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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 21:24

..........

 

 ANTOINE

 Ce n'est pas de sa faute.

 TOTO

 Des fois il me saute dessus pour rien, à la sortie.

 ANTOINE

  Dans ce cas, tu te défends. On a toujours le droit de ne pas se laisser massacrer. Mais dès que c'est fini, tu lui refiles la moitié de ton chocolat.

 TOTO

 Il le bouffe et il me tire la langue.

 ANTOINE

  Il ne faut pas lui en vouloir. C'est ça être le plus fort.

 TOTO

 Oui, mais il a tout de même bouffé mon chocolat!

 ANTOINE

 Un gentilhomme, Toto, doit toujours se laisser un peu rouler. (Il ajoute.) Jusqu'à l'honneur de l'homme mais pas plus loin. Tu comprends ce que je te dis? 

 TOTO qui pédale.

 Non. Mais ça ne fait rien.

 ANTOINE

 Tu as raison, ça ne fait rien. Tu comprendras plus tard. Arrivé là tu redresses la barre et tu dis non. Même si les bonnes femmes sanglotent et si le fils Perper te tend le poing. L'Honneur de l'homme. Tu as ça à préserver, Toto, c'est ton patrimoine.

 TOTO qui n'a pas compris

 Patri?

ANTOINE

 Moine! (Ils pédalent un peu. Antoine dit, dans l'ombre, comme pour lui.) C'est tout de même toi qui as inventé l'Electricité, Toto, construit la cathédrale de Chartres et écrit les Pensées de Pascal. Ils n'y peuvent rien. Même s'ils essaient de te faire honte en te tendant leurs moignons. Tu es bien de mon avis ?  

TOTO, qui pédale. ....

 Oui, papa.

 ANTOINE

 Et les pièces de Molière, toutes les pièces de Molière, c'est de toi aussi! Sans compter les pièces de Shakespeare! Il ne faut jamais l'oublier, Toto !

 TOTO

 Non, papa.

 Ils s'arrêtent soudain de pédaler. On entend la fanfare qui est tout près maintenant. Toto s'écrie.

 Papa, les lampions! Ça y est! On a retrouvé la retraite! On va le fêter comme les autres le 14 juillet!  On les suit?

 ANTOINE, résigné.

 On les suit. Puisque ça t'amuse …

 TOTO, pédalant comme un fou

 le terrain est redevenu plat.

 Allez! Pédale, papa, tu traînes ! Tu n'es même pas fichu de suivre le peloton !    Oh, la belle bleue ! Oh, la belle rouge ! C’est tout de même bath, papa, qu’on ait pris la Bastille ! Et justement un 14 juillet ! C’est un coup de pot. Un jour de fête nationale. Ca tombait bien !

            Jean Anouilh , Les poissons rouges

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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 08:41

il est possible de découvrir d'autres oeuvres de Fleur Nabert sur son beau site personnel www.fleurnabert.com

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 20:56

 

 

- Il faut que nous allions par la ville de Lancy vers la

 mer. Je crois que, dans cette partie du pays, nos ennemis

 ont peu de partisans.

 - Quoi! que voulez-vous dire? s'écria-t-il. Il est impossible

 qu'ils aient un tel empire sur le monde réel. Il n'y

a pas beaucoup d'anarchistes parmi les travailleurs, et,

 s'il y en avait, de simples bandes de révoltés n'auraient

 pas aisément raison des armées modernes, de la police moderne.

 - De simples bandes! releva Ratcliff avec mépris. Vous parlez

 des foules et des travailleurs comme s'il pouvait être

question d'eux ici. Vous partagez cette illusion idiote que

 le triomphe de l'anarchie, s'il s'accomplit, sera l'œuvre

 des pauvres. Pourquoi? Les pauvres ont été, parfois, des

rebelles; des anarchistes, jamais. Ils sont plus intéressés

 que quiconque à l'existence d'un gouvernement régulier quelconque.

 Le sort du pauvre se confond avec le sort du pays.

 Le sort du riche n'y est pas lié. Le riche n'a qu'à monter

 sur son yacht et à se faire conduire dans la Nouvelle-Guinée.

Les pauvres ont protesté parfois, quand on les gouvernait

 mal. Les riches ont toujours protesté contre le gouvernement,

 quel qu'il fût. Les aristocrates furent toujours

 des anarchistes; les guerres féodales en témoignent.

CHESTERTON 

"Le nommé jeudi", 1926

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 20:45

 

C'est embêtant, dit Dieu. Quand il n'y aura plus ces Français,
Il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre.

Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parce que tu es un peuple prompt.
Les peuples pharisiens te disent léger
Parce que tu es un peuple vite.
Tu es arrivé avant que les autres soient partis.
Mais moi je t'ai pesé, dit Dieu, et je ne t'ai point trouvé léger.
O peuple inventeur de la cathédrale, je ne t'ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, je ne t'ai point trouvé léger en charité.
Quant à l'espérance, il ne vaut mieux pas en parler, il n'y en a que pour eux.

