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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 19:21

      

Le doodle de Google (!) d'aujourd'hui évoque la mathématicienne Maria Gaetana Agnesi, dont Petrus Angel n'avait jamais entendu parlé. 

 Et vous ?

Voilà ce qu'en dit Wikipedia :

Description de cette image, également commentée ci-après


Maria Gaetana Agnesi, née et morte à Milan (16 mai 1718 – 9 janvier 1799), est une mathématicienne et auteur d'un traité d'analyse mathématique renommé pour sa clarté et l'unité de sa méthode.

 

Nommée à l'université de Bologne par le pape Benoît XIV1, elle n'y a jamais enseigné. Elle a également publié un ouvrage de philosophie.

Agnesi a consacré toute la seconde partie de sa vie à sa foi chrétienne catholique et au service des pauvres.

Sa sœur Maria Teresa (1720–1795), claveciniste et compositrice, a, entre autres, écrit des opéras.

Lisez la suite...

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 08:13

A propos de la journée de la jupe, aujourd'hui à Nantes...

Journée de la jupe à Nantes :

quand l'égalitarisme conduit à l'indifférenciation

FRED DUFOUR / AFP

 

FIGAROVOX/OPINION- L'initiative lycéenne qui a crée la polémique est certes isolée, mais elle revèle un projet de société, celui de l'idéologie du genre qui prône l'indifférenciation au nom de la lutte contre les inégalités.

Eugénie Bastié est journaliste. Elle écrit pour Figarovox et Causeur.


La théorie-du-genre-qui-n'existe-pas a encore frappé. L'Académie de Nantes, relayant une «initiative lycéenne», intitulée «Ce que soulève la jupe: femmes, hommes portons l'égalité» invite les garçons à se mettre en jupe vendredi 16 mai pour «lutter contre le sexisme».

Une initiative certes isolée et largement critiquée, mais qui rejoint un combat plus large. De la «lutte contre les stéréotypes de genre» à l'école à la célébration de la victoire du travesti Conchita Wurst à l'Eurovision comme un triomphe de la tolérance, c'est la même philosophie qui est à l'œuvre: la lutte contre les inégalités hommes-femmes (ou plutôt femmes-hommes, selon la terminologie officielle), par l'indifférenciation. Car c'est bien là le cœur de cette «idéologie du genre» (appelons la ainsi pour satisfaire ceux qui nient l'existence d'une «théorie»): la promotion délibérée de l'indifférenciation sexuelle, au motif que la différence sexuelle ne serait qu'une discrimination socialement organisée. L'activisme queer a désormais remplacé le féminisme de maman, qui se battait simplement pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes. Désormais, il faut déconstruire l' «hétéropatriarcat», détruire les «dominations symboliques», abolir toute référence à une norme qui viendrait opprimer l'individu. Dans un monde plus juste, les femmes ont des barbes et les hommes portent des jupes.

La suite 
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:46

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:22

 

Ce-que-souleve-la-jupe_2.png

Passe d'armes hier 14 mai à l'Assemblée nationale concernant la "théorie qui n'existe pas", de la fameuse "rumeur" qu'on n'ose même plus nommer. Le député de l'Orne, Véronique Louwagie (UMP), a interpellé lors des questions aux gouvernement Benoît Hamon à propos de l'expérience nantaise chapeautée par l'éducation nationale où un lycée a invité les garçons à venir en jupe (lien officiel : http://eduscol.education.fr/experitheque/consultFicheIndex.php?idFiche=99)... Nous ne parlerons même pas du pitoyable jeu de mot autour du verbe "soulever" associé à la jupe tant il fait offense à l'école de Jules Ferry où la pudeur était de mise. Nous repensons, au passage, non sans ironie, au film La journée de la jupe interprété remarquablement par Isabelle Adjani : la problématique était précisément l'inverse de cette opération travestissement !

 

Benoît Hamon a répondu en parlant de "colportage de mensonges" et l'Express relayé vitesse grand v le démenti du rectorat. Une question cependant en direction de l'hebdomadaire : pourquoi ces deux jambes différentes sur l'image s'il n'y a pas invitation faite aux garçons de porter une jupe ? On laissera donc les lecteurs de ce blog juger sur pièces ! 

