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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 10:18

    

Dans " la Lettre touristique ", en 1973, on pouvait lire : " Pour les syndicats, l'homme réellement en vacances n'existe pas, la lutte des classes doit se poursuivre en dehors du travail. Le temps des loisirs est complémentaire de la vie laborieuse.". Plus loin : " Les vacances ne sont pas faites pour oublier, mais au contraire pour reprendre des forces en vue du combat de classes. Ce temps précieux sera utilisé pour les études, la formation des militants." .

 

Dans " le Monde " du 14 août 1987, Olivier Biffaud relatait " les accroches estivales " des " moines-soldats du trotskisme ". Chaque été depuis des années, les militants de Lutte Ouvrière, les " copains d'Arlette " parcourent la France pour évangéliser à leur manière, pour porter la Bonne Nouvelle de la Révolution. " On prend sur son temps de vacances pour agrémenter celles des autres ". Les militants vendent leur journal, font des " accroches " dans les cités-ouvrières ou à la sortie des usines, discutent, prennent des contacts. " Ni camp de scouts, ni retraite religieuse, ni démarche du calendrier annuel des sapeurs-pompiers. Et pourtant la caravane a l'aspect fraternel de l'un, l'abnégation sacerdotale de l'autre et le culot patient du troisième.".

 

"  Dur, dur " conclut le journaliste.

 

Et nous ?…

 

Cette année, passerons-nous des vacances " farniente ", celles que dénonce " la Lettre touristique " ?

 

Bronzerons-nous idiot ?

 

Notre idéal est-il de ne penser à rien, comme les navets ?

 

C'est vrai qu'il n'y a pas de vacances pour le combat des idées et l'action "militante", quelle qu'elle soit.

 

Le temps des vacances, et plus particulièrement la période estivale, se prête particulièrement :

 

A la prière, aux pélerinages, aux retraites, temps forts du ressourcement.

 

Au repos: un arc qui reste trop longtemps bandé finit par perdre son efficacité.

 

A la dépense physique et au sport.

 

A la formation personnelle, par la lecture, l'écoute de cassettes, le cinéma,…

 

A l'éducation culturelle, par la fréquentation de la beauté sous toutes ses formes : la nature d'abord, l'architecture, les beaux-arts, les arts populaires et locaux,…

 

A la rencontre de nouvelles personnes, dans d'autres régions et d'autres pays.

 

Aux stages, temps forts de formation et d'échanges.

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Published by ISP - dans Polis
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