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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:52

Ce dimanche 15 janvier, l’Église catholique  célèbre la 103e journée mondiale du migrant et du réfugié. L’immigration est un sujet qui « interpelle » les chrétiens dont beaucoup ne comprennent pas le langage naïf de certains de leurs clercs qui ne parlent que d’accueil, de diversité, de richesse … sans vouloir regarder la réalité en face qui est bien souvent moins rose faite de violence, de non intégration, de haine. 

L’immigration sera au cœur de notre future élection présidentielle. Il est nécessaire d’avoir une vision claire du sujet. Olivier Drapé dans le texte ci-dessous nous y aide :

L'immigration doit être tolérée tant qu'elle ne remet pas en cause le bien commun du pays d'accueil; elle ne doit pas non plus mettre en péril l'identité fondamentale de la nation.

L'Eglise enseigne que tout homme a vis-à-vis de ses parents et de sa patrie (deux mots dont la racine est identique) un devoir de piété filiale que résume le IVe Commandement : "Tu honoreras ton père et ta mère" et que la patrie doit faire l'objet d'un véritable amour de prédilection, comme l'énonce Pie XII dans l'encyclique "Summi pontificatus" (20 octobre 1939) :

"Il existe un ordre établi par Dieu, selon lequel il faut porter un amour plus intense et faire du bien de préférence à ceux à qui l'on est uni par des liens spéciaux. Le Divin Maître lui-même donna l'exemple de cette préférence envers sa terre et sa patrie en pleurant sur l'imminente destruction de la Cité sainte. Mais le légitime et juste amour de chacun envers sa propre patrie ne doit pas faire fermer les yeux sur l'universalité de la charité chrétienne, qui enseigne à considérer aussi les autres et leur prospérité dans la lumière pacifiante de l'amour...".

Cet amour de prédilection ne va nullement à l'encontre de la fraternité universelle prônée par l'Eglise :

"L'Eglise, disait le Cardinal Feltin, archevêque de Parisa toujours proclamé que tous les hommes sont frères, quels que soient leur couleur, leur langage ou leur coutume. Elle rejette toutes les formes de racisme. L'Eglise corrige l'interprétation erronée que l'on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare en effet que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l'humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre Patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence. C'est du reste en vivant dans un groupe défini que j'apprends à connaître et à aimer tous les hommes. Je ne m'élève à l'amour de l'humanité qu'à partir de l'amour du prochain le plus proche et la patrie est le lieu de rencontre privilégié où les communications entre les hommes sont suffisamment faciles, où les problèmes de vie sont assez connexes pour que chacun prenne conscience des problèmes de l'autre.

C'est aussi en servant cette communauté nationale à laquelle j'appartiens, au sein de laquelle j'ai été engendré, qui m'a enrichi de corps et d'esprit, que je sers l'humanité. Car on sert la famille humaine en servant d'abord la famille nationale. Ce service peut aller très loin jusqu'au sacrifice de ma vie personnelle, me commande l'Eglise" (20 avril 1956).

En revanche, cette piété et cet amour de préférence pour la patrie imposent à tous ses fils un impérieux devoir : celui de préserver ou de cultiver l'"héritage"; cet immense patrimoine matériel, moral et spirituel que chaque génération reçoit en dépôt, à charge pour elle de le transmettre, intact ou embelli, aux générations suivantes.

C'est en ce sens que Jean-Paul II s'érige en défenseur des droits de la nation et qu'il proclame : "S'il faut exiger un saint primat de la famille dans l'ensemble de l'œuvre de l'éducation de l'homme. il faut aussi situer dans la même ligne le droit de la nation ; il faut le placer lui aussi à la base de la culture et de l'éducation. La nation est en effet la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout précisément par la culture. La nation existe "par" la culture et "pour" la culture et elle est donc la grande éducatrice des hommes (...). Protégez-la comme la prunelle de vos yeux pour l'avenir de la grande famille humaine. Protégez-là !" (Discours à l’Unesco2 juin 1980).(…)

 Menacée dans son identité nationale et chrétienne, c'est-à-dire dans son être même, par une immigration si massive qu'elle prend la forme d'une véritable invasion, affaiblie par l'effondrement de sa natalité, subvertie par les utopies du mondialisme (dont l'Europe de Maastricht est une illustration parmi d'autres) et du cosmopolitisme (le mythe de la société "pluri-ethnique" et "multiculturelle"), la France, trahie par ses clercs, ne devra sa renaissance et son salut qu'à la mobilisation des laïcs les plus dévoués au bien commun de la nation. (in revue Permanencesjuin 1993).

