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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 22:45

 

 «Mondialement connu comme dramaturge (Américains, Egyptiens ou Coréens lui ont consacré des thèses entières en Sorbonne), Jean Anouilh est cependant moins connu en tant que journaliste». Il a pourtant écrit une centaine d’articles divers entre 1940 et 1987.

En les parcourant, on se rend compte, si besoin était, que le théâtre est d’abord… un métier : «je suis un ouvrier de théâtre» dit-il fièrement. «Mon père était coupeur-tailleur. C’était un homme fin et simple, et qui connaissait merveilleusement son métier. Il en avait les fiertés et les exigences. (…) Faire oublier pendant trois heures leur condition aux hommes, et la mort, c’est un bon métier, et utile : pas besoin de s’engager davantage».

Ce bon métier, on en découvre les difficultés bien concrètes : pour le théâtre qui ne vit pas que de subventions -celui d’Anouilh- le public est l’un des acteurs de la pièce…

L’auteur nous amène sur la scène et dans les coulisses, et même dehors. On y rencontre Pierre Fresnay, Louis Jouvet, dont il fut le secrétaire, Jean Vilar, Françoise Rosay, Vitrac, Barsacq, Dullin, les Pitoëff, Brasillach, les Frères Jacques, et la jeune fille qui veut faire du théâtre.

On y rencontre aussi Racine, Marivaux, Shakespeare, Tchekhov. Anouilh nous raconte même la mort de Molière comme s’il y était. A propos du «saint patron» : «Grâce à Molière, le vrai théâtre français est le seul où on ne dise pas la messe». Car Anouilh n’aime pas le théâtre «des chanoines du T.N.P. (Théâtre National Populaire) et des Maisons de la Culture».

«Dans dix ans - écrit-il en 1962 - on redécouvrira l’amour - ce vieux ressort humain qui a résisté déjà à quelques civilisations, comme un thème valable et susceptible d’infiniment plus de variations que la constatation uniforme de l’absurdité de la condition humaine (dont les bons esprits de l’Antiquité se doutaient déjà)». Ailleurs : «Ce sont les psychanalysés de maintenant qui sont clairs comme de l’eau de roche à force de s’expliquer. Nos classiques gardaient les clefs de leurs abîmes».

Anouilh évoque à plusieurs reprises les relations théâtre-Eglise, pour justifier l’excommunication des comédiens et dire qu’archevêque, il aurait interdit Tartuffe…Mais est-il sérieux ?

Il se dit « mauvais catholique, mais catholique ». Le futur Jean XXIII, sortant du film «Monsieur Vincent», dira à Pierre Fresnay qui joue Vincent de Paul : «Après ce qu’a fait M.Anouilh, il ne peut plus être damné».

Vous trouverez ou retrouverez dans ces pages l’Anouilh des pièces : drôle et parfois cynique, sans illusion sur la nature humaine et nostalgique de l’enfance, peu soucieux de plaire mais soucieux quand même de remplir sa salle.

«C’est merveilleux de découvrir jusqu’au bout de nouveaux secrets et on sait qu’on mourra gamin. Il y a peu de métiers qui donnent une telle plénitude à la vie».

Le théâtre, «une baraque chaude où l’on venait jouer à faire semblant, comme lorsqu’on était petit».

Philippe V

Jean ANOUILH, En marge du théâtre. Articles, préfaces, etc. - La Table Ronde - 2000

Textes réunis et annotés par Efrin Knight 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 13:04

A l'occasion des 400 ans de Corneille, né le 6 juin 1606,

et oublié des medias.

 

 

 

 

Imitation de

Jésus-Christ

 Traduite & paraphrasée

 

 

en Vers François par

 monsieur

 

 

Pierre Corneille
DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE

J'ai dessein, toute au long de l'an 2000, de publier sur Internet, ce très beau texte de la littérature religieuse, traduit et mis en vers par Pierre Corneille. Cela dans le but de souligner l'avènement du 3e millénaire et de remercier Celui qui, avec les humbles progrès de la médecine, est responsable de la rémission dont je profite présentement.
Fernand Prince, ouaibemestre.

 La Page@PRINCE

 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 09:33

 

Chesterton ne s'est pas contenté de créer des caractères, il a lui-même été un caractère au sens le plus fort du mot. Lorsqu'il apparaissait quelque part, brandissant une canne en forme d'épée, sa silhouette corpulente (300 livres) enveloppée d'une cape, coiffé d'un chapeau bosselé et portant de minuscules lunettes lui tombant sur le bout du nez, sa présence provoquait l'amusement des spectateurs. Ce qui ne l'empêcha pas d'être l'un des hommes les plus aimés de son temps. Même ses adversaires lui vouaient une grande affection. Son humilité, son émerveillement devant la vie, sa bonté gracieuse et sa joie de vivre le mettaient à part non seulement des artistes et des célébrités mais de tout être humain.

