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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 10:37

A propos du suicide de Dominique Venner, historien, essayiste, ce mardi dans la cathédrale Notre-Dame de Paris :

" « Nous n’avons que cette vie… ». Cette affirmation, pour Dominique Venner, est une donnée essentielle du problème. S’il n’y a pas d’au-delà de la vie terrestre ; pour quelqu’un qui entend aller jusqu’au bout, l’instant, chaque instant a un poids écrasant. Le chrétien comprend ce sens de l’instant et ce sens de la responsabilité, mais il ne cherche pas à aller au-delà du possible : Dieu est l’agent de nos destinée. Dieu achève l’ébauche que nous lui tendons à la dernière seconde.Et le sacrifice est encore une action, non une soumission. Dominique Venner n’a pas voulu s’en remettre à Dieu de sa dernière seconde, il ne pouvait pas faire ce sacrifice : il a souhaité la choisir. Pétri de philosophie allemande, il a repris toute sa vie l’idée de Schelling, commenté par Heidegger : « être c’est vouloir ». Esse est velle. « L’être, c’est le vouloir ». Il faut vouloir jusqu’au bout pour être vraiment. Voilà la formule d’un athéisme antinihiliste… Le sien.

Et pourtant…

Pourtant, Dominique Venner a choisi l’autel de Notre Dame pour cette décision. C’est sur l’autel qu’il a posé une dernière lettre. Vraiment je ne crois pas que, s’il a fait cela, c’est pour attirer l’attention, pour que Manuel Gaz vienne sur les lieux. Il n’avait que faire de ce genre de reconnaissance « médiatique ». Son acte n’est pas médiatique, il est symbolique. Quel symbole ? Celui de la Vierge Mère, celui de l’éternel féminin, lui qui, dans son dernier blog professe « respecter les femmes alors que l’islam ne les respecte pas ». Sans doute. Mais il ne faut pas oublier qu’outre sa culture païenne, Dominique Venner possédait une solide culture chrétienne, avant que son entrée en délicatesse avec une Église qu’il voyait comme absurdement pro-FLN ne l’ait détourné de Dieu. Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d’analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu’il ait trouvé de passer par l’Église une dernière fois sans se renier. Une sorte de prière sans parole, pour ce coeur inassouvi jusqu’à la dernière seconde. Dieu ? C’était trop compliqué pour lui. Mais Marie… Une femme, capable – Dieu le sait – d’exaucer enfin le désir de perfection qui a été la grandeur et le drame de sa vie. "

par l'abbé de Tanoüarn; l'article complet est ICI.

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Published by Petrus Angel - dans Petrus Angel
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Jean Bart 26/05/2013 13:28



VENNER : UN ACTE LÂCHE, ODIEUX ET ANTI-CHRÉTIEN



Par  Pierre LABAT



 



    Je suis consterné devant l’avalanche de réactions dithyrambiques à la suite de l’acte inqualifiable et inexcusable de Dominique Venner.



Cet acte qui inspire le plus profond dégoût est une abominable profanation de la cathédrale de Paris, berceau et gloire de la chrétienté.



 



    D’après le code de droit canon, lorsque le sang a été versé dans une église, l’on ne peut plus y administrer le moindre sacrement et l’on doit procéder à une cérémonie de
réparation, de réconciliation. Venner qui était hystériquement anti-chrétien, meurt comme il a vécu : de manière lâche et pitoyable. On vante son courage mais quel courage y a-t-il à se suicider




 



    Le courage, c’est de vivre, même et surtout dans les épreuves, les dangers, la maladie, c’est de supporter les souffrances et de les unir au sacrifice du Christ sur la Croix.
Lui qui parlait du suicide de notre civilisation et de notre race donne par la balle qu’il s’est tirée dans la bouche devant le maître-autel de Notre-Dame un exemple pitoyable à la jeunesse de
France.



C’est un acte égoïste et qui est le signe d’un ego surdimensionné. Il voulait passer à l’histoire, en fait il va hélas selon toute vraisemblance en enfer pour l’éternité.

Jean Bart 26/05/2013 10:09


Lu dans Rivarol


VENNER : UN ACTE LÂCHE,
ODIEUX ET ANTI-CHRÉTIEN


Posted on 25 mai 2013


4



Par  Pierre
LABAT


 


   
Je suis consterné devant l’avalanche de réactions dithyrambiques à la suite de l’acte inqualifiable et inexcusable de Dominique Venner.


Cet acte qui
inspire le plus profond dégoût est une abominable profanation de la cathédrale de Paris, berceau et gloire de la chrétienté.


 


   
D’après le code de droit canon, lorsque le sang a été versé dans une église, l’on ne peut plus y administrer le moindre sacrement et l’on doit procéder à une cérémonie de réparation, de
réconciliation. Venner qui était hystériquement anti-chrétien, meurt comme il a vécu : de manière lâche et pitoyable. On vante son courage mais quel courage y a-t-il à se suicider






   
Le courage, c’est de vivre, même et surtout dans les épreuves, les dangers, la maladie, c’est de

Petrus Angel 24/05/2013 11:12


Pour info , la lettre laissée par Dominique Venner :
Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants.




J’aime la vie et n’attends rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit.
Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force.
Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable.
J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation.
Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens,
rappelant nos origines immémoriales.
Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté.
Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies.
Je m’insurge contre la fatalité.
Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation
multimillénaire.
Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.
Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences.
À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future
renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.
Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles.
Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté.
Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer.
Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.


Philippe Deflandre 22/05/2013 11:53


Le point de vue d'Yves Daoudal sur son blog :


La provocation de Dominique Venner





Dominique Venner s’est suicidé en se tirant une balle dans la bouche devant le maître autel de la cathédrale Notre Dame de Paris.


Il m’était très antipathique. Et ce n’est pas parce qu’il était « païen », car je connais des païens qui me sont très sympathiques. Derrière son
paganisme, il y avait en fait, comme on le voit dans son dernier message (celui de son blog, avant de connaître la lettre qu’il a laissée), mais comme on le voyait aussi dans sa façon de
dire l’histoire, un athéisme total et donc un rejet absolu, haineux, de tout ce qui est religieux. Il y avait chez lui quelque chose de satanique. C’est ce que je percevais. Et sa mort le
confirme.


La mise en scène de son suicide montre sa volonté de blasphème. Le suicide dans un lieu consacré est un double crime : un meurtre et une profanation.
C’est une provocation satanique, à la fois immonde et pathétique. La cathédrale demeure, Dieu aussi. Mais Venner disparaît. Le geste de révolte contre Dieu, qui se veut spectaculaire, n’a
en réalité aucune consistance. Aucune consistance humaine, et aucune consistance historique.


Mais le destin de son âme est terrifiant.








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