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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 21:15

 

Débat sur la redéfinition du mariage : attention aux intoxications

MarriageLe vote des députés de mardi a de quoi inquiéter : la défection d'une cinquantaine de députés de la droite et du centre est le reflet d'une sidération de l'opposition au "mariage homo". Les parlementaires partisans de la préservation du mariage ont été très peu nombreux à oser s'exprimer (y compris en séance), et plusieurs se sont fait violemment prendre à partie par les partisans du lobby gay.

Ce coup de semonce doit servir à réveiller les défenseurs du mariage - en commençant par contrer mieux qu'ils ne l'ont fait jusqu'à présent les arguments (et souvent les contre-vérités) assénés par les pro-gays.  

 Intox N°1 : "Ouvrir le mariage aux couples de même sexe n'apporte ou ne retire rien aux couples de sexe différent" (exposé des motifs de la proposition de loi socialiste).

Parents-with-Child-006C'est une vieille rengaine, déclinée naguère dans le métro sous la formulation : "Ca change quoi, pour vous ? Parce que pour nous, c'est important."

En réalité, l'extension du mariage à des "couples" qui ne peuvent par nature pas se reproduire serait une redéfinition profonde de l'institution : de sa double fonction de soutien mutuel et de cadre pour accueillir des enfants ne resterait que la première (voir la note de la CDF, alinéa 8). Or s'il suffit d"une affection réciproque pour fonder un mariage, il n'y a plus de limite à ce qui peut ou non être appelé "mariage" - et si tout est un mariage, le mariage n'est plus rien.

S'agirait-il de la "privatisation" du mariage, désirée par certains libéraux ? Non, ce serait presque l'inverse : l'Etat mettrait sa force contraignante derrière la redéfinition d'une institution de droit naturel, plus ancienne que l'Etat lui-même. Professer un attachement au mariage traditionnel deviendrait suspect voire délictueux (incompatible avec l'exercice de la fonction de maire, par exemple). La mise en cause de la liberté religieuse suivraient presque inévitablement.

Le lien fondamental entre le mariage et l'accueil des enfants est attaqué de diverses manières par les homosexualistes. On entend notamment :

"Vous êtes contre le mariage de couples stériles, alors" : c'est très différent, car c'est par accident qu'ils ne peuvent se reproduire (y compris du fait de l'âge), pas par nature comme dans le cas d'un couple homosexuel. De surcroît, s'ils adoptent des enfants, ceux-ci auront un père et une mère, que ne peuvent fournir les couples homosexuels.

"La plupart des enfants naissent hors mariage, donc ce lien est déjà rompu." Oui, plus de la moitié des enfants naissent hors mariage - là, dans la majorité des cas (6 sur 10), les parents de ces enfants se marient ultérieurement, parce qu'ils savent que le mariage fournit le cadre naturel à leur éducation.

Par ailleurs, poser ce débat en termes de redéfinition du mariage est important du point de vue de la communication : après de nombreuses études d'opinion, la très efficace National Organisation for Marriage, aux USA, préconise de ne jamais parler d'"interdire le mariage homosexuel", mais de dire que les homosexuels, qui peuvent mener leur vie comme ils l'entendent, "n'ont pas le droit de redéfinir le mariage pour l'ensemble de la société".

Intox N°2 : Les homosexuels "ne bénéficient pas des mêmes droits que les autres" (Noël Mamère).

EgalitedesdroitsLes personnes homosexuelles bénéficient bien entendu des mêmes droits que les autres. Elles ne peuvent/veulent simplement pas faire usage d'un de ces droits, qui est de se marier avec une personne du sexe opposé. (Et voir encore la note de la CDF, alinéa 8.)

Une comparaison, parmi mille autres possibles : j'ai la liberté d'aller à un concert gratuit sur le Champ de Mars, mais je suis agoraphobe - je ne peux/veux donc pas jouir de cette liberté. C'est bien triste, mais il n'y a pas de discrimination à mon égard.