Tels sont nos Français, dit Dieu. Ils ne sont pas sans défauts. Il s'en faut. Ils ont même beaucoup de défauts.
Ils ont plus de défauts que les autres.
Mais avec tous leurs défauts je les aime encore mieux que tous les autres avec censément moins de défauts.
Je les aime comme ils sont. Il n'y a que moi, dit Dieu, qui suis sans défauts. Mon Fils et moi. Un Dieu avait un Fils.
Et comme créatures il n'y en a que trois qui aient été sans défauts.
Sans compter les anges.
Et c'est Adam et Eve avant le péché.
Et c'est la Vierge temporellement et éternellement.
Dans sa double éternité.
Et deux femmes seulement ont été pures étant charnelles.
Et ont été charnelles étant pures.
Et c'est Eve et Marie.
Eve jusqu'au péché.
Marie éternellement.

Nos Français sont comme tout le monde, dit Dieu. Peu de saints, beaucoup de pécheurs.
Un saint, trois pécheurs. Et trente pécheurs. Et trois cent pécheurs. Et plus.
Moi j'aime mieux un saint qui a des défauts qu'un pécheur qui n'en a pas. Non, je veux dire:
J'aime mieux un saint qui a des défauts qu'un neutre qui n'en a pas.
Je suis ainsi. Un homme avait deux fils.
Or ces Français, comme ils sont, ce sont mes meilleurs serviteurs.
Ils ont été, ils seront toujours mes meilleurs soldats dans la croisade.
Or il y aura toujours la croisade.
Enfin ils me plaisent. C'est tout dire. Ils ont du bon et du mauvais.
Ils ont du pour et du contre. Je connais l'homme.
Je sais trop ce qu'il faut demander à l'homme.
Et surtout ce qu'il ne faut pas lui demander.
Si quelqu'un le sais c'est moi.

Charles Péguy

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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 19:44

Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière, dit Dieu.
Je vous le dis, rien n’est aussi beau dans le monde.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau dans le monde.
Et pourtant, j’en au vu des beautés dans le monde.
Et je m’y connais, ma création regorge de beautés.
Ma création regorge de merveilles,
Il y en a tant qu’on ne sait pas où les mettre.
J’ai vu des millions et des millions d’astres rouler sous mes pieds comme les
Sables de la mer.
J’ai vu des journées ardentes comme des flammes,
Des jours d’été de juin, de juillet et d’Août.
J’ai vu des soirs d’hiver posés comme un manteau.
J’ai vu des soirs d’été calmes et doux comme une tombée de paradis.
Tout constellés d’étoiles.
J’ai vu ces coteaux de la Meuse et ses églises qui sont mes propres maisons
Et Paris, et Reims, et Rouen, et des cathédrales qui sont mes propres palais
Et mes propres châteaux.
J’ai vu la capitale du Royaume et Rome, capitale de la chrétienté
J’ai entendu chanter la Messe et les triomphantes vêpres.
Et j’ai vu ces plaines et ces vallonnements de France,
Qui sont plus beaux que tout.
J’ai vu la profonde mer, et la forêt profonde, et le cœur profond de l’homme.
J’ai vu des cœurs dévorés d ‘amour
Pendant des vies entières,
Perdus de charité,
Brûlant comme des flammes.
Et j’ai vu les vies tout entières, de la naissance à le mort,
Du baptême au Viatique,
Se dérouler comme un bel écheveau de laine ;
Or, je le dis, dit Dieu, je ne connais rien d’aussi beau dans tout le monde,
Qu’un petit enfant qui n’endort en faisant sa prière,
Sous l’aile de son ange gardien,
Et qui rit aux anges en commençant de s’endormir ;
Et qui mêle déjà tout ça ensemble, et n’y comprend plus rien…
Et qui fourre les paroles du Notre Père à tort et à travers, pêle-mêle, dans les
Paroles du Je vous salue Marie.
Pendant qu’un voile déjà descend sur ses paupières,
Le voile de la nuit sur son regard et sur sa voix.

Charles Peguy, Le mystère des Saints Innocents
 
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 22:25

 

Ne dis pas :  trop pauvre ! Donne ce que tu as.

Ne dis pas : trop faible ! Lance-toi en avant.

Ne dis pas  : trop ignorant ! Dis ce que tu sais.

Ne dis pas : trop vieux ! Donne tes dernières forces et ton expérience.

N e dis pas : j'en mourrai ! Meurs et tu revivras et tu feras vivre

Si le fardeau est trop lourd, pense aux autres.

Si tu ralentis, ils s'arrêtent.

Si tu t'assois, ils se couchent.

 

Si tu te couches, ils s'endorment.

Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu doutes, ils désespèrent.

Si tu hésites, ils reculent.

Mais, si tu marches, ils courent.
Si tu cours, ils volent.

Si tu donnes la main, ils te soutiendront et t'aideront.

Si tu les prends en charge, ils te porteront.

Prie en leur nom, tu sera exaucé.

Risque ta vie ! Mange ta mort et tu vivras.

