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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 18:50

 

 

2010 après Jésus-Christ. Toute l'Europe se réforme. 

Toute ?
Non dans un petit village situé à l’ouest du continent, la France, une poignée de fonctionnaires et de privilégiés des régimes spéciaux résistent encore et toujours.
Pour les usagers qui vivent dans les camps de Réfurm, Référendum, Droidelum et Serviceminimum, la vie quotidienne est loin d'être facile.
Mais qui sont ces Gaulois qui résistent à toute réforme ?
Il y a :
· Cégétix, le syndiqué : petit gréviste malin, il a toujours une bonne idée pour échapper au travail et, à chaque fois, trouve un prétexte pour déclencher une grève générale.
· Il y a aussi Fonctionpublix : le meilleur ami de Cégétix, Fonctionpublix refuse d'admettre qu'il mange trop. Ce qui compte pour lui, c'est rigoler et échapper au boulot. · Il y a encore Bloclepayx, le druide : c'est lui qui prépare la potion de grève, la recette magique qui permet de résister encore et toujours aux réformes en prenant le reste du pays en otage.
. Sans oublier Démagogix, le Chef : l’époux de Poildanlamimine se fait réélire depuis plus de 30 ans en promettant tout et n'importe quoi à ses militants. Il n'a qu'une seule crainte : que du travail lui tombe sur la tête !
. Son meilleur copain s'appelle Taxonlesprofix.
· Il y a aussi d'autres personnages au village :
· Jaimepalaphysix : Il est au Lycée, et à la 1ère occasion, il fait la grève pour ne pas aller en cours
· Danielcohnbendix : lui, ce qu'il aimerait, c'est que tout redevienne comme en 68 avant JC. Il est aidé par ses copains du NPA, Facteurix et Anticapitalix.
· Niquelapolix : il n'a rien à voir la dedans, mais il adore foutre le bordel, casser les vitrines et brûler les voitures de ceux qui bossent, mais qui n’ont pas assez d’argent pour, comme ses parents, s’offrir un parking.
Ils sont soutenus par la chef de l'opposition du village, Martinaubrix, qui n'a pas d'idées mais qui dit que si ils votent pour elle comme chef du village à la place de l'ignoble Sarkozix, elle effacera tout !
Mais l'autre chef de l'opposition FMix, n’est pas de cet avis...
Pendant ce temps-là, il y en a un qui se marre, c'est Pompafrix, qui est propriétaire de toutes les stations essence du village ! Il a augmenté ses prix, et tout le monde vient chez lui en disant merci !

asterix village


 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 14:18

Lu sur France BTP...  et vu sur TF1 ce midi : ICI

Remise des prix mécénats populaire 2010

A l’occasion du Congrès des maires de France, à Paris, la Fondation du Patrimoine remettra à trois communes les Prix du Mécénat Populaire 2010. Ces prix récompensent les maîtres d’ouvrage publics qui sont parvenus à susciter une mobilisation exemplaire en faveur d’un projet de sauvegarde du patrimoine de proximité de leur commune. 

Le premier prix sera ainsi décerné à la commune de la Chaumette en Haute-Loire pour le projet de sauvegarde de la fontaine, tandis que le deuxième et le troisième seront remis, respectivement, à la commune de Zalana en Haute-Corse et à celle de Curemonte en Corrèze pour des projets concernant leur église.
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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:27

 

Qui sait d'où cela vient ?

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 09:16

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vu du côté de Rocamadour... Mais où ?

 

Sainte Catherine d'Alexandrie

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:00

 

Pour qu'Il règne
Portrait de Jean Ousset

Nous sommes nombreux à répéter depuis que nous avons l’usage de la parole, dans la plus universelle des prières: que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite ... Et nous passons bien vite sur cette contradiction incroyable, folie même selon le monde, qu’il y a de demander l’avènement de Son Règne à celui qui répond superbement à Pilate: “Mon Royaume n’est pas de ce monde.” Celui qui se dit Roi de l’Univers, Principe et Fin de toute création.