La suite sur le blog d'Hélène Bodenez

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 18:16

 

La France Chrétienne est-elle en train de disparaître ? Comment les chrétiens doivent-ils se faire entendre ou agir de manière pacifique, efficace et féconde ?

Lundi 19 mai 2014 à 20 h
70, rue Falguière, Paris XV - M° Pasteur

Soirée animée par Jean-Claude Racine, animateur de radio chrétienne

Avec le Père Yannik Bonnet

Polytechnicien, docteur en chimie, Yannik Bonnet a exercé pendant plus de 20 ans d'importantes responsabilités chez Rhône-Poulenc. Il a ensuite dirigé pendant 11 ans l'Ecole supérieure de chimie de Lyon, avant de créer sa propre entreprise de conseil en management. Père de sept enfants, il est veuf depuis 1995 et a été ordonné prêtre en 1999. Il est co-fondateur de l'Association Education Solidarité et auteur de nombreux ouvrages.

et Guillaume de Prémare

Ancien président de La Manif Pour Tous, il est chroniqueur média et consultant en communication.

Vu sur Paroles de catholiques

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 16:50

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 22:01

 

A

Qu'on se le dise !

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 09:09

Vu sur le blog de Max (et non pas Petrus) Angel, enseignant, élu, syndicaliste, défense des locataires, à la retraite, claviériste sur ordinateur, piano à temps partiel. Epoux, père et grand-père à temps plein.

Merci Max.


La Chapelle Sixtine au calme !

Cadeau à tous ceux qui n'aurait pas vu ce petit miracle technologique : la Sixtine rénovée pour vous tout seul. Sans la foule, sans les cris, sans la bousculade, sans la cohue, sans les odeurs des corps en sueur, sans... Vous et Michaelo Angelo, face à face. Autant de temps et de fois que vous voudrez.

Régalez-vous !

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 09:00

 

15e Salon Culture et Jeux Mathématiques

La quinzième édition du Salon Culture et Jeux Mathématiques se tiendra du jeudi 22 au dimanche 25 mai 2014 sur la place Saint Sulpice dans le 6e arrondissement de Paris.

Ce salon aura pour thème les Mathématiques au carrefour des cultures et se déroulera sous le parrainage d'Ahmed Djebbar. 

Comme tous les ans, le salon proposera de nombreuses animations, jeux et compétitions autour des mathématiques et de leur histoire.

*******

 Petrus Angel a entendu parlé de ce salon sur Radio Courtoisie qui invitait ce lundi 12 mai, entre autres, Hervé Lehning, professeur de mathématiques, rédacteur en chef de Tangente (en kiosque), auteur parmi d'autres ouvrages de "L'univers des codes secrets".

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 08:34

 

"Marchons ! Marchons ! Qu'un SANG IMPUR abreuve nos sillons" (Extrait de La Marsellaise).

On comprend que Christiane Taubira ne chante pas un hymne national à relents racistes.

Marseillaise : Taubira revendique de ne pas participer «au karaoké d'estrade»

Christiane Taubira, Manuel Valls et George Pau-Langevin aux jardins du Luxembourg samedi 10 mai.

LE SCAN - Un élu UMP a créé la polémique samedi en accusant la ministre de la Justice de pas vouloir chanter l'hymne national lors des cérémonies de commémoration de l'abolition de l'esclavage. 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 00:22

 

La pensée politique de Jeanne est aussi simple et aussi claire que la langue qui l’exprime. « Je voulais tant que le roi eut son royaume ! » En ces quelques mots elle définit l’ordre juste des relations internationales. Le droit, chez elle, n’est ni un vain mot, ni un oripeau qui cache, sous des dehors juridiques, une violence faite à la justice. Charles, par héritage, sang et droit historique, est vrai héritier de son père et donc du royaume de France. Le Traité de Troyes, pour honoré qu’il fût par les chancelleries d’Europe et les puissances intellectuelles et cléricales du temps – l’Université de Paris et une grande partie de l’épiscopat – est sans valeur puisqu’il est contre le droit.