Intox N°3 : Une majorité de Français "est favorable au mariage homosexuel" (Noël Mamère), "y compris parmi l'électorat UMP" (ajoute GayLib).

AntipacsLes sondages évoluent certes dans le mauvais sens - celui auquel font référence Mamère et consorts est un sondage de janvier dernier, effectué pour Canal + (pdf) donnant 58 % pour la redéfinition du mariage, 35 % contre. 

Que le matraquage pro-gay de ces dernières années ait eu un effet sur l'opinion est indéniable. Mais ce matraquage rend justement les sondages peu fiables, certains sondés étant intimidés. En Californie en 2008, un sondage pour le principal journal de l'Etat donnait un soutien comparable au "mariage gay" (54 pour, 35 contre), 6 mois avant un référendum qui l'a repoussé à 52 % des votants.

Il est d'ailleurs parlant que l'on n'entende pas le lobby gay demander à trancher la question par référendum. C'est le signe qu'ils ne sont pas dupes de ces sondages.

Mais ce sondage lui-même montre une plus grande intensité chez les tenants du mariage traditionnel. Le nombre des répondants "tout à fait" opposés à la redéfinition du mariage y est ainsi équivalent à celui de ceux "tout à fait" favorables (18 % pour les deux). Parmi ceux qui ont une opinion ferme (et qui prendront donc le sujet en compte quand ils voteront en 2012), il n'y a pas de majorité pour la redéfinition.

Enfin, les sympathisants de droite, seraient opposés à la redéfinition par 52 % contre 42 - désolés, GayLib. Et parmi les sympathisants de droite exprimant une opinion ferme, les défenseurs du mariage traditionnel seraient plus de deux fois plus nombreux que ses détracteurs (24 % contre 10 %).

A suivre

[Ce post est mis à jour régulièrement]

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Published by Petrus Angel - dans Pour la vie
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 17:23
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 12:05

 

Il est malaisé d’aborder la question de la pornographie dans notre monde, soit que, suivant les milieux, l’on vous soupçonne d’être un pisse-vinaigre, soit que l’on subodore en vous l’obsédé que la question turlupine toute la sainte journée. Pourtant, ce que durant des années, malgré la mal nommée libération sexuelle, les législations étaient parvenues à limiter à certains lieux, ou à certaines populations, en interdisant l’affichage et la publicité par exemple, est devenu en une quinzaine d’années une industrie dominante à quoi chaque minute, pourvu que l’on dispose d’une connexion internet – ce qui est le cas de l’immense majorité de la population occidentale – l’on est exposé. Une rapide recherche – avec l’aide d’internet précisément – sur les chiffres de cette industrie et de sa consommation donne rapidement le vertige et la nausée. On se passera de les exposer au lecteur qui n’a pas que ça à lire. 

Reste que sans même entrer dans le cas des plus sordides déviances de ce monde – comme la pédopornographie – la question cruciale n’est plus posée nulle part, sinon par des féministes qui seulement se plaignent des conditions de la femme dans l’histoire, ce qui est en effet une grave faute mais qui n’emporte pas le fond du problème : si même, par impossible, l’industrie pornographique se mettait à invoquer demain la mystique de la littérature courtoise, demeurerait sans réponse l’interrogation fondamentale du sens de ce cirque.

L’Église et la majorité des chrétiens – de même que les autres grandes religions – n’ont pas renoncé à condamner sans fard ce manège, en le portant théoriquement sur le plan politique : « Les autorités civiles doivent empêcher la production et la distribution de matériel pornographique », conclut très clairement le Catéchisme de l’Église catholique (n. 2354), après avoir rappelé les raisons de cette exclusion, c’est-à-dire la profonde blessure causée à l’intimité du couple et à la finalité des relations sexuelles.