Donne ce que tu as reçu et tu recevras toujours plus. Amen. Alléluia.

 Père Monier ( 1886-1977 )

 

 

 

 

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 22:55

  Je voudrais dire à mes compatriotes : lisez donc l'Evangile, les Actes de Apôtres, les Epîtres; lisez l'histoire des persécutions des premiers siècles de l'Eglise et les Actes des martyrs; prenez toutes les pages de l'histoire de l'Eglise , y compris ces quelques pages maculées par la faiblesse ou la malice de certains hommes, qui vécurent autrement qu'ils parlaient ou prêchaient; prenez aussi ces pages innombrables où la charité chrétienne s'est dépensée et se dépense avec une sollicitude maternelle inlassable et si souvent héroïque. Faites la part des choses, la part des hommes et la part de Dieu, et vous conclurez à un fait social absolument supérieur et unique. Peut-être, alors, vous poserez-vous la question : " Le Créateur s'est-il révélé ? ".

         Dom Lou-Tseng-Tsiang, diplomate, puis... moine bénédictin chinois

Mais aussi :

"La force de l'Europe ne se trouve pas dans ses armements, ni dans sa science: elle se trouve dans sa religion... Observez la religion chrétienne; quand vous en aurez saisi le coeur et la force, emportez-les et donnez-les à la Chine".

Ces paroles d'un diplomate chinois, Shu King-Shen, à son disciple Lou Tseng-Tsiang, en début de carrière, conduisirent celui-ci jusqu'à la consécration totale au Christ dans la vie monastique, sous le nom de Dom Lou. 

La suite 

 

On peux commander le livre " souvenirs et pensées " de Dom Lou Tseng Tsiang au CLC 49 rue des Renaudes 75017 Paris (Tél 01.47.63.77.86 ).

L’éditeur est DMM Dominique Martin Morin .

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 06:29

Un professeur a défié ses étudiants avec cette question : Dieu a t il créé tout ce qui existe ?

             Un étudiant a bravement répondu, oui, Il l'a fait!

 Le professeur a dit, Dieu a tout créé?

             Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.

 Le professeur a répondu, « si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. »

             L'étudiant était silencieux devant une telle réponse.

 Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe.

      Un autre étudiant a levé sa main et a dit : «Puis-je vous poser une question professeur?»

 Bien sûr, a répondu le professeur

             L'étudiant a répliqué, « Professeur, le froid existe-t-il? »

 « Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur.

             Le jeune homme a répondu,

 « En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu ( -460°F ) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas.  Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.

             L'étudiant a continué. « Professeur, l'obscurité existe-t-elle? »

 Le professeur a répondu, « Bien sûr qu'elle existe ! » L'étudiant a répondu, "Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ?  L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. »

             Finalement, le jeune homme a demandé au professeur « Monsieur, le mal existe-t-il? »

 Maintenant incertain, le professeur a répondu, « Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! »

             L'étudiant a répondu, « le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu.  Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière. »

 Le professeur s'est assis.

             (Le nom du jeune homme? Albert Einstein...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 21:02

Vicaire épiscopal de Beyrouth, Mgr Mansour Labaky accueille à Mansourieh, dans le foyer Notre-Dame du Sourire, plus d'une trentaine de familles réfugiées en provenance du sud de Beyrouth et du Liban-Sud. Son article, intitulé : "La paix inculquée à coups de haine ?", est un chant d'espérance :

 "La haine, partie à fond de train, broie, mutile, dévore tout ce qui lui tombe sous la dent. Et la tendresse des enfants pleure et prie. Sur les écrans des télévisions, nous voyons ces bouquets d'enfants entassés dans un hall municipal, une église, une salle de classe ou un abri de fortune. Un tremblement d'être nous saisit et nous fait perdre cœur.

 Ces merveilleuses petites fleurs sont coupées du monde, mais pas du ciel. Elles s'éveillent dans le matin sans vie. Dans ce silence des ténèbres, l'amour est leur seule certitude. Elles s'éveillent au-delà de la peur, et leur premier regard est sourire. Elles n'attendent plus rien d'un monde qui a sauvagement détruit leurs jardins de tendresse. Alors pourquoi sourient-elles ? Elles plongent dans la confiance absolue, celle du cœur. Celle qui s'obstine à chanter, lorsque la raison a toutes les raisons de désespérer. Celle qui est incompatible avec la peur. Celle qui reçoit tout en donnant tout, parce qu'elle accueille l'immensité de l'amour. Cet amour qui leur est distillé par les parents, les voisins, les aînés, les secouristes, les Bons Samaritains tabernacles de la Charité de Dieu sur terre.

 [...] Les enfants de mon pays sont notre raison d'espérer. Sur leur interminable chemin de croix, ils rencontrent, Dieu merci, quelques Simon de Cyrène. Des chefs d'État et des décideurs.
[...] Le proverbe Libanais stipule que "l'œil du souffrant est étroit". Il voit tout et se remémore tout. [...] Dans la nuit, il est impératif de croire à la lumière."