Gigantesque par le corps, vaste par l'esprit, Chesterton fut un géant à tous égards. Ce géant, même s'il est encore de nos jours souvent cité, est pourtant méconnu en raison même de son envergure: nous avons sans doute intérêt à nous dissimuler à quel point il avait vu clair lorsqu'il dénonçait l'envahissement de la pensée et de la vie par le matérialisme, le relativisme de la morale, le rejet de la religion, la censure exercée par la presse (par opposition à celle exercée contre la presse), l'enlaidissement des arts, la montée de ces deux maux si liés l'un à l'autre que sont les grandes entreprises et les gouvernements mondiaux avec leurs conséquences: la dépendance à l'égard du revenu et la perte de la liberté individuelle. Les mots de Chesterton sonnent plus vrais encore de nos jours que lorsqu'ils furent écrits, il y a plus de soixante ans. Et malgré le sérieux des sujets qu'il a traités, il ne manque jamais de le faire avec un humour, un esprit et une gaieté débordante. Ses éclats de rire nous sont plus nécessaires que jamais!

N'est-ce pas de lui-même qu'il parle quand il écrit: "He is a [sane] man who can have tragedy in his heart and comedy in his head." [L'homme sain est celui qui a un coeur tragique et une tête comique.]

À rapprocher de cet aphorisme espagnol :

"El mundo es una tragedia para los que sienten y una comedia para los que piensan." [Le monde est une tragédie pour ceux qui sentent et une comédie pour ceux qui pensent.]

Chesterton disait aussi: "The mad man is the one who has lost everything but his reason." [Le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison.]

relevé sur http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Gilbert_Keith_Chesterton

à propos de la parution de "Le paradoxe ambulant", 59 essais, chez ACTES SUD.

Un site américain :

http://www.chesterton.org/

Des textes (en anglais) sur :

http://www.dur.ac.uk/martin.ward/gkc/books/

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 21:18

 

Sentinelle de l'invisible  

 Editions Bénédictines

 Avril 2005  166 pages 18,00 €

 

 

 

Essai d'une chrétienne sur la femme


"A qui donc aura la grâce de lire ce bel et bon livre, nous conseillons de le faire moins par curiosité qu'en esprit de prière et de contemplation. Ils en tireront alors lumière et ferveur dans la pratique de leur foi, et surtout, nous en sommes convaincus, la conviction qu'après Dieu, l'avenir du monde est entre les mains de ses filles. N'ont-elles pas reçu déjà, dans l'Ancien Testament, les vocations de prophètes qui ont préparé la venue du Messie ? Extrait de la préface du Père F. Marlière.
4 chapitres : La femme symbole de l'humanité. Femme souffrante et co-rédemptrice. Le voile mystique de la femme : un sanctuaire. Conclusion : "La femme pour l'homme".

Marie Bobin

 

Marie a 23 ans, est titulaire d'une maîtrise de philosophie, et vit pour l'heure avec sa famille, la consécration au "Père des miséricordes" dans la communauté Nazareth (Diocèse de Cambrai) dont une des bénédictions est de vivre sous le patronage de la Vierge sainte et de saint Joseph.

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 19:37
   
 
Nassim, l'enfant du Liban, est jeté «sur les chemins de nulle part» par le drame qui ensanglante son pays. Nous partageons la vie heureuse de son village de montagne, la tristesse de l'orphelinat, l'amitié du petit Jad, «l'enfant au cœur de mère». Le Père Labaky réussit à nous conduire sur les chemins de la tendresse, du sourire et de la poésie à travers les ruines de son pays massacré. Tous les amis du Liban, mais aussi tous ceux qui aiment l'enfance, trouveront dans ces pages pudiques et belles plus qu'un témoignage: un petit chef-d’œuvre de sensibilité et d'amour. Nous y apprendrons plus sur le Liban, son drame, son âme, ses habitants que dans bien des analyses politiques ou sociologiques. Le Père Labaky met au service de la cause des enfants innocents un exceptionnel bonheur d'expression.
Prêtre libanais, poète et compositeur, le Père Mansour Labaky a été ordonné le 26 mars 1966. Il était curé de Damour, une ville qui a subi un sort identique à celui d'Oradour-sur-Glane en France en 1944.
Le Père Labaky a écrit plusieurs ouvrages (Kfar Sa ma, L'Enfant du Liban, Mon vagabond de la lune) et va dans tous les pays où il est invité pour parler du Liban et de la foi.
En 1987, ont été décernés à L'Enfant du Liban le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le Prix SaintExupéry/Valeurs-Jeunesse, le Prix Francophonie
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