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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:53

 

il est ici ... ICI

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 08:45

      Les reliques de Ste-Thérèse de Lisieux...

     La cathédrale du Puy reçoit ce lundi les reliques de Sainte-Thérèse de Lisieux. A cette occasion, la pièce intitulée “Histoire d'une âme”, qui retrace la vie de cette carmélite normande, elle sera jouée deux fois par jour cette semaine à la chapelle du Grand Séminaire. Des conférences seront animées par Mgr Henri Brincard et le Père Emmanuel Gobilliard.

 

 25 au 28 juillet au PUY EN VELAY - 30 juillet à RODEZ - 1er au 2 août à CONQUES -  4 et 5 août à ANNECY - 7 au 12 août à VÉZELAY - 15 au 21 août au MONT SAINT MICHEL - 18 août à ST MALO - 

 

4 septembre : départ pour LOS ANGELES ...

 

 

>>>  "Pas de chichi avec Thérèse"

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 17:42

NL

 

NL comme Newslettter qui vous informe sur les nouveaux articles

au fur et à mesure, et vous donnera quelques informations inédites ...

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Voyez la colonne de droite ...

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 10:01

 

Derrière les imprécations d'Alain Paucard, Président à vie du Club des Ronchons, le tableau d'un univers totalitaire : la société des loisirs.Alain Paucard est écrivain. Il est né et ne vit qu’à Paris. Président à vie du Club des Ronchons, qui se propose "d’étudier l’horreur du bonheur" et dont la devise est "en arrière toute !", il a publié à ce jour vingt ouvrages : pamphlets (Les Criminels du béton ; Le Cauchemar des vacances ; La Crétinisation par la culture), essai (Éloge de la faiblesse), mémoires (Le Roman de Paris) et fictions (Lazaret ; Le Roi créole).

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 09:18

 

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 08:59

 

Vacances ? Gender ? Harry Potter ? SIDA ? Obama ?

Beauté ? iPad ? Bernanos ? Bastille ? Inconnus ? 

Pour retrouver un article, utilisez "Recherche" dans la colonne de droite ...


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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 19:19
BOOK révolution techno
Cliquez sur le bonhomme, puis voyez aussi, si vous appréciez,  Dany Book
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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 14:23

 

 

C’est le temps des vacances . En août 1972 , le cardinal Albino Luciani , patriarche de Venise et futur pape Jean-Paul I donnait ses conseils aux vacanciers.

Voici des extraits d’une de ces lettres « La Frénésie des Vacances », rassemblées dans le livre Humblement vôtre paru en 1978. 

 

Moi, pasteur d'âmes, je dois dire un mot de quelques-uns des problèmes de conscience que posent cette migration, ce vagabondage, cette bougeotte que l'on appelle au choix week-end, long week-end, congés, vacances, tourisme, villégiature. (…)

Pétrarque qui fut aussi alpiniste et voyagea autant qu'il était possible à son époque en Italie et à l'étranger, « en quête de lieux chers, d'amis chers, de livres chers ». Voyager convenait plus à sa curiosité et à sa soif de connaissances qu'à ses finan­ces, au point que Monte, son intendant, lui reprochait souvent : « Tu es continuellement sur les routes,ne t'étonne pas si tes poches sont toujours vides ».

Voici une première réflexion : n'y a-t-il pas un gaspillage injustifié à voyager ainsi, sans limites raisonnables ? Et cela n'est pas l’'exception, la « frénésie des vacances », qui fait faire des pas plus longs que la jambe est au moins aussi connue aujourd'hui que du temps de Goldoni ; les devoirs de conscience sont négligés et avec eux les vertus familiales d'économie, de sens de la mesure, d'épargne.

Une autre réflexion. On assure que l'on voyage pour apprendre, pour augmenter sa culture, pour être à même d'entretenir honorablement une conversation, pour élargir son esprit par les beautés artistiques et naturelles de l'étranger. Tout cela est vrai, à condition que l'on voyage dans le calme, avec les haltes opportu­nes, la préparation nécessaire, l'oeil attentif aux élé­ments utiles, essentiels.