  Michel Janva

Posted on juillet 21, 2006 at 11:30 AM | Permalink | Commentaires (3)

 relevé sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 22:46

 

Si peu d'œuvres pour tant de fatigue et d'ennuis !

De stériles soucis notre journée est pleine;

Leur meute sans pitié nous chasse à perdre haleine,

Nous pousse, nous dévore, et l'heure utile a fui.

Demain, j'irai voir ce pauvre chez lui;

Demain, je reprendrai ce livre à peine ouvert;

Demain, je te dirai, mon âme, où je te mène;

Demain, je serai juste et fort : pas aujourd'hui !

Aujourd'hui : que de soins, de pas et de visites !

Oh l'implacable essaim des devoirs parasites,

Qui pullulent autour de nos tasses de thé !

Ainsi chôment le cœur, la pensée et le livre

Et pendant qu'on se tue à différer de vivre,

Le vrai devoir, dans l'ombre, attend la volonté.

Sully Prud'homme

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 19:37
   
 
Nassim, l'enfant du Liban, est jeté «sur les chemins de nulle part» par le drame qui ensanglante son pays. Nous partageons la vie heureuse de son village de montagne, la tristesse de l'orphelinat, l'amitié du petit Jad, «l'enfant au cœur de mère». Le Père Labaky réussit à nous conduire sur les chemins de la tendresse, du sourire et de la poésie à travers les ruines de son pays massacré. Tous les amis du Liban, mais aussi tous ceux qui aiment l'enfance, trouveront dans ces pages pudiques et belles plus qu'un témoignage: un petit chef-d’œuvre de sensibilité et d'amour. Nous y apprendrons plus sur le Liban, son drame, son âme, ses habitants que dans bien des analyses politiques ou sociologiques. Le Père Labaky met au service de la cause des enfants innocents un exceptionnel bonheur d'expression.
Prêtre libanais, poète et compositeur, le Père Mansour Labaky a été ordonné le 26 mars 1966. Il était curé de Damour, une ville qui a subi un sort identique à celui d'Oradour-sur-Glane en France en 1944.
Le Père Labaky a écrit plusieurs ouvrages (Kfar Sa ma, L'Enfant du Liban, Mon vagabond de la lune) et va dans tous les pays où il est invité pour parler du Liban et de la foi.
En 1987, ont été décernés à L'Enfant du Liban le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le Prix SaintExupéry/Valeurs-Jeunesse, le Prix Francophonie
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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 21:47


Parmi un lot de valises, Charlot en choisit une. Elle lui plaît, elle a toutes les qualités. C'est son idée, son système de rangement. Ensuite, il ouvre son armoire qui contient la réalité, ce qu'il doit emporter en voyage. Et la réalité n'entre jamais dans les systèmes, si beaux soient-ils. Alors, comme malgré de fortes pressions pour boucler la valise remplie, il dépasse de partout des morceaux de vêtements - une jambe de pantalon ici, une manche par là - Charlot prend de grands ciseaux et coupe tout ce qui dépasse…
L'esprit de système mutile toujours les réalités. Ca finit toujours par découper ce qui dépasse : et les hommes, ça dépasse toujours les catégories; et les ciseaux, ça peut aller jusqu'aux fours crématoires et aux goulags.

 


… Il y a cet étatisme dont la formule habituelle est : "plus haut égale plus juste". Rêve de planification généralisée. Idéologie destructrice des hiérarchies intermédiaires, des pouvoirs responsables.
Le rêve du Docteur Knock se réjouissant à la pensée qu'au même instant, un million de thermomètres pénètrent dans un million de derrières…

 

relevé sur www.reseaumanagers.org : à découvrir !

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 21:40
Dans l'Angleterre victorienne, une loi obligeait à couper les cheveux des petites filles pauvres, à cause des poux…

Je pars des cheveux d'une petite fille. Ca, je sais que c'est bon dans l'absolu. Si d'autres choses sont contraires à cela, qu'elles disparaissent. Si les propriétaires, les lois et les sciences sont contre cela, que les propriétaires, les lois et les sciences disparaissent. Avec la chevelure rousse d'une gamine des rues, mettons le feu à toute la civilisation moderne. Puisqu'une fille doit avoir les cheveux longs, il faut qu'elle les ait propres; puisqu'elles doit avoir les cheveux propres, il ne faut pas qu'elle ait une maison sale; il faut que sa mère soit libre et qu'elle ait des loisirs; puisque sa mère doit être libre, il ne faut pas qu'elle ait un propriétaire usurier; puisqu'elle ne doit pas avoir un propriétaire usurier, il faut redistribuer la propriété; puisqu'il faut redistribuer la propriété, nous ferons une révolution…
On ne lui coupera pas les cheveux comme à un forçat. Non, tous les royaumes de la Terre seront retaillés et découpés à sa mesure. Les vents du monde seront calmés pour cet agneau, qui ne sera pas tondu. Toutes les couronnes qui ne vont pas à sa tête seront brisées… Elle est l'image sacrée de l'humanité. Tout autour d'elle l'usine sociale doit s'incliner, se briser et s'effondrer; les colonnes de la société s'écrouleront, mais pas un cheveu de sa tête ne sera touché.

