Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:44

de Michael D.O'Brien, 589 pages

24,50€Commander avec la Procure

Enfin un thriller religieux qui ne nous « apprend » pas que l'Opus Dei est une organisation secrète, que le trésor des templiers est caché au Vatican, ou que le pape est l'antéchrist. C'est toujours agréable à lire... surtout quand c'est fait avec talent.

Zoom

- Père, dit le Pape, vous vous demandez pourquoi nous vous avons fait venir ici à Rome dans des circonstances si inhabituelles.

- Oui, Saint-Père.

- L'affaire qui nous échoit ne concerne que très superficiellement l'archéologie. C'est un sujet des plus délicats. Je vous demande de garder les choses dont nous allons parler dans la plus grande confidentialité.

Père Elijah est le récit d'un moine carme, ancien homme politique israélien et rescapé de la Shoah, appelé par le Pape à une mission particulièrement périlleuse.

Sorti de son monastère du Mont Carmel, le Père Elijah se retrouve dans un tourbillon où se croisent les forces les plus ténébreuses. À qui pourra-t-il faire confiance et comment pourra-t-il accomplir sa mission ? L'épreuve à laquelle il est soumis prend au fil des pages une dimension politique et spirituelle des plus complexes et passionnantes.

Miroir du monde contemporain et aventure palpitante, Père Elijah donne une profondeur nouvelle aux thrillers du genre. Un récit d'exception écrit par un expert des âmes et un orfèvre des complots.

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Lire
commenter cet article
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:24

 

Hans_Memling_saints-innocents.jpg

Le massacre des Innocents, détail d'une Scène de la vie de Marie, huile sur bois d'Hans Memling, 1480

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Regard
commenter cet article
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 09:12

 

Vous pouvez lire et offrir le dernier Musso, le dernier Marc Lévy,

le dernier Angot, le dernier Poivre d'Arvor.

Vous pouvez aussi lire et offrir les livres présentés par Petrus Angel


Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Petrus Angel
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 21:09

 

Sur ARTE ce soir à 22H55 ...(et le 12 janvier à 1h25...)

Le film d'anticipation (?) de Richard Fleisher avec Charlton Heston ("Ben Hur") (1974)

Au XXIe siècle, à New York. Enquêtant sur le meurtre suspect du PDG d'une firme de produits alimentaires synthétiques, un policier découvre une effrayante réalité...

 soleil-vert-affiche.jpg

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Ecran
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:12


... n'en déplaise à certains

voir Les Evangiles sont des reportages
376 pages
20.30 € 
Il n’était pas facile de démontrer les procédés utilisés aujourd’hui, les ”formules-langue-de-bois” qui jettent un doute tant sur les auteurs du Nouveau Testament que sur l’historicité des faits rapportés.
L’auteur s’attaque à une citadelle. Un livre fort et courageux, bien documenté, pour apprendre à résister à la ”symbolisation” sous toutes ses formes.

 

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Lire
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:57

 

 Soyez informés des nouveaux articles quand ils paraissent...

C'est facile et gratuit avec la Newsletter !  >>>

Et faites nous part de vos commentaires sur les articles ...

Merci !

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Petrus Angel
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 14:47

 

Jésus né en l'an 0 ? Plutôt en l'an -7.

Joseph le charpentier ? Peut-être un marchand de bois.

Né à Bethléem ? Pourquoi pas à Nazareth.

Les miracles ? La force du psychisme, l'autosuggestion, Jésus thaumaturge.

La guérison de l'aveugle à la piscine de Siloé ? Il y a bien une piscine à Siloé, mais bon...

                         

Voici quelques thèses glanées dans "L'ombre d'un doute" - qui a donné plusieurs très bonnes émissions - dans "Qui était Jésus" le 26 décembre.

Avec comme principaux intervenants Frédéric Lenoir et Gérald Messadié, on pouvait s'attendre au pire. Ce fut le cas.