Encore une fois, plutôt que de brandir des arguments vieux comme Pompéi, ceux consistant à vous faire croire qu’interdire la diffusion de la pornographie, c’est Rabelais, Flaubert et Baudelaire que vous assassinez, les partisans de sa légalisation seraient bien inspirés de répondre un jour aux questions : Qu’est-ce que la pornographie ? Quel est son rôle, individuel et social ? Peut-il y avoir une éducation à la pornographie ? Et mène-t-elle l’homme à son but, le rapproche-t-elle de sa plénitude ? 

la suite

Jacques de Guillebon

Source : La Nef n°239 de juillet/août 2012

                            

A lire aussi sur Petrus Angel, A quand le procès de la pornographie ?
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 12:00

 

Avec son best-seller « Fifty Shades of Grey », l’auteure britannique a fait entrer l’érotisme dans tous les foyers. Retour sur un phénomène mondial.

  Pauline Delassus - Paris Match

L’été fut hot. Sur les plages du monde entier, ce n’est pas le sable mais les pages d’un roman sado-masochiste qui nous ont brûlé les doigts. Quarante millions de lecteurs anglo-saxons ont lu l’histoire porno-amoureuse de la jeune ­Anastasia Steele et du dangereux Christian Grey. En Allemagne, 1,3 million d’exemplaires ont été vendus ; 1,7 million en Italie. A Hollywood, les droits d’adaptation ont été achetés par les studios Universal pour 5 millions de dollars, et la maison de disques EMI prévoit la sortie d’une compilation des morceaux écoutés par les deux héros. En France, Jean-Claude Lattès a emporté aux enchères les droits de publication pour 200 000 euros. « Je ne peux pas vous le confirmer, déclare Isabelle Laffont, patronne de JC Lattès. Ce n’est pas tout à fait ce chiffre. C’était important mais pas déraisonné. » Le 17 octobre, 320 000 volumes de « Cinquante nuances de Grey » seront envoyés dans les librairies, la mise en place la plus grosse de 2012 pour Lattès....la suite


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:47

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:15

 

      Capture-d-ecran-2012-10-14-a-17.16.29.png Jean Luc GARIN , nouveau supérieur du Séminaire Interdiocésain de Lille (depuis 1 mois) 

"Une occasion pour inviter à passer de la fiction à la réalité"

 

Quand vous avez appris la sortie d'"Ainsi soient-ils", quelle a été votre réaction ?

Je l'ai accueillie positivement. Je trouvais intéressant de parler de ce qui se vit dans les séminaires. Je me suis dit que l'aventure humaine et spirituelle vers la prêtrise intéressait encore de nos jours.

 

Et après avoir vu les 8 premiers épisodes, qu'en retenez-vous ?

Une déception. Je n'ai pas reconnu ce que je vis.

 

Qu'est-ce qui vous a le plus touché ?

Il y a des perles. Comme la scène dans la librairie, où José, le repris de justice, rencontre pour la première fois le père Fromenger, responsable du séminaire. Il lui parle d'ouverture et lui dit : "Relisez Saint Augustin"  José, c'est le personnage le plus attachant.

 

Qu'est-ce qui vous a choqué ?

Le moment où le thème des pauvres est choisi comme campagne de communication. L'Église se servant des plus démunis pour soigner son image de marque, ça fait mal... 

 

Qu'est-ce qui manque le plus dans cette saison 1 ?

La vie fraternelle. On se porte davantage les uns les autres dans un séminaire. Le lieu est moins replié sur lui-même que ce qui est montré : nos enseignants ne sont pas que des prêtres, il y a des cours communs avec des laïcs...

 

Trouvez-vous que les 5 profils de séminaristes de la série correspondent à une certaine réalité ?

D'abord, on ne les choisit pas sur dossier comme le suggère le premier épisode ! Les situations qu'ils connaissent dans la série peuvent arriver, mais elles sont tellement dramatiques qu'il faudrait 20 ans pour les rencontrer ! Quand les séminaristes arrivent, ils ont davantage mûri leur engagement que ce qui est présenté : ils sont déjà en lien avec un service des vocations, une pastorale des jeunes, un prêtre...

 

Quel est selon vous le plus grand décalage avec la réalité ?

