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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 09:37

Merci à EVR pour ce texte.

 

Dimanche 6 décembre, auront lieu de nouvelles élections. A cette occasion, La Croix des 7 et 8 novembre 2015 a publié un article de Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers, intitulé La religion n’est pas tout…il y a aussi la politique. Dans lequel il écrit : « Pour un chrétien, la religion n'est pas le tout de sa vie ; seul le Christ est tout. (…) Oubliant cela, la religion se mue en système: lorsqu'elle entend être le tout de la vie des personnes, elle devient totalitaire (…). Je parle alors « d'islamisation des esprits », lorsque l'on pense que la violence religieuse est la réponse à une autre violence religieuse. Lorsque la religion n'est pas tout – et elle n'a pas à l'être ni à le devenir –, ce sont les États qui sont détenteurs de la force publique et de l'éventuel recours à la violence.(…) Non, il n'y a pas de politique chrétienne, il n'y a pas à avoir de parti politique chrétien; mais il y a des chrétiens en politique, des chrétiens pour lesquels chaque instant est l'occasion d'une réflexion, d'un discernement, non dans le but de christianiser la société, mais dans celui, à la lumière de l'Évangile et de la personne de Jésus-Christ, de servir l'humanité et l'ensemble du cosmos qui est sa maison commune. Il revient bien entendu aux chrétiens et aux Églises d'avoir une parole et un engagement publics quant à la société qu'ils construisent avec tous. » (souligné par nos soins)

Pour clarifier le sujet, voici un rappel de la doctrine de l’Eglise en matière de politique chrétienne par Jacques Trémolet de Villers :

 

Serait-il possible que les saints évêques du Vè siècle, Saint Rémi en tête, et tous ceux qui les ont suivis pendant quatorze siècles, en soutenant l'Etat chrétien qui avait en charge la France, se soient radicalement trompés ? Serait-il possible que cette union du trône et de l'autel, sur laquelle se sont construites la politique et la civilisation françaises, ne soit que la résultante d'une conception erronée de la doctrine de l'Eglise ?

Un certain nombre de penseurs catholiques actuels sont enclins à le croire, estimant probablement que la volonté du Père ne doit être faite qu'au Ciel, mais pas sur la terre. (…), ils saluent l'avènement d'un Etat laïque comme une libération pour l'Eglise de ses implications temporelles. Ils voient avec satisfaction (…) la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Séparation de l'Eglise et de l'Etat sur laquelle il ne saurait être question de revenir, sauf à violer les lois fondamentales de la République, tant celle-ci en France s'identifie d'abord à un renvoi définitif de l'Eglise dans ses sanctuaires !(…)

Les siècles précédents furent-ils, par voie de conséquence, une errance doctrinale par rapport à cette soi-disant perfection de la situation actuelle ?

Bien évidemment non ! A l'inverse, c'est l'actuelle tentation à la désincarnation d'une Eglise réfugiée dans ses sanctuaires qui est contraire à la doctrine catholique.

La doctrine de l'Eglise est à la fois claire et fort simple en ce domaine; elle affirme sans équivoque la royauté du Christ sur les pouvoirs de la terre. Elle se fonde, en cela, sur l'interrogatoire du Christ par Pilate, dans l'Evangile de la Passion de Saint Jean. Passage essentiel pour ce qui est de l'organisation de nos cités charnelles puisqu'il est celui où Notre Seigneur affirme à la fois sa royauté et sa divinité (…).

Jésus est donc traduit devant Ponce-Pilate, représentant de César-Auguste, empereur de Rome et maître du monde. Celui-ci, allant droit au but, lui demande : "es-tu le roi des Juifs ?" (Jean 18. 33). Le Christ répond immédiatement par l'affirmation de sa royauté : "c'est toi qui le dis" (Jean, 18. 37)  (…). Et Pilate de s'écrier, (…) "Ta nation et tes grands-prêtres t'ont livré à moi, qu'as-tu fait ?" (Jean 18. 35). Et à cette question de Pilate le Christ répond : "Mon royaume n'est pas de ce monde". (…) Et nos modernes clercs sont comme Pilate. Avec lui ils reposent la question : "Ergo rex es tu ?". C'est-à-dire : et donc, quand même, tu es roi ?