N'ont pas été invités, comme prévu : Marie-Françoise Baslez, Marie-Christine Cerruti, Bernard Sesboüé, Vittorio Messori, etc.

N'ont pas été cités ni même évoqués, comme prévu : Carmignac, Tresmontant, Thiede, etc. 

Voici quelques références non conformistes et non révisionnistes sur la datation des Evangiles, l'historicité des Evangiles, la démythisation, etc. :

      http://www.biblisem.net/historia/ceruevan.htm

Petrus Angel va continuer de parler de l'historicité des Evangiles : abonnez-vous à la Newsletter pour nous lire !

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Science et Conscience
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:53

      MAYAS--J-62.jpg

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Récré
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:34

 

... dans plusieurs langues :

français Joyeux Noël !
  le latin natalis (dies), le jour natal, jour de naissance, devient (le jour de) Noël, comme patella a donné la poêle (et... la paella en espagnol)
wallon Djoyeus Noyè ! (Namur)       Djoyeus Nowè ! (Charleroi)
normand Bouon Noué !
poitevin Boune Nàu !
  (c'est "la" Noël, au féminin)
provençal Bon Nouvè !
  Nouvè vient du français Noël (le o devient ou
le provençal dit aussi Nadau pour désigner Noël (le -l final conservé en occitan devient -u) ou Calèndo. Les Calendes de janvier désignaient chez les Romains le jour de l'an, cette fête païenne fut reconvertie en fête chrétienne : elle désigne désormais Noël. Dans les Alpes, calendoun (ou chalendoun) désigne la bûche de Noël. Calendau (Calendal) est aussi un prénom provençal
C'est cette racine que l'on retrouve dans les Alpes :
nissard Bouòni Calena !
savoyard Bouna Shalande !       Bouna Tsalande ! en Tarentaise
  le sh se prononce comme le th anglais de thing
   
italien Buon Natale !
frioulan Bon Nedâl !
occitan Bon Nadal !
catalan Bon Nadal !
portugais Feliz Natal !
  C'est la même origine que le Noël français : du latin natalis dies
feliz vient du latin felix (heureux) d'où le français félicité et le prénom Félix

 
génois Bun Dênâ !
  du latin dies natalis : en génois, le préfixe dê- vient de dies (jour) que l'on retrouve dans le suffixe -di (lundi, mardi...)
   
breton Nedeleg laouen !
gallois Nadolig Llawen !
   
espagnol ¡ Feliz Navidad !
  Navidad vient du latin nativitas qui a donné en français la Nativité
en espagnol, Pascua ne désigne pas seulement Pâques mais aussi d'autres fêtes... comme Noël ! 
on distingue ainsi :
Pascua de Navidad : "Pâque de Noël"
Pascua de Resurrección : Pâques 
Pascua del Espíritu Santo : la "Pâque du Saint Esprit", c'est à dire la Pentecôte 
las Pascuas (au pluriel) désigne la période qui s'étend de Noël au Nouvel an ou à l'Epiphanie : passar las Pascuas en familia, c'est passer les vacances de Noël en famille ! 
¡ Felices Pascuas ! joyeuses fêtes de Noël !
aragonais Goyosa Nabidá !
   
allemand Fröhliche Weihnachten !
  Weihnacht désigne la nuit (Nacht) consacrée (Weih-) : c'est la sainte nuit, la veillée de Noël...
Pourquoi a-t-on la forme Nachten ? 
C'est un ancien pluriel qui peut s'expliquer de la façon suivante :
le cycle de Noël correspond aux 12 jours, entre le 25 décembre et le jour de l'Epiphanie. Nous disons cycle de 12 jours, mais on peut tout aussi bien dire cycle de 12 nuits (façon de compter que l'on rencontrait alors dans l'Antiquité). 
Weihnachten désignaient ces nuits (jours) du temps de Noël, puis le sens s'est limité à la veille et le jour de Noël (soit la nuit et le jour de Noël).
   