Il est certain que la découverte de la grandeur et de la beauté du monde peut aider à s'améliorer moralement, à se sentir plus humbles de­vant Dieu, plus proches de lui et plus reconnaissants, elle peut contribuer à renforcer l'unité avec nos frères les hommes.(…)

Il y a ceux qui paraissent imperméables à l'his­toire locale, tel le guide qui avait accompagné Fucini dans sa visite de Sorrente. « Maintenant — dit l'écri­vain — pendant que je mange un bout, allez un peu demander où se trouve la maison du Tasse ! » Le guide partit, revint et rendit compte : « Monsieur, ce monsieur n'habite pas ici ! ». Il existe aussi le touriste fanfaron, qui exagère, invente, stupéfie en décrivant des incidents ou des curiosités comme s'il était Marco Polo, Pigaffeta ou Cabot... 

Vacances supposent détente, repos. Mais savoir se reposer n'est pas donné à tout le monde. C'est com­me pour la poussière : certaines ménagères croient l'enlever alors qu'elles la déplacent simplement d'un lieu à un autre. La famille qui pour être dans le vent débarque, en plein mois d'août, dans une station grouillante, quand les hôtels sont pleins à craquer, et qui doit s'entasser dans une chambre ou sur des lits de fortune, billard ou transat, ne se repose sûrement pas ; elle échange une fatigue contre une autre fatigue, un ennui contre un autre ennui.(…) Combien rentrent des congés fourbus et ennuyés parce qu'ils ont choisi un lieu trop mondain ou trop bruyant, qu'ils n'ont pas su se limiter dans les excur­sions ou se sont laissés entraîner dans des divertisse­ments, des conversations, des discussions excitantes et fatigantes.

(…)

Les dommages spirituels causés par le mauvais exem­ple. Le vacancier, le touriste, sont observés d'un oeil admiratif ou au moins curieux, spécialement par les plus pauvres et les plus jeunes. Généralement le touris­te fait ce raisonnement : « Maintenant, je suis hors de chez moi, je peux donc prendre un peu de liberté avec la morale ». Ce devrait être le contraire. « Hors de mon milieu, je suis plus observé, je serai donc encore plus irréprochable que chez moi ».(…) J'aimerais qu'on choisisse pour les vacances des régions tellement chrétiennes — par l'esprit, les traditions, la vie réelle — qu'on puisse en dire ce que la première sainte des Etats-Unis, Élisa­beth Seton a écrit d'un village toscan où elle avait sé­journé un peu : « Je vous assure que devenir catholi­que (auparavant elle était protestante) fut la consé­quence naturelle de mon séjour dans un pays catholi­que ».

Je pense à la manière de s'habil­ler, (…) On dit pour les vêtements : « Désormais tous le font » ! Ce n'est pas vrai, tous ne le font pas, même si je dois admettre avec amertume que des familles qui semblent saines, sont en train inexplicablement de cé­der sur ce point. Et quand bien même beaucoup ou la plupart le feraient,

une chose mauvaise reste mauvaise même si tous la font. On dit aussi : « Il fait chaud ! » Mais il y a sur le marché des tissus si légers qu'ils permettent parfaitement de se défendre de la chaleur, mê­me en allongeant les vêtements de quelques dizaines de centimètres. (…)

Il y a quelques années, un évêque allemand re­commandait de ne pas exploiter injustement les touris­tes.

Cette recommandation n'est pas sans fondement. (…)La vertigineuse montée des prix dans certaines stations aux périodes de pointe est en revanche bien réelle. On considère les vacanciers sous le seul point de vue commercial : ils « apportent de l'argent », ils « ont de l'argent » et « peuvent payer ». On oublie qu'ils ont travaillé toute l'année à l'usine, au bureau, dans les villes humides et enfumées, qu'ils n'ont que deux ou trois semaines d'arrêt et éprouvent un besoin réel de repos, d'air, de soleil. On ne se souvient pas ou pas assez qu'ils sont des frères et qu'on leur doit une charité sincère, doublée d'une hospitalité cordiale.