 

Merci à EVR. Les surlignés sont de EVR.

 

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:25

 

Chroniques du pays réel - les courses de Noël

noèl, société, égoïsme, politique, fête matérialiste, nostalgie, amaury watremezNoël il y a encore quelques années avait encore un sens un petit peu spirituel pour la plupart des français. On allait à la « messe de Minuit », on attendait d'en être rentrés pour réveillonner et que les gosses ouvrent les cadeaux, quand il ne les ouvrait pas le lendemain matin. Se réjouir ensemble en partageant de bonnes choses, offrir des présents à ceux que l'on aime c'est une forme de louange toute aussi importante que la prière pour un croyant. Contrairement à ce que j'ai pu entendre au sein de certaines communautés dites nouvelles, ce n'est pas du matérialisme. Il y a des familles où l'on aimerait bien l'être juste un peu, à commencer par le soir de la Nativité.

En 2016, Noël n'a plus aucune signification profonde, il s'agit de bouffer quitte à en être malade. « Qu'est-ce qu'on va se mettre, hein ! Nous on prévoit un vrai gueuleton avec du foie gras, des zuitres, et tout ! » se vantait un couple d'âge mûr face à moi dans le bus. Il s'agit d'avoir acheté à ses gosses tout ce qu'ils se doivent d'avoir dans leur chambre d'enfant décorée comme dans une pub.

Je l'ai souvent entendu cette phrase bien grasse cet après-midi en me promenant dans Paris où tout était ouvert, c'est normal, nous sommes deux semaines avant Noël. Il faut bien que le commerce fasse du chiffre, et c'est la meilleure période de l'année. Car Noël n'est plus que cela, du commerce. Les personnes ressentent comme une quasi-obligation le fait de consommer, acheter, dépenser même si c'est progressivement interdit à tout ou partie de la classe dite moyenne de plus en plus précarisée et même si de plus en plus de monde fait les achats via le net. Et puis l'instinct grégaire est plus fort que tout le reste.

Peu importe les pauvres, peu importe les précaires, quelques jours avant le Réveillon, on évoquera le premier « mort de froid » ainsi qu'on le fait chaque année, on pleurnichera un peu, cela donnera bonne conscience. On aura versé sa larme cela suffira pour le reste de l'année.

La suite...

On va faire les courses de Noël en famille, on achète les jouets avec la marmaille qui choisit ce qu'elle veut avoir sous le sapin. Il n'est pas rare de voir des gosses de tous les milieux bloquer soudainement devant un rayon, ne bougeant pas d'un pouce jusqu'à ce que les parents cèdent. Et le pire est qu'ils cèdent, toujours. Et ce dans tous les milieux. Il ne faut surtout pas que les enfants soient frustrés de quoi que ce soit.

 

Je songe à cette dame en blouson « North Face » à la mode, bonnet "facheune" à pompon et jean « slim » et ses trois marmots, déjà encombrée de multiples sacs (elle n'allait pas traumatiser sa progéniture en lui demandant de l'aider). Un de ses garçons était devant les « Lego Star Ouarsses » comme il disait, ouvrant déjà les boîtes, sa petite fille regardait intensément une « Barbie » spéciale certainement. Le troisième piétinait face à des armes de « super-héros », menaçant de se rouler par terre si sa mère ne venait pas là tout de suite voir le jouet qu'il s'empresserait de casser le matin de Noël. Le mari était derrière, bienveillant avec ses gamins, ne faisant aucune remarque, bonhomme et magnanime...

 

Grand seigneur.

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 16:11

 

pb_20161202

 

« L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté. »

« L’espérance est une vertu héroïque. On croit qu’il est facile d’espérer. Mais n’espèrent que ceux qui ont eu le courage de désespérer des illusions et des mensonges où ils trouvaient une sécurité qu’ils prennent faussement pour de l’espérance. L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme. »

« Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance. »

Georges Bernanos, conférence 1945.

Vous pouvez écouter cette émission en visitant cette page.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 00:10

Jean Ousset : Raisons d’espérer – Tout est lié pour qu’Il règne

 

20161027JeanOussetMontSaintMichel.jpg

 

