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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 10:56

Bgi L'Avent est vécue sous sa forme actuelle depuis Saint Grégoire le Grand, Pape et docteur de l'Eglise. Ces quatre semaines d'attente de Noël (Avent signifie "ce qui va venir") sont marquées par l'approche de l'hiver, la nuit qui gagne sur le jour, la Création qui semble dormir... avant la naissance de Celui qui est la Lumière des hommes.
De nombreuses traditions jalonnent cette période si particulière, si intense.

  • La Saint-Nicolas, fétée essentiellement en Allemagne et dans l'est et le nord de la France, rappelle que ce saint protecteur des enfants est bien antérieur au Père-Noël.
  • La couronne de l'Avent, faite de sapin vert, couleur de tout ce qui grandit et de l’espérance qui entraÎne toujours plus loin. Circulaire, elle rappelle le cycle du temps liturgique.Cat_1
  • Les quatre bougies, que souvent on pose sur la couronne, évoque le feu, la lumière qui brille dans la nuit de notre doute, celle de saint Jean-Baptiste. A chaque dimanche qui nous rapproche de Noël, une bougie supplémentaire est allumée. Elles sont blanches en Suède, car symbôles de fête et de pureté, violettes (couleur qui rappelle la pénitence) en Autriche et en Italie.
  • Le calendrier de l'Avent est, comme la couronne, une invention allemande. Chaque jour les enfants dévoile ce qui se cache derrière une des 24 fenêtres qui le composent. Le but pédagogique est de les amener spirituellement au grand mystère de l'Incarnation et de la Nativité de Notre Seigneur.
  • On pourrait ajouter la crèche, Elle fut inventée en 1223 par saint François d'Assise alors qu'il voulait fêter Noël dans la grotte d'un de ses amis. Par habitude, la crèche est souvent montée chaque année le 1er dimanche de l'Avent dans les familles qui se regroupent avec Joseph et Marie devant la mangeoire vide pour les prières quotidiennes.
  • Et sans doute d'autres...

Bon Avent à tous et ... bonne année, puisque la nouvelle année liturgique commence avec l'Avent.

Lahire

relevé sur http://www.lesalonbeige.blogs.com/

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 18:01

Quatre semaines avant Noël

Les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël correspondent à l'Avent.
Avent, du latin adventus qui signifie venue, arrivée. Pour les chrétiens, ce terme classique fut employé pour désigner la venue du Christ parmi les hommes.Depuis le pape Grégoire I, nommé aussi Grégoire le Grand, l'Avent représente la période de la préparation de la venue du Christ. 

Elle commence avec le 4e dimanche avant Noël et marque le début de l'année ecclésiastique. 

La grisaille et les journées courtes s'installent
"En célébrant chaque année la liturgie de l'Avent, l'Eglise actualise cette attente du Messie : en communiant à la préparation de la première venue du Sauveur, les fidèles renouvellent leur désir ardent de son second avènement" (Cathéchisme de l'Eglise catholique).

la suite sur http://www.joyeuse-fete.com/joyeux-noel/avent.html

d'autres informations sur http://www.cathonet.org/documents.php?id=C0_96_10

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 23:31

 

Au moment où Dieu créa la femme, il était dans son sixième jour de travail.

Un ange apparut et demanda : "Pourquoi passes-tu autant de temps sur celle-là ?"

Et Dieu répondit : "As-tu vu ma feuille de spécifications pour elle ?

Il faut qu'elle ait les genoux qui puissent accueillir quatre enfants en même temps, qu'elle ait un bisou qui puisse tout guérir que ce soit un genou écorché ou un coeur brisé et qu'elle fasse tout uniquement avec deux mains."

L'ange était étonné qu'il y ait autant de spécifications.

"Uniquement deux mains ? Impossible ! Et celle-ci n'est que le modèle courant ? Cela fait trop de travail pour une journée. Attends demain pour finir."

"Mais je ne le ferai pas" protesta Dieu. "Je suis si près de finir cette création qui me tient à coeur. Déjà elle sait se guérir lorsqu'elle est malade ET peut travailler 18 heures par jour."

L'ange s'approcha et toucha la femme. "Mais Dieu, tu l'as créée si douce."

"Elle est douce", accorda Dieu, "mais je l'ai également créée forte. Tu n'as aucune idée de ce qu'elle peut endurer ni accomplir."

Saura-t-elle réfléchir ?", demanda l'ange.

Le Seigneur répondit : "Non seulement elle sera capable de réfléchir mais elle sera capable de raisonner et de négocier."

L'ange remarqua ensuite quelque chose et, tendant la main, toucha la joue de la femme."Oh la la, il semblerait que ce modèle-là ait une fissure. Je te l'avais dit que tu essayais d'en mettre trop dans ce modèle."

"Ceci n'est pas une fissure", corrigea le Seigneur, "c'est une larme !"

"À quoi sert-elle la larme ?" demanda l'ange.

Le Seigneur dit : "La larme est sa façon d'exprimer sa joie, sa peine, sa douleur, sa déception, son amour, sa solitude, son deuil et sa fierté."

L'ange était impressionné. "Mon Seigneur, tu es un génie. Tu as pensé à tout ! La femme est si extraordinaire !! "

Et elle l'est ! Les femmes ont des forces qui étonnent les hommes. Elles traversent des épreuves et elles portent des fardeaux, mais elles contiennent du bonheur, de l'amour et de la joie. Elles sourient quand elles ont, en réalité, envie de hurler. Elles chantent quand elles veulent pleurer. Elles pleurent lorsqu'elles sont contentes et rigolent lorsqu'elles sont nerveuses. Elles se battent pour défendre leurs croyances. Elles prennent position contre l'injustice. Elles n'acceptent pas un "non" lorsqu'elles croient qu'une meilleure solution existe. Elles se privent pour que leur famille puisse en avoir. Elles accompagnent un(e) ami(e) terrorisé(e) chez le médecin. Elles aiment sans condition. Elles pleurent lorsque leurs enfants se surpassent et se réjouissent lorsque leurs amis obtiennent des récompenses. Elles sont contentes à l'annonce d'une naissance ou d'un mariage. Elles ont leur coeur brisé au décès d'un ami. Elles pleurent la perte d'un membre de la famille, et malgré tout sont si fortes alors qu'elles pensent n'avoir plus de forces. Elles savent que le fait d'être serré dans les bras ou de recevoir un bisou peut guérir un coeur brisé. Les femmes sont de toutes formes, tailles et couleurs. Elles prendront le volant, voleront, marcheront, courront ou vous enverront un courriel pour vous montrer combien vous comptez pour elles !

Le coeur d'une femme est ce qui fait tourner le monde.

Elles apportent de la joie, de l'espoir et de l'amour.

NDLR : c'est pas un peu exgéré ?

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 17:03

  

Fêté le 1er décembre, Saint-Eloi est le saint-patron des métallurgistes, forgerons, serruriers, armuriers, orfèvres, maréchaux-ferrants... Voilà pourquoi...

