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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 23:25

Pierre Simon

Pierre Simon relate son histoire dans son livre autobiographique “De la vie avant toute chose” publiée chez Mazarine en 1979.

Pierre Simon dans le texte

C’est ce livre que nous allons découvrir maintenant. Ce document est très intéressant car il nous éclaire sur les convictions et la démarche de son auteur. Mieux, il nous présente sa conception de la vie et ce qui a motivé ses travaux politiques pour la légalisation de la contraception, de l’avortement et de l’euthanasie. Et, surprise, nous voyons que la lutte contre les avortements clandestins n’est pas le seul argument qu’il avance pour justifier la loi sur l’IVG. Pierre Simon mentionne aussi… la lutte contre la prolifération des “tares génétiques”. Autrement dit l’eugénisme.

“De fait, longtemps, et dans les pays latins plus qu’ailleurs, la vie fut un don de Dieu dont elle procédait. La médecine officielle en arrivait à confondre déontologie et théologie, comme en France, où l’Ordre des médecins sert de porte-voix à l’Église. Un respect “absolu” -ou plutôt aveugle- de la vie se retourne contre lui-même et, ruiné par les moyens qu’il emploie, dévore ce qu’il entend préserver : la qualité de la vie, l’avenir de l’espèce. La prolifération des tares héréditaires et les avortements clandestins sont les fruits amers de ce fétichisme.”

Le raisonnement de Pierre Simon s’appuie sur une anthropologie originale, une conception de la vie entièrement nouvelle. Selon lui, la vie n’est pas quelque chose de reçu par une entité supérieure (Dieu ou la Nature), elle n’existe pas par elle-même… Son “concept de vie” est que celle-ci est un “matériau” dont les hommes ont la charge. Et quand il dit “les hommes” il entend par là la “société” au sens de corps social, de collectif.

“La vie est ce que les vivants en font : la culture la détermine. Sa trame n’est autre que le réseau des relations humaines. Le fil des jours la tisse. La culture n’est donc pas ce qui s’ajoute à la vie : le concept de vie mûrit en elle. Ainsi -mais ce n’est qu’un exemple- la façon dont les sociétés successives, à l’échelle de l’histoire, abordent des affaires aussi graves que l’avortement, suffit à rappeler la prééminence de la société sur l’individu. Ce n’est pas la mère seule, c’est la collectivité toute entière qui porte l’enfant en son sein. C’est elle qui décide s’il doit être engendré, s’il doit vivre ou mourir, quel est son rôle et son devenir.”

Et il précise :

“Cette vie qui nous vint si longtemps d’un souffle de Dieu posé sur notre argile, c’est comme un matériau qu’il faut la considérer désormais. Loin de l’idolâtrer, il faut la gérer comme un patrimoine que nous avons longuement, patiemment, rassemblé, un héritage venu du fond des millénaires, dont nous avons, un instant, la garde. Telle est à mes yeux la seule façon d’aimer vraiment la vie et de la partager avec les hommes, mes frères. Une richesse, cette vie, confiée à la garde de l’espèce, comme les forêts, les océans, les rivières, mais avec ceci de singulier que chacun d’entre nous en est le véhicule : cette charge de vie a son corollaire ; veiller à ce que le matériau ne se dégrade pas. Ce serait nous dégrader nous-mêmes et ruiner l’espèce.”

Veiller à ce que le “matériau” ne se dégrade pas afin de ne pas ruiner l’espèce… 

 

Ca ne vous rappelle rien ? L'article complet est ICI.

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Published by Petrus Angel - dans Pour la vie
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