Alors Jésus, devant cet homme qui s'intéresse et qui cherche, va répondre en allant droit à I ‘essentiel, avec une fierté souveraine : "Tu le dis, je suis roi. Je suis né pour cela et pour cela je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité, quiconque est de la vérité écoute ma voix" (Jean. 18, 37).Tu le dis : je suis roi ! La formule est sans équivoque. De deux choses l'une: ou le Christ est un fou doublé d'un menteur, et dans ce cas il n'est pas plus Dieu que roi et le christianisme est la plus incroyable supercherie de l'histoire de l'humanité; ou bien il dit la vérité et sa royauté est sans discussion possible ! Mais on ne peut pas, dans le même temps, croire à sa divinité et lui dénier la royauté. (…)

Dans ce dialogue avec Pilate, le Christ nous révèle donc deux vérités essentielles : Il est roi et son royaume est un royaume de vérité, de rétablissement de la vérité, un royaume dont l'origine n'est pas de ce monde. Son royaume n'est pas comparable à ceux de la terre. Il est au-dessus des rois de la terre. Son royaume est d'origine surnaturelle et la première manifestation de ce royaume est une royauté spirituelle. Mais cela ne veut pas dire que le monde temporel lui échappe, que la société lui échappe et qu'il n'est que le roi des cœurs, le roi des intelligences, le roi des esprits et des âmes.

La suite du dialogue avec Pilate nous le confirme explicitement. Lorsque ce dernier le somme de dire qui Il est, en Lui faisant sentir le pouvoir qu’il a sur Lui : "ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier ?". Notre Seigneur lui fait remarquer : "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'En haut. Par ces mots le Christ confirme l'origine du pouvoir de Pilate, de celui d'Auguste, de tous les pouvoirs de ce monde d'ici-bas. II affirme ainsi qu'Il est bien le Roi des rois, le souverain maître de toute autorité sur la terre dont II est la seule source de légitimité. Le pouvoir que Pilate a sur Jésus, c'est Jésus Lui-même qui le lui donne et le légitime: et c'est pourquoi d'ailleurs le Maître ne cherchera pas à se dérober à ses décisions.

Royauté donc non de ce monde, mais royauté sur ce monde.

 

 (Jacques Trémolet de Villers, Légitimité d’une politique chrétienne, dans Permanences de janvier 1997) 

 

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 10:30

Dans cette période d’une exceptionnelle gravité, le président Hollande en appelle à l’unité nationale. Les français ont peur. Mais, dans le désarroi général actuel, comme l’écrivait Simone Weil dans L’enracinement, en 1949 : « De remède, il n’y en a qu’un : donner aux français quelque chose à aimer . Et leur donner d’abord à aimer la France . Concevoir la réalité correspondant au nom de France de telle manière que, telle qu’elle est, dans sa vérité, elle puisse être aimée de toute son âme ». Voici un texte qui décrit la personnalité de la France :

 

« La patrie française a su parfaitement concilier de manière efficace et harmonieuse les divers éléments qui lui ont donné une personnalité admise aussi bien par les étrangers que par les nationaux.

Géographiquement, la France se trouve située de telle manière que «l'hexagone» a pu longtemps paraître comme l'expression territoriale du juste milieu : situé dans une zone tempérée, ce cap apparaît à la fois comme le résumé, le carrefour et l'aboutissement de l'Europe. Les ethnies les plus diverses ont arrêté dans ce « finistère » leur course au soleil; la plupart s'y sont fixées même quand il s'agissait d'errants du sol (les Francs) ou de la mer (les Normands). Il en fut ainsi de tous ces envahisseurs, conquis en quelques générations par le pays où il fait bon vivre, et ou la nature est à la mesure de l'homme.

 A partir du noyau d'Ile de France, grâce à leur puissance politique et militaire, et à leur habileté diplomatique, les dynasties et leurs ministres ont rassemblé et conservé ces divers éléments. Le pouvoir royal était alors religieusement consacré : l'obéissance et l'attachement au roi apparaissaient en ces temps de ferveur religieuse comme acte de foi et devoir de chrétien.