G.K. Chesterton

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 17:51

     Voulez-vous vous rendre compte de l'influence du Christianisme sur la civilisation ? Supposez un moment qu'il n'a pas existé. Effacez par la pensée ce qui subsiste de lui dans les trois domaines du beau, du vrai et du bien. Commencez par les arts plastiques. Entrez dans tous les musées et décrochez des murailles, à l'exemple des édiles, l'image du Christ. Faites disparaître tous les tableaux où figurent la Vierge et Dieu. Emportez les toiles ou les statues qui représentent des saints, des martyrs, des apôtres. Après la peinture et la sculpture, passez à l'architecture et jetez bas les cathédrales. Après l'architecture, la musique. Rayez du nombre des compositeurs Haendel, Palestrina, Bach et tant d'autres . Expurgez l'œuvre de Beethoven, de Mozart, de Pergolèse, de Rossini,  de tout ce qui a été inspiré par la religion chrétienne. Entrez ensuite dans la sphère de la pensée et de la poésie. Supprimez Bossuet , Pascal, Fénelon, Massillon; ôtez Polyeucte à Corneille, Athalie à Racine… Poursuivez le nom du Christ dans les vers de Lamartine, de Victor Hugo et même de Musset. Ce n'est pas tout. Faites un pas de plus. Détruisez aussi les hôpitaux, car le premier hôpital fondé dans le monde a été fondé par une femme chrétienne. Supprimez les Saint-Vincent de Paul, les Saint-François d'Assise. Effacez enfin toutes les traces qu'a laissé sur la Terre le sang de Celui que j'entends quelquefois appeler le "pendu". Puis, cette besogne accomplie retournez-vous, embrassez d'un long coup d'œil les dix-huit cents ans échelonnés derrière vous, et regardez sans épouvante, si vous le pouvez, le vide que fait, à travers les siècles, cette seule Croix de moins dans le monde.

Ernest Legouvé, Fleurs d'hiver

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 09:05
des Oeuvres de beauté
 
Judith et Holopherne de Véronèse - Un thème biblique - plusieurs représentations artistiques - le poids de la religion chez les artistes
Apprendre à voir - la miséricorde infinie de Dieu - la faiblesse des hommes
Vénus de Milo - Culture - Art - Beauté - apologétique
Léonard de Vinci - la dernière Cène - Da Vinci Code - Esotérisme ?
Explications des fresques de Fra Angelico sur la vie de Saint Etienne
Tableau de la Vierge à l’Enfant de Raphaël Sainte famille valeurs familiales
Fragonard, les cascatelles de Tivoli Peinture et écologie Sublimation de la nature
 
 
relevé sur www.ichtus.fr
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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 15:16
par Amy Welborn, Journaliste, historienne.

Que dit le Da Vinci Code de Jésus ?
Et le roman et le film maintiennent que Jésus n'était qu'un simple mortel qui enseignait la sagesse divine. D'après leurs affirmations, son message aurait eu pour objectif, non seulement l'amour, mais aussi la réunification des deux principes, masculin et féminin, du monde réel. Il aurait incarné cette doctrine dans sa propre vie en épousant Marie-Madeleine choisie par lui pour perpétuer son message. Ils prétendent que les Chrétiens ne croyaient pas à la divinité de Jésus jusqu'à ce que l'Empereur Constantin ne l'impose en 325.

Et quel est le problème ?
Il n'y a aucune preuve de ce qu'ils avancent. Les témoignages les plus probants que nous ayons affirment constamment que Jésus prêchait et enseignait dans le contexte du judaïsme du premier siècle, qu'il utilisait des concepts et images issus de cette culture. Il n'a pas parlé de forces, masculine et féminine, présentes au cour du monde et il n'a pas non plus prononcé de simples vagues discours sur l'amour. Il parlait du Royaume de Dieu, de conversion, de confiance en Dieu et d'amour du prochain. Quant à Constantin, ce qu'ils en disent est complètement faux, un simple coup d'oil à un manuel scolaire profane suffit à vous le prouver.

Alors, d'où vient cette façon de voir Jésus ?
Cela vient, en premier lieu, d'ouvrages contemporains comme The Woman with the Alabaster Jar (La Femme à la Jarre d'Albâtre) de Margaret Starbird, dont les auteurs, à leur tour, se sont inspirés de certains textes gnostiques.

Le Da Vinci Code dit que c'est sa version qui décrit le "vrai" Jésus et que les Évangiles du Nouveau Testament ont été écrits pour cacher la vérité.
C'est stupide, évidemment. L'essentiel de la doctrine chrétienne sur l'identité et la mission de Jésus a été exprimé de manière cohérente dès les premiers écrits. Et ceux-ci stipulent qu'ils sont fondés sur les souvenirs de témoins directs. Paul, par exemple, a reçu l'enseignement  

de certains des apôtres de Jésus qu'il connaissait personnellement. Et les communautés chrétiennes dont il faisait partie avaient également reçu d'eux enseignement et formation. Ses écrits, qui datent du milieu du premier siècle, manifestent qu'il croyait clairement que Jésus était Fils de Dieu.