Il manque la joie. La série est triste. Il n'y a pas de lumière. Qu'est-ce qui habite la prière ? Tout ce qui nourrit le coeur n'est pas évoqué, la relation à Jésus Christ notamment. Or, la vocation est un appel au bonheur, même si cela n'empêche pas les difficultés et qu'il faut rester lucide. Car on ne sait pas ce que sera la prêtrise demain.

 

L'un des personnages a fait de la prison pour homicide. Serait-il possible pour un séminaire d'accueillir un tel profil ?

Je ne sais pas, je n'ai acun exemple en ce sens.

 

L'un des personnages avoue ses pulsions homosexuelles. Dans la réalité, resterait-il séminariste ?

Nous respectons les personnes, mais non, un homosexuel n'ira pas jusque la prêtrise.

 

Vous venez de présenter un documentaire sur le séminaire de Lille. La série sort le même mois. Est-ce un hasard ?

Nous n'avons pas attendu la série pour comprendre qu'il nous fallait mieux communiquer sur la vie au séminaire. Le fait que cette fiction sorte est un appel de plus à cette visibilité. C'est une occasion de témoigner, d'inviter les gens à passer de la fiction à la réalité.  Pour cela nous avons un DVD tout récent, et cette année, il y aura des soirées ouvertes à tous, et quatre week ends portes ouvertes.

 

La Croix du Nord du 12 au 18 Octobre 2012

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:09
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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 08:19

 

Le principal reproche que l’on puisse faire au système médiatique, c’est d’être devenu le portevoix d’une doxa extrêmement restrictive et que l’on impute assez généralement aux fameux « bobos ».

La concentration du système politico-médiatique est géographique et économique. Il n’est dès lors pas incongru d’évoquer et de constater une certaine connivence intellectuelle.

S’il est compréhensible que poigne en filigrane à travers son article l’opinion d’un pigiste, d’un rédacteur, ou d’un éditorialiste, il est davantage problématique que tous ces détaillants se fournissent chez le même grossiste.

C’est pourtant le cas, et la conséquence directe est que le débat public s’en trouve dramatiquement appauvri, car d’une station de radio à l’autre, d’une chaîne à l’autre, ou d’un papier à l’autre, les jugements, les mots clés, les formules, les opinions évoquées sont toujours les mêmes.

lu ICI

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:10

 

Ecran, c'est la rubrique cinéma

de Petrus Angel

A voir et à revoir !

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:04

FAUX

Quelques heures de printemps 

de Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon, Hélène Vincent
 Sorti de prison, Alain (Vincent Lindon) est contraint d’aller vivre chez sa mère (Hélène Vincent), emmerderesse patentée. La cohabitation est plus qu’orageuse, mais quand Alain découvre qu’elle est atteinte d’un cancer incurable et qu’elle a décidé de recourir au suicide assisté en Suisse, il décide de l’aider… 
Un fils qui se réconcilie avec sa mère en l’aidant à se tuer : on avoue avoir du mal à être convaincu de la justesse du propos. Stéphane Brizé prétend ne pas avoir fait un film militant sur l’euthanasie, mais son film distille la petite musique doucereuse du “chacun fait ce qui lui plaît”, ce qui, concernant une pratique interdite en France, est déjà une prise de position, confirmée par le tableau lénifiant qu’il fait du déroulement des opérations. Le film, très lent, est par ailleurs mortellement ennuyeux. On est toujours puni par où on a péché. Laurent Dandrieu

 

Voir la bande-annonce...

 


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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:10

 

Amour à mort

Le candidat Hollande avait annoncé des décisions dans l’air du temps : mariage homo et adoption d’enfants, manipulation de cellules, extension de l’euthanasie, etc. qui, une fois entérinées sous forme de lois, risquent fort d’avoir des conséquences majeures sur les valeurs éthiques.

Bouleversements en vue, non seulement dans l’hexagone, mais également dans l’espace idéologique européen, déjà en mutation sous bien des aspects (influence de nouveaux comportements, pénétration de cultures allogènes, etc). Le tout, rappelons-le, dans un contexte général de crise économique et de brouillage des repères et des modèles au sein des sociétés.