Quelques différents qu'ils eussent été dans leurs principes, les régimes ultérieurs devaient continuer cette action unificatrice. Cette œuvre, toujours menacée, s'est opiniâtrement poursuivie, portée et renforcée par un puissant facteur d'union, la langue française.

De ce moyen de communication rationnelle, il a pu être dit qu'il instaurait dans la trame même de l'esprit une certaine conformité de pensée et d'expression, d'habitude et d'attitudes.

Grâce à ce que Michelet appelle un «puissant travail de soi sur soi», se sont élaborés un certain accord sur de grands principes de l'existence, un compromis harmonieux et efficace entre l'autorité de Etat et la liberté du citoyen, entre l'affirmation des devoirs et l'expression des droits ; c'est à ce style de vie que participeront les nouveau arrivants.

Portés par des éléments naturels (géographiques, linguistiques, historiques...) des états d'âme sont nés, assez généraux et assez puissants pour exprimer, renforcer et maintenir l'unité nationale.

Ce qui exprime avant tout l'unité de cet ensemble français, c'est une âme commune forgée par un long passé de gloires, d'espérances, d'échecs et de victoires, d'où résulte une certaine conception de l'homme et du monde. Cette âme vit de la conscience d'un avenir commun, voulu dans la ligne et l'expérience du passé, mais vivifié et transformé par les exigences du présent.

Certes, nulle nation n'est exempte de traverses, voire de catastrophes. Mais c'est notre fierté d'avoir su les surmonter à l'aide de notre patriotisme.

C'est notre fierté que d'avoir arrêté sur notre sol plusieurs invasions qui menaçaient la chrétienté. En dépit, grâce même à ces difficultés qui ont contribué à stimuler les énergies et à faire naître dans un sursaut national les héros nécessaires, nous avons réalisé et maintenu notre unité.

C'est notre fierté que d'avoir su, mieux que nulle autre nation, conjuguer sur un fond celtique les apports des civilisations gréco-latine, chrétienne, humaniste et technique, où chacun, français ou étranger, s'insère sans peine et s'épanouit comme il convient.

C'est notre fierté que d'avoir offert au monde les figures de proue, écrivains et savants, qui ont orienté son évolution. Aussi tenons-nous à ce capital d'orgueil et de traditions, à ce patrimoine national qui est à la fois le bien de chacun et la chose publique.

On peut même trouver dans l'esprit critique et le mécontentement si fréquent chez les Français, la forme d'une ambition toujours orientée, en ce qui concerne la France, vers un idéal jamais satisfait. Mais, face au danger, la «doulce France» sait relever le défi. Délaissant son apparente insouciance, stimulée par sa susceptibilité et son amour propre, elle fournit dans l'épreuve la pleine mesure de son élan et de sa force. Audace, bravoure, panache, générosité, autant de traits de la fierté française qui lui assurent son renom de par le monde. Autant de traits qui contribuent à donner à la France sa personnalité. »

 

in Les valeurs fondamentales du patriotisme français,1961, repris dans la revue Permanences de Mai-Juin 2007

Merci encore à EVR.

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:47

Du 30 novembre au 11 décembre 2015 au Bourget, se déroulera la 21e conférence des parties (COP21) organisée par les Nations unies sur les changements climatiques.

Le diocèse de Paris veut saisir l’occasion de la COP 21 pour sensibiliser les Parisiens sur la problématique plus globale de l’environnement, à la lumière de l’encyclique Laudato Si’ du Pape François.

Nos dirigeants qui n’ont de cesse de louanger le souverain pontife l’ont-ils vraiment lu ?

Voici un « tri sélectif » de citations de ce texte :

 