grec moderne Καλά Χριστούγεννα !
  c'est la naissance (γέ) du Christ, terme que l'on retrouve dans la Genèse (commencement) ou la génétique
χριστουγεννιάτικο δέντρ, c'est l'arbre de Noël (cf. rhododendron : arbre rose)
la lettre χ se prononce comme la jota espagnole et la lettre γ (devant ei) comme notre y
   
albanais Gëzuar Krishtlindjet !
  de lindje, naissance, du Krisht
   
anglais Merry Christmas !
  Christmas, c'est littéralement la messe (mass, en anglais contemporain) du Christ : c'est la messe de minuit...
cette forme se retrouve dans Michaelmas : la saint Michel 
et dans le français kermesse, du flamand kerkmisse : messe d'église (cf. allemand Kirche) 
les anglais écrivent souvent Xmas : la lettre X, c'est la première lettre du nom grec Χριστός ; le Χ grec était transcrit ch en latin.
 
danois Glædelig Jul !
  [glèdheli youl] le d danois après une voyelle se prononce comme dans l'anglais this
  dans les langues scandinaves, Jul désigne Noël mais le nom est d'origine païenne: 
il désignait la fête du solstice d'hiver
deux mots danois ont la même prononciation: jul se prononce (presque) comme hjul (roue) 
on a cru que l'origine de la fête était liée à celle de la roue
(au solstice le soleil "tourne"... quand on observe le coucher ou lever du soleil)
cette hypothèse est aujourd'hui écartée 

de la même origine germanique, l'anglais Yule (plus littéraire que Christmas
Yule candle, c'est la bougie de Noël, Yule cake, le gâteau de Noël... 
Ce terme vient de l'ancien anglais géol
de géola qui désignait autrefois le mois d'avant ærra geóla et celui d'après le solstice æftera géóla.
              
norvégien God Jul !
  se prononce comme l'anglais good + [yul]
suédois God Jul !
islandais gleðileg Jól !
finnois Hyvää Joulua !
   

 

 

nouveau
dictionnaire
Joyeux Noël !

 

 

 

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:28

 

Noël est sans doute la plus connue des fêtes chrétiennes, célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre presque partout dans le monde, aussi bien par des croyants que des non croyants.


Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, "naissance", "nativité") célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.

Dieu s’est fait homme – c’est le mystère dit de "l’incarnation" - et il a partagé en tout la condition humaine. Ainsi, en Jésus-Christ, se trouve unis la nature humaine et la nature divine : il est simultanément "vrai homme et vrai Dieu". [

Jésus veut dire en hébreu "Dieu sauve". Ce nom même révèle son identité et sa mission, sauver les hommes et les conduire vers le Père.

Les évangiles donnent à comprendre que la naissance du Fils de Dieu s’est passée humblement : pauvre parmi les pauvres, Jésus nouveau né est couché par sa mère dans une mangeoire.

La naissance de Jésus est le cœur de ce qu’on appelle le "mystère de l’Incarnation" : "Au temps établi par Dieu, le Fils unique du Père, la Parole éternelle, s’est incarné : sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine".

La naissance de Jésus-Christ dans l’Évangile

Deux des quatre évangiles, ceux de Matthieu et de Luc, rapportent la naissance du Christ et se complètent mutuellement.

L’évangile lu au cours de la messe de Noël est tiré de Luc. Dans les pages qui le précèdent, l’évangéliste a évoqué d’abord l’Annonciation, c’est-à-dire ce jour où l’ange Gabriel a annoncé à Marie qu’elle serait la Mère du Sauveur. Cet événement, fêté le 25 mars – neuf mois avant Noël – inaugure l’accomplissement des promesses :

"L’ange dit : “Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut" (Luc 1, 30-32).

Marie, fille d’Anne et de Joachim, est originaire de Nazareth en Galilée. Elle est alors fiancée à Joseph, charpentier de son métier, de la descendance du roi David. Marie, dans sa confiance absolue en Dieu, accepte le projet divin ; "Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole" est sa réponse à l’ange (Luc 1, 38).