Saint Pierre nous recommande avec force de « prati­quer l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer » on pourrait à cette occasion faire cet ajout : « Sans murmure et sans... coup de fusil ! »

Une dernière réflexion : si nous allons en vacan­ces, le Seigneur, lui, ne se met pas en congé. Il ne veut pas que son jour, le dimanche, soit négligé et encore moins profané. Il s'agit non seulement d'une marque extérieure de respect, mais aussi de notre propre inté­rêt. Quand je dis « son jour », je ne pense pas uniquement à ce petit morceau de journée que dure une messe. Le dimanche chrétien est une journée complète qui englobe diverses réalités (…) Le dimanche est la récompense et la garantie de notre vie d'hommes. Car si nous sommes capables de bien vivre le dimanche, il est presque certain que nous vivrons bien le reste de la semaine. C'est pour cela que le Seigneur y tient tellement et que nous devons tout faire pour ne pas l'abandonner.

Tourisme ou pas, congé ou pas, notre âme d'abord et avant tout !

 

merci à EVR...     

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 13:35

 

JOURNAL D'UN CURÉ DE CAMPAGNE

Du 8 au 31 Juillet à 11h40 - Durée 1h10

"Maxime d'Aboville touché par la grâce" - Le Figaro

Une pièce de Georges Bernanos, Adaptéemise en scène et interprétée par Maxime d'Aboville

Avec naturel, simplicité et sensibilité, Maxime d'Aboville (nommé aux MOLIÈRES en 2010 et en 2011) fait revivre sous nos yeux l’histoire d’un jeune prêtre hors du commun qui nous parle de l'homme, de sa fragilité et de la force qui peut en naître... Un texte d’une rare profondeur, capable de toucher au coeur chacun d'entre nousUn spectacle lumineux et plein d’humanité !

TELERAMA - Il incarne son personnage de manière très subtile.

NOUVEL OBSERVATEUR - Très émouvant.

PARISCOPE – Admirable.

VALEURS ACTUELLES – Bouleversant !

LA CROIX - Un spectacle de grande qualité.

FIGARO MAGAZINE - Inoubliable !

LE VAUCLUSE - Un acteur véritablement habité.

GILLES COSTAZ - D'Aboville rejoint les meilleurs interprètes du rôle.

RADIO CLASSIQUE – Quelle beauté, quelle intensité !

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 22:17

 

Quelle est la sainte patronne des Charlottes ?

On répond souvent que c'est un saint patron puisque 15 saints et bienheureux ont porté le nom de Charles, qui signifie "fort" (karl) selon l'étymologie germanique. Il y a pourtant une sainte Charlotte. Elle fait partie du groupe héroïque des 16 Carmélites de Compiègne. Arrachées à leur Carmel de l'Oise sous la Terreur, elles furent amenées à Paris et guillotinées sur la place du Trône puis inhumées au cimetière de Picpus. Leur doyenne était soeur Charlotte, née Anne-Marie Thouret, qui était âgée de 79 ans. C'était le 17 juillet 1794.

Évoquer le martyre des Carmélites de Compiègne, c'est rappeler la célèbre nouvelle de Gertrud  von Lefort, "La dernière à l'échafaud" et la pièce de Georges Bernanos dont fut tirée un film, "Le Dialogue des Carmélites". Le thème en est la marche au martyre des 16 Carmélites de Compiègne. Bernanos conservé la ligne générale de cette trame tout en développant un thème qui est au coeur de son oeuvre : la peur, face à la mort. En exergue de "Dialogues des Carmélites", il écrivit : "La Peur est tout de même la fille de Dieu, rachetée la nuit du Vendredi Saint". Dans la sinistre charrette qui les menait au supplice, les Carmélites chantaient des cantiques. Sauvées de la peur par la foi au Christ Vainqueur de la mort, elles gravirent les marches de l'échafaud en chantant le "Veni Creator". Un employé de la prison avait dit : "Elles avaient l'air d'aller à une noce".