Je dois personnellement à Jean Ousset de m’avoir conduit, dans les années soixante-dix, à l’idée que cette question explicitement posée par saint Thomas d’Aquin dans son Explication du Pater, cette question dont quinze ans de catéchisme dans les collèges religieux n’avaient pas suffi à me faire saisir la réelle importance, était et reste pourtant l’unique question. Je lui dois d’avoir été alors le premier – mais je n’oserais plus dire aujourd’hui le seul – à m’avoir permis d’entrevoir ce qu’embrasse dans sa plénitude notre croyance en la Royauté sociale du Christ, célébrée ce dimanche 21 novembre dans la liturgie: “Roi des rois, Roi des nations, Roi des peuples, Roi des institutions, Roi des sociétés, Roi de l’ordre politique comme de l’ordre privé”...
Ecouter ou lire les explications de Jean Ousset, le voir ainsi exposer en termes de combat ce que doit être en toutes circonstances notre action temporelle pour l’avènement de la Royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, ne laissait pas de m’ouvrir des perspectives immenses, et paradoxalement nouvelles pour moi... Au point qu’il me semble avoir mis alors un certain temps à comprendre comment les impératifs de ce combat n’étaient point ceux de quelque milice clandestine et puissante, mais bien le mot d’ordre et le plan de route de notre condition même de chrétiens – dont il nous livrait en trois mots le “projet d’entreprise”Pour qu’Il règne… Absolument!
© Hugues Kéraly/Sedcontra.fr / novembre 2010

Pour qu’Il règne
de Jean Ousset

Librairie CLC - 49, rue des Renaudes, 75017 Paris 
(tel 01 47 63 77 86)
(ou à rechercher patiemment d’occasion dans ses éditions d'origine sur un site dédié : 
Amazon.fr, chapitre.com, adebooks.fr ou PriceMinister.com)
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 17:44

 

Agenda

« Les chrétiens et l’immigration : Chimères et réalités »

par Monseigneur Gérard DEFOIS, président de Justice et Paix Europe, archevêque émérite de Lille, docteur en théologie,

et Xavier LEMOINE, maire de Montfermeil (95), vice-président du Conseil National des Villes.

Les échanges seront animés par Louis Daufresne, Directeur de la rédaction de Radio Notre Dame.

Vendredi 26 novembre 2010 à 20h00 (Attention : pas de possibilité d’entrer dans la salle après 21h00). Salle Eymard - 23, avenue de Friedland - 75008 PARIS Participation aux frais : 5€. Renseignements : contact@iplh.fr  ou au 06 25 37 62 83.

Débat organisé par ICHTUS et l’Institut Politique Léon Harmel

vu ici : www.ichtus.fr

Qu'on se le dise !...

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 17:43

 

A la une

Mgr Aillet et la place des laïcs (cliquer pour voir la video)
Quelle est la place des laïcs dans la Nouvelle Evangélisation ? Pour répondre à cette question, Nicole Buron, rédactrice en chef de la revue Permanences, a rencontré Monseigneur Aillet, évêque de Bayonne.
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 16:32

Van Eyck à Dürer
Brugge expo

Van Eyck à Dürer

Van Eyck à Dürer

Au 15e siècle, les Primitifs Flamands sont à l’origine d’une véritable révolution artistique en Europe centrale. Des peintres de talent comme Jan van Eyck, avec son génie pour le détail, révolutionnent la peinture avec leurs nouvelles techniques. Leur influence s’étend très rapidement et ils vont inspirer quantité de peintres, notamment Albrecht Dürer, peintre, dessinateur et graveur.

Van Eyck et Dürer sont des maîtres absolus de la période 1420-1530. Une exposition réunit pour la première fois leurs œuvres et celles de leurs contemporains. La peinture et d’autres disciplines artistiques témoignent de l’interaction entre Primitifs Flamands et artistes d’Europe centrale. L’exposition rassemble des pièces maîtresses provenant de grandes collections d’Europe et des Etats-Unis. Ce sera un des événements marquants de l’année 2010.

Avec des œuvres majeures de Jan Baegert, Dieric Bouts, Hans Burgkmair the Elder, Robert Campin, Gerard David, Albrecht Dürer, Jost Haller, Hans Holbein the Elder, Johan Koerbecke, Stephan Lochner, Quentin Massys, Conrat Meit, Hans Memling, Joachim Patinir, Hans Pleydenwurff, Tilmann Riemenschneider, Martin Schongauer, Veit Stoss, Hugo van der Goes, Rogier van der Weyden, Jan van Eyck, Israhel van Meckenem, Michael Wolgemut, ...