  • (Toutes les blessures environnementales) sont dues au même mal, c’est-à-dire à l’idée qu’il n’existe pas de vérités indiscutables qui guident nos vies, et donc que la liberté humaine n’a pas de limites.(§7)
  • La croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire. Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes.§50
  • Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles.§53
  • La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts §75
  • Un monde fragile, avec un être humain à qui Dieu en confie le soin, interpelle notre intelligence pour reconnaître comment nous devrions orienter, cultiver et limiter notre pouvoir.§78
  • Cette contemplation de la création nous permet de découvrir à travers chaque chose un enseignement que Dieu veut nous transmettre.§85
  • L’incohérence est évidente de la part de celui qui lutte contre le trafic d’animaux en voie d’extinction mais qui reste complètement indifférent face à la traite des personnes, se désintéresse des pauvres, ou s’emploie à détruire un autre être humain qui lui déplaît. §91
  • Quand on ne reconnaît pas (…) la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap (…) on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même. Tout est lié. Si l’être humain se déclare autonome par rapport à la réalité et qu’il se pose en dominateur absolu, la base même de son existence s’écroule §118
  • La crise écologique est l’éclosion ou une manifestation extérieure de la crise éthique, culturelle et spirituelle de la modernité,§119
  • Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement.§120
  • Certains mouvements écologistes qui défendent l’intégrité de l’environnement et exigent avec raison certaines limites à la recherche scientifique, n’appliquent pas parfois ces mêmes principes à la vie humaine. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants §136
  • Benoît XVI affirmait qu’il existe une “écologie de l’homme” parce que « l’homme aussi possède une nature qu’il doit respecter et qu’il ne peut manipuler à volonté ».(…)La valorisation de son propre corps dans sa féminité ou dans sa masculinité est aussi nécessaire pour pouvoir se reconnaître soi-même dans la rencontre avec celui qui est différent §155
  • La grandeur politique se révèle quand, dans les moments difficiles, on œuvre pour les grands principes et en pensant au bien commun à long terme.§178
  • il faut éviter une conception magique du marché qui fait penser que les problèmes se résoudront tout seuls par l’accroissement des bénéfices des entreprises ou des individus.§190
  • L’éducation environnementale (…) tend à inclure une critique des “mythes” de la modernité (individualisme, progrès indéfini, concurrence, consumérisme, marché sans règles), fondés sur la raison instrumentale ; elle tend également à s’étendre aux différents niveaux de l’équilibre écologique : au niveau interne avec soi-même, au niveau solidaire avec les autres, au niveau naturel avec tous les êtres vivants, au niveau spirituel avec Dieu. L’éducation environnementale devrait nous disposer à faire ce saut vers le Mystère, à partir duquel une éthique écologique acquiert son sens le plus profond. §210
  • Dans la famille, on cultive les premiers réflexes d’amour et de préservation de la vie, comme par exemple l’utilisation correcte des choses, l’ordre et la propreté, le respect pour l’écosystème local et la protection de tous les êtres créés. La famille est le lieu de la formation intégrale, où se déroulent les différents aspects, intimement reliés entre eux, de la maturation personnelle. Dans la famille, on apprend à demander une permission avec respect, à dire “merci” comme expression d’une juste évaluation des choses qu’on reçoit, à dominer l’agressivité ou la voracité, et à demander pardon quand on cause un dommage §213
  • Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne.§217
  • Dieu a créé le monde en y inscrivant un ordre et un dynamisme que l’être humain n’a pas le droit d’ignorer.§221
  • L’amour de la société et l’engagement pour le bien commun sont une forme excellente de charité §231
  • Dieu qui nous appelle à un engagement généreux, et à tout donner, nous offre les forces ainsi que la lumière dont nous avons besoin pour aller de l’avant. Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, (…) Loué soit-il.§245

 

Merci à EVR pour ce partage. 

 

L'encyclique en un clic  

 

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 14:01

Pas un drapeau français à l'horizon (large) de Petrus Angel.

 

CATHOLIQUE ET FRANÇAIS TOUJOURS ?

par l'Abbé AMAR

Publié le 27 nov 2015 
NDPAF2

Il fut un temps où brandir un drapeau tricolore et chanter la Marseillaise n’était toléré qu’au stade. Mais ça, c’était avant… Avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, du moins que des barbares nous attaquent en plein Paris, ce funeste vendredi 13.

En à peine vingt-quatre heures, Facebook a versé dans un patriotisme digne de la fin du 19ème siècle, c’est-à-dire le plus cocardier qui soit. On a réalisé ce jour-là que ce réseau social rassemblait deux sortes de personnes : ceux qui ne s’y connectent qu’une seule fois par semaine et qui n’étaient donc pas au courant et ceux qui, face au tsunami tricolore, faisaient de la résistance… pour encore quelques heures. En ce jour d’hommage national, de nombreux drapeaux flottent aux fenêtres et pas seulement sur les bâtiments officiels.