Rédacteur : Frère Bernard Pineau, OP

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:11

De et par Jacques Mougenot,  Prix du public au festival de Dax

Un "off" à Avignon

LE FIGARO - Un spectacle en tout point impeccable.

FRANCE CULTURE (Philippe Meyer) - Je recommande vraiment d'aller voir l'affaire Dussaert.

LE PARISIEN - Ironique, intelligent et comique.

LE CANARD ENCHAÎNE - Un regard exceptionnel d'intelligence et de cruelle lucidité sur l'escroquerie postmoderniste à la pensée.

PARISCOPE – Passionnant, pertinent, plein d'esprit et d’humour. A ne pas manquer.

LE FIGAROSCOPE - Un spectacle réjouissant.

SPECTACLES SÉLECTION - La conférence est passionnante, drôle, déroutante.

ELLE - Une soirée instructive, drôle et burlesque. Tout un tableau ! 

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16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 10:08

Bilan-de-competence---Solesmes.jpg 

Les moines de l’abbaye bénédictine de Solesmes accueilleront des personnes en session de bilan de compétences les semaines du 18 au 22 juillet et du 22 au 26 août 2011.

Ces 2 sessions sont destinées chacune à des personnes qui ont exprimé le désir de relire leur vie professionnelle pour prendre un nouveau départ. Ses sessions sont animées sous le regard de Dieu, en petit groupe et avec un accompagnement personnalisé par des consultants expérimentés.

Le Père Guy Frénod o.s.b. apportera quotidiennement de brefs enseignements ainsi qu’une aide au discernement.

Les consultants du cabinet Oplus-conseil assurent quant à eux l’accompagnement professionnel.

Si vous-même ou votre entourage êtes intéressées par cette démarche, n’hésitez pas à prendre directement contact avec le cabinet Oplus : cyril@oplus-conseil.fr

 

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 14:58
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 22:16

 

Emballé par la lecture du "Dico politiquement correct" de Pierre Merle, l'écrivain Christian Millau raconte "l'affaire DSK" dans la langue molletonnée du "parler pour ne pas dire"... 

 

De fortes présomptions laissent penser, hélas, que sous le coup d’un déficit de moralité, l’ex-patron du FMI, individu de type européen (un melanin impoverished, un déficient en mélanine, autrement dit un Blanc) a fait preuve d’une approche non-citoyenne à l’égard d’une agente de propreté et d’hygiène, black africaine en situation régulière.

 

Certes, la défense fait valoir qu’il se serait agi d’un simple acte de convivialité mutuelle, d’un agir partagé, tout en laissant ouverte une fenêtre de tir sur la possibilité d’un comportement préprostitutionnel, en l’occurrence un troc sexuel par lequel le présumé coupable aurait promis de recommander la technicienne de ménage auprès de la direction du Sofitel, - toujours attentive à décloisonner les mondes dans un nirvana métissé - dans le but de construire avec elle un pont de sens débouchant sur une augmentation de son salaire.

La suite ICI

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 18:45

 

Origine et histoire de « Fetnat » Étymologie

Dans les colonies françaises, il était coutumier, à une époque maintenant révolue, de donner aux enfants,
à leur naissance, le prénom porté par le saint du jour lu sur le calendrier. Parfois, on obtenait une situation
cocasse, notamment le jour indiqué comme fête nationale sous la forme abrégée Fet.Nat. sur les petits
calendriers.

Prénom

Fetnat /fɛt.nat/

  1. (Désuet)  Prénom masculin et féminin.
    • Apocal était né on aurait dit au jour fou de l'apocalypse, dont il vous serait difficile de trouver la date 
  2. dans le calendrier des Postes, et pour Fetnat c’était bien plus naturel, il était né le jour de la Fête 
    • nationale [...] 14 juillet... (Édouard Glissant, Une nouvelle région du monde, 2006)


Note : Il est amusant de noter qu'en Chine le prénom Guoqing, qui se traduit en français par « fête nationale »,

est porté par plusieurs centaines de milliers de Chinois. La fête nationale en Chine a lieu le 1er octobre.