D'après sa Vita rédigée par son ami Saint Ouen, Saint Éloi serait  né vers 588 à Chaptelat, près de Limoges. Placé en apprentissage dans cette ville chez  Abbon, orfèvre de grande renommée qui fabriquait de la monnaie, il y restera quelques années puis rejoindra Paris où il entrera au service de Bobbon, orfèvre du roi.
Ce dernier, ayant reçu commande du roi Clotaire II, ( père de Dagobert ) d'un trône d'or orné de pierres précieuses, il en confiera la réalisation à Éloi. 
Dans ses écrits St Ouen raconte :  

 "Éloi se hâta de commencer l'ouvrage, y travailla avec ardeur, et le termina en peu de temps. Mais il arriva que l'or qu'on lui avait confié pour un seul ouvrage servit à en faire deux dont le poids fut tel qu'il parut incroyable qu'on les eût pu faire avec la même quantité d'or. Le Saint avait exécuté son travail sans se permettre aucune fraude, comme faisaient les autres ouvriers. Il ne prit point, comme eux, le prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu…... Il transporta donc aussitôt son ouvrage au palais et présenta au roi l'un des sièges. Le prince se mit à admirer l'ouvrage, à faire l'éloge de sa perfection, et ordonna qu'aussitôt on remit à l'artiste une rétribution qui fût digne de son rare talent. Éloi présenta alors le  second siège. "Ne voulant rien perdre, dit-il de la matière qui me restait, j'ai exécuté en outre celui-ci" . Clotaire, étonné, fit paraître une grande admiration et demanda au jeune orfèvre comment il avait pu accomplir ces deux ouvrages avec la matière destinée à un seul. Et comme Éloi laissait percer beaucoup d'esprit dans ses réponses, le prince lui dit que désormais on pourrait avoir confiance en lui pour de grandes choses…"  

 Clotaire s'attache donc les services d'Éloi qui vient travailler dans son palais et le suit dans ses nombreux déplacements. A la cour, il se fait remarquer par sa grande piété et une belle indépendance d'esprit. A Clotaire qui lui demande de prêter un serment de fidélité,  Éloi refuse de jurer sur de saintes reliques tout en exprimant sa peine d'offenser le roi. Le monarque, ayant compris  les raisons de son refus, lui dit qu'à l'avenir il aurait d'avantage confiance en lui. C'est à la cour qu'il rencontrera un fils de famille noble, Dadon, le futur saint Ouen, son biographe.

 A la mort de Clotaire, en 629, Dagobert lui succède.  Avec l'aide d'Éloi, le nouveau roi entreprend une réforme monétaire. En effet, de nombreux ateliers fabriquaient des pièces qui n'étaient pas toujours de bon aloi. Dagobert remet de l'ordre et fait prêter serment aux monnayeurs de respecter ses édits. De plus, il réorganise la circulation monétaire  pour que le circuit passe toujours par le roi. Il récupère les sous d'or par l'impôt ou en vendant des charges et des faveurs puis il remet l'or en circulation en faisant des dons aux seigneurs et aux églises.
Grand argentier de Dagobert, Éloi ne cesse d'accroître son influence.  Le roi apprécie sa conversation et quitte parfois les grands de sa cour afin de bavarder avec lui. Sa réputation devient si grande que les ambassadeurs étrangers vont lui rendre visite pour se concilier sa faveur auprès du prince et pour le plaisir de converser avec lui.
Intermédiaire entre le roi et l'église, il fait nommer évêques ses conseillers ; il use de son influence auprès du monarque pour obtenir des biens et de l'argent afin d'aider les plus pauvres ou racheter des esclaves afin de leur rendre la liberté. 
Une des principales demandes de St Éloi fut, en 632, d'obtenir une terre à Solignac (près de Limoges) pour y établir une abbaye. Pour convaincre le roi il utilise, selon St Ouen, une jolie formule :  

 "Que votre sérénité, dit-il au prince, daigne me céder ce domaine afin que j'y construise une échelle au moyen de laquelle nous puissions l'un et l'autre monter au ciel".  

 Solignac ne fut pas la seule propriété royale transférée à l'Église par le truchement d'Éloi. Un bâtiment parisien qui avait appartenu à Dagobert devint un monastère de femmes et l'orfèvre fit bâtir, à côté, une grande basilique dédiée à St Paul. A Limoges il fit restaurer l'église St Martial.

 En 638, le roi, Dagobert meurt dans la basilique de St Denis. Quelques années après, Éloi devenait évêque de Noyon-Tournai et St Ouen, évêque de Rouen.

Le diocèse d'Éloi est immense, il couvre la Picardie et les Flandres ; le siège épiscopal est à Noyon  Prédicateur intarissable, il parcourt la région et fonde de nombreux monastères de moines et de nonnes. Il sort souvent, aussi, de son diocèse, voyage à travers le royaume (en Provence, pour une raison non citée par son biographe) et retourne dans le Limousin où "il voulait par dessus tout, revoir sa maison natale de Solignac ".

 St Ouen nous dit : 

 Après avoir mené une vie si exemplaire et si sainte, entrepris tant de travaux pour la conversion des peuples… étant âgé de soixante et dix ans il eut la révélation de sa mort. La veille de son décès, il fit venir ses disciples et ses domestiques et les exhorta puissamment à la crainte et à l'amour de Notre-seigneur……il leur recommanda aussi les monastères et les maisons de dévotion qu'il avait bâtis pour le salut des âmes et pour l'honneur de l'église…. il les embrassa ensuite tous l'un après l'autre et leur donna le dernier salut……Il expira dans la ferveur de la prière…. Ce fut le 1er décembre à une heure de nuit de l'an de Jésus Christ 659.  Les reliques de St Éloi reposent dans la cathédrale de Noyon. Elles sont conservées dans une châsse en bois doré sous le maître-autel de l'ancienne cathédrale.  

 Légendes

 De nombreuses légendes ont couru en Allemagne, en Belgique et dans le nord de la France sur l'évêque orfèvre. Voici les plus connues :

 … la suite est sur http://perso.orange.fr/papijaque/molleges/fetes/vie_eloi.htm

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 22:23

Le monde est dévoré par l'ennui; Naturellement, il faut un peu réfléchir pour se rendre compte, ça ne se saisit pas tout de suite. C'est une espèce de poussière. Vous allez et venez sans la voir, vous la respirez, vous la mangez, vous la buvez, et elle est si fine, si ténue qu'elle ne craque même pas sous la dent. Mais que vous vous arrêtiez une seconde, la voilà qui recouvre votre visage, vos mains. Vous devez vous agiter sans cesse pour secouer cette pluie de cendres. Alors le monde s'agite beaucoup.

Bernanos

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 09:58

 

Etrange, que 5 euros te paraissent tellement énormes si tu les donnes à
l'église, mais si peu, lorsque tu fais tes courses.

Etrange, qu'une heure pour servir Dieu soit si longue, mais que 60
Minutes de sport à l'université passent si vite.

Etrange, combien c'est long de rester quelques heures à l'église, mais
combien ces mêmes heures sont courtes si tu regardes une vidéo.

Etrange, quand rien ne nous vient à l'esprit pour prier, alors que nous
Avons tellement de choses à raconter à nos amis.