Est-ce un hasard si, autour du festival de Cannes, on a pu assister récemment à une promotion tous azimuts du film « Amour » de Haneke, réalisateur autrichien porté aux nues et auréolé de gloire médiatique avec Palme d’Or ?

Les commentateurs s’accordent à louer le talent indéniable de Jean Louis Trintignant et d’Emmanuelle Riva dans les rôles qui leur ont été dévolus : incarner l’intimité quotidienne d’un vieux couple, plutôt comblé par l’existence, et qui s’aime. Mais cette pluie de compliments ne doit pas évacuer le dilemme imposé par le scénario.

L’inattendu du film réside essentiellement dans la crise de Madame qui, foudroyée par un AVC, se retrouve, comme tant de personnes dans le même cas, réduite à une vie au ralenti. C’est alors que Monsieur redouble d’efforts de présence et de tendresse ; et Haneke n’épargne aucun détail pour faire vibrer la corde émotive au maximum. Tout ce luxe de gros plans, pour en arriver à la conclusion programmée : je t’aime, donc je te tue. Car Monsieur, dans un dernier « geste d’amour », étouffe son épouse avec un coussin.

Cette version « humaine » de l’euthanasie incline vers l’idée que la vieillesse est une déchéance et que la maladie subite autorise les proches à abréger des jours insupportables surtout pour l’entourage.

Voici donc une nouvelle prime à la culture de mort, qui se banalise dans tous les domaines. Vérifiez bien que ceux qui vous « aiment » ne s’autoriseront pas dans un ultime sursaut d’affection à vous débrancher ou à vous piquer, si par malheur votre état général se trouvait subitement mis à mal et devenait à leurs yeux inacceptable !

On peut dire que les deux traditions juive et chrétienne offrent une approche spirituelle assez semblable de l’euthanasie. L’idée force issue de l’anthropologie biblique est que la vie doit être respectée et préservée par les médecins et par les proches d’un malade. La tradition juive dit que détruire une vie, c’est détruire le monde entier, maintenir une vie c’est à l’inverse sauver le monde entier. Pour aller au secours d’une vie en danger, il est même autorisé de transgresser les règles du shabbat. En outre, la torah ne fait pas de différence qualitative entre le souffle d’un enfant qui commence à vivre et celui d’un vieillard qui termine son chemin terrestre.

Mais cette attitude de respect ne signifie pas acharnement, et si quelque chose empêche l’expiration naturelle, on peut en écarter l’obstacle. Pour les chrétiens, dans le même esprit, le respect de la vie et de la dignité s’impose, et on distingue de la même manière entre une euthanasie passive, attitude acceptée, et une euthanasie active, (comme dans le film de Haneke) comportement porteur de mort rejeté par l’Eglise.

Il est clair que la banalisation de l’euthanasie se développe avec des arguments souvent de type émotionnel et subjectif, qui, bien présentés ont prise sur le public, souvent au nom d’une compassion. Nul ne conteste que certaines situations sont complexes et que la relation affective peut prendre le pas sur d’autres considérations éthiques et religieuses, pourtant indispensables face au caractère inviolable de l’existence humaine.


© Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

 

On peut aussi lire "Amour" ...

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 20:16

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 20:14

 

Exposition de Catherine Roch au sanctuaire de Montligeon


A voir en ce moment  !


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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 08:57

 

Un soir, ma mère et moi étions assis dans le salon et parlions de la vie et de la mort.

Je lui dis : " Maman, ne me laisse jamais vivre dans un état végétatif, où l'on dépend de machines et de bouteilles. Si tu me vois dans cet état, débranche les machines qui me maintiendraient en vie.

Je préfère mourir !!! "

Admirative, ma mère se leva et débrancha .....

la télévision, le lecteur de DVD , le câble INTERNET, l'ordinateur, le MP3/4, la PLAY-2, la PSP, la WII, le téléphone fixe.