Il importe donc de rétablir le bon droit qui veut que Charles soit roi en son royaume et que ceux qui usurpent cette souveraineté inaliénable soient reconduits chez eux, au besoin à la pointe de l’épée ou, comme elle dit, au « bout de la lance ».

En rétablissant cet ordre naturel et historique entre les nations, seule condition de la paix, Jeanne a mis fin à la caricature de la prétendue union européenne qu’était le non moins prétendu « royaume de France et d’Angleterre » et permis un concert des nations européennes, seul moyen d’aller justement et paisiblement vers une véritable unité européenne.

L’étendard de Jeanne – qu’elle aimait quarante fois plus que son épée – et qui était, dans les batailles, le signe concret du chemin de la victoire, ne portait pas l’effigie du roi de France, non plus d’ailleurs que le dessin de notre pays. Il y était écrit « Jhesus-Maria » et la royauté du Christ s’étendait sur l’univers entier. Le patriotisme de Jeanne, qui est le plus vibrant que notre histoire ait connu, n’a donc rien d’un nationalisme fermé. Elle n’aura de cesse, d’ailleurs, d’inviter – en vain – ses ennemis à faire la paix, à rentrer paisiblement chez eux pour préparer ensemble, Français et Anglais, les plus beaux faits d’armes qu’ait vus la chrétienté. 

Jacques Tremolet, Présent, 10/05/14 (extrait)

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 23:11

 

Marion Larat, à l'origine de l'affaire des pilules de 3e génération, est allée manifester devant l'assemblée générale du groupe Bayer contre les pilules de 3e et 4e génération, 3 fois plus dangereuses que les autres. Extrait de son témoignage :

"Nous mettons un casque audio pour pouvoir écouter les victimes. Et même si les victimes sont de nationalité étrangère, elles doivent parler allemand, ou elle doivent avoir un traducteur sinon on leur coupe le micro. Apparemment, une femme n'est pas au courant de la contrainte, mais elle commence à parler en anglais, pour défendre son père mort depuis des années à cause d'un produit toxique interdit en Allemagne mais autorisé en Australie. Tout de suite, en lui coupe le sifflet, en disant que vraiment, c'est pas de bol pour son père, mais qu'il faut avant tout qu'elle parle allemand pour continuer. Trois fois, elle reprend, trois fois, on la tient au silence. L'aile droite de la salle commence à huer le procédé. Alors, elle se place devant Dekker [le patron de Bayer], en pleurant presque, heureusement qu'il est un peu plus grand qu'elle, sinon, il se serait pris une bonne gifle. Je pleure.

La suite...

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 17:03

C'était à Orléans, le 7 mai.

L’étendard de Jeanne flotte avec humanité et beauté sur Orléans

IMG_7783

La traditionnelle remise de l’étendard.

 C’est à la « présence éthérée d’une vie qui défie la mort » que Serge Grouard, député-maire de la ville d’Orléans, a rendu hommage, ce mercredi soir, lors de la cérémonie de la remise de l’étendard de Jeanne d’Arc, sur le parvis de la cathédrale Sainte-Croix, à Monseigneur Jacques Blacquart, évèque d’Orléans. « Dors tranquille petite fille, je te murmure un je t’aime venu du fond des âges et venu du fond du coeur » a joliment poursuivi l’édile lors de cet intense rendez-vous qui marque, de manière sacrée et traditionnelle, l’ouverture des deux jours essentiels des Fêtes Johanniques d’Orléans.

L'article complet illustré de photos est sur Mag'Centre

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 15:41

 

A  Axel de Boer, né le 6 avril 1970, militant pro-vie, est décédé dimanche matin.

Fondateur en septembre 2007, de La Rose Blanche, petit mouvement pro-Vie, il décide en 2008 de s'investir dans la création d'un parti pro-Vie en France. Choisi comme président de Solidarité, il travailla à élaborer une stratégie politique en faveur de la vie.