20161027JeanOussetRaisonsdesperer.jpgCette édition vient à point pour ceux qui souhaitent accéder rapidement à certains des meilleurs textes, toujours actuels, de Jean Ousset. Les développements successifs d’un article à l’autre, apparaissent comme une variation autour d’un thème majeur : le réel se découvre et s’impose comme un tout indissociable.
Tout est lié, tout se tient. Cohérence, harmonie et plénitude du christianisme dont la beauté réjouissait Simone Weil.
Théorie et pratique, raison et histoire, naturel et surnaturel, doctrine et expérience, foi et raison, cœur et intelligence, esprit et méthode, prière et action : autant de liens étroits sur lesquels, à l’écart de toute illusion, repose l’espoir dans la fécondité d’une action culturelle, sociale et politique.
Jean-Ousset cherche à la manière de Jésus-Christ à aller aux périphéries pour toucher ceux qui se croient perdus dans une société sécularisée. Ses écrits sont des antidotes à la morosité et au désespoir. A une époque où l’esprit du monde semble triompher, même parfois chez les catholiques, d’une manière unique, il a le talent pour nous convaincre de ce que dans le sillage de l’Église tout a fleuri ! Et que c’est encore possible ! Qui a encore une anthropologie cohérente ? Qui peut encore répondre à la question : qui est l’homme ? Le christianisme est le seul vrai humanisme à condition de ne pas dissoudre Jésus-Christ, miséricordieux infiniment. Lui seul peut fonder notre espérance ! Quels sont alors les arguments de notre espoir et quelles en sont les exigences pour agir avec efficacité aujourd’hui ?


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L'AUTEUR

Jean Ousset (1914-1994) est le premier à avoir méthodiquement formalisé une doctrine de l’action culturelle, politique et sociale à la lumière de l’enseignement de l’Eglise pour concrètement répondre au mal par le bien et redonner vie aux différents corps de la société. Son réalisme et l’expérience l’ont conduit à répondre, avec beaucoup de pédagogie, aux questions que chacun se pose sur la possibilité et la manière de fonder la vie en société dans un pays divisé de croyances.


Pour en savoir plus : www.ichtus.fr

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 11:11

Juppé et Fillon : quelles « valeurs » ?

 

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Le débat surréaliste qui agite le monde politico-médiatique sur les « valeurs » défendues par les deux finalistes de dimanche prochain aboutit à une confusion générale des esprits.Pour le système politico-médiatique majoritaire, Fillon est un conservateur réactionnaire, un catholique intégriste jusqu’au-boutiste, et représente un danger mortel pour toutes les « avancées sociétales », quand Juppé est un homme de progrès, garant de l’évolution heureuse d’une société libérée. Est-ce la réalité ?

Analysons par exemple les valeurs dites sociétales, défendues par les deux candidats : elles sont à peu près les mêmes. Juppé comme Fillon sont de farouches partisans de l’avortement libre et inconditionnel, du « mariage » homosexuel et de l’adoption, de la loi Claeys-Leonetti qui ouvre des possibilités d’euthanasie.

Nous nous trouvons dans la situation inouïe selon laquelle, sur le sujet fondamental de la défense de la vie,  Alain Juppé et ses partisans  traînent dans la boue un adversaire qui professe  les mêmes idées qu’eux. Il en résulte que les deux candidats, se revendiquant catholiques, font de la surenchère sur le sujet dévastateur de l’avortement, considéré par Jean-Paul II comme le drame suprême de l’humanité, qu’un catholique ne peut en aucun cas cautionner.

Concernant le « mariage » homosexuel, la confusion est à son comble. En effet, une partie des forces émanant de la catholique LMPT valorise un candidat totalement favorable à la loi Taubira, ce qui le positionne en opposant déterminé aux  idées fondatrices du mouvement de résistance de 2012, notoirement catholique. Plus personne ne sait plus qui résiste à quoi…

En réalité, si nous analysons froidement la situation, les deux candidats posent problème. 

La suite... de l'article rédigé par François Billot de Lochner, le 25 novembre 2016

 

On lira avec profit la réflexion sur les valeurs de François-Xavier Bellamy ICI.

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:35

 

Une grande partie de la semaine médiatique a été dominée par la polémique sur les catholiques et la politique. A la suite de la percée de François Fillon aux primaires, le journal Libération titrait le 24 novembre : « Au secours, Jésus revient ». Laurent Joffrin se lâchait en écrivant : « Il y a désormais en France un catholicisme politique, activiste et agressif, qui fait pendant à l’islam politique. ». François Fillon s’était pourtant défendu le 22 novembre sur BFMTV : « Je sais faire la différence entre mes convictions personnelles, ma foi, et le bien public. La religion n'a pas à guider la vie de la République». Et l’épisode se terminait jeudi soir, lors du débat entre les deux candidats, dans une grande communion consensuelle et républicaine où toute allusion aux rapports entre politique et religion était évacuée !