VSMBVKCBOZAR

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 09:09

 

Michèle Tribalat, prix des Impertinents 2010

Reçu ce jour :

T"Le Prix des Impertinents 2010 a été décerné, lundi 15 novembre, à Michèle Tribalat, pour son livre Les Yeux grands fermés, paru aux éditions Denoël. Consacré à «l’immigration en France», cet ouvrage, signé par une chercheuse authentique, se veut une «mise en garde contre le mépris des faits au nom de l’idéologie». Une prise de position courageuse, au moment où tout débat sur les phénomènes migratoires tombe sous la coupe de pétitions de principe. Remis au restaurant Montparnasse 1900, partenaire du prix, le Prix des Impertinents distingue un livre s’inscrivant à contre-courant de la pensée unique. Le jury, présidé par Jean Sévillia, réunit Christian Authier, Jean Clair, Louis Daufresne, Chantal Delsol, Bruno de Cessole, Paul-François Paoli, Rémi Soulié (secrétaire général du Prix), François Taillandier et Eric Zemmour."

Michel Janva  Lien permanent 

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 08:58

 

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Le tango, des polyphonies corses… y sont inscrits. C’est aujourd’hui au tour du “repas gastronomique à la française” de figurer au patrimoine immatériel de l’humanité.

Le 23 février 2008, à l’occasion de sa visite au Salon de l’agriculture, le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait indiqué son souhait de voir la France déposer, auprès de l’Unesco, un dossier de candidature (août 2009) visant à l’inscription de la gastronomie française sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. “La cuisine, c’est de la culture”  était l’idée qui avait présidé à l’initiative de cette candidature, défendue par de nombreux chefs et gastronomes dès 2006. “Nous avons la meilleure gastronomie du monde ; enfin, de notre point de vue.” Point de vue exaucé, mardi 16 novembre, par un comité intergouvernemental de l’Unesco réuni à Nairobi. C’est la première fois qu’une gastronomie figure au patrimoine de l’humanité. Le Mexique a été le premier pays a proposer sa cuisine mais n’avait pas obtenu de reconnaissance.

Les experts de l’Unesco ont estimé que le repas gastronomique à la française, avec ses rituels et sa présentation, remplissait les conditions pour rejoindre la “liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité”. Un patrimoine qui répond à la définition suivante :“les processus acquis par les peuples ainsi que les savoirs, les compétences et la créativité dont ils sont les héritiers et qu’ils développent, les produits qu’ils créent et les ressources, espaces et autres dimensions du cadre social et naturel nécessaires à leur durabilité ; ces processus inspirent aux communautés vivantes un sentiment de continuité par rapport aux générations qui les ont précédées et revêtent une importance cruciale pour l’identité culturelle ainsi que la sauvegarde de la diversité culturelle et de la créativité de l’humanité”.

Dans un des attendus de sa décision, le comité note que la gastronomie française relève d’une “pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes”. Repère identitaire, le repas à la française est séquencé – entrées, plats, fromages, desserts –, servi à table, avec une adéquation entre mets et vins d’une grande diversité et une présentation soignée. Au début du XXesiècle, un ambassadeur chinois avait coutume de dire que “la Chine et la France sont les deux plus grands pays du monde car ils ont inventé la politesse et la bonne cuisine”.

L’ambassadrice de France auprès de l’Unesco, Catherine Colonna, s’est félicitée de cette décision qui “contribue à la diversité culturelle”. La liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité a été instituée par une Convention signée en 2003, ratifiée à ce jour par 132 pays, et visant à protéger désormais les cultures et traditions populaires, au même titre que les sites et les monuments, qui ont fait l’objet d’une précédente convention en 1972. Cent soixante-dix-huit pratiques culturelles ou savoir faire traditionnels ont été à ce jour inscrits au patrimoine universel immatériel de l’humanité, avant la tenue cette semaine à Nairobi de la réunion annuelle du comité intergouvernemental chargé d’étudier les candidatures. Cinquante-et-un dossiers au total sont soumis à l’examen de ce comité.