Lu ICI .  Un témoignage LA aussi.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 19:30

 

A

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:50

 

Ce soir à 20:40 : Edition Speciale - Cristeros

Plongée dans les années 1920 au Mexique, qui vit à l'époque sur des fondements hérités d'une révolution menée en 1917, aux valeurs clairement anticléricales. Des lois liberticides sont décidées contre les religieux et contre la liberté de culte, et seront appliquées en 1926 par le président Callès. Ces lois entraînent une protestation vive de l'Église, qui décide de suspendre tout culte public. Le gouvernement expulse les religieux non mexicains, puis charge l'armée d'arrêter, de torturer et de fusiller prêtres et laïcs qui résistent à l'application des lois. Face à ces exactions, des chrétiens prennent les armes, et mettent à mal les forces du pouvoir, au cri de "Viva el Cristo Rey !", ce qui signifie "Vive le Christ Roi !". C'est une guerre civile qui fera plus de 90 000 morts. Cet épisode tragique est retracé dans le film Cristeros de Dean Wright, avec Andy Garcia, Eva Longoria et Peter O'Toole. Sorti il y a deux ans au Mexique et aux États-Unis, il sort enfin en France. Pour l'occasion, cette émission spéciale propose de découvrir cette histoire méconnue à l'aide d'extraits du film, et de débattre sur la notion de guerre juste, en compagnie de Jean-Yves Riou, directeur de la revue "Histoire du Christianisme", de Frère Alain Richard, franciscain et fondateur des Cercles de Silence, de l'Abbé Christian Venard, aumônier militaire, et d'Hubert de Torcy, distributeur du film en France.

A voir sur http://www.ktotv.com/

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:30

A propos de l'Eurovision 2014 :

La traduction sur Wikipedia, de l'allemand au français ...

 

Thomas "Tom" Neuwirth (* Novembre 6,  1988 à Gmunden , Haute-Autriche ) [1] est un autrichien chanteur et artiste de traînée , l'international principalement par l'incarné son personnage Conchita Wurst est connu. Il a remporté en 2014 à Copenhague avec la chanson montée comme un phénix de la 59e Euro Vision Song Contest .

 

 

Conchita Wurst beim Song Contest 2014
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 13:00

Evidemment...

 

Le transsexuel Tom Neuwirth, surnommé « Conchita Wurst », gagne l’Eurovision 2014

Conchita Wurst« Victoire de la tolérance », titre Rue89 qui s’interroge toutefois : « Est-ce la chanson de Conchita qui l’a emportée, ou est-ce le plaisir de faire gagner un symbole de tolérance face à la montée (sic) des conservatisme ? » AuxNouvelles de France, nous avons notre petite idée… Voilà la prestation de l’individu érigé en modèle par l’oligarchie :

 

           

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:47

 

... intéressent Petrus Angel ...

Vous pouvez les laisser au bas de chaque article ...

Fichier:Jean d'Andreas presentant spn Commentaires sur les Decretales à Jean XXII.jpg

Jean d'Andreas présentant ses Commentaires

sur les Décretales à Jean XXII

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:25

 

Face aux «progrès» promis par la biomédecine, comment poser des limites? Dialogue entre le biologiste athée Jacques Testart et le philosophe catholique Rémi Brague.

21/4/14
Genopole d'Evry (Essonne), recherche sur les cellules souches de la peau.

L. VILLERET/PICTURETANK

Genopole d'Evry (Essonne), recherche sur les cellules souches de la peau.

AVEC CET ARTICLE

 

La Croix: D e quoi avez-vous peur? 

Jacques Testart: La procréation, dont l’objectif est d’avoir des enfants, est devenue une pratique consumériste: l’enfant est un produit auquel on a droit. Bientôt on voudra l’obtenir de qualité, et de façon manufacturée. Je crains une nouvelle façon universelle de faire des bébés, grâce à la biomédecine.

Aujourd’hui, et en France, on peut, à l’occasion d’une fécondation in vitro, trier des embryons à partir des facteurs de risques de maladie très grave portée par les parents. Mais dans d’autres pays on constate déjà des dérives. Bientôt on pourra, par des prélèvements de peau, fabriquer des ovules qui deviendront des embryons. Et ainsi, par la biomédecine, s’assurer d’un enfant de qualité. 