Blue Glass Arrow.svg Voir aussi

 

lu ICI 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 18:41

 

...  TOTO, pédalant comme un fou

 le terrain est redevenu plat.

 Allez! Pédale, papa, tu traînes ! Tu n'es même pas fichu de suivre le peloton ! Oh, la belle bleue !

 Oh, la belle rouge ! C’est tout de même bath, papa, qu’on ait pris la Bastille ! Et justement

  un 14 juillet ! C’est un coup de pot. Un jour de fête nationale. Ca tombait bien ! 

 

Afficher l'image d'origine
 

            Jean Anouilh , Les poissons rouges  ...

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 18:19

 

Neuf questions/questions sur la Révolution Française. Rappels de quelques faits historiques souvent occultés. Extrait du Permanences n°396.

Raccourcis... (JPEG)

Ce fut une Révolution "populaire" contre des classes dirigeantes toutes-puissantes.

C’est en effet ce qu’il est de bon ton d’affirmer. Or, la Révolution fut surtout réduite aux convulsions parisiennes et c’est dans la capitale, surtout dans ses rues, que se décidait le sort de notre pays (le Journal Officiel de 1790 à la seconde abdication de 1815 en est la preuve). Elle fut encore moins populaire mais bien plutôt le fait de l’aristocratie libérale, de la bourgeoisie et du clergé pénétré des Lumières. "La Révolution française, nous dit Albert Soboul, historien marxiste,constitue, avec les révolutions hollandaise et anglaise du XVIIème siècle, le couronnement d’une longue évolution économique et sociale qui a fait de la bourgeoisie la maîtresse du monde" [1 ]. Guizot (1787-1874), Tocqueville (1805-1859) et Taine (1828-1893) ont soutenu cette thèse dès le XIXème siècle.

La loi le Chapelier de 1791 en est une preuve, puisqu’en abolissant les corporations, elle laisse les ouvriers sans défense face aux abus possibles de leurs patrons : c’est là la source de la misère ouvrière du XIXème siècle, que les noirs récits de Zola dépeignent.

Elle fut avant tout dirigée contre la monarchie absolue.

On le prétend, mais en fait, elle fut moins dirigée contre la monarchie dont elle s’est accommodée, dans un premier temps, sous une forme parlementaire, que contre l’ordre chrétien : les ordres monastiques ont subi, les premiers, les affres révolutionnaires (lois de 1789 et 1790 concernant la suppression des vœux). On pourrait même dire que l’interdiction des Jésuites, en 1762, constitue l’acte fondateur de la Révolution de 1789. "Une des premières démarches de la Révolution française a été de s’attaquer à l’Eglise, et parmi les passions qui sont nées de cette révolution, la première allumée et la dernière éteinte a été la passion religieuse" (Tocqueville).

La Révolution est le premier pas vers une sécularisation du pouvoir, qui nous a mené à notre société athée d’aujourd’hui (la seule que l’histoire ait jamais connue, puisque toute l’Antiquité est empreinte de religiosité), autant dire à une société où l’homme se prend pour Dieu et défie la nature, avec toutes les dérives qui s’ensuivent.

Il faut distinguer les "années Lumières" 1789-1791, des "années terribles" 1792-1794.

Arguer de cette prétendue rupture, c’est nier les fondements criminogènes de la Terreur, des Lumières, de tout système révolutionnaire. L’artifice chronologique (en fait, la Terreur continue bien après juillet 1794) ne saurait faire oublier que la prise de la Bastille constitue déjà en soi un acte de terreur dans la mesure où c’est la rue, largement "encadrée", qui impose au pouvoir légal sa volonté par les armes et la violence la plus brutale. "Que cela vous plaise ou vous choque, affirmait Clemenceau [2], la Révolution est un bloc dont on ne peut rien distraire, car l’histoire ne le permet pas". A l’anarchie des années 1790, ne pouvait que succéder une phase autoritaire. Ce sont les extrêmes, plus facilement mobilisables et mieux structurés qui profitent de l’étiolement du pouvoir pour parvenir à leurs fins : la dictature de salut public. "Le vaisseau de la Révolution ne peut arriver au port que sur une mer rougie de flots de sang", prétendait Bertrand Barrère, conventionnel, le 7 avril 1793.