Voici un texte du philosophe Claude Tresmontant pour nous éclairer sur ce sujet capital :
 
N'importe quoi en politique n'est pas compatible avec le christianisme. Il en va du problème de la politique chrétienne comme du problème de la philosophie chrétienne. Nous n'allons pas ici ennuyer nos lecteurs avec ce problème disputé de la philosophie chrétienne. Mais il est bien évident pour tout le monde que n'importe quoi en philosophie n'est pas compatible avec le christianisme. On appelle, en première approximation, philosophie chrétienne, celle qui est compatible avec le christianisme, celle que le christianisme peut s'approprier. Eh bien, il en va de même en politique ! II existe des politiques qui sont compatibles avec le christianisme, et d'autres, non. Pour déterminer si une politique est compatible avec le christianisme, c'est très simple. II suffit de se demander si elle est compatible avec la doctrine hébraïque et chrétienne de la Création, de l'excellence de la Création, de la finalité de la Création (...)
Le meurtre des enfants dans le ventre de leur mère (...) est incompatible avec le christianisme parce cela va contre la Création, et sa finalité. Un enfant tué dans le ventre de sa mère ne pourra pas se développer. On lui vole sa vie entière. Toute politique qui aboutit à détruire l'être humain, à l'avilir, à le dégrader, à empêcher son développement, à l'empêcher d'atteindre sa fin, est incompatible avec le christianisme. Tout ce qui va contre la Création et sa finalité, est considéré par le christianisme comme un crime et une abomination.
Bien entendu le développement intellectuel, spirituel, entre en ligne de compte autant que le développement physique. Tout ce qui abêtit l'homme, tout ce qui le crétinise, va à l'encontre du sens de la Création. Une politique compatible avec le christianisme doit être une politique qui favorise la création de l'homme, son développement, son achèvement. II n'est pas du tout nécessaire d'être chrétien et de professer la doctrine chrétienne pour être partisan d'une politique qui favorise la création et le développement de l'homme.(...)
Nombre de chrétiens, parmi les plus influents dans l'ordre politique, semblent s'imaginer que le christianisme comporte des exigences qui ne s'appliquent qu'à la vie individuelle, aux relations entre individus. C'est évidemment une erreur grossière.
Le christianisme comporte des exigences qui s'appliquent à l'ordre politique, à l'ordre international. C'est ce que les derniers papes (…) ne cessent de rappeler et de crier dans le désert des peuples. (…) On peut constater objectivement, si l'on regarde bien, que l'Eglise est le lieu à partir duquel on défend l'Homme, tout homme et l'homme tout entier, depuis le premier commencement de son existence et en tout lieu. (...)
Il existe nombre d'hommes politiques qui sont par ailleurs chrétiens, et qui semblent ignorer ces connexions logiques, ces relations logiques, entre christianisme et politique. Ils font comme si ces ordres étaient séparés, disjoints. En réalité ces deux ordres, celui de la politique et celui du christianisme, sont distincts, mais ils ne sont pas séparés. De même que l'ordre philosophique est distinct de l'ordre théologique, mais il n'en est pas séparé. De même que dans l'Homme véritable uni à Dieu en qui se réalise l'union sans confusion du créé et de l'unique incréé, il n'y a pas mélange, il y a distinction, mais il n'y a pas séparation, comme le disait le Concile de Chalcédoine". 


 (in «Problèmes de notre temps – Chroniques » - Ed. O.E.I.L., 1991, cité dans la revue Permanences n° 333 d'août 1996).

 

Merci à EVR.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 09:18

 

  1. De manière saccadée et avec des accents toniques inappropriés tu parleras

  2. Les événements jamais tu ne hiérarchiseras.

  3. De tes confrères jamais de mal tu ne diras

  4. Le Monde et Libération (et Télérama et les Inrocks) tu honoreras

  5. D'Amnesty International, du Téléthon, de la Ligue des droits de l'homme, toujours du bien tu diras

  6. De Coluche, Mandela, Simone Veil, toujours du bien tu diras

  7. De cellule psychologique à chaque tragédie tu parleras

  8. L'origine et le nom de délinquants et émeutiers tu ne dévoileras

  9. Du Bilderberg et du Club Le Siècle jamais tu ne parleras 

  10. De football sans arrêt tu parleras.

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Hélas, nombre de journalistes incroyants ne les respectent pas encore.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 21:26

 


xavierhennequart.jpgDans sa fable « le renard et le bouc » Jean de La Fontaine raconte comment Capitaine Renard laisse son ami Bouc au fond d’un puits après s’en être servi comme marchepied pour en sortir. Puis il conclut par la morale suivante : 

« En toutes choses, il convient de considérer la fin ». 