En savoir plus :

Consulter le rapport parlementaire destiné à apporter un éclairage sur la candidature française et défendu par la sénatrice de Paris Catherine Dumas, intitulé ”Les arts culinaires : patrimoine culturel de la France” (juillet 2008).

Lire l’interview dans Le Monde du 12 mars 2008, de Jean-Robert Pitte, président de l’université Paris IV-Sorbonne et de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires.

Vu  ICI

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:18

 

 

Monet est au Grand Palais, à Paris

Le site Internet de l’exposition 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 07:07
Initiation aux méthodes culturelles 

Les samedis 27 novembre 2010, 29 janvier, et 26 mars 2011

"L’Apprendre à voir", méthode initiée par Jean Ousset, permet de révéler, par l’étude objective des oeuvres présentées, les valeurs et la conception de l’homme qui sont à l’origine de l’édification de notre patrimoine et dont celui-ci est à la fois le fruit et le témoin.

A notre tour, il faut redonner quelque chose à aimer à nos contemporains qui soit à la fois raison d’espérer et motif de fierté.

Et qu’avons-nous à leur proposer de si admirable et réconfortant que nous ayons de commun avec eux, sinon le patrimoine qui les a engendrés, eux comme nous ?

Méthode, informations pratiques et inscriptions sur le document à cliquer ci-joint.

PDF - 305.9 ko
ou  ICI

Ou au CLC - 49, rue Des-Renaudes - 75017 Paris - 01 47 63 77 86.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:22

 

 Sortie en France de 

RUSSIE ETERNELLE
préface de Marina Vlady

Un voyage dans la Russie de toujours, celle qui a survécu aux vicissitudes de la politique et aux épreuves de l’histoire : tel est le périple auquel cet ouvrage nous convie. En 150 photos – l’oeil de quelque 70 photographes -, il nous mène à la rencontre du peuple russe. Dans toute sa diversité : de ces indomptables babouchkas sur qui repose le salut du foyer à ces enfants au sourire rêveur, des redoutables Cosaques aux prêtres déambulant en quête spirituelle. Une myriade de peuples, sur fond de steppes, de lacs gelés, de monastères aux coupoles dorées ou multicolores.
C’est aussi à une découverte de la littérature et de la spiritualité russe que nous sommes ici invités. Au fil des photos, les maîtres mots et citations de grands auteurs – choisis par Michel Evdokimov – ponctuent les images : ils se nomment Saint-Séraphin de Sarov, le père Men, Pouchkine, Tolstoï, Dostoïevski…
Empreintes d’émotion et de profondeur, les photos, toutes en couleurs, ayant été prises par des photographes qui habitent sur place pour la plupart, ont su capter la lumière au moment où elle était la plus belle.

Nous vous proposons ce livre à des tarifs préferentiels!
En savoir plus >>>

Edition de l’Archipel
34 rue des Bourdonnais
75001 Paris
Tél.: 01 55 80 77 40
Fax : 01 55 80 77 41
www.editionsarchipel.com

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 09:54

 

Réflexion de Jean Sévillia

L’écrivain russe n’a pas toujours été compris en Occident. En résistant au communisme, puis en pourfendant aussi le consumérisme libéral, ce prophète luttait contre toutes les formes de déracinement.

Quand il est mort, le 3 août 2008, sa disparition a suscité une émotion bien discrète. Hors le président du conseil général de la Vendée, Philippe de Villiers, aucun représentant de la France officielle ne se rendra à Moscou pour ses obsèques : à Paris, Alexandre Soljenitsyne n’était plus à la mode.

Quel contraste avec sa gloire des années 60, quand ses romans le menaient au prix Nobel de littérature ! Deux livres remettent aujourd’hui en perspective la vie et l’œuvre de Soljenitsyne. Tout juste parue, la biographie de Lioudmila Saraskina, une historienne russe de la littérature, est un ouvrage exhaustif, fourmillant de détails inédits, puisque l’auteur a eu accès aux archives de l’écrivain (1). Ceux qui estiment que trop de détails tue l’intérêt trouveront leur bonheur avec le livre de Véronique Hallereau, une Française qui a enseigné en Russie. Son essai, publié au printemps dernier, constitue un portrait intellectuel et littéraire de Soljenitsyne (2).