 

Dan Brown a l'air de dire que tout cela n'était que politique : l'histoire qui donnait l'autorité à Marie-Madeleine étant trop révolutionnaire, une autre histoire aurait été mise en place par le parti de Pierre qui voulait le pouvoir.
Encore une fois, ceci n'a pas de sens et ne repose sur aucune preuve. Il n'y a rien de mystérieux dans la manière dont les livres qui constituent le canon des Écritures ont été sélectionnés. Cela s'est d'ailleurs passé bien longtemps avant que Constantin n'entre en scène.

Dès le début du deuxième siècle, les auteurs chrétiens dont les œuvres sont parvenues jusqu'à nous, citent régulièrement Matthieu, Marc, Luc et Jean comme sources les plus autorisées des récits du ministère de Jésus. Pourquoi ? Est-ce parce qu'ils escamotent l'histoire de Marie-Madeleine ?

Non, c'est parce que ces récits, et ils le disent eux-mêmes, ont les liens les plus étroits avec les apôtres. Leur contenu est au plus près de ce que les apôtres enseignaient sur Jésus. En clair, ils décrivent ce qui s'est passé. C'est la raison pour laquelle ils ont été reconnus comme les plus authentiques. C'est dire qu'ils faisaient autorité.

La théorie du pouvoir est tout aussi illogique, pour une raison simple : si vraiment le parti de Pierre, supposé avoir composé les Évangiles, a agi ainsi pour dénigrer Marie-Madeleine, ils ont fait du très mauvais travail, étant donné que tout le récit de la Résurrection repose sur son témoignage direct.

Et qu'en est-il de Constantin ?
Le Da Vinci Code affirme deux chose au sujet de Constantin : ....................................................................

la suite  >>>>  Page 1 2 3 Page suivante
 
Dossier du mois
Le Da Vinci Code
Le Da Vinci Code, roman à succès de Dan Brown, s'est vendu à 30 millions d'exemplaires dans le monde dont 2 millions en France. C'est un succès d'édition mondial et désormais aussi une super-production américaine, un phénomène de société que personne ne peut ignorer, véhiculant des thèses qui vont au-delà de la fiction. Et si le Da Vinci Code n'était qu'une supercherie ésotérique ...
Le dépliant du mois
Destinés aux paroisses, communautés et associations pour faire de l'évangélisation de rue ou de la formation élémentaire.
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 15:31

Les médias promeuvent la sortie cinématographique de la supercherie ésotérique de Dan Brown. Au-delà d'une littérature de piètre qualité et d'un film à gros moyens, le Da Vinci Code n'est que la résurgence d'histoires granguignolesques et dont le but constitue une vaste entreprise de désinformation contre le christianisme.

 

 

 

1. Ce que dit le Da Vinci Code

 

 

 

Les affirmations de Dan Brown sont au mieux simplement erronées, au pire abracadabrantesques :

 

 

 

  1. La divinité du Christ fut imaginée, proposée et confirmée par un vote ("assez serré") au Concile de Nicée en 325. Avant cet événement, personne – y compris les premiers chrétiens – ne croyait qu’il fut autre chose qu’un "prophète mortel".

     

  2. L’empereur Constantin établit la divinité du Christ pour des raisons politiques et a utilisé l’Église catholique pour consolider son pouvoir.

     

  3. Jésus s'est marié avec Marie-Madeleine et leurs descendants entrèrent dans la lignée des rois Mérovingiens.

     

  4. Un ordre secret, le Prieuré de Sion, créé en 1099, serait dépositaire de ce lourd secret qui constitue une arme puissante. Au cours des siècles, un certain nombre de membres de cette secte auraient laissé filtrer des indices, dont Léonard de Vinci, qui aurait parsemé ses toiles de signes éloquents concernant le rôle éminent de Marie-Madeleine dans la religion catholique.

     

  5. L'Opus Dei, présenté comme une sorte de CIA du Vatican, chargé de ses basses besognes, doit récupérer toutes ces fameuses 'preuves' afin de sauvegarder le secret.

     

2. Les contradictions fumeuses de Brown

 

 

 

Le Da Vinci Code s'intitule roman, mais Brown dit dans l’introduction : "Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés". Rien n'est plus faux.

 

 

 

L'héroïne du roman, Sophie Neveu, est l'ultime descendante de Jésus et de Marie-Madeleine. Le dernier grand maître du Prieuré de Sion, Jacques Saunière, grand-père de Sophie, a été assassiné par Silas, le tueur de l'Opus Dei, qui, entre 2 contrats, se flagelle...