En ce mois de novembre, l’Eglise nous invite à prier pour les défunts. Ainsi nous pouvons offrir nos prières pour le repos de l’âme de nos défunts ou encore gagner des suffrages ou indulgences pour abréger leurs souffrances au purgatoire. Belle opportunité pour nous poser cette question si importante. 

Quelle est la finalité de notre existence sur terre ? 

Saint Thomas d’Aquin répond à cette question d’une façon extrêmement claire : « La foi nous enseigne que Dieu a créé l’homme afin de lui faire partager sa propre béatitude. Il voulait donner à des êtres le bonheur d’avoir un Père tel que Lui. C’est l’ultime pourquoi de la création de l’homme. C’est même l’explication dernière de la création de l’univers, puisque toutes choses ont été faites en vue de l’homme. »(1) 
De même saint Ignace de Loyola, dans ses exercices spirituels, nous indique la feuille de route (2) à suivre et nous rappelle que : 
L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, Notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme. Et les autres choses qui sont sur la terre sont créées à cause de l'homme et pour l'aider dans la poursuite de la fin que Dieu lui a marquée en le créant. D'où il suit qu'il doit en faire usage autant qu'elles le conduisent vers sa fin, et qu'il doit s'en dégager autant qu'elles l'en détournent.”
 

Dès lors comment régler notre boussole ? 

Ferons-nous comme beaucoup « en recherche » en errant tous azimuts ? Ou règlerons-nous notre azimut vers le ciel et ce désir du ciel véritable finalité de tout chrétien ? 

A nous de le décider puisque le Créateur dans son infinie bonté nous a créé libres. N’oublions pas cependant cet enseignement de Jésus : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (3), devise de ce qui oriente nos désirs au quotidien. 

 

La suite...

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:36

Apocalypse 1, 5 « de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. ».

« Prince des rois de la terre », tel l’appelle saint Jean dans l’Apocalypse, et, sur son vêtement comme sur Lui-même, il a pu lire : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».

Matthieu 28,18 « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ».

Jésus-Christ est donc roi. Roi par droit de naissance éternelle, puisqu’il est Dieu… Roi par droit de conquête, de rédemption, de rachat. Et cette royauté, on le conçoit, est universelle. Rien, en effet, ne peut être plus universel, plus absolu que cette royauté, puisque le Christ est Lui-même principe et fin de toute la Création. Cependant, pour qu’il y ait aucun doute, notre Seigneur a tenu à le préciser : « Omnia potestas data est mihi in coelo et in terra ». « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». Au ciel et sur la terre… autant dire : dans l’ordre surnaturel comme dans l’ordre naturel. (…)

Romain 13, 1 « il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu ».

Oui, tout pouvoir a été donné au Christ au ciel et sur la terre. Cette vérité est au principe même du catholicisme. Nous la trouvons dans les épîtres et les discours de saint Pierre. Nous la retrouvons sous-jacente à tout l’enseignement de saint Paul. Sa formule  » non est potestas nisi a Deo  » ne fait, au fond, qu’exprimer la même idée d’une façon particulière. Jésus-Christ a demandé et son Père Lui a donné. Tout, dès lors, Lui a été livré. Il est à la tête et le chef de tout, de tout sans exception.

La suite...

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:19

 

Pour passer à l'action on relira avec intérêt le billet "L’humeur de Pasquin" paru dans l’Homme Nouveau – n°1625

 

Avec les primaires reviennent les fadaises habituelles. Le vote utile est une de ces idioties. Elle est magistrale pour enfumer le bourgeois à qui il resterait quelques atomes de convictions. Le truisme est asséné avec une telle docte assurance qu’il n’autorise aucune contradiction : « L’important c’est de voter utile, c’est le seul choix rationnel. » Et voilà comment le bon bougre, alors qu’il a le choix, s’auto-persuade de ne pas voter pour le seul candidat qui pense comme lui sur l’ensemble des sujets, affirme sa foi sans tortiller des fesses, son attachement à la vie, au mariage, à la famille, au pays, et qui semble, qui plus est, sacrément taillé pour la course.
« Oui, mais le vote de conviction et de témoignage ça ne sert à rien, moi je vote utile. » Faire ça, porte un nom, c’est être un idiot utile. Il faut fichtrement avoir perdu le sens commun pour voter ou se rallier à l’inverse de ses intérêts en pensant qu’on les sert. Ce type de stratégie d’auto-négation est souvent accompagné d’une justification par le calcul : « Assumons de voter pour un candidat qui se fout de nos convictions pour influencer demain ! ». 
Ce raisonnement ne date pas d’hier, déjà le Vendredi saint il devait y avoir un gars pour conseiller à quelques chrétiens de voter utile, de voter Barabbas pour que les pharisiens apaisés gracient Jésus… Ça n’a pas marché ! On les a retrouvés au procès de Louis XVI, conseillant aux monarchistes de voter la mort du roi pour sauver la monarchie… Ça n’a pas marché ! À Maastricht aussi, il fallait voter utile pour la souveraineté de la France… Ça n’a pas marché non plus. On la reconnaît facilement la conviction du « voteur utile », elle a la forme de son derrière tant il s’assoit dessus. 
Alors, vous ferez bien ce que vous voulez, mais si vous allez voter aux primaires, sachez simplement que le symbole du chrétien ce n’est pas l’anguille mais le poisson !