L’évangile lu à Noël situe cet événement dans l’histoire : "Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie" (Luc 2, 1-2). Marie, enceinte, et Joseph se rendent donc tous deux en Judée pour le recensement, dans la petite ville de Bethléem, d’où est originaire la lignée du roi David.

"Pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes" (Luc 2, 6-7).

lu ICI

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:23

Revendez vos cadeaux, qui seront peut-être achetés par ceux qui vous les ont offerts.

On vit une époque é-pa-tan-te !

 

100 Super Points offerts pour toute première mise en vente*
Si cet email ne s'affiche pas correctement, vous pouvez le visualiser grâce à ce lien.
Changer votre adresse e-mail dans votre Profil de compte.
               
Vous êtes déçus de vos cadeaux ?
Ne restez pas sur cette déception, revendez-les !
Sur PriceMinister, vos mises en vente sont gratuites et illimitées, vous ne prenez donc aucun risque.
En plus, pour toute première annonce, nous vous offrons 100 Super Points soit l'équivalent de 1 € à dépenser sur tout le site*.

Profitez-en vite !
 
Le Journalisme Sans Peine
Je ne veux pas le revendre
         
Meurtre Au Soleil
Je ne veux pas le revendre
         
Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Polis
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 10:50

 

Brève analyse du film Intouchables par Yves Daoudal :

"J’ai vu hier soir à la télévision le fameux film Intouchables. Un film bien fait, bien rythmé, sympathique, de l’humour, de l’émotion… et dans l’air du temps, ce qui lui a valu des millions de spectateurs. Et tellement dans l’air du temps qu’il respecte deux insupportables obligations.

Car ce film raconte, même si c’est de façon romancée, une histoire vraie (au point d’ailleurs que l’homme paralysé s’appelle Philippe comme dans la vie). Or il y a ce qui manque, et ce qui a été ajouté.

Ce qui a été absolument gommé, c’est le fait que Philippe, par son épreuve, a retrouvé la foi.

Ce qui a été ajouté, c’est un couple d’homosexuelles.

Telles sont les nécessités actuelles."

Michel Janva, sur le Salon Beige

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Ecran
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 10:26

 

Un film à voir et à revoir au moment de Noël !

 

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Ecran
commenter cet article
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 20:46

 

Il y avait auprès de l’enfant quelqu’un qui a beaucoup contribué à donner à la chrétienté son caractère si profondément humain. Si l’on organisait un référendum pour désigner celle des fêtes du christianisme qui prête le moins à discussion, le choix se porterait sans doute sur Noël. Pourtant Noël est inséparable de la Sainte Vierge, dont le culte fait l’objet de disputes passionnées – quelles que fussent mes idées, je n’ai jamais compris pourquoi. Une génération plus puritaine que la nôtre s’opposa, dans mon enfance, à l’installation d’une statue d’une Vierge portant l’Enfant dans l’église de ma paroisse. Après beaucoup de discussions, les fidèles se mirent d’accord sur la suppression de l’Enfant. Cela aggravait, semble-t-il, le caractère mariolâtrique de la statue, mais peut-être jugèrent-ils que, privée de ce qu’ils considéraient sans doute comme une arme, la mère était moins dangereuse. L’incident est symbolique. Si vous enlevez la statue de la mère, comment laisser le nouveau-né ? Vous ne pouvez pas voir l’enfant sans voir sa mère. Dans la vie courante, vous n’approcherez l’enfant que par sa mère. Si nous pensons à l’enfance du Christ, l’idée de sa mère suivra comme elle a suivi dans l’histoire. Les Primitifs voyaient juste dans leurs tableaux : lors de la nativité, ces têtes sacrées sont trop proches pour que leurs auréoles ne s’entremêlent pas.
G.K. Chesterton,  L’Homme éternel

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 20:35

le film de Zeffirelli.

.
.
 