Etrange, combien les prolongations d'un match de foot sont
passionnantes, mais combien de fois nous regardons l'heure si la Messe
est plus longue que prévu.

Etrange, combien c'est dur de lire un chapitre de la Bible, mais combien
c'est facile d'avaler 100 pages du dernier Best-seller.

Etrange, la peine que se donnent les gens pour être dans les premiers
Rangs pour assister à un concert ou à une pièce de théâtre, et dans les
places les plus retirées à l'église.

Etrange, que nous ayons besoin d'être prévenus 2 ou 3 semaines en avance
Pour faire entrer dans notre emploi du temps un événement organisé par
l'église, mais que pour d'autres événements nous puissions en un clin
d'?il changer tous nos plans.

Etrange, combien il est difficile pour les gens d'annoncer
la Bonne
Nouvelle de l'Evangile, mais combien c'est facile d'ébruiter les
derniers potins et commérages.

Etrange, à quel point nous croyons ce que nous lisons dans le journal,
Mais combien nous remettons en question ce que dit la Bible.

Etrange, la vitesse à laquelle les blagues d'Internet se transmettent,
Mais lorsque nous commençons à envoyer des informations qui témoignent
de l'existence de Dieu , les gens réfléchissent à deux fois s'ils doivent
les transmettre.

Etrange, n'est-ce pas ? Ris-tu ? Réfléchis-tu ?
Alors, annonce la Bonne Nouvelle , et rends Gloire à Dieu, car Il est
Bon !

Etrange, le nombre de personnes de ton carnet d'adress qui ne recevront
pas ce mail, parce que tu ne penses pas, qu'ils croient quoi que ce soit
de tout ça?

Etrange ? .... Triste.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 09:57

 

 La fin des travaux de rénovation de la cathédrale de la Treille de Lille, suivie de l'inauguration de sa nouvelle façade, nous donne l'occasion de présenter une bande dessinée parue en 1998,

 " Lille, Cité de la Vierge, son histoire ".

 Au commencement, Lille est «  l'isle. ». La ville est en effet née sur un tertre bercé entre les bras de la Deule.

 Fait historique ou légende, tout commence vers l'an 600 avec le duel de Lydéric et Phinaert La BD commence d'ailleurs par l'attaque, par une bande de brigands à la solde de Phinaert, du comte de Dijon Salvaert et de son épouse Hermengarde. Celle-ci s'échappe et donne naissance à un fils. La Vierge lui apparaît pendant son sommeil et lui annonce que l'enfant vengera son père et délivrera l'île de la tyrannie. La mère est capturée et le fils recueilli par un vieil ermite qui lui donne son nom : Lydéric. Plus tard, Lydéric tuera Phinaert en duel et libérera sa mère.

 Lille devient rapidement l'une des villes des Flandres qui comptent et qui suscitent les convoitises.

 Son  histoire apparaît fortement liée aux conflits politiques et aux histoires de familles : Lille se trouvera tour à tour flamande, française, bourguignonne, autrichienne, espagnole, et finalement française.

Vers 1055, le comte de Flandre Baudouin V, vassal du roi de France, fait bâtir la Collégiale Saint-Pierre. Elle est inaugurée en 1066 en présence du roi de France, Philippe Ier, qui n'a que 7 ans.

Pourquoi " la treille ", dira-t-on ? Parce que dans une chapelle de la Collégiale, une statue de Marie portant l'Enfant Jésus était entourée d'une treille de fer, "peut-être destinée à recevoir les dons et les ex-votos, ou, tels les chanceliers des rois qui paraissaient séparés du peuple par un treillis de fer, recevaient les doléances et distribuaient les grâces au peuple "

 1214 : Bouvines. C'est la fameuse bataille où Philippe Auguste est confronté à une formidable coalition qui comprend principalement : Othon IV empereur de Germanie, Ferrand comte de Flandre, Renaud comte de Boulogne. Après sa victoire qu'on a pu qualifier de miraculeuse, Philippe Auguste va s'agenouiller devant ND de la Treille pour la remercier. Il ne s'approprie pas la Flandre mais en laisse le gouvernement à la Comtesse Jeanne, épouse de Ferrand ( elle a donnée son nom, ou plutôt son titre,  à l'Hospice Comtesse ).

A partir de 1254, les miracles se multiplient autour de ND de la Treille : Elle devient lieu de nombreux pèlerinages et la comtesse Marguerite  décide de fonder la confrérie de la Charité Notre-Dame.

 Pourquoi  Lille est-elle appelée " Cité de la Vierge " ? Parce qu'en 1634, le Mayeur Jean Le Vasseur consacre la cité qui prend alors officiellement ce titre.

 Autre repère historique important : 1667, car la ville capitule devant les armées de Louis XIV.

 En 1668 : le traité d'Aix-la-Chapelle signé avec l'Espagne consacre le rattachement de  Lille  au Royaume de France.

 Vient la Révolution. En 1793, la Collégiale est détruite. La statue de Notre-Dame est découverte dans les ruines par un ancien sacristain, Alain Gambier. Tels les premiers chrétiens dans les catacombes, Gambier et ses amis iront la prier dans les égouts de la ville.

 C'est vers 1850 qu'est décidée la construction d'une église «  de type ogival de la première moitié du XIIIe siècle ». La première pierre est posée en 1854. En 1913, la basilique devient cathédrale.

 Une façade provisoire faite «  de bric et de broc » restera telle quelle durant des dizaines d'années, si bien que les lillois et les visiteurs en auront une image défigurée.

 En fait, il aura fallu attendre un siècle et demi pour voir l'achèvement du bâtiment.

Le 19 novembre 1999, la nouvelle façade est inaugurée par Mgr Defoix, évêque de Lille.

 Cette façade, un voile de marbre translucide du Portugal, de 200 m2, suspendu à une résille de câbles d'acier. Une rosace en verre du peintre Ladislas Kijno représente la Résurrection, tandis qu'un imposant portail de bronze a été forgé par Jeanclos.

 La fin des travaux est prévue pour 2004, année où Lille sera capitale européenne de la culture.

 En attendant, à l'occasion de l'Année Sainte,  la cathédrale est réouverte aux fidèles.

 Ajoutons qu'une bande dessinée, c'est l'alliance d'un texte et de dessins : ceux-ci sont de qualité et la ligne en est claire.

 Est  jointe une feuille de " prières anciennes et modernes à Marie, Notre-Dame", proposée aux lecteurs chrétiens.

 C'est un livre à lire, à faire lire, à offrir.

 Il est disponible chez les libraires comme dans plusieurs supermarchés et " grandes surfaces ".

 Chez le même éditeur, on  trouve également " La télévision, viol des consciences " de Michel-Constant Verspieren.     

                                                                                             

" Lille, Cité de la Vierge, son histoire " de Charlie KIEFER, Julien  Guy LEHIDEUX, Editions FAVER 

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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 22:45

 

 «Mondialement connu comme dramaturge (Américains, Egyptiens ou Coréens lui ont consacré des thèses entières en Sorbonne), Jean Anouilh est cependant moins connu en tant que journaliste». Il a pourtant écrit une centaine d’articles divers entre 1940 et 1987.