 

Certes, un peu tardif... mais cette réflexion peut resservir...

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 12:44

 

C'est sur Petrus Angel 

Pour prendre un peu de hauteur

et de recul en même temps ...

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:41

 

Beaucoup de personnes pensent que la fin du monde est proche. Bien des signes épouvantables pourraient le faire croire. Mais cette pensée n'est-elle pas d'une importance secondaire ? Car tout homme ne doit-il pas, en quelque temps qu'il vive, se tenir prêt à comparaître devant Dieu ? Sais-je donc si je vivrai encore demain ? Une bombe peut nous anéantir tous cette nuit. Et qu'importerait alors que la terre et les étoiles disparussent aussi ? Ma faute n'en serait pas moindre. Je ne peux pas comprendre comment des gens « pieux » craignent l'existence de Dieu, parce que les hommes se couvrent de honte. Comme si la force absolue n'appartenait pas à Dieu (je sens combien tout repose dans sa main). On ne doit craindre que pour l'existence des hommes, car ils se détournent de Lui, qui est leur Vie.

Sophie Scholl (citation rapportée vue ICI)

Retrouvez Sophie Scholl sur Petrus Angel

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 22:08

Rémi Soulié : « Boutang cultive une profonde tendresse à l’égard de Bernanos »

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Pierre Boutang aurait eu 100 ans le 20 septembre 2016. Pour Rémi Soulié, essayiste et disciple de l’auteur d’Ontologie du secret, un hommage s’imposait. Pour saluer Pierre Boutang (Éditions Pierre-Guillaume de Roux) compile plusieurs articles ainsi qu’un témoignage de première main intitulé « Le cas Boutang ». Rémi Soulié a également publié Nietzsche ou la sagesse dionysiaque (Points, 2014) et Péguy de combat (Les provinciales, 2007).

La suite sur Philitt...

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:27

Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts

A l'approche de la fête des fidèles défunts (2 novembre), la Congrégation pour la doctrine de la foi a publié une instruction, approuvée par le Pape, intitulée Ad resurgendum cum Christo sur la sépulture des défunts et la conservation des cendres en cas d’incinération. Extrait :

C1. Pour ressusciter avec le Christ, il faut mourir avec le Christ, il faut « quitter ce corps pour aller demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5, 8). Dans son Instruction Piam et constantem du 5 juillet 1963, le Saint-Office avait demandé de « maintenir fidèlement la coutume d’ensevelir les corps des fidèles », précisant toutefois que l’incinération n’est pas « contraire en soi à la religion chrétienne » et qu’on ne devait plus refuser les sacrements et les obsèques à ceux qui demandaient l’incinération, à condition qu’un tel choix ne soit pas motivé par « une négation des dogmes chrétiens, dans un esprit sectaire, ou par haine contre la religion catholique ou l’Église ». Ce changement de la discipline ecclésiastique a été ensuite inséré dans le Code de droit canonique(1983) et le Code des Canons des Églises orientales (1990).

Depuis lors, la pratique de l’incinération s’est sensiblement répandue dans de nombreuses nations, mais, dans le même temps, se sont aussi diffusées de nouvelles idées en contradiction avec la foi de l’Église.

La suite...

 

Deux autres articles à (re)lire sur Petrus Angel 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:35

Dans un monde qui change… la doctrine sociale aussi ?

Rédigé par Joël Hautebert le  dans Société

Dans un monde qui change… la doctrine sociale aussi ?

Le Conseil permanent de la conférence des évêques de France vient de publier un ouvrage intitulé Dans un monde qui change retrouver le sens du politique (Bayard, Mame, Cerf, 96 p., 4 €). C’est donc bien de politique qu’il s’agit, avec un épilogue proposant des éléments de réflexion en vue des prochaines élections. Une bonne heure suffit à la lecture attentive de ce livre d’une centaine de pages en petit format, composé d’une dizaine de chapitres très courts et agrémenté d’un quizz très à la mode.

