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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 12:27

 

Le cargo de la méduse européenne…

Le cargo de la méduse européenne...L’image des cargos-fantômes à la dérive vers les côtes italiennes évoque puissamment le roman hallucinant de Jean Raspail qui décrivait, il y a 40 ans l’invasion de l’Europe, submergée par une masse de miséreux venus du Tiers-monde, devant laquelle toutes les résistances s’effondraient tant les institutions et la morale collective étaient rongées de l’intérieur. Cette anticipation historique semble aujourd’hui en train de se réaliser.

Certes, le débarquement massif sur la côte d’Azur n’a pas eu lieu, mais les chiffres parlent : 150 000 migrants clandestins ont atteint l’Italie, en 2014. Ils n’étaient « que » 72 000 en 2012. Sur les dix premiers mois de 2014, 230 000 entrées illégales en Europe ont été comptabilisées, ce qui est évidemment un minimum déjà en hausse de 144% par rapport à l’année précédente. En 2013, l’arrivée de clandestins avait crû de 48%, les demandes d’asile de 30%… et les décisions de renvoi avaient, elles, baissé de 16%. 30% n’avaient pas été exécutées. Ce sont les frontières maritimes du sud qui sont les plus touchées. Si l’immigration en provenance de l’Afrique de l’Ouest qui passe par la Mauritanie et le Maroc se poursuit, ce sont trois secteurs qui ont connu en 2014 une véritable explosion : +261% sur la Mer Noire entre Turquie et Bulgarie, + 113% en Méditerranée Orientale, entre Turquie, Chypre et Grèce, et enfin en Méditerranée Centrale, entre Libye essentiellement et Italie avec +272%.

Ce phénomène est d’abord perçu comme un drame humain. Des familles perdues en mer sur des embarcations de fortune ou abandonnées sur de vieux cargos que leurs équipages ont désertés, l’annonce de multiples noyades (2000 depuis Avril !) et la récupération souvent difficile des naufragés par la marine italienne suscitent légitimement la compassion. Mais celle-ci ne doit pas rendre aveugle, ni justifier un sentiment de culpabilité qui est l’autre face de la complicité.

Il s’agit d’abord d’un trafic, un trafic d’êtres humains organisé par des réseaux mafieux qui mêlent aujourd’hui au transport des clandestins, celui des armes et de la drogue, et sans doute l’alimentation des filières de proxénétisme. La premier adversaire à combattre est donc le passeur, et ses comparses dans les pays de départ.  La suite...

Par Christian Vanneste

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Published by Petrus Angel - dans Polis
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