En les parcourant, on se rend compte, si besoin était, que le théâtre est d’abord… un métier : «je suis un ouvrier de théâtre» dit-il fièrement. «Mon père était coupeur-tailleur. C’était un homme fin et simple, et qui connaissait merveilleusement son métier. Il en avait les fiertés et les exigences. (…) Faire oublier pendant trois heures leur condition aux hommes, et la mort, c’est un bon métier, et utile : pas besoin de s’engager davantage».

Ce bon métier, on en découvre les difficultés bien concrètes : pour le théâtre qui ne vit pas que de subventions -celui d’Anouilh- le public est l’un des acteurs de la pièce…

L’auteur nous amène sur la scène et dans les coulisses, et même dehors. On y rencontre Pierre Fresnay, Louis Jouvet, dont il fut le secrétaire, Jean Vilar, Françoise Rosay, Vitrac, Barsacq, Dullin, les Pitoëff, Brasillach, les Frères Jacques, et la jeune fille qui veut faire du théâtre.

On y rencontre aussi Racine, Marivaux, Shakespeare, Tchekhov. Anouilh nous raconte même la mort de Molière comme s’il y était. A propos du «saint patron» : «Grâce à Molière, le vrai théâtre français est le seul où on ne dise pas la messe». Car Anouilh n’aime pas le théâtre «des chanoines du T.N.P. (Théâtre National Populaire) et des Maisons de la Culture».

«Dans dix ans - écrit-il en 1962 - on redécouvrira l’amour - ce vieux ressort humain qui a résisté déjà à quelques civilisations, comme un thème valable et susceptible d’infiniment plus de variations que la constatation uniforme de l’absurdité de la condition humaine (dont les bons esprits de l’Antiquité se doutaient déjà)». Ailleurs : «Ce sont les psychanalysés de maintenant qui sont clairs comme de l’eau de roche à force de s’expliquer. Nos classiques gardaient les clefs de leurs abîmes».

Anouilh évoque à plusieurs reprises les relations théâtre-Eglise, pour justifier l’excommunication des comédiens et dire qu’archevêque, il aurait interdit Tartuffe…Mais est-il sérieux ?

Il se dit « mauvais catholique, mais catholique ». Le futur Jean XXIII, sortant du film «Monsieur Vincent», dira à Pierre Fresnay qui joue Vincent de Paul : «Après ce qu’a fait M.Anouilh, il ne peut plus être damné».

Vous trouverez ou retrouverez dans ces pages l’Anouilh des pièces : drôle et parfois cynique, sans illusion sur la nature humaine et nostalgique de l’enfance, peu soucieux de plaire mais soucieux quand même de remplir sa salle.

«C’est merveilleux de découvrir jusqu’au bout de nouveaux secrets et on sait qu’on mourra gamin. Il y a peu de métiers qui donnent une telle plénitude à la vie».

Le théâtre, «une baraque chaude où l’on venait jouer à faire semblant, comme lorsqu’on était petit».

Philippe V

Jean ANOUILH, En marge du théâtre. Articles, préfaces, etc. - La Table Ronde - 2000

Textes réunis et annotés par Efrin Knight 

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 23:07

Un cadavre est essentiellement, cela va sans dire, une chose inanimée, privée d'âme. Mais ce n'est pas une chose inerte. Le cadavre est, au contraire, tout frémissant, tout vibrant, tout grouillant de mille combinaisons nouvelles, dont l'absurde  diversité se retrace dans les diaprures et les chatoiements de la pourriture. Ces histoires ne sont pourtant pas une histoire. Le cadavre en décomposition ressemble beaucoup, - si un cadavre peut ressembler à quelque chose, - à un monde où l'économique l'a emporté décidément sur le politique, et qui n'est plus qu'un système d'Intérêts antagonistes inconciliables, un équilibre sans cesse détruit, dont le point doit être cherché toujours plus bas. Le cadavre est beaucoup plus Instable que le vivant, et si le cadavre pouvait parler, il se vanterait certainement de cette révolution intérieure, de cette évolution accélérée qui se traduit par des phénomènes impressionnants, par des écoulements et des gargouillements sans nombre, une fonte générale des tissus dans une égalité parfaite, Il ferait honte au vivant de sa relative stabilité, il le traiterait de conservateur, et même de réactionnaire, car, c'est une justice à lui rendre, toute réaction lui est essentiellement impossible... Oui, il se passe beaucoup de choses, énormément de choses à l'intérieur, ou même à l'extérieur d'un cadavre, et si vous demandiez leur avis aux vers et qu'ils fussent capables de vous le donner, ils se diraient engagés dans une prodigieuse aventure, la plus hardie, la plus totale des aventures, une expérience irréversible. Et pourtant, il n'en est pas moins vrai qu'un cadavre n'a pas d'histoire, ou, si vous aimez mieux, son histoire est une histoire admirablement conforme à la dialectique matérialiste de l'histoire. Il ne s'y trouve pas de place pour la liberté, sous quelque forme que ce soit, le déterminisme y est absolu. L'erreur du vers de cadavre, aussi longtemps que le cadavre le nourrit, est de prendre une liquidation pour l'Histoire.  

 

Georges BERNANOS, "L'esprit européen", 1946

 extrait de "la liberté, pour quoi faire ?"   Idées Gallimard

 

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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 21:03