La Terreur est plutôt un dérapage lié à la fureur populaire.

En fait, c’est bien l’Etat qui organisa les massacres de Septembre, les tueries en Vendée et dans les principales villes françaises, ou encore l’exécution de ceux qui étaient désignés comme "ennemis de la Révolution". Saint-Just déclare lui-même devant la Convention nationale, le 17 novembre 1793, que "la Terreur est l’ordre du jour".

L’exemple le plus probant est le génocide vendéen [3].

C’était néanmoins un dérapage lié au contexte de "crises".

On a longtemps tenté de dédouaner la terreur en l’attribuant à un réflexe de défense vis-à-vis de l’ennemi extérieur et intérieur. Après les massacres de septembre 1792, Danton estimait s’être débarrassé des "amis du Roi" qui "complotaient" dans le dos des armées révolutionnaires. Or, la Terreur ne fut jamais aussi violente et systématique que lorsque le gouvernement était hors de danger. En 1794, la Vendée est anéantie et les révoltes fédéralistes sont écrasées (en Normandie, à Lyon et en Gironde). Il y eu autant de victimes en deux mois que lors des deux dernières années !

Peut-être fallait-il en passer par là pour l’avènement de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.

De quelle liberté et égalité parlons-nous ? Il s’agit-là de concepts abstraits... "ces vérités chrétiennes devenues folles" dont parlait l’écrivain Chesterton. Les hommes sont certes égaux en dignité, mais la nature leur donne aux uns et aux autres plus ou moins de talents, d’aptitudes, de richesses... Et tant mieux car une société a besoin des uns et des autres, chacun ayant un rôle à remplir, et une place à tenir au sein d’une hiérarchie naturelle et nécessaire, seule garante contre l’anarchie. L’égalité des révolutionnaires est une chimère.

La liberté n’est pas non plus une idée pure, celle de faire ce que nos pulsions nous dictent (elle vire alors au rejet de toutes normes et au libertarisme), mais la capacité qu’a l’homme de choisir le bien. Quand à la fraternité, elle n’est pas un vague idéal d’amour du prochain, elle est une communion entre les hommes autour de sentiments et d’aspirations universels...

Il suffit de voir comment se sont comportés ces thuriféraires de la Liberté et de l’Egalité !

On lui doit cependant notre déclaration des droits de l’homme...

Nous avions le Décalogue, où tout figurait déjà ! Cette déclaration est devenue une référence incontournable, alors qu’elle est la source de nombre de nos maux...

  Les droits ne sont pas doublés des devoirs qui leur correspondent.

  La personne humaine n’y est plus qu’un individu isolé, sans qu’il soit fait mention des communautés naturelles dans lesquelles elle peut seule s’épanouir (la famille, la commune, le métier...).

  La loi devient l’expression de la volonté générale (art. 3 : "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation"), sans plus se référer à un ordre transcendant, Dieu dans la chrétienté ou les "lois éternelles qui ne sont pas écrites" (Antigone) dans l’Antiquité. C’est ainsi qu’on en est venu à modifier le droit au regard de l’évolution des mœurs, alors qu’il devrait être le garant des principes intemporels qui ont toujours présidé à l’organisation des sociétés.

Enfin, tous les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui autour de la définition de la nationalité viennent de la conception révolutionnaire de la nation. En 1789, elle devient une adhésion à des principes (on nationalise des étrangers simplement parce qu’ils se reconnaissent dans la déclaration des droits de l’homme), sans que soient pris en compte l’attachement au patrimoine de la France, à son histoire, à sa terre... Or, être Français, c’est aussi accepter notre héritage, le connaître, s’en nourrir... La nation révolutionnaire est complètement désincarnée.

