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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 16:21

S’approprier le terrain politique

Dans les démocraties modernes, l’engagement politique passe aussi par la dimension électorale. Il importe de savoir ce qui relève ou non de notre responsabilité en matière électorale. Sans oublier pour autant que l’essentiel du combat politique passe d’abord par l’engagement de chaque jour, là où on se trouve, pour revitaliser la société de l’intérieur.

Aller à la pêche ou déposer consciencieusement son bulletin de vote dans l’urne : voilà les termes du débat intime qui agite nombre d’électeurs potentiels, lorsque revient pour la République le temps de solliciter leur suffrage.

Au fil des élections, le choix de l’abstention tend à s’imposer de plus en plus largement, les chiffres sont là pour nous en convaincre : 36,09% au premier tour de l’élection cantonale de mars 2004 et 33,51% au deuxième tour ; et même jusqu’à 57,2% lors de l’élection européenne du 13 juin 2004.

Tout a été dit et écrit pour expliquer ce phénomène massif de désaffection envers la chose politique : perte de confiance dans unpersonnel politique qui ne tient pas ses promesses, simple déception ou même rejet du système de la part d’électeurs qui ne voient guère l’utilité de leur vote, sentiment que le véritable pouvoir est ailleurs que dans les institutions, fussent-elles locales, attitude symptomatique d’un individualisme toujours plus fort... Autant d’explications que l’on ne peut qu’entendre, que l’on peut même comprendre, mais que l’on ne saurait tenir pour définitives, ainsi que Jacques Trémolet de Villers le faisait vigoureusement remarquer il y a quelques années déjà : "Ce dilemme ne soulève qu’un faux débat. Il faut penser concrètement : à partir du moment où le résultat du vote s’impose à vous, il vaut mieux voter, utiliser les institutions telles qu’elles sont, pour défendre au moins l’essentiel catholique, comme le proposait déjà le Pape Léon XIII. Charles Maurras, fondateur du royalisme moderne, a toujours voté "pour le moindre mal". Il était pourtant le plus anti-démocrate de nos penseurs et de nos journalistes, mais il savait qu’une chose est la réflexion théorique, une autre est l’approche pratique. Or, en matière politique, il faut être pratique pour être efficace. L’action véritable consiste à peser autant qu’on le peut et tant qu’on le peut" 

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