Tout cela étant poussé par l’appareil d’État, mais réalisé à la demande des gens et sans douleur. Ce qui aboutirait à ce que chacun choisisse, plus ou moins, le même bébé type. Personne ne voudrait un bébé diabétique, ou avec une prédisposition au cancer du sein… Certes, les critères esthétiques, et les sexes, pourront varier. Du moins faut-il l’espérer. Si on aboutit à une restriction de diversité, on va vers un anéantissement de l’espèce.

Rémi Brague: Parce que ces problèmes sont nouveaux, nous avons peu d’armes nouvelles pour y répondre. Jacques Testart voit, à juste titre, le danger que ce genre de pratiques présente pour la démocratie. Je me demande si nos sociétés ont quelque chose de plus qu’un simple «vernis démocratique»? Je crains une sorte d’élitisme renouvelé. Nous irions ainsi vers une humanité à deux vitesses. Certains hommes seraient améliorés par diverses techniques, tandis que d’autres resteraient sur le bord de la route? Quels seraient les rapports entre les deux catégories d’hommes? Je crains qu’ils ne soient pas nécessairement pacifiques…

Ne peut-on pas mettre en place des garde-fous en vue du bien commun? La question des limites est-elle impensée? Ou bien les défis sont-ils simplement trop grands? 

R. B.: Désormais, l’existence de l’humanité, jusqu’à présent considérée comme allant de soi, est devenue un problème. Sa disparition fait partie des possibilités réelles. Parmi les causes possibles de sa disparition, l’armement atomique et nanotechnologique, les problèmes liés à l’environnement. Sans oublier un écroulement démographique, peut-être irréversible aux yeux de certains. Et il y a désormais une quatrième possibilité: le remplacement de l’humanité par une espèce prétendument supérieure, ou, en tout cas, améliorée. Ces hommes-là seraient-ils encore humains?

J. T.: Ce «transhumanisme» est peut-être un leurre, même s’il est économiquement soutenu par certains. Mais il me semble que ce risque est moindre que le tri tranquille de l’humanité, sans violence, en douceur, à la demande des gens, sans technologie extraordinaire et renouvelé de génération en génération.

Une société s’enchaînerait elle-même, dans une certaine indifférence? Pourquoi n’est-elle pas bousculée par les dangers mis en avant? 

J. T: Il existe deux éthiques: celle du groupe, et celle de l’individu. J’ai observé que chacun se perçoit comme un cas particulier qui mérite un sort particulier: «Si je fais cela, cela ne va pas changer la face du monde.» Ainsi, même si, au niveau collectif, les gens sont plutôt contre la généralisation de la procréation assistée, ils en sont individuellement très demandeurs. De 25 à 30% des demandeurs de fécondation in vitro ne manifestent pas de réelle stérilité, mais ils sont acceptés par l’appareil biomédical simplement parce qu’ils sont demandeurs. 

Il y a aussi des personnes qui ne veulent pas de relations sexuelles avec des personnes d’un autre sexe et qui disent: «Nous avons droit à un enfant.» Celui-ci devient un objet de consommation comme un autre. Il s’appuie sur l’idée que, par la technique, on peut faire mieux que ce qui se passe naturellement. Or, c’est une utopie.

R. B.: Ce qui est effrayant, c’est que tout cela se met en place sans aucun contrôle d’aucune sorte. Cette notion de «droit à l’enfant», et plus largement de «droits à», est assez récente, et en inflation. S’il y a des droits «à» quelque chose, ce serait donc qu’il existe quelque part quelqu’un, quelque chose, ou je ne sais quelle instance, qui aurait le devoir de me donner ce à quoi j’aurais droit. 

Le droit «au travail» peut se comprendre… Mais, dans la plupart des cas, il ne peut pas y avoir d’instance qui serait en devoir de me donner ce à quoi j’aurais droit. Ainsi, par exemple, du droit «au bonheur»: qui a le devoir de rendre heureux? La Nature? Dieu? La Science? Le Progrès? La Société? Toutes ces majuscules abusives… Dans le cas du droit à l’enfant, c’est assez terrible, parce que l’«objet» auquel nous aurions droit est quand même un être intelligent et libre, et non une chose.

La question posée n’est-elle pas plutôt: «Au nom de quoi me le refuserait-on?» 