Le lecteur est d’abord frappé par la tonalité de l’exercice. Il se situe dans le registre sociologique du simple constat d’un certain nombre de maux qui affligent notre pays ou encore des formes de réaction des citoyens ; du désintérêt pour la politique aux modalités contemporaines d’expression « citoyenne ». Les courts chapitres comprennent souvent une grande quantité de questions, posées les unes après les autres, autant d’interrogations pour lesquelles on attend des réponses, a minima des pistes pour la réflexion. Par exemple, lorsque les évêques posent l’excellente question « Pour quoi suis-je prêt à donner ma vie aujourd’hui ? » [p. 52], on aimerait lire quelque chose de plus consistant et politique (et de moins relativiste) que : « la réponse est sans doute très personnelle et intime ». Ce registre sociologique est quelque peu gênant lorsqu’il est question des diverses initiatives citoyennes, le phénomène « Nuit debout » étant placé sur le même plan que les « Veilleurs », sans aucune appréciation de fond.

Aucune analyse

Les causes des fragilités, des difficultés ou impasses de notre société ne font jamais l’objet d’une analyse en profondeur. Or, sans diagnostic, comment proposer un remède ? Pourtant, il est écrit que « plus que d’armure, c’est de charpente que nos contemporains ont besoin pour vivre dans le monde d’aujourd’hui » [p. 42]. Voilà qui est bien dit. Mais alors pourquoi n’y a-t-il aucune allusion à la loi morale naturelle, dont la violation par les lois constitue l’une des causes majeures de nos maux contemporains ? Pourquoi n’y a-t-il aucune mention de l’ordre naturel sur lequel doit nécessairement s’appuyer l’ordre politique ? La Nation et la Patrie ne font l’objet d’aucune définition. Il est simplement dit que « les notions traditionnelles et fondamentales de Nation, Patrie, République sont bousculées et ne représentent plus la même chose pour tous » [p.15]. Pourquoi ne pas rappeler leur sens exact ? Nous ne trouvons également aucune définition substantielle du politique, en dehors du sacro-saint débat. Pour les auteurs, le politique suppose « la recherche du bien commun et de l’intérêt général qui doit trouver son fondement dans un véritable débat sur des valeurs et des orientations partagées » [p. 21]. Rien non plus sur les conditions du bien commun que sont la justice, l’unité, l’amitié politique… Aucune information n’est donnée sur ce qu’est une communauté politique, en quoi elle s’inscrit dans notre nature d’animal politique, prend corps au cours de l’Histoire dans une culture, des traditions, une langue, un patrimoine hérité, pour nous Français immense, riche de siècles d’efforts, de dons et de sacrifices. Cela n’apparaît qu’incidemment sous forme de questions. Dès lors, les justes remarques ou constats disséminés ici ou là, sur le respect de la vie et la famille par exemple, perdent l’essentiel de leur force, parce que leur fondement naturel a disparu.

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 16:58

 

Poème de Paul Verlaine (1844-1896) dans les Poèmes saturniens (1866).

 

Les sanglots longs 
Des violons 
De l'automne 
Blessent mon coeur 
D'une langueur 
Monotone.

Tout suffocant 
Et blême, quand 
Sonne l'heure, 
Je me souviens 
Des jours anciens 
Et je pleure

Et je m'en vais 
Au vent mauvais 
Qui m'emporte 
Deçà, delà, 
Pareil à la 
Feuille morte.

                                                 *****

 

Ce poème, récité dans le récent film Frantz, est à côté d'autres poèmes sur les saisons sur le site Poésie française.fr, "recueil de poésies des meilleurs poètes français et étrangers d'hier à aujourd'hui".

On trouve des versions chantées ICI.

 

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:59

Confrontés au défi du post-politique, nous devons nous ressaisir du politique comme citoyens

Guillaume de Prémare, délégué général d'Icthus, répond à Louis Lorphelin dans Présent. Extrait :

5bbc9ffaa3fdbebce007b4aa89b36a5f_400x400"[...] Le politique se refait par le haut et par le bas. C’est une constante dans l’histoire de France, marquée à la fois par la construction politique d’une nation par la dynastie capétienne et par une amitié politique au sein du peuple français, lequel a toujours su apporter sa contribution propre – à travers les métiers, les provinces, les familles, les corps intermédiaires – pour faire de la France une grande nation où il fait bon vivre. Aujourd’hui, nous sommes confrontés au défi du post-politique. Nous devons nous ressaisir du politique comme citoyens. La postmodernité multiculturelle vit une telle crise que seul le politique au sens large, par le bas et par le haut, peut refaire un peuple et une nation où l’on partage non seulement une culture commune mais aussi une œuvre commune de reconstruction de la Cité.