 

 

 

Le roman mélange sans cesse des réalité (l'Opus Dei, l'église Saint-Sulpice, Léonard de Vinci, etc.) et des inventions (le Prieuré de Sion, l'architecture de Saint-Sulpice, le 'vote serré' du Concile de Nicée, etc.). Le lecteur saura-t-il faire la part du vrai ? Rien n'est moins sûr. Et c'est bien le but inavoué de ce 'roman'.

 

 

 

3. Les magouilles pour benêts

 

 

 

  1. Le Prieuré de Sion a été imaginé de toutes pièces par un certain Pierre Plantard, antisémite notoire, qui en a déposé les statuts comme une vulgaire association de la loi 1901, dans une sous-préfecture de Haute-Savoie, en 1956 ! Il a fignolé son montage en confiant à la Bibliothèque nationale de faux documents qui font remonter le Prieuré à la fin du XIe siècle et en s'attribuant personnellement une ascendance royale mérovingienne.

     

  2. Le Da Vinci Code affirme qu’au Concile de Nicée, Jésus fut reconnu pour la première fois comme "le Fils de Dieu". Les Évangiles se réfèrent à Jésus comme étant le Fils de Dieu plus d’une quarantaine de fois, et cette description est souvent utilisée par les premiers Pères de l’Église. Ainsi le Concile de Nicée a ratifié encore plus clairement et de façon définitive la croyance constante de l’Église. Quant au "vote serré", seuls 2 évêques sur 250 votèrent contre !

     

  3. Les lecteurs mordus ne peuvent que constater les incohérences et inexactitudes qui foisonnent. Ainsi, dans l'église Saint-Sulpice : pas de granit au sol, nul temple païen dans la crypte...

     

  4. “Mona Lisa” n’est pas un autoportrait. Il s’agit d’une femme qui a existé, l’épouse de Francesco Da Giocondo. Dans le tableau de la Dernière Cène , la figure à la droite du Christ est Jean, le disciple bien aimé. Il ne s’agit pas d’une femme et il est difficile de croire que les Dominicains pour qui le tableau fut réalisé et les milliers de clercs qui l’ont vu, eussent accepté que l’on dérogeât de manière aussi scandaleuse à la tradition normative.

     

  5. L’affirmation selon laquelle les descendants de Jésus entrèrent par le mariage dans la dynastie royale des Mérovingiens est basée sur un personnage appelé Giselle de Razes qui aurait épousé le roi Dagobert II au 7e siècle. Giselle de Razes n’a jamais existé, mais fut inventée au 20e siècle. (source)

     

Lire aussi ce blog, le davinci-codex, ou ici, ici, ici et ici pour des études plus complètes. Ce site américain mérite également le détour. Un numéro de Il est vivant, Famille Chrétienne, Permanences, La Nef sont spécialement consacré à ce sujet. Le Paris de Dan Brown est celui d'un touriste en mal d'imagination...

 

 

 

4. A l'origine, une hérésie antique : la gnose

 

 

 

Si le Vatican a mis ce roman à l'Index, c'est parce que au-delà des mensonges, il colporte de vieilles hérésies. Ainsi, le Concile de Nicée a condamné l'hérésie d'Arius, niant la divinité du Christ. Cette négation est aussi la spécificité de la gnose, du grec gnosis ('connaissance'), selon laquelle le monde serait mauvais et donc à rejeter ou à dépasser (CEC). Pour ce faire, les gnostiques s'appuient sur une connaissance ésotérique accessible à de seuls initiés (les initiés du Prieuré de Sion). C'est un savoir supérieur a la foi, dont les convictions sont en gros : accession de l'homme à un niveau supérieur d'existence ; cheminement initiatique (franc-maçonnerie) ; libération du fragment de divin caché en chaque homme à l'aide de diverses techniques psychologiques, méditatives et corporelles (New Age) ; référence parfois à la réincarnation ; proposition d'une nouvelle religion mondiale pour l’Ère qui vient (l'Ere du verseau dans le Da Vinci Code)...

 

 

 

Plus spécifiquement, ce qu'on appelle la gnose chrétienne est une doctrine ésotérique proposant à ses initiés une voie vers le salut par la connaissance de certaines vérités cachées sur Dieu, le monde et l'homme. Tout ceci a été réfuté dès le IIè siècle par Saint Irénée de Lyon (Contre les hérésies) :

 

 

 

"Rejetant la vérité, certains introduisent des discours mensongers (...). Par une vraisemblance frauduleusement agencée, ils séduisent l'esprit des ignorants et les réduisent à leur merci, falsifiant les paroles du Seigneur et se faisant les mauvais interprètes de ce qui a été bien exprimé. (...) De façon spécieuse, par l'art des discours, ils attirent d'abord les simples à la manie des recherches ; après quoi, sans plus se soucier de vraisemblance, ils perdent ces malheureux, en inculquant des pensées blasphématoires et impies à l'endroit de leur Créateur à des gens incapables de discerner le faux du vrai."