 
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 16:29

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:28

Chronique d'une guerre annoncée

Ce n’était pas une question de « si », mais de quand et comment. Depuis le « 13-11 » et – à l’heure d’écrire – ses 128 victimes d’un terrorisme déterminé, et 99 blessés en « état d’urgence absolue », nous savons que la guerre est là. Avec l’entrée de milliers et de milliers de jeunes hommes depuis des terres où l’on prêche la conquête islamique, nous savons que cette guerre peut-être terrible. Qu’elle peut s’organiser. Depuis hier, elle ne vise plus des ennemis déclarés, comme l’attentat contre Charlie, mais un style de vie. L’homme de la rue. Le jeune qui s’éclate, dans un macabre « retour à l’envoyeur ».
La réponse doit-elle être politique ? Oui, certainement. Il appartient aux responsables des Etats d’y assurer la sécurité en les défendant contre les attaques extérieures et intérieures, et la paix, qui est « tranquillité de l’ordre ». Quel « ordre » ? Dans un pays où l’« ordre moral » est proscrit, où le désordre le plus fondamental est inscrit dans les lois et prêché dans les écoles, la tâche prend une allure singulière. Il s’agit de sauver et de protéger des vies, urgence vitale. Mais après ? Que défendons-nous ? 
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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 23:30

NOUS SOMMES LA FRANCE

drapeau-francais-default

Notre pays vient de connaître le pire attentat terroriste de son histoire. Plus de 120 morts, des centaines de blessés graves. Nous sommes tous sous le choc. L’émotion, la peine immense pour les victimes, l’incompréhension devant le mal qui se déchaîne… la colère aussi, se bousculent dans nos coeurs.

Parce que nous croyons en Dieu, parce que nous sommes catholiques, la prière vient se mêler à nos larmes. Nous prions pour tous ces morts, pour que le Seigneur les accueille dans sa Paix. Nous prions pour leurs familles dans une douleur si grande. Nous prions pour les blessés, en espérant qu’ils se rétablissent. Nous prions aussi pour tous ceux qui nous protègent, ici ou au loin : forces de l’ordre, militaires, services secrets… Nous prions enfin pour nos dirigeants, afin qu’ils soient à la hauteur de leur mission dans les semaines et les mois qui viennent. Il est vrai que Jésus nous demande aussi de prier pour nos ennemis, « ceux qui nous persécutent ». C’est dur. Mais faisons-le aussi : Dieu seul est capable de nous garder de la haine aveugle et de nous faire espérer leur conversion.

Prier ne veut pas dire rester passif. Prier ne dispensera pas de réfléchir, ni d’agir.

La suite...

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 23:10

Mgr Ravel : "Combien faudra-t-il de centaines de morts pour ouvrir les yeux ?"

Extrait de l'interview de l'évêque aux armées, Mgr Ravel, dans Famille Chrétienne :

Est-ce la suite logique des attentats de Charlie Hebdo ?

A l’époque, on avait tendance à penser que les terroristes s’attaquaient à un journal satirique et aux « blasphémateurs ». Moi, je n’ai jamais cru à cette fable ni à cette instrumentalisation des événements. Je le répète : nous sommes en guerre et les terroristes ne choisissent pas leurs victimes ! Nous prenons conscience aujourd’hui que la France a toujours été la cible et non la liberté de la presse.

En quoi les militaires sont-ils préparés à cette escalade ?

Nous reconnaissons chez nos ennemis ceux contre lesquels des dizaines de nos soldats sont morts en Afghanistan ou au Mali. Demain peut être en Syrie ou en Irak... Je suis militaire. Je sais que ces attentats contre la France marquent la poursuite d’une guerre qui a commencé il y a quelques années. Combien faudra-t-il de centaines de morts pour ouvrir les yeux ? Nous ne sommes pas face à une question de sécurité mais à une véritable guerre ! On ne peut plus croire que nous sommes face à des gens isolés ou détraqués (...)