Né en 1918 dans le Caucase, orphelin d’un père qui était un modeste paysan, le futur romancier est baptisé, mais il sera membre des jeunesses communistes, comme le voulait la société soviétique. A Rostov-sur-le-Don, après le lycée, il effectue des études supérieures en mathématiques et en physique, y ajoutant une formation en histoire, en littérature et en philosophie. En 1941, lors de l’attaque allemande contre l’URSS, il est mobilisé comme simple soldat, mais accédera au grade de capitaine. En 1945, son existence bascule : après avoir critiqué Staline dans une lettre, il est arrêté et condamné à huit ans de travaux forcés. Ayant purgé sa peine en 1953, il subit ensuite la relégation au Kazakhstan, où il se bat victorieusement contre un cancer.

Réhabilité à la faveur de la déstalinisation de 1956, il revient en Russie. En 1962, avec l’aval de Khrouchtchev, il publie Une journée d’Ivan Denissovitch, une glaçante description de la condition d’un prisonnier du goulag. En 1964, cependant, Brejnev, un dur du comité central, accède au pouvoir suprême : l’activité littéraire de Soljenitsyne se déroulera désormais sous surveillance. En 1965, une partie de ses archives est saisie par le KGB. En 1967, il proteste contre la censure dans un message adressé au Congrès des écrivains. En 1968, c’est à l’étranger qu’il fait paraître Le Premier Cercle et Le Pavillon des cancéreux. Exclu de l’Union des écrivains soviétiques, interdit de publication, il reçoit le prix Nobel de littérature en 1970, mais devra attendre quatre ans pour qu’il lui soit remis.

En 1973, il précipite la parution de L’Archipel du goulag, en russe, à Paris, après l’assassinat par la police de la dactylo qui détenait une copie du manuscrit. Traduit et publié à partir de 1974 en Occident, le livre déclenche un choc, car il met au jour ce que les anticommunistes seuls osaient rappeler : l’emprise du système concentrationnaire sur l’univers soviétique. Aux yeux d’une bonne part de la gauche française, Soljenitsyne devient suspect. En 1975, L’Unité, hebdomadaire du Parti socialiste, raille son «côté douteux de moujik des légendes». Cette même année, Pivot lui consacre une émission spéciale d’« Apostrophes », au moment où Phnom Penh et Saïgon sont sur le point de tomber. Parce qu’il prédit un goulag indochinois, l’écrivain est accusé d’obsession anticommuniste. C’est à lui, on le sait, que l’histoire a tragiquement donné raison…

En 1974, il a été expulsé d’URSS et déchu de sa citoyenneté. Vingt années d’exil l’attendent : Allemagne, Suisse, Etats-Unis. Installé dans le Vermont, il poursuit son œuvre littéraire. Mais il se fait de nouveaux ennemis, et pas pour les mêmes raisons. C’est que, dans ses interventions publiques – relire son prodigieux Discours de Harvard (1978) -, Soljenitsyne stigmatise le matérialisme, le relativisme et le refus de la transcendance qui caractérisent l’époque. Refusant le communisme comme le consumérisme, ce prophète se fait le défenseur des droits de l’âme.

En 1991, perestroïka oblige, Gorbatchev lui restitue sa citoyenneté. En 1993, en Vendée, l’écrivain prononce un discours historique où il s’interroge sur la logique totalitaire qui est en germe dans toutes les révolutions. Il rencontre Jean-Paul II, avec qui il a beaucoup en commun. En 1994, enfin, il rentre en Russie, voyageant de l’est à l’ouest, en hommage aux victimes du goulag, ses frères. Retiré près de Moscou, il se consacre à l’écriture, achevant notamment La Roue rouge, cette immense fresque sur la révolution russe qu’il avait commencée à la fin des années 30 : cinquante ans de travail. En 2006 débute la publication de ses œuvres complètes en 30 volumes. En 2008, il est enterré au monastère de Donskoï, à quelques kilomètres de la capitale russe.

Comparable à Balzac pour l’ampleur de l’œuvre et à Dostoïevski pour l’inspiration spirituelle, Soljenitsyne est d’abord un immense écrivain. Un chrétien hanté par la course folle du monde moderne, ensuite, et un patriote russe, aussi, avide de voir son pays renaître après les épreuves du XXe siècle.

