces instants de tendresse éblouissante, comme suspendus hors du temps, en insérant quelques éclats d’éternité dans la vie des hommes et lui confèrent toute sa valeur et nous rassurent, aux jours du doute, sur notre espérance souvent ébranlée que l’existence vaut effectivement la peine d’être vécue.

La suite...

A lire aussi dans la foulée ... : Premiers pas

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Published by Petrus Angel - dans Regard
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commentaires

Livia 13/11/2016 10:24

Les "premiers pas" sont un vrai délice, je ne connaissais pas ce petit chef d'oeuvre de Van Gogh, par contre je n'aime pas son tableau "les tournesols". et pourtant le plus prisé et le plus couteux...!