ICI
02:04 : Les fiançailles de Marie et Joseph
08:34 : L'Annonciation
12:43 : La débauche d'Hérode
14:50 : La Visitation
20:45 : Les doutes de Joseph
29:13 : Les Rois mages sont en route
41:02 : La Nativité
50:02 : La Présentation au Temple de Jésus
56:43 : La venue des Rois mages & le massacre des Innocents
01:04:35 : Le Recouvrement de Jésus au Temple
01:19:11 : La prédication de Jean le Baptiste & la débauche d'Hérode Antipas
01:31:00 : Le Baptême de Jésus
etc...
Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Ecran
commenter cet article
25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 10:07

 

... Tout cede à la fortune de Cesar : Alexandrie luy ouvre ses portes : l’Egypte devient une province romaine : Cleopatre qui desespere de la pouvoir conserver, se tuë elle-mesme aprés Antoine : Rome tend les bras à Cesar, qui demeure sous le nom d’Auguste et sous le titre d’empereur seul maistre de tout l’empire. Il dompte vers les Pyrenées, les Cantabres et les asturiens révoltez : l’Ethiopie luy demande la paix : les Parthes épouvantez luy renvoyent les étendars pris sur Crassus avec tous les prisonniers romains : les Indes recherchent son alliance : ses armes se font sentir aux Rhetes ou Grisons, que leurs montagnes ne peuvent défendre : la Pannonie le reconnoist : la Germanie le redoute, et le Veser reçoit ses loix. Victorieux par mer et par terre, il ferme le temple de Janus. Tout l’univers vit en paix sous sa puissance, et Jesus-Christ vient au monde.

 

extrait du Discours de l'Histoire Universelle de BOSSUET


L-empire-romain-au-temps-de-J-sus.jpg

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 15:38

 

Geertgen_tot_Sint_Jans-NATIVITE.jpg

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:49

 

Noël ! Cet événement inouï a inspiré ce beau texte à G.K. Chesterton (extraits du génial ouvrage Cet homme qu'on appelle le Christ, inclus dans L'Homme éternel ) ...

Le bébé qui soutient l’Univers

La seconde moitié de l'histoire humaine, qui fut comme un renouvellement de toutes choses, débuta dans une caverne. Là donc, sous la terre, avec le bétail, un couple sans abri s'était réfugié, après qu'on lui eût fermé au nez les portes du caravansérail qui affichait complet, et c'est dans une crèche enfouie sous le plancher du monde, sous les pieds mêmes des hommes, que naquit Jésus. Cette seconde création faisait vraiment penser aux abris sous roche et aux hordes préhistoriques. Dieu, Lui aussi, était un homme-des-cavernes et Lui aussi dessinait des formes extraordinaires aux coloris étonnants : mais c'était sur le mur du monde et ses dessins étaient doués de vie.

Un fonds de légende et de poésie qui ne cesse de s'accroître et ne passera jamais, présente de mille façons cet unique paradoxe : que les mains d'où étaient sortis le soleil et la lune et toutes les étoiles furent un jour trop petites pour atteindre les mufles énormes des animaux. Ce paradoxe, on pourrait presque dire cette malice, a donné le jour à toute la littérature chrétienne. Il y a malice en ceci notamment que l'intellectuel moderne ne comprend pas de quoi il s’agit (...); comme si c'était trop beau pour être vrai; alors que c'est vrai.

A Bethléem, les extrêmes se touchent

L’agnostique ou l'athée qui a connu dans son enfance une vraie nuit de Noël associera pour toujours, que cela lui plaise ou non, deux idées que les hommes, pour la plupart considèrent comme contradictoires, l'idée d'un bébé et l'idée de la puissance inconnue qui soutient l'univers. Son instinct comme son imagination pourront toujours les rapprocher alors qu'il sera incapable de comprendre la raison de ce rapprochement; la simple image d'une mère et de son fils aura toujours à ses yeux une saveur religieuse; et le nom terrifiant de Dieu aura toujours à ses oreilles une sonorité douce et attendrissante. Or cette association d'idées ne va pas de soi. (...). Il ne va pas plus de soi d'associer le nom de Dieu au mot enfant que d'associer la gravitation à un chaton. L'association créée pour nous par le mot Noël ne l'est que parce que nous sommes chrétiens; psychologiquement chrétiens, même si nous ne le sommes pas théologiquement, ou que nous cessons de l'être.