N’est-il pas trop tard pour le changement de modèle, dans la mesure où le marché, la finance, semblent avoir imposé définitivement leur diktat au politique ?

Je ne suis pas devin, mais il est clair qu’il faut se battre à notre échelle. Pour résister au diktat, je pense qu’il faut porter le combat là où nous avons encore des pouvoirs et des responsabilités, au niveau local, dans nos activités professionnelles et, bien sûr, dans nos familles. Chacun doit imaginer quelle peut-être sa contribution dans ce cadre et sur quels réseaux d’amitiés (familiaux, sociaux, professionnels, politiques) il peut compter. Nous sommes en résistance. Le diktat financier n’a pas d’idéologie, il règle toute chose sur le profit. Mais il s’appuie sur des idéologies pour étendre son emprise sur les mentalités et les comportements. Il faut donc combattre ces idéologies ; mais aussi nous battre pour lancer des dynamiques économiques locales qui donnent la priorité à la proximité et au patriotisme.

Comment comptez-vous peser dans le débat politique pour les présidentielles, et d’abord les primaires de la droite ?

Le rôle d’Ichtus n’est pas de peser sur les présidentielles, mais de former, de soutenir et de mettre en réseau des personnes qui s’engagent. Le rôle d’Ichtus se situe donc davantage sur l’action en profondeur, sur la durée. Les élections ont leur importance, mais chacun sent que l’alternance attendue en 2017 ne débouchera pas sur une véritable alternative. En effet, la confiscation de la chose publique par les partis est de plus en plus forte. Si vous regardez les primaires de la droite, vous voyez assez aisément l’impasse qui se profile. Jean-Frédéric Poisson, le seul candidat qui soit hors du système Les Républicains, est présenté volontairement comme « petit candidat » par le système pour faire fonctionner à plein ce fameux vote utile qui n’a jamais produit de grands fruits, cela au détriment du vote de conviction. [...]"

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:34

" J'aime bien aller à la messe parce qu'au moins, pendant une heure, personne ne vous emmerde" (Alain Juppé, extrait d'une émission TV à venir).

C'est la messe selon Juppé.

La messe selon Padre Pio, c'est ceci : la version de la série télévisée italienne, et le film original de la dernière messe de Padre Pio.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 12:03

En Europe, 6% de la population souffre de troubles de l’audition. En France, l’un des précurseurs de l’enseignement spécialisé dispensé aux sourds fut Charles-Michel de L’Epée.

L’abbé Charles-Michel de L’Épée naquit à Versailles, où son père tenait une charge d’architecte du Roi, le 24 novembre 1712. Après des études de théologie et de droit, il mena une existence de polémiste janséniste, assez obscure il faut bien le reconnaître, participant même aux controverses sur les convulsionnaires du cimetière Saint-Médard.

En 1760, Charles-Michel (il changea son nom de famille, « Lespée », en « de L’Épée » vers vingt ans) se rendit dans une maison dans laquelle habitaient des jumelles. Apprenant qu’elles étaient sourdes et que le Père Vanin, leur précepteur, venait de mourir, il se proposa de les recevoir, chez lui, pour les instruire, « faire leur salut » et leur donner l’« intelligence des mots » ; en fait, poursuivre l’enseignement des « vérités de la Foi », commencé par le Père Vanin.

Comme elles étaient sourdes, elles s’entretenaient, sans aucun doute, par signes. Elles devaient, également, communiquer gestuellement avec leur mère, comme cela est coutumier entre mère et filles sourdes. L’Épée jugea donc raisonnable d’utiliser leurs signes, à condition néanmoins de les changer un peu, de les rendre acceptables, « civilisés » en quelque sorte. Ainsi, mit-il au point tout un système de traduction de la grammaire française et du catéchisme en langage des signes gestuels : les « signes méthodiques ». Méthodiques car assujettis à une méthode, celle de Descartes, bien entendu, qu’on lui avait enseignée lors de ses études au collège des Quatre-Nations, alors qu’il avait seize ans.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:38

 

  • le 22 septembre 1914 : l'écrivain Alain Fournier tué au front.

L'écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au cours des combats des Eparges, au sud de Verdun. Il vient d'avoir 28 ans. "Le Grand Meaulnes", son premier et unique roman, paru en 1913, a manqué d'une voix le Prix Goncourt. En 1914, il a commencé la rédaction d'un nouveau roman: "Colombe Blanchet" qui reste inachevé. Porté disparu, avec son capitaine et d'autres hommes de son régiment, il est jeté dans une fosse commune. Son corps est finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.

Lu dans le salon beige.

 

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