 

 

 

5. Un but : décrédibiliser l'Eglise catholique

 

 

 

Jadis c'était la Compagnie de Jésus qui jouait le mauvais rôle de sicaire de l'Eglise. L'Opus Dei a repris le vilain rôle. Renouant avec la théorie du complot, Brown fait de l'Opus Dei le grand méchant du roman. Aussi, cette attaque en règle contre une prélature personelle, c'est-à-dire dépendant directement du Pape lui-même, n'a rien d'anodin. En diabolisant ce groupe, l'auteur présente l’Eglise comme une bande de délinquants qui, pendant 2000 ans, n’a reculé devant rien pour protéger un gros mensonge. Même si cela est absurde, voire ridicule, on finit par présenter un portrait odieux d’une institution, et il est bien connu que les portraits odieux font naître des sentiments hostiles chez des personnes dépourvues de sens critique. En outre, ce 'roman' n'a d'autre ambition que de remettre en cause l'ensemble de la théologie catholique. C'est donc bien une attaque contre la Foi.

 

 

 

En conclusion, nous pouvons dire, à la suite du prédicateur de la Maison pontificale, que "le Christ est vendu, une nouvelle fois, non plus aux chefs du sanhédrin pour trente pièces d’argent, mais à des éditeurs et des libraires pour des milliards de pièces d’argent". Cette vaste fumisterie aux ficelles faciles à démonter est l'occasion pour les chrétiens de témoigner de la Vérité. La seule qui soit crédible.

 

 

 

L'équipe du Salon Beige

 

 

 

Relevé sur www.lesalonbeige.com

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 21:29

Da Vinci Code et Paris: réfutations en images et en 3 minutes !

Un clic , 3 minutes de disponibilité et Sophie Favrolt, conférencière, vous démontre sur place les inepties de Dan Brown sur le Louvre et l'église Saint Sulpice. Suivez le guide...

relevé sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/05/le_da_vinci_cod.html

http://www.linternaute.com/paris/magazine/dossier/06/da-vinci-code/da-vinci-tour.shtml

 

 

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 14:36

S'adressant a un groupe de dirigeants de haut niveau, un expert en management du temps posa un bocal à large ouverture sur la table devant lui.

Ensuite il sortit une douzaine de pierres grosses comme le poing et les placa soigneusement, une par une, dans le bocal. Quand celui ci fut rempli jusqu'au bord, il demanda : " Ce bocal est il plein ?".

Tout le groupe repondit "Oui". "Vraiment ?"

Il sortit de sous la table un seau de gravier qu'il versa dans le bocal. Il secoua ce dernier, et les graviers tombèrent dans les interstices entre les pierres. Souriant, il demanda au groupe : "et maintenant, ce bocal est-il plein ?"

"Probablement pas" dit quelqu'un.

"Bien".

Il sortit un seau de sable et le versa dans les interstices laissés par les pierres et le gravier. Et de nouveau, il demanda "ce bocal est il plein ?"

"Non" dit le groupe en coeur. "Bien ! " dit il a nouveau en sortant une carafe d'eau.

Quand il eut versé de l'eau jusqu'au bord, il regarda le groupe et demanda :

"à quoi sert cette expérience ?"

Un stakhanoviste leva le doigt et dit : "cela signifie qu'aussi bien rempli soit un programme, si on travaille dur, on peut toujours en faire un peu plus. "

"Non, la verité qu'illustre cette histoire c'est que si vous ne mettez pas les grosses pierres d'abord, vous ne pourrez pas les mettre du tout. Si le sable est mis en premier, il n'y aura de place pour rien d'autre.

Quelles sont les grosses pierres de votre vie ? Le projet que vous voulez realiser ? Du temps passé avec ceux que vous aimez ? Votre formation ? Votre compte en banque ? Une cause ? Accompagner d'autres gens ?

Demandez vous quelles sont les grosses pierres de votre vie professionnelle et personnelle (*) puis remplissez le bocal.

Rappelez vous que si vous ne mettez pas ces grosses pierres en premier, elles ne tiendront pas du tout."

(*) Je ne suis pas l'auteur de l'histoire... mais on pourrait rajouter "spirituelle".

relevé sur le site SERVIAM, Catholiques en ligne www.serviam.net

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 09:24

 

(1) N’oublie pas que nous sommes tous dans le même bateau.

(2) Sois prévoyant : il ne pleuvait pas quand Noé a construit l’Arche.

(3) Respecte ton corps : Même très âgé tu pourrais avoir besoin de toutes tes forces.

 

(4) N’écoute pas les critiques, fais ce qui doit être fait.

 

(7) Ne mise pas tout sur la vitesse. Les escargots étaient dans la même Arche que les guépards.

 

(8) Reste modeste : c’est un amateur qui a construit l’Arche et des professionnels qui ont fabriqué le "Titanic".

 

(9) Le danger est en toi : dans l’Arche les termites étaient une menace plus grave que la pluie.

 

(10) Peu importe la tempête, quand Dieu est avec toi, l’arc-en-ciel n’est jamais loin.

(5) L’Homme n’est pas fait pour vivre seul. Deux têtes valent mieux qu’une. 

(6) Bâtis ton futur sur de hautes terres. 

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