Il était, enfin, un combattant. «Alexandre Soljenitsyne n’a pas eu une vie, mais un destin», résume Véronique Hallereau. Dans sa biographie, Lioudmila Saraskina raconte que les fils de l’écrivain, interrogés sur ce qu’ils souhaitaient que leurs propres enfants retiennent de leur grand-père, signalaient «sa conviction que le destin d’un homme ne dépend ni des circonstances, ni du hasard, ni de la fatalité, mais au premier chef de son propre caractère». Alexandre Soljenitsyne, ou l’école du courage.

(1) Alexandre Soljenitsyne, de Lioudmila Saraskina, traduit du russe par Marilyne Fellous, Fayard.

(2) Soljenitsyne, un destin, de Véronique Hallereau, L’œuvre éditions.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:59
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 22:50

 

... à la doctrine sociale de l'Eglise

Benoît XVI a adressé un message au Cardinal Peter Turkson, Président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui tient son assemblée plénière sur la réception de l'encyclique Caritas in Veritate. Le Pape rappelle l'urgence d'une

D"formation du laïcat catholique à la doctrine sociale de l'EgliseLes fidèles...doivent s'engager à favoriser une vie sociale équilibrée et respectueuse de la légitime autonomie des réalités terrestres. Il est fondamental que la doctrine sociale soit comprise dans le cadre du patrimoine théologique, qu'elle soit enracinée dans la dignité transcendante de l'homme, dans la défense de la vie à tout stade et dans la liberté religieuse... Il convient donc de préparer les laïcs à gérer le bien public, en particulier dans les domaines complexes tel le monde de la politique".

Michel Janva  sur lesalonbeige 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 20:53

 

      Pour la France, en route avec Marie

En ce 1er dimanche de l’Avent

28 novembre 2010  

Messe à 11H30

A l’église St Christophe de Javel

28, rue de la convention 75015 Paris

Suivie d’un pique-nique partagé

 Marche-prière de 14h à 16h30

de St Christophe à la chapelle de la médaille miraculeuse,

140 rue du bac 75007 Paris

avec les mystères du Rosaire

 Le Rosaire Vivant pour la France

rosaire.vivant@gmail.com 

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:34

 

Les leaders du mouvement pour l’euthanasie n’accordent pas de prix à la vie

L’Alliance pour les Droits de la vie dénonce l’orchestration opérée par le lobby de l’euthanasie pour légaliser l’euthanasie, en France et lancera le mardi 2 novembre un Appel au monde politique sur ce sujet. Une nouvelle fusée à trois étages est aujourd’hui lancée par les partisans de l’euthanasie :

  • Un sondage habile : il joue sur la confusion des esprits pour la définition de l’euthanasie, car ce que les Français refusent, c’est l’acharnement thérapeutique et les souffrances inutiles ;
  • Une récupération indécente du jour dédié à la commémoration des défunts, le 2 novembre, jour de silence et de pudeur pour les familles endeuillées,
  • Une Nième offensive législative avec la proposition de loi socialiste visant à légaliser l’euthanasie en France qui sera débattue au Sénat le 16 novembre prochain.

Le docteur Xavier Mirabel dénonce :

"Le texte de la proposition de loi socialiste doit être décrypté avec attention car il utilise des formulations habiles, propres à attraper les indécis."

  1. Le texte ne parle pas d’euthanasie, mais d’ «aide active à mourir» ;c’est une dissimulation de la réalité de l’acte qui consiste à mettre fin aux jours d’une personne malade ou dépendante et désespérée ;
  2. On prétend promouvoir «une loi visant non pas à dépénaliser purement et simplement l’euthanasie mais à reconnaître une exception d’euthanasiestrictement encadrée par le code de la santé publique.» Or, en entrouvrant la porte à l’euthanasie, c’est bien «le droit de choisir sa mort» qu’on veut imposer. Quand on les pousse dans leur retranchement, on découvre que les leaders du mouvement pour l’euthanasie n’accordent pas de prix à la vie d’une personne handicapée ou dépendante. Ils n’hésitent pas non plus à avancer des raisons économiques à la société de l’euthanasie qu’ils désirent instaurer.
  3. L’euthanasie envisagée pourra être administrée à «toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable.» Cela signifie que cette euthanasie ne se limiterait pas à des personnes en fin de vie, mais à toute personne gravement malade ou dépendante, et qu’il suffirait qu’elle se considère comme endurant une souffrance psychique insupportable… L’Alliance dénonce ici le suicide assisté, sans véritable encadrement, quelles que soient les précautions oratoires utilisées.
  4. L’exposé des motifs du texte valorise des exemples étrangers qui, en réalité, n’ont pas fait leur preuve. Au Pays-Bas, en Belgique et en Suisse, les scandales et dérives se multiplient : euthanasie des mineurs, développement de l’euthanasie clandestine en marge de la loi, mises en garde de l’ONU contre ces outrances, et même émigration de certaines personnes âgées dans des pays limitrophes (en Allemagne notamment) qui craignent pour leur existence.