Elle me prit aussi : mon mobile, mon IPOD, mon IPAD, mon BLACKBERRY 

et jeta toutes mes bouteilles de bière.

J'ai failli mourir !

Plus sérieusement ...

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:54

les deux premiers épisodes passaient sur ARTE sur soir...

 

« Ainsi soient-ils » un éclairage sur la nouvelle série d'Arte

AUn site vient d'être lancé pour apporter des éléments autour de la série ennuyeuse que diffuse Arte (Ainsi soient ils de Arte) à partir de ce soir sur la vie de séminaristes. Ce site répond notamment à une série de questions que la série peut soulever (suicide, adoration, liberté, pulsions, ...). On y trouve aussi des témoignages de vrais séminaristes et de prêtres. Le SNEJ (service national des vocations) a diffusé une note dont voici un extrait :

"Cette série n’est ni un documentaire sur l’Église, ni une présentation de la formation des futurs prêtres. Elle en utilise le cadre dans ses aspects perçus par beaucoup comme secrets et fascinants. Les personnages de la hiérarchie de l’Église, souvent caricaturaux, sont ambigus et possèdent des profils psychologiques complexes, avec des zones d’ombres et de lumières. Tous sont traversés par des doutes, des attitudes discutables. Ce qui rend l’ensemble des personnages attachants voire attirants. Ceci dit, cette fiction peut produire des agacements chez certains catholiques qui ne retrouvent pas l’Église dans laquelle ils vivent. (Ici c’est une fiction dramatique dont le cadre est l’Église, et il est important comme pour tout film d’en décrypter les ressorts et l’écriture). Cette série donne aussi l’occasion de témoigner de ce que chacun vit dans l’Église, de la façon dont les candidats au ministère presbytéral sont accompagnés et formés."

Michel Janva sur le salon beige

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 23:26

 

      Au "Pont de Bois", faubourg de Tokyo, dans d'anciennes baraques militaires vivait un millier de vieillards, d'isolés, de sans-patrie. Une nuit, vers deux heures, le téléphone sonne : une vieille femme sur le point de mourir, demande un prêtre. 


Lorsqu'elle était jeune fille, elle a fréquenté une école catholique. Là-bas, une religieuse l'a instruite pendant trois ans et à l'âge de dix-sept ans, elle est devenue chrétienne. "J'ai reçu l'Eau sainte et le Pain de Dieu", me dit-elle. Mais ensuite elle s'est mariée selon le choix de sa famille et son mari était un bonze bouddhiste qui possédait un temple, loin dans la montagne. Elle s'en fut donc là-bas, dans le temple dont elle devait assurer l'entretien; elle devait aussi entretenir de nombreuses tombes et faire brûler l'encens au cours des fêtes funèbres. Son mari lui aurait bien permis d'aller à l'église, mais il n'y en avait pas. Elle mit au monde huit enfants. Après 70 ans, son mari mourut, tous ses enfants moururent également dont cinq fils tombés pendant la guerre et, il y a 10 ans, un autre prêtre bouddhiste arriva, de sorte qu'elle dut quitter le temple.

Je lui demandai si, pendant toutes ces années elle avait pensé à Dieu. Elle me regarde avec étonnement et sortit péniblement sa main droite de sous la couverture. Elle tenait un rosaire et j'entendis cette réponse : "Pendant ces années, tous les jours et plusieurs fois par jour, sans jamais manquer un seul, j'ai prié en faisant mon travail; j'avais toujours la chaîne de Marie dans les mains ou dans ma poche et je lui ai demandé tous les jours qu'avant de mourir, je trouve encore une fois un prêtre catholique qui me donne le Pain de Dieu."

P. Géréon Goldmann dans « Le chiffonnier de Tokyo »
Rapporté par le Recueil Marial 1986 du Père Albert Pfleger, mariste

   « Le chiffonnier de Tokyo » est aussi publié dans ce livre :

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:10

 

Un petit rappel ...