Quand vous êtes troublés, appelez Jn 14.
Quand les hommes vous harcèlent, appelez Ps 27.
Si vous voulez porter du fruit, appelez Jn 15.
Quand vous avez péché, appelez Ps 51, Mt 11.28-30, Luc 15, Jean 3.16.
Quand vous êtes inquiets, appelez Ps 46, Mt 6:19-34, Philippiens 4.6-7, 2 Tm 4.16-18.
Quand vous êtes en danger, appelez Ps 91.
Quand Dieu semble loin, appelez Ps 139.
Quand votre foi baisse, appelez Hé 11.
Quand vous vous sentez seuls et effrayés, appelez Ps 23.
Quand vous vous sentez batailleurs et critiqueurs, appelez 1 Co 13, cela vous calmera.
Pour savoir le secret de Paul concernant le bonheur, appelez Col 3.12-17.
Pour avoir une idée de ce qu'est l'état de chrétien, appelez 1 Co 5.15-19.
Quand vous vous sentez abattus et dépassés par les événements, appelez Rm 8.31.
Quand vous avez besoin de paix et de repos, appelez Ps 37, Mt 11.25-30, Jn 14, Rm 5.1-5.
Quand le monde vous semble plus grand que Dieu, appelez Ps 90, et cela vous vous montrera qui est le plus grand.
Quand vous voulez une assurance que la vie chrétienne est la seule vraiment valable ici-bas, appelez Rm 8.1-30.
Quand vous partez en voyage ou au travail et que vous voulez être rassurés sur votre sécurité durant votre absence de votre maison, appelez Ps. 27; 121; Mt 10.16-20, Lu 15.11-32.
Quand vos prières vous semblent devenir mesquines et égoïstes, appelez Ps 67.
Quand vous sentez que vous vous croyez plus intelligents que Dieu pour créer des choses, appelez Es 55.
Quand vous voulez du courage pour accomplir une tâche, appelez Josué 1
Quand vous vous sentez seuls dans le monde ou dans l'Église, appelez Ps 23, Jn 14, Rm 12, 2 Tm 4.16-18.
Quand vous pensez aux richesses, à la débauche et à la puissance, éloignez-vous-en vite, et appelez Mc 10, Lu 12.13-21.
Quand vos poches sont vides, appelez Ps 37.
Quand vous vous sentez abattus, appelez Ps 27.
Si vous perdez confiance et amour envers les gens, appelez 1 Co 13.
Quand les gens sont peu aimables à votre égard, appelez Jn 15.
Si vous êtes découragés dans votre travail, appelez Ps 126.
Si vous pensez que le monde est médiocre et petit, et que vous vous croyez assez grands pour dominer sur lui, appelez Ps 19, et il vous remettra à votre juste place.
Quand vous êtes découragés, appelez Rm 8.28-29, 1 Co 15.57-58, 1 Pi 4.12-13, 1 Jn 3.1-3.
Quand vous vous sentez abandonnés par vos amis, appelez Ps 27,Mt 10.24-31, 2 Timothée 4.16-18.
Quand vous êtes en difficulté, appelez Ps 16, Jn 14.1-4, Hé 7.25.
Quand vous êtes las, tristes ou chagrinés, appelez Ps 6;27;40;55, Mt 11.28-30, Jn 14.1-4, Rm 8.31-39, Hé 12.6-13.
Quand vous êtes malades ou souffrants, appelez Ps 32;91 Rm 5.3-8, 2 Co 12.9-10.
Quand vous avez peur, appelez Ps 4, Mc 4.35-41, Hé 13.5-8, 1 Jn 4.15-19.
Quand vous êtes tentés de retomber dans le péché, appelez Ps 6;51; Mt 26.33-35,69-75, Jn 21.15-22.
Quand vous vous sentez reconnaissants, appelez Ps 84;92,100,103.
Quand vous vous sentez exposés à la tentation, appelez Ps 1;73, Jc 1.12, 2 Pi 2.9.
Quand vous êtes dans l'adversité, appelez Mt 10.16-39.
Quand vous avez des problèmes avec l'amitié, appelez Jn 15.12,17.
Quand vous avez des problèmes avec la lecture de la Bible, appelez Jn 5.39, Mt 24.35.
Quand vous êtes en colère, appelez Mt 5.22-24.
Quand vous avez besoin de compassion, appelez Lu 10.30-37.
Quand vous êtes tentés par la médisance, appelez Mt 15.11,17,20.
Quand vous avez des problèmes avec les critiques, appelez Mt 7.1-5.
Quand vous avez des problèmes avec la cupidité, appelez Mt 6.20, Lu 12.15-21.
Quand vous avez des doutes, appelez Jn 20.24-29.
Quand vous avez des problèmes avec la droiture, appelez Mt 5.20, Jn 3.13-21.
Quand vous avez des problèmes avec vos ennemis, appelez Mt 5.10,43-48.
Quand vous avez des problèmes avec l'extravagance, appelez Lu 12.16-31.
Quand vous avez des problèmes avec l'amour fraternel, appelez Jn 13.34-35.
Quand vous avez des problèmes avec la haine, appelez Mt 5.43-48.
Quand vous avez des problèmes avec l'honnêteté, appelez Lu 19.11-26.
Si vous avez des problèmes avec l'honneur dut aux parents, appelez Mt 15.4, Mc 10.19.
Si vous êtes intempérants, appelez Lu 21.34-37.
Si vous avez des problèmes avec le mariage, appelez Mc 10.2-12.
Si vous avez des craintes au sujet de la mort, appelez Lu 16.19-31, Jn 11.25,26.
Si vous avez des problèmes avec le pardon, appelez Mt 18.21-35, Mc 11.25,26.
Quand vous avez des problèmes avec le péché et que vous voulez en être délivrés, appelez Jn 8.24,34-36.
Quand vous avez des problèmes avec la prière, appelez Lu 11.1-13.
Si vous avez des problèmes avec les serments, appelez Mt 5.33-37.
Si vous voulez savoir ce qu'est la sincérité, appelez Mt 7.15-27.
Si vous avez des problèmes avec la tromperie, appelez Mt 23.27,28.
Si vous avez des problèmes avec la vanité, appelez Lu 18.9-14.
Si vous avez l'esprit de vengeance, appelez Mt 5.43-48.
Pour savoir ce qu'est la vérité, appelez Jn 14.6.

Les numéros d'urgence peuvent être signalés directement. L'assistance d'une téléphoniste n'est pas nécessaire. Toutes les lignes pour appeler au ciel sont ouvertes 24 heures par jour. Ces numéros d'urgence sont là pour nourrir votre foi et pour détruire tous vos doutes. N'hésitez pas à passer cette liste à tous vos amis !

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 13:04

A l'occasion des 400 ans de Corneille, né le 6 juin 1606,

et oublié des medias.

 

 

 

 

Imitation de

Jésus-Christ

 Traduite & paraphrasée

 

 

en Vers François par

 monsieur

 

 

Pierre Corneille
DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

J'ai dessein, toute au long de l'an 2000, de publier sur Internet, ce très beau texte de la littérature religieuse, traduit et mis en vers par Pierre Corneille. Cela dans le but de souligner l'avènement du 3e millénaire et de remercier Celui qui, avec les humbles progrès de la médecine, est responsable de la rémission dont je profite présentement.
Fernand Prince, ouaibemestre.

 La Page@PRINCE

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 12:50

METTEZ LE SON ,

puis CLIQUEZ : C'EST GENIAL !!!
 
http://www.madstef.com/tateurs/

  Certaines personnes n'ont jamais envie d'aider ou de participer à quoi que ce soit; ils préfèrent regarder les autres agir.

 

 Ce sont les SPECK Tateurs.

 

 

 D'autres ne proposent jamais leur aide, mais sont très doués pour critiquer ceux qui agissent.

 

 

On les appelle les COMMENT - Tateurs 

 

 

 Puis il y a les autoritaires qui aiment donner des ordres et dire aux autres ce qu'il faut faire, sans jamais mettre eux-mêmes la main à la pâte. 

 

 

Ce sont les DICK  Tateurs.

 

 

Certains aiment semer la zizanie en entraînant les autres dans la médisance et la critique.  

 

 

Pour eux, c'est toujours trop chaud ou trop froid, trop tôt ou trop tard.  

 

 

 Ce sont les ZAGI  Tateurs

 

 

Il y a aussi ceux qui voudraient bien faire quelque chose,mais n'arrivent jamais à tenir leurs engagements ,ou se dédisent  au dernier moment .

 

 

On les appelle  les ZEZI  Tateurs.

 

 

D'autres encore se mettent sur le devant de la scène et montrent une image d'eux-mêmes qui ne correspond  pas à leur vraie personnalité.

 

 

Ce sont les ZIMI TATEURS

 

 

Enfin il y a ceux qui regardent chacun avec affection et tiennent parole quand ils s'engagent. Ils sont toujours prêts à interrompre leurs activités quand il s'agit de donner un coup de main aux autres.