R. B.: Ce renversement est extraordinairement intéressant. On se demande de plus en plus non pas «Pourquoi? À quoi bon? Dans quel but?», mais «Pourquoi pas?» On suppose ainsi une sorte de réservoir infini de désirs qu’on n’aurait pas le droit d’endiguer ni de canaliser.

Faudrait-il défendre la raison contre ses propres démons? 

R. B.: Nous souffrons d’une renonciation à l’usage de la raison. En se repliant derrière la ligne Maginot des sciences plus ou moins dures, on risque d’abandonner à l’irrationnel le domaine de la pratique humaine et des règles qu’il faut bien trouver pour ne pas se marcher les uns sur les autres. Si on arrête de penser, nous cessons d’être des hommes, et nous sommes de simples consommateurs producteurs. La marchandisation de tout est dénoncée à juste titre par Jacques Testart.

L’homme dans sa fragilité, qui l’affecte dans le fait qu’il lui faut bien se reproduire, est menacé par le marché et l’État, dont les logiques se recoupent dans la réduction de l’humanité à une collection atomisée d’individus seulement capables de consommer et de payer leurs impôts. Sans se soucier les uns des autres, pas seulement dans leur coexistence, mais en vue de la continuité de l’espèce dans le temps, sans laquelle nous ne dépasserions pas un siècle d’existence.

Comment retrouver un ancrage démocratique réel aujourd’hui? 

J. T.: Les droits de l’humanité ont fait l’objet, en matière écologique, d’une prise de conscience. Il me semble que, en matière bioéthique, on en est encore loin. Pour préserver l’avenir de l’humanité, il faut inventer des limites aux actions individuelles. Certes, les législateurs, qui se fondent essentiellement sur des travaux d’experts, y ont leur part. Mais je suis très favorable à des «conférences de citoyens», qui permettent de faire réfléchir, après les avoir informés, des gens tirés au sort, qui n’ont pas d’intérêt particulier à défendre, et qu’on peut prétendre représentatifs de l’humanité. Ils recevraient une formation complète et contradictoire, discuteraient entre eux, rédigeraient des avis, avec des règles strictes. Les politiques bénéficieraient ainsi d’un avis plus riche que ceux de la plupart des experts qui, aujourd’hui, sont partisans de ce qu’ils appellent le progrès: en faire toujours plus.

Rémi Brague, vous insistez sur la nécessité, dans ce type de réflexion, d’un «point d’appui transcendant». 

R. B.: Je me demande: avons-nous le droit de faire des enfants demain? Que faut-il que soit le monde pour que poursuivre l’aventure humaine soit une aventure légitime? Quels seraient les mobiles qui pousseraient les gens, même honnêtes et informés, à prendre des décisions impliquant peut-être des sacrifices pour la génération présente, afin d’assurer un mieux-être pour des gens que, de toute façon, ils ne connaîtront pas? La question est posée à la démocratie, meilleure manière connue d’organiser la coexistence de gens qui sont déjà là, le «club des présents». 

Pour les générations passées, aussi bien que pour ceux dont l’existence même dépend de nous, la question se pose. Nous avons besoin d’une transcendance pour pouvoir affirmer, de manière responsable, la légitimité de l’existence de l’espèce humaine. L’homme ne peut pas porter sur lui-même un jugement. On ne juge pas quelqu’un sur l’image qu’il a de lui-même.

J. T.: Le mot «transcendance» ne figure pas dans mon vocabulaire. Mais, dans une conférence de citoyens, on voit se développer une espèce d’alchimie entre ces personnes ordinaires, d’origine sociale et d’éducation différentes, toutes réunies dans le but de donner un avis qui va agir sur l’humanité, leurs enfants et leur descendance. Les gens deviennent altruistes et intelligents ensemble, en un mouvement… transcendant les intérêts particuliers de chacun. J’appelle cela «l’humanitude».

Comment mettre de la transcendance en démocratie? 