Une journée d'ateliers et tables-rondes pour ceux qui veulent (mieux) agir dans la cité

(JPEG)MARIAGE, fiscalité, école, euthanasie... l’actualité invite les catholiques à se mobiliser sur tous les fronts : auprès des élus, dans les communes, les partis politiques, les médias, etc. Or rien n’est possible sans une action sur les esprits. Rien ne se fera, ou rien ne sera durable, sans la formation d’hommes capables d’animer ce travail : le ravaudage électoral ne suffira pas...

Face à ce nouveau défi, les jeunes catholiques sont plus dynamiques que jamais. Ils sont engagés dans des groupes de prières, d’évangélisation, de défense de la vie, dans des causes humanitaires. Ils ont le moteur, il leur manque parfois les munitions... Ils ont la flamme spirituelle, la dimension politique de leur engagement reste à comprendre et conquérir... De leur côté, les responsables d’associations d’aujourd’hui ont besoin de trouver ceux qui pourraient rejoindre leurs équipes et plus tard prendre des responsabilités avec le même enthousiasme, la même vigueur, la même persévérance, le même dévouement.

Le colloque Ichtus-Amitiés Jean-Ousset a pour but de permettre à ces générations de se rencontrer. L’expérience des aînés et l’énergie de la jeunesse pourront, ce jour-là, se croiser, travailler ensemble, partager, tisser des liens, afin que les catholiques continuent à irriguer tous les corps intermédiaires de notre société, vers la quête du vrai, du beau, du bien.

Le 13 octobre, tous les responsables et militants associatifs, tous les jeunes chrétiens désireux de s’engager, sont invités par Ichtus à cette belle journée de colloque à Saint-Jean-de-Passy, Paris 16e.

Le programme est ICI. Il faut impérativement s'inscrire. 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:57

 

C'est une proposition de l'INA, en DVD, en promotion ... 12 pièces radiodiffusées et émissions.

Des extraits sur le site de l'INA. 

 

JEAN ANOUILH EN 12 ÉMISSIONS

test video

12 pièces de Jean Anouilh adaptées pour la radio : La répétition ou l'amour puni, Antigone, Eurydice, Colombe ou encore Ardèle ou la Marguerite.Pack de 12 émissions...

17h14min05s

* Hors frais de gravure et d'expédition

RÉPÉTITION DE "LA RÉPÉTITION OU...

Extrait de la répétition de la pièce de Jean Anouilh "La répétition ou l'Amour puni", enregistré au théâtre Marigny avec Jean Louis Barrault, Madeleine Renaud et Simone Valère.

- 16min18s

DRM
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 13:00

 

Feuilletez les Euphorismes de Grégoire Lacroix !

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 09:22

 

Georges Kaplan : Benoît Malbranque, vous publiez Le Socialisme en Chemise Brune, un « essai sur les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien ».Bénéficiez-vous d’une protection policière ?

Benoît Malbranque : Vous pensez que je devrais ? (Rires). Non, d’ailleurs le livre relève de l’analyse historique et pas de l’essai polémique. Son objet n’est pas de dire que le socialisme est une forme de nazisme. Ce serait prendre les choses à l’envers. Mon objectif est d’apporter des réponses à une question en apparence assez banale, à savoir : Pourquoi Hitler intitula-t-il son mouvement National-Socialisme (Nationalsozialismus).

La plupart des historiens n’ont pas voulu prendre l’idéologie nazie au sérieux et ont prétendu, sans même le prouver, que le nazisme n’avait rien à voir avec le socialisme. Pourtant, Hitler se disait lui-même socialiste, Joseph Goebbels qualifiait son idéologie de « socialisme national », l’ancien numéro deux du parti, Gregor Strasser, disait travailler à une « révolution socialiste », et dans ses mémoires, Adolf Eichmann expliqua même que sa « sensibilité politique était à gauche ». Ce sont des éléments troublants, et cela pose question .

GK : Mais en quoi, précisément, les Nazis étaient-ils socialistes ?

la suite ...

Le livre est téléchargeable gratuitement sur ce blog ...

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