Le bilan de 1789 est quand même largement positif...

Certes non ! L’économie fut désorganisée par le massacre : l’inflation de l’assignat fut telle qu’elle nous exclut de l’économie monétaire et nous fit régresser vers une économie de troc, au moment même où l’Angleterre décollait. La destruction du mode de financement des écoles et des hôpitaux retarda d’un demi-siècle l’alphabétisation et la scolarisation totale du pays que l’Ancien Régime avait déjà conduit à mi-terme. Les élites furent éliminées ou contraintes d’émigrer pour des raisons fiscales.

Reste que la Révolution a ouvert une ère nouvelle, meilleure que par le passé...

La révolution de 1789 a surtout inauguré des pratiques idéologiques qui vont nourrir tous les totalitarismes contemporains [4] :

  L’élimination de toute transcendance divine : c’est la disparition de la morale objective qui s’impose extérieurement aux hommes. La morale kantienne prévaut. "Est moral ce qui sert l’action révolutionnaire", assènera plus tard Lénine [5].

  la pratique du parti unique qui en vient à détenir tous les leviers de l’Etat (les Montagnards, en 1793-94) avec cette exigence d’adhésion inconditionnelle à une idéologie qui engendre un climat sectaire de terreur et l’extermination de masse des ennemis. Dans cet esprit, tous les partis totalitaires de l’époque moderne purgeront systématiquement les plus "modérés".

  Le primat de l’agir sur l’être : la fin justifie les moyens. Peu importe, le coût en vies humaines, la Révolution doit triompher.

notes

[1] Préface de La Révolution française, Gallimard, 1989, p.45.

[2] Discours à la Chambre des députés, 29 janvier 1891.

[3] "Mon intention est de tout incendier, (...) mais cette grande mesure doit être prescrite par vous. Je ne suis qu’un agent passif. (...) Vous devez également vous prononcer d’avance sur le sort des femmes et des enfants. S’il faut les passer tous au fil de l’épée, je ne puis exécuter une pareille mesure sans un arrêté qui mette ma responsabilité à couvert" (Lettre de Turreau au Comité de Salut Public, 17 janvier 1794). La réponse du Comité est éloquente : "Tu te plains, citoyen général, de n’avoir pas reçu du Comité une approbation formelle à tes mesures. Elles lui paraissent bonnes et pures, mais, éloigné du théâtre d’opération, il attend les résultats pour se prononcer. Extermine les brigands [contre-révolutionnaires] jusqu’au dernier, voilà ton devoir" (Lettre du Comité de Salut Public à Turreau, 8 février 1794, Archives Nationales). La violence a eu un caractère officiel et les "masses populaires" ont servi d’instrument à cette "politique".

[4] Jacques Julliard lui-même, rédacteur en chef du Nouvel Observateur, explique que "le totalitarisme eut été impossible" sans 1789, c’est-à-dire "l’avènement du peuple comme acteur principal de la politique".

[5] De l’attitude du parti ouvrier à l’égard de la religion (1909).

© Ichtus - Au service de la Cité   www.ichtus.fr

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 17:00

 

 

 

 

Par nécessité de faire une coupure, de se retrouver, de guérir une blessure, des randonneurs empruntent la route de Saint-Jacques-de-Compostelle. Il arrive qu'à cheminer, certains deviennent pèlerins.

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:12
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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 11:04

 

Tintin et l'Histoire

 

Un hors-série passionnant en version Album

"Les personnages de Tintin dans l'Histoire"

sommaire

Tintin et ses amis traversent les moments clés de l’Histoire du XXe siècle.

Les albums, où apparaissent pour la première fois les personnages d'Hergé sont tous inspirés par des événements qui ont changé le cours du monde.

Dans cette publication, journalistes, historiens et, bien sûr, « tintinologues » ont réuni leurs talents pour vous faire découvrir autrement l’envers du décor.

Dans un fabuleux monde imaginaire où la réalité historique a magnifiquement nourri la fiction

en kiosque


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