 

 

  Ceux-là mettent du soleil dans notre vie.

 

 

 On les appelle les Chouette Tateurs.

 

 

  Si vous connaissez des Chouette Tateurs, donnez-leur l'adresse de cette page : http://www.madstef.com/tateurs !  

 

 
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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:29



On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière
Puis on supprimera la lumière.

 

 

On supprimera l’Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.

 

 

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice,
Puis on supprimera la justice.

 

 

On supprimera l’Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

 

 

On supprimera l’Esprit de Vérité
Au nom de l’Esprit critique,
Puis on supprimera l’esprit critique.

 

 

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du Sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots.

 

 

On supprimera le Sublime
Au nom de l’Art,
Puis on supprimera l'art.

 

 

On supprimera les Ecrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

 

 

On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

 

 

On supprimera le Prophète,
Au nom du Poète,
Puis on supprimera le poète.

 

 

On supprimera l’Esprit
Au nom de la Matière,
Puis on supprimera la matière.

 

 

AU NOM DE RIEN ON SUPPRIMERA L’HOMME ;
ON SUPPRIMERA LE NOM DE L’HOMME ;
IL N’Y AURA PLUS DE NOM.
NOUS Y SOMMES.

 

 

(Armand Robin)

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:25

 

 
Accorde-moi, Dieu miséricordieux,
de désirer avec ardeur ce que tu approuves,
de le rechercher avec prudence,
de le reconnaître en vérité,
de l'accomplir en perfection,
à la louange et à la gloire de ton nom.

Mets de l'ordre dans ma vie, ô mon Dieu,
et ce que tu veux que je fasse donne-moi de le connaître,
accorde-moi de l'accomplir comme il faut
et comme il est utile à mon âme.

Donne-moi, Seigneur mon Dieu,
de ne pas m'égarer au milieu de la prospérité
et de l'adversité ;
ne laisse pas l'adversité me déprimer,
ni la prospérité m'exalter.

Que rien ne me réjouisse ou ne m'attriste
hormis ce qui mène à toi
ou me détourne de toi.
Que je ne désire plaire ou ne craigne de
déplaire à personne, si ce n'est à toi.

  

 

 

 

Saint-Thomas d'Aquin (1225-1274),

théologien dominicain, docteur de l'Église
 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 11:08

 

Il y a des moments où nos pas dérapent,
où nos mains nues lâchent prise sur la muraille
La prière est le piton planté dans le roc

Il y a des moments
où notre bateau s'affole dans les remous,
où nos filins cassent dans la tempête
La prière est l'amarre fixée dans le roc

Il y a des moments où l'esprit s'égare,
où le sens de l'orientation divague sous les magnétismes
La prière est la boussole qui permet de reprendre le cap

Prier, c'est s'accrocher à Dieu, s'encorder avec lui.

(lu dans l'église de Perros Guirec - Bretagne)

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 09:41

« Etonnant que tant de baptisés en sachent plus sur le tantrisme que sur leur propre christianisme ; connaissent mieux la mythologie égyptienne que la traditions cistercienne, mieux leur thème astral que le sanctoral, mieux l'horoscope que le martyrologe?

D'ailleurs la plupart de ceux qui passent dans une secte font des efforts prodigieux, avec une sorte de passion, pour se pénétrer de leurs doctrines, alors qu'ils n'ont jamais creusé leur foi chrétienne. Souvent, du reste, faute de guides(?)

Au long des premiers siècles, les chrétiens ont préféré les tortures, la prison et la mort, plutôt que d'adhérer aux théories gnostiques. De nos jours, innombrables sont les martyrs qui ont refusé les idéologies nazies ou marxistes pour demeurer fidèles à la personne du Christ.

Tant il est vrai -aujourd'hui comme hier- que l'on ne joue pas avec sa foi. On ne galvaude pas nos trésors. On ne dilapide pas notre héritage. On ne brade pas la Révélation. On ne tergiverse pas avec l'essentiel.

Cela veut dire : on ne flirte pas avec l'erreur. On ne pactise pas avec le mensonge. On ne compromet pas la vérité. On ne biaise pas avec l'Eglise. On ne triche pas avec Dieu. »

Père Daniel-Ange

« Guetteur, le cri de la nuit, l'entends-tu ? »

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 09:33

 

Chesterton ne s'est pas contenté de créer des caractères, il a lui-même été un caractère au sens le plus fort du mot. Lorsqu'il apparaissait quelque part, brandissant une canne en forme d'épée, sa silhouette corpulente (300 livres) enveloppée d'une cape, coiffé d'un chapeau bosselé et portant de minuscules lunettes lui tombant sur le bout du nez, sa présence provoquait l'amusement des spectateurs. Ce qui ne l'empêcha pas d'être l'un des hommes les plus aimés de son temps. Même ses adversaires lui vouaient une grande affection. Son humilité, son émerveillement devant la vie, sa bonté gracieuse et sa joie de vivre le mettaient à part non seulement des artistes et des célébrités mais de tout être humain.

Gigantesque par le corps, vaste par l'esprit, Chesterton fut un géant à tous égards. Ce géant, même s'il est encore de nos jours souvent cité, est pourtant méconnu en raison même de son envergure: nous avons sans doute intérêt à nous dissimuler à quel point il avait vu clair lorsqu'il dénonçait l'envahissement de la pensée et de la vie par le matérialisme, le relativisme de la morale, le rejet de la religion, la censure exercée par la presse (par opposition à celle exercée contre la presse), l'enlaidissement des arts, la montée de ces deux maux si liés l'un à l'autre que sont les grandes entreprises et les gouvernements mondiaux avec leurs conséquences: la dépendance à l'égard du revenu et la perte de la liberté individuelle. Les mots de Chesterton sonnent plus vrais encore de nos jours que lorsqu'ils furent écrits, il y a plus de soixante ans. Et malgré le sérieux des sujets qu'il a traités, il ne manque jamais de le faire avec un humour, un esprit et une gaieté débordante. Ses éclats de rire nous sont plus nécessaires que jamais!

N'est-ce pas de lui-même qu'il parle quand il écrit: "He is a [sane] man who can have tragedy in his heart and comedy in his head." [L'homme sain est celui qui a un coeur tragique et une tête comique.]

À rapprocher de cet aphorisme espagnol :

"El mundo es una tragedia para los que sienten y una comedia para los que piensan." [Le monde est une tragédie pour ceux qui sentent et une comédie pour ceux qui pensent.]

Chesterton disait aussi: "The mad man is the one who has lost everything but his reason." [Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison.]

relevé sur http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Gilbert_Keith_Chesterton

à propos de la parution de "Le paradoxe ambulant", 59 essais, chez ACTES SUD.

Un site américain :

http://www.chesterton.org/

Des textes (en anglais) sur :

http://www.dur.ac.uk/martin.ward/gkc/books/

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 09:30

Le désespoir contemporain, fruit de l'humanisme athée

(...)