En bref, cette association d'idées a profondément altéré la nature humaine, au sens le plus fort de l'expression. II y a une différence réelle entre l'homme pour qui elle veut dire quelque chose et l'homme pour qui elle ne veut rien dire. (...) Cette association de la puissance et de l'impuissance, de la divinité et de l'enfance, est devenue pour toujours une sorte d'épigramme que des millions de répétitions n'arriveront pas à rendre fastidieuse. Il n'est pas déraisonnable de la dire unique en son genre. Bethléem est l'endroit par excellence où les extrêmes se touchent.

(...)

Un proscrit libérateur

A soi tout seul, cela est la marque d'une révolution, d'un renversement du monde. On ne peut espérer dire quelque chose d'adéquat ou de neuf sur les répercussions que cette conception d'un Dieu né en exil, qui fut comme un proscrit, a eu sur toute la conception du droit et sur le sentiment des devoirs envers les pauvres et les exilés. Il est profondément vrai de dire qu'après, il ne pouvait plus y avoir d'esclaves. Il pouvait y avoir et il y a eu des hommes portant ce nom, jusqu'à ce que l'Eglise put les libérer, mais il ne pouvait plus y avoir, pour le simple avantage de la tranquillité du monde païen, la conservation d'un état servile. Les individus devinrent importants en un sens où aucun instrument n'est important. L'homme ne pouvait plus être un simple moyen; en aucun cas les moyen d'un autre homme.

Le berger des bergers

La tradition a toujours justement rattaché l'élément de fraternité populaire de Noël à l'épisode des bergers. Ce qu'ils trouvèrent à la grotte était en somme ce qu'ils cherchaient. Le menu peuple s'était beaucoup trompé, mais il avait eu raison de croire que les choses sacrées n'étaient pas nécessairement éthérées, et que la divinité pouvait se soumettre aux lois du temps et de l'espace. Les barbares avaient inventé la naïve histoire du voleur d'étoiles cachant le soleil dans sa besace ou le mythe, plus sauvage, du Dieu sauvé d'un ennemi trompé par une pierre; ils étaient ainsi plus proches du secret de la grotte, ils savaient ainsi plus de choses sur le drame du monde, que tous ceux qui tournaient en rond dans le cercle cosmopolite des cités méditerranéennes en ruminant leurs froides abstractions ;que tous les coupeurs de cheveux en quatre qui ratiocinaient sur la transcendance chez Platon et l'orientalisme chez Pythagore. Ce que trouvèrent les bergers n'était ni une Académie ni une République idéale; ce n'était pas davantage une analyse, une dissection des mythes, des contes et des légendes, jusqu'à l'anéantissement complet de leur essence. Ils trouvèrent réellement un lieu de rêve. Et depuis, on n'a plus jamais inventé de mythologie. Car la mythologie n'est qu'une approche.

(...)

En vérité, il y a quelque chose d'unique et de singulier qui fait que cette histoire retient intimement tout homme; cela ne dépend pas de sa substance psychologique comme ce pourrait être le cas d'une légende ou de la vie d'un grand homme. (...) Elle n'entraîne pas notre esprit vers l'aventure et la découverte des merveilles aux extrémités de la terre. C'est plutôt quelque chose qui nous saisit par surprise, par la partie cachée et intime de notre être; comme cette émotion qui parfois nous étreint à la vue d'un objet oublié, ou comme le respect instinctif du pauvre. C'est plutôt comme l'aventure de cet homme qui découvrit dans sa propre maison une pièce secrète absolument inconnue et qui vît une lumière filtrer sous la porte jusque là dissimulée. C'est comme si cet homme découvrait au fond de son cœur un attrait irrésistible pour le bien. Cela ne doit rien à ce que le monde appellerait la résistance; il s'agit plutôt de quelque chose dont la force nous effleure et comme nous caresse d'une aile légère. Ce n'est en nous qu'un instant d'attendrissement qui s'éternise; rien de plus que la douceur d'un moment qui se transforme mystérieusement en réconfort et en repos; c'est le discours brisé et le mot oublié qui deviennent présents et demeurent intacts; alors que les rois étrangers s'évanouissent dans les lointains de pays inconnus, que les pas des bergers cessent de résonner parmi les collines, il ne reste que la nuit et, dans son ombre, la grotte qui enveloppe à son tour quelqu'un de plus humain que l'homme ...