Par son service d’écoute www.sosfindevie.org l’Alliance constate qu’il y a un grand malentendu : beaucoup de Français imaginent que la seule façon d’échapper à l’acharnement thérapeutique, c’est l’euthanasie. La vraie réponse à leur peur se situe dans le développement d’un accompagnement de fin de vie qui soit respectueux de la dignité des personnes devenues vulnérables, jusqu’au terme naturel de leur vie. C’est le sens de l’Appel qu’elle lancera demain, 2 novembre au monde politique.

Michel Janva  ICI 


Retrouvez les chroniques radio du Dr Mirabel  ICI

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:34

 

Les soins palliatifs : une alternative au meurtre de l'euthanasie

Tandis qu'un sondage tente de remettre l'euthanasie au coeur du débat politique (une proposition de loi a été déposée en même temps au Sénat et qui sera discutée le 16 novembre), profitant de façon morbide du moment où l'on va fleurir la tombe de ses ancêtres, un documentaire apporte un témoignage intéressant sur les soins palliatifs.

L'histoire est celle d'un fils qui accompagne son père en fin de vie. Ce dernier lui fait promettre de mettre fin à ses jours au moment où il le lui demandera. Ce à quoi son fils est disposé. Son père est aux soins palliatifs de la maison médicale Jeanne Garnier dans le XVe arrondissement de Paris. Jamais il ne lui demandera de le tuer. Et pour cause. Ce documentaire est à voir en avant-première mercredi 3 novembre à 20 heures.

Michel Janva ICI

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 18:28

 

« Oh ! Il ne s’agit pas d’opposer l’Eglise visible à l’Eglise invisible ; L’Eglise visible, que voulez-vous, ce n’est pas seulement la hiérarchie ecclésiastique, c’est vous, c’est moi, elle n’est donc pas toujours agréable à regarder de près… C’est bien joli de dire : « J’aimerai mieux voir autre chose que ce que je vois. » Oh ! bien sûr, si tout le monde était le chef-d’œuvre d’un architecte soucieux de symétrie, ou d’un professeur de logique, d’un Dieu déiste, en un mot, l’Eglise offrirait le spectacle de la perfection, de l’ordre, la sainteté y serait le premier privilège du commandement…Allons ! vous voudriez d’une Eglise telle que celle-ci ? Vous vous y sentiriez à l’aise ? Laissez-moi rire, loin de vous sentir à l’aise, vous resteriez au seuil de cette congrégation de surhommes, tournant votre casquette entre les mains, comme un pauvre clochard à la porte du Ritz ou du Claridge. L’Eglise est une maison de famille, une maison paternelle, et il y a toujours du désordre dans ces maisons-là , les chaises ont parfois un pied de moins, les tables sont tachées d’encre, et les pots de confiture se vident tout seuls dans les armoires, je connais ça, j’ai l’expérience..
La maison de Dieu est une maison d’hommes et non de surhommes….Les saints pas davantage ( des surhommes ) , ou moins encore, puisqu’ils sont plus humains que les humains…C’est la sainteté, ce sont les saints qui maintiennent cette vie intérieure sans laquelle l’humanité se dégradera jusqu’à périr…Oh ! sans doute, on pourrait croire que ce n’est plus l’heure des saints… Mais comme je l’écrivais jadis, l’heure des saints vient toujours. »

Georges Bernanos, "Nos amis les saints", in "La liberté, pour quoi faire ?"   


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