Dès lors, où devrons-nous chercher l'intelligence et la force qui, ayant un sens harmonieux de l'humain, l'assument pleinement ? Beaucoup y prétendent sans doute; mais nous venons de voir ce que vaut leur prétention. Pitié d'une génération qu'a exprimée un de ses écrivains les plus attachants, écrivain qui paraissait, pourtant, l'un des plus capables d'apercevoir et d'apprécier ce par quoi cette civilisation moderne pouvait être exaltée : Antoine de Saint-Exupéry. Voici, tout au contraire, ce qu'il écrivait, quelque temps avant sa mort, dans une lettre au général X qu'on ne citera jamais trop, tant elle nous parait décrire la faillite d'un ordre humain dont l'homme est, en fait, victime. Faillite de l'humanisme athée assumé par la Révolution, et cela dans cette partie de la planète où des humains s'estiment heureux sous prétexte que la dialectique marxiste n'y a point encore tout poussé jusqu'aux dernières conséquences.

 « Je viens de faire quelques vols sur P. 38. C'est une belle machine. J'aurais été heureux de disposer de ce cadeau-là pour mes vingt ans. Je constate avec mélancolie qu'aujourd'hui, à quarante-trois ans, après six mille cinq cents heures de vol sous tous les ciels du monde, je ne « puis plus trouver grand plaisir à ce jeu-là...  Ceci est, peut-être, mélancolique, mais peut-être bien, ne l'est pas. « C'est, sans doute, quand j'avais vingt ans que je me trompais. En octobre 1940, de retour d'Afrique du Nord où le groupe 2-33 avait émigré, ma voiture étant remisée exsangue dans quelque garage poussiéreux, j'ai découvert la carriole et le cheval. Par elle, l'herbe des chemins, les moutons et les oliviers. Ces oliviers avaient un autre rôle que celui de battre la mesure derrière les vitres à 130 kilomètres à l'heure. Ils se montraient dans leur rythme vrai, qui est de, lentement, fabriquer des olives. Les moutons n'avaient pas pour fin exclusive de faire tomber la moyenne. Ils redevenaient vivants. Ils faisaient de vraies crottes « et fabriquaient de la vraie laine. Et l'herbe aussi avait un sens, puisqu'ils la broutaient... Tout cela pour vous expliquer que cette existence grégaire au coeur d'une base américaine, ces repas expédiés en dix minutes, ce va-et-vient,  entre les monoplaces de 2.600 CV, dans une sorte de bâtisse abstraite où nous sommes entassés à trois par chambre, ce terrible désert humain, en un mot, n'a rien qui me caresse le coeur... Je suis « malade » pour un temps inconnu. Mais je ne me reconnais pas le droit de ne pas subir cette maladie. Voilà tout. Aujourd'hui, je suis profondément triste, - et en profondeur. Je suis triste pour ma génération, qui est vide de toute substance humaine... On ne sait pas le remarquer. Prenez le phénomène militaire d'il y a cent ans. Considérez combien il intégrait d'efforts pour qu'il fût répondu à la vie spirituelle, poétique ou simplement humaine de l'homme. Aujourd'hui que nous sommes plus desséchés que des briques, nous sourions de ces niaiseries. Les costumes, les drapeaux, les chants, la musique, les victoires (Il n'est pas de victoire, aujourd'hui, rien, qui ait la densité poétique d'Austerlitz; il n'est que des phénomènes de digestion lente ou rapide), tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d'être réveillés à une vie spirituelle quelconque. Ils font honnêtement une sorte de travail à la chaîne. Comme dit la jeunesse américaine, nous acceptons honnêtement ce job ingrat , et la propagande, dans le monde entier, se bat les flancs avec désespoir... Siècle de la publicité... des régimes totalitaires et des armées sans clairons, ni drapeaux, ni messes pour les morts.

« Je hais mon époque de toutes mes forces. L'homme y meurt de soif.

« Ah !... général , il n'y a qu'un problème, un seul de par le monde: rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles.. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Si j'avais la foi, il est bien certain que, passée cette époque de « job nécessaire et ingrat », je ne supporterais plus que Solesmes.

« On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de bilans et de mots croisés, voyez-vous... On ne peut plus.

«On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. Rien qu'à entendre un chant villageois du XV' siècle, on mesure la pente descendue. Il ne reste rien que la voix du robot de la propagande (Pardonnez-moi !) Deux milliards d'hommes n'entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots. Tous les craquements des trente dernières années n'ont que deux sources: les impasses du système économique du XIX. siècle, le désespoir spirituel... Les hommes ont fait l'essai des valeurs cartésiennes; hors les sciences de la nature, ça ne leur a guère réussi !

« Il n'y a qu'un problème, un seul : redécouvrir qu'il est une vie de l'esprit, plus haute encore que la Vie de l'intelligence, la seule qui satisfasse l'homme... Et la vie de l'esprit commence là où un être «un», est conçu au-dessus des matériaux qui la composent. L'amour de la maison, - cet amour inconnaissable aux Etats-Unis, - est déjà de la vie de l'esprit. Et la fête villageoise et le culte des morts. (Je cite ça, car il s'est tué, depuis mon arrivée ici, deux ou trois parachutistes; mais on les a escamotés: ils avaient fini de servir). Cela, c'est de l'époque, non de l'Amérique: L'HOMME N'A PLUS DE SENS. 

Il faut absolument parler aux hommes.

A quoi servira de gagner la guerre si nous en avons pour cent ans de crise d'épilepsie révolutionnaire?..

Ah !... quel étrange soir, ce soir, quel étrange climat! Je vois de ma chambre s'allumer les fenêtres de ces bâtisses sans visage. J'entends les postes de radio divers débiter leur musique de mirliton à cette foule désoeuvrée, venue d'au-delà des mers, et qui ne connaît même pas la nostalgie. On peut confondre cette acceptation résignée avec l'esprit de sacrifice ou la grandeur morale. Ce serait là une belle erreur ! Les liens d'amour qui nouent l'homme d'aujourd'hui aux êtres comme aux choses sont si peu tendus, si peu denses, que l'homme ne sent plus l'absence comme autrefois. C'est le mot terrible de cette histoire juive : - Tu vas donc là-bas? Comme tu seras loin! - Loin d'où ? Le  «où» qu'ils ont quitté n'était plus guère qu'un vaste faisceau d'habitudes. En cette époque de divorce, on divorce avec la même facilité d'avec les choses. Les frigidaires sont interchangeables. Et la maison aussi, si elle n'est qu'un assemblage. ...Et la ferme. Et la religion. Et le parti. On ne peut même pas être infidèle: A quoi serait-on infidèle? Loin d'où et infidèle à quoi? Désert de l'homme. Qu'ils sont sages et paisibles, ces hommes en groupe ! Moi, je songe aux marins bretons d'autrefois qui débarquaient à Magellan, à la Légion étrangère lâchée sur une ville, à ces noeuds complexes d'appétits violents et de nostalgie intolérable qu'ont toujours constitués les mâles un « peu trop sévèrement parqués. Il fallait toujours, pour les tenir, des gendarmes forts ou des principes forts ou des lois fortes. Mais aucun de ceux-là ne manquerait de respect à une gardeuse d'oies. L'homme d'aujourd'hui on le fait tenir tranquille, selon le milieu, avec la belote ou avec le bridge. Nous sommes étonnamment bien châtrés. Ainsi sommes-nous, enfin ! libres. On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laissés libres de marcher.