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 19:09

 

« Et le Verbe s’est fait chair, et les journalistes n’en ont rien su… » (Bernanos, Journal d’un curé de campagne)

Pour deux milliards de chrétiens dans le monde, Noël rappelle la naissance d’un Dieu qui se fait homme pour révéler aux hommes la bonne nouvelle du salut. Pour toute l’humanité, et singulièrement pour nos pays de culture chrétienne, Noël vient aussi rappeler que l’essentiel de nos vies se joue dans le secret, bien loin du bruit médiatique et de l’activisme social. L’essentiel d’une existence se joue dans le silence du coeur, dans la simplicité des relations, dans la discrétion d’une vie de famille, d’amitiés, de travail. Fêter Noël, c’est retrouver le sens de ce qui seul compte – ce qui est intérieur, et donc invisible. C’est dans l’obscurité de cette longue et belle nuit d’hiver, à laquelle notre quotidien ressemble souvent, qu’il faut chercher la seule véritable lumière.

lu ICI

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Religio
commenter cet article
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 18:18

 

Maintenant que la fin du monde est reportée, en effet, Noël aura-t-il lieu ?

On imagine très bien les hommes s'interrogeant entre eux un matin du 26 décembre :       « Mais, dites donc, n'était-ce pas hier Noël ? - Noël ? Voyons, voyons, nous étions hier le 24, consultez le calendrier...

– Alors, c'est aujourd'hui Noël ?… - Pas du tout, nous sommes aujourd'hui le 26, fête de saint Étienne. Étienne, c'est justement le nom de mon oncle. - Sacrebleu ! il y a maldonne, on devrait téléphoner aux savants de l'Observatoire. Après tout, ils sont payés pour mesurer le temps, il faudra bien qu'ils nous rendent compte d'un jour de moins... »

Mais les savants de tous les observatoires du monde multiplieraient en vain leurs calculs, personne ne retrouverait jamais les vingt-quatre heures mystérieusement perdues. Comme la guerre de Troie du pauvre Giraudoux, Noël n'aurait pas eu lieu ! Car on est en droit de se demander s'il y aurait encore longtemps des nuits de Noël, avec leurs anges et leurs bergers, pour ce monde féroce, si éloigné de l'enfance, si étranger à l'esprit d'enfance, au génie de l'enfance, avec son réalisme borné, son mépris du risque, sa haine de l'effort qui inspire la plupart de ses rêveries mécaniques - de la fusée interplanétaire à la cellule photoélectrique grâce à laquelle les portes s'ouvrent toutes seules - haine de l'effort qui s'accorde beaucoup moins paradoxalement qu'on ne pense à son délire d'activité, à son agitation convulsive.

(…)

Chers jeunes lecteurs auxquels ces lignes, écrites à propos de Noël, paraîtront sans doute bien austères, méfiez-vous ! Il ne s'agit pas ici d'une simple controverse scolaire entre les Anciens et les Modernes... Lorsque l'esprit de jeunesse s'affaiblit dans le monde, c'est l'Esprit de Vieillesse qui l'emporte.

Georges Bernanos

L'Intransigeant, 25 décembre ...1947 

Repost 0
Published by Petrus Angel - dans Petrus Angel
commenter cet article