R. B.: Je pense qu’il faut plutôt faire le contraire: ancrer la démocratie dans une transcendance. La conscience doit être considérée, selon Jean-Jacques Rousseau, comme «un instinct divin, immortelle et céleste voix». «Vox populi, vox dei» doit ainsi être pris à la lettre, en allant jusqu’à dire que nos démocraties, même imparfaites, supposent une conception de l’homme selon laquelle celui-ci, qu’il soit idiot du village ou prix Nobel, a un accès à la Vérité, avec un V majuscule, et au Bien, avec un B majuscule. Si on laisse tomber cela, on va devoir se demander pourquoi donner une même voix à l’idiot et au Nobel. C’est l’éternelle objection aristocratique ou oligarchique contre la démocratie. Je pense ainsi que nos démocraties laïques, séculières, supposent une conception de l’homme qui n’est pas séculière.

Jacques Testart, partagez-vous cette vision de la conscience? 

J. T.: Si une quinzaine de personnes, réunies en jury citoyen, sont plus capables d’intelligence, d’altruisme et d’invention qu’elles-mêmes ne le croyaient, comment ne pas manifester cela en toutes circonstances? C’est cela que je nomme transcendance: l’homme peut se révéler, dans certaines situations, bien au-dessus de ce qu’il croit être et de ce que la démocratie croit qu’il est.

D’où l’émergence d’un véritable sens du bien commun? 

J. T.: C’est ma seule raison d’être optimiste. Pour que chacun puisse se révéler en tant qu’homo sapiens. C’est ce que je nomme l’«humanitude», faculté humaine ignorée mais largement partagée.

R. B.: Il n’est pas besoin d’une quelconque transcendance pour alimenter une pensée. Mais il est besoin d’un être transcendant, qui s’appelle Dieu dans le civil, pour fonder la légitimité de l’humain. Fichte, disciple de Kant, disait: «Ce n’est pas la peine de croire en Dieu puisque nous avons la loi morale en nous.» Il poursuivait: «En revanche, nous avons besoin de croire en l’homme, en sa capacité à suivre cette loi morale, alors que l’Histoire pourrait nous convaincre du contraire.» Je vais un peu plus loin: qui a le droit de croire en l’homme? Et je réponds: certainement pas l’homme lui-même, parce que croire en soi est le signe de la paranoïa totale ou la caractéristique du dictateur le plus impitoyable. À mes yeux, le seul être qui a le droit de croire en l’homme, c’est Dieu…

J. T.: Je suis évidemment d’accord sauf sur la place de Dieu. Mais, pour l’avenir, il faut envisager de mettre les gens dans des conditions où ils pourraient assumer ce que vous appelez la transcendance et ce que j’appelle l’humanitude. Dans mon livre, je cite Ellul, Illich, des penseurs chrétiens.. On pourrait permettre à l’homme de s’exprimer au mieux de lui-même.

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JACQUES TESTART  
Jacques Testart est biologiste. En 1982, il a été l’un des «pères» d’Amandine, le premier bébé-éprouvette né par fécondation in vitro. Rapidement, il a appelé à la prudence face aux développements possibles de cette technique. Notamment par son livre L’Œuf transparent, en 1986. Il y condamnait une pratique qui n’était alors pas ordinaire, 
le tri d’embryons. Aujourd’hui, il publie au Seuil, sous le titre Faire des enfants demain, un cri d’alarme. Il s’inquiète de voir la médecine procréative sommée de combler un insatiable désir d’enfant. Et fustige un«eugénisme doux, invisible, consensuel et démocratique», qui se répand silencieusement.

RÉMI BRAGUE 
Rémi Brague, philosophe, est membre de l’Institut. Spécialiste de la philosophie médiévale arabe et juive, il enseigne la philosophie grecque, romaine et arabe à la Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Il est également membre de l’Académie catholique de France. 
Son dernier livre, chez Flammarion, s’intitule Modérément moderne. Rémi Brague évoque la «modernite», à ses yeux la maladie de la modernité. 
Il soutient que la démocratie est malade d’elle-même et porte en elle sa propre fin, notamment parce qu’elle n’est pas en état de porter une interrogation pertinente sur l’avenir de l’humanité.

Recueilli par Marine Lamoureux et Frédéric Mounier 
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Published by Petrus Angel - dans Pour la vie
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