MAIS JE HAIS CETTE ÉPOQUE OU L HOMME DEVIENT, SOUS UN TOTALITARISME UNIVERSEL, BETAIL DOUX, POLI ET TRANQUILLE. On nous a fait prendre ça pour un progrès moral... Ce que je hais dans le marxisme, c'est le totalitarisme à quoi il conduit. L'homme y est défini comme producteur et consommateur; le problème essentiel est celui de la distribution. Ainsi dans les fermes modèles. Ce que je hais dans le nazisme, c'est le totalitarisme à quoi il prétend par son essence même... L'homme robot, l'homme termite, l'homme oscillant du travail à la chaîne... L'homme châtré de tout son pouvoir créateur et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ou une chanson. L'homme que l'on alimente en culture de confection, en culture standard, comme on alimente les boeufs en foin. C'est cela l'homme d'aujourd'hui. Et, moi, je pense que, - il n'y a pas trois cents ans, - on pouvait écrire « La Princesse de Clèves » ou s'enfermer dans un couvent pour la vie à cause dun amour perdu, tant était brûlant l'amour. Aujourd'hui, bien sûr, des gens se suicident. Mais la souffrance de ceux-là est de l'ordre d'une rage de dents. Intolérable. Ça n'a point à faire avec l'amour. Certes! il est une première étape. Je ne puis supporter l'idée de verser des générations d'enfants français dans le ventre d'un Moloch allemand. La substance même est menacée. Mais, quand elle sera sauvée, alors se posera le problème fondamental, qui est celui de notre temps, qui est celui du sens de l'homme et auquel il n'est point proposé de réponse, et j'ai l'impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde.

Ça m'est bien égal d'être tué en guerre. De ce que j'ai aimé, que restera-t-il? Autant que des êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d'une certaine lumière spirituelle, du déjeuner dans la ferme provençale sous les oliviers, mais aussi de Haendel. Les choses, je mm'en fous, qui subsisteront. Ce qui vaut, c'est un certain arrangement des choses. La civilisation est un bien invisible, puisqu'elle porte non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l'une à l'autre, ainsi et non autrement. Nous aurons de parfaits instruments à musique distribués en grande série; mais où sera le musicien ??

 ... Si je rentre vivant de ce « job nécessaire et ingrat », il ne se posera pour moi qu'un problème: que peut-on, que faut-il dire aux hommes ?..  Depuis le temps que j'écris, deux camarades se sont endormis devant moi dans ma chambre. Il va me falloir me coucher aussi, car je suppose que ma lumière les gêne (ça me manque bien, un coin à moi). Ces deux camarades, dans leur genre, sont merveilleux. C'est droit, c'est noble, c'est propre, c'est fidèle. Et, - je ne sais pourquoi, - j'éprouve, à les regarder dormir ainsi, une sorte de pitié impuissante. Car, s'ils ignorent leur propre inquiétude, je la sens bien. Droits, nobles, propres, fidèles, oui! mais aussi terriblement pauvres. ILS AURAIENT TANT BESOIN D'UN DIEU!  »

Lettre admirable, sans doute, mais pitoyable, où la sévérité du diagnostic ne fait que mieux sentir l'insuffisance de la vague spiritualité proposée comme remède!

« Malade pour un temps inconnu! »

Epoque où « l'homme meurt de soif »... et où l'on peut avoir légitimement l'impression de marcher vers les temps les plus noirs du monde! »

Génération « vidée de toute substance humaine »..., où des « milliards d'hommes n'entendent plus que le robot, ne comprennent plus que le robot, se font robots »..., où « l'homme n'a plus de sens! »...

« ...Homme que l'on alimente en culture de confection> en culture standard, comme on alimente les boeufs en foin. C'est cela l'homme d'aujourd'hui !... Désert de l'homme !... »

Voilà ce qu'un des écrivains contemporains les plus ouverts à leur temps, l'auteur de « Terre des hommes », a pu écrire, sans invraisemblance excessive, après quatre cents ans du plus gigantesque effort, - prétendu « humaniste », - enregistré par l'histoire!

Et pourtant, nous disait-il, ces hommes qui étaient là n'appartenaient point à cette catégorie de gens dont la fréquentation désole ou révolte; ils étaient « droits, nobles, propres..., mais, hélas! terriblement pauvres ».

Et celui qui vient d'écrire que, s'il avait la foi, il ne supporterait plus guère, à son retour, que Solesmes, put ajouter, - sans doute à la lueur de ce pressentiment - : « Ils auraient tant besoin d'un Dieu! »

C'est donc le plus naturellement du monde que la référence au divin est ici proposée comme élément de plénitude humaine.

Et n'y aurait-il point là un grand mystère? Celui qui faisait dire à saint Augustin: « Nous avons été créés pour vous, Seigneur, et notre coeur est inquiet tant qu'il ne se repose pas en vous » ?

Jusqu'où devrons-nous descendre pour que nous nous décidions à prendre à la lettre ce rappel de l'Evangile : « L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu» ?

Jusqu'où nous faudra-t-il tomber pour que nous nous décidions - à la lumière de l'histoire comme à celle du dogme, - à dénoncer le mensonge de cet humanisme qui déshumanise, de cet ordre dit humain où l'être raisonnable est manoeuvré comme un bétail ?

« Humanisons d'abord! ». L'avons-nous assez entendue cette formule, toujours employée pour remettre à plus tard notre recours à Dieu.

Ils ont donc « humanisé»; mais le fait est que l'humanité n'est jamais apparue aussi grégalre.

« Faisons un monde plus humain, et il sera plus chrétien ». Mais la vérité vécue n'est-elle pas : - Faisons un monde plus chrétien; rendons-lui ce Dieu dont il a faim; ramenons-le à l'Evangile, dont il s'est si malencontreusement écarté, et il sera plus humain?

 Extrait de « Pour qu'Il règne » de Jean Ousset. L'un des quelques livres à lire dans sa vie.

Disponible au CLC, www.ichtus.fr

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:58

2000 B.C. - Here, eat this root

1000 A.D. - That root is heathen. Here, say this prayer.

1850 A.D. - That prayer is superstition. Here, drink this potion.

1940 A.D. - That potion is snake oil. Here, swallow this pill.

1985 A.D. - That pill is ineffective. Here, take this antibiotic.

2000 A.D. - That antibiotic doesn't work anymore. Here, eat this root.

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:46

" C'est la Sainteté, ce sont les Saints qui maintiennent cette vie intérieure sans laquelle l'humanité se dégradera jusqu'à périr. C'est dans sa propre vie intérieure en effet que l'homme trouve les ressources nécessaires pour échapper à la barbarie ou à un danger pire que la barbarie, la servitude bestiale de la fourmilière totalitaire. Oh! Sans doute, on pourrait croire que ce n'est plus l'heure des saints, que l'heure des saints est passée. Mais comme je l'écrivais jadis, l'heure des saints vient toujours. "

Bernanos, "Nos amis les saints", in La liberté pour quoi faire ? ", 1953

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