Lu ICI

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 10:59

Un article de l'an dernier 

 

Sur le culte des morts

par Gérard Leclerc

 

En suivant hier les cérémonies du 11 Novembre, singulièrement celle de Notre-Dame de Lorette, je songeais à l’extraordinaire relation à la mort que suppose ce mémorial poignant qui rappelle le trépas de centaines de milliers de soldats de la Grande Guerre. Adversaires d’hier, associés aujourd’hui dans une même commémoration. On est tenté de souligner l’absurdité d’une telle hécatombe où les peuples d’Europe se seraient suicidés. C’est peut-être une tendance assez facile, car la Grande Guerre n’était pas la première des guerres, elle s’insérait dans une longue suite qui accompagne l’ensemble de l’histoire humaine. Histoire qui n’a rien d’une idylle mais qui montre que depuis l’origine la violence n’a cessé d’accompagner les rapports entre les hommes.

Et par ailleurs, comment considérer ce vaste culte de la mort, qui s’ordonne notamment dans ces immenses nécropoles que sont Notre-Dame de Lorette ou Douaumont ? Philippe Ariès m’expliquait qu’il avait préparé son grand ouvrage L’homme devant la mort grâce à une fondation américaine qui l’avait accueilli à Washington. La capitale des États-Unis a été conçue sur le plan d’une nécropole. Elle fonde l’existence de la nation américaine sur le souvenir de ses morts. Pour la France, c’est une thématique chère à Maurice Barrès, et avant lui à Auguste Comte et à la philosophie positiviste. Comte, ne croyant pas à la vie éternelle des chrétiens, magnifiait ce qu’il appelait « l’immortalité subjective », celle qu’assure le culte du souvenir avec la trace laissée par les disparus dans la mémoire humaine.

Je trouve souvent une saveur toute positiviste à nos cérémonies officielles, où se trouve absent tout rapport avec la transcendance et plus encore le sens chrétien de la mort. Dans son beau petit livre sur Assise [1], François Cheng rappelle quelle conception saint François avait de « notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper » et pour laquelle l’auteur du Cantique des Créatures louait son Seigneur. Mais François nous ouvre une perspective, qui n’est pas exactement celle de nos nécropoles laïques. C’est bien pourquoi Saint-Exupéry exprimait son désarroi de cérémonies, où ne s’élevait pas la douceur ineffable d’un chant grégorien.

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 12 novembre 2014.

Notes

[1] François Cheng, Assise, une rencontre inattendue, Albin Michel.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 00:31

Non, le christianisme ne demande pas d’accueillir toute la misère du monde !

Dans une tribune publiée sur le site du Figaro Vox intitulée « Réfugiés : pourquoi les catholiques sont divisés » (ICI), l’historien des idées et essayiste François Huguenin, sermonne ses compatriotes chrétiens de se soumettre à la recommandation papale d’accueillir dans chaque paroisse de la fille aînée de l’Eglise une famille de migrants.  Car selon l’auteur, la parabole évangélique du bon samaritain encourageant à la charité envers les plus démunis, ne se cantonne pas à une éthique individuelle mais engage la communauté chrétienne dans son ensemble.

Cette démonstration compassionnelle peut être contredite « catholiquement » pour deux raisons, l’une évangélique et l’autre conciliaire. La première se réfère à l’injonction christique de « rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». Certains croyants voient dans cette phrase un principe de séparation du domaine politique (qui a pour finalité la protection d’une communauté humaine des dangers extérieurs et des discordes intérieures) de la pratique de la foi qui est par essence individuelle dans le christianisme du fait d’un rapport à Dieu personnel et non collectif à la différence, par exemple, des religions païennes de l’antiquité.

La suite...

 Jean Dutrueil dans Poing de vue

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 20:42

 

Sodome retrouvée!

   

       

 

 

      Sodome retrouvée!

Sodome, la ville incarnant dans la bible la dépravation la plus extrême, pourrait bien avoir été localisée par une équipe d’archéologues dans l’actuelle Jordanie. Le professeur d’études bibliques et apologétiques de l’Université de Trinity Southwest, Steven Collins est formel : « le gigantesque site de Tall El Hamman » dans le sud de la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres …

                                                                                              Lire la suite.

 

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:55
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 11:15

Bernanos écrivait : « On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l’on n’admet pas tout d’abord qu’elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Quoi de plus vrai à l’heure où un grand nombre de municipalités font tourner de la musique dans leurs rues, où la télévision allumée en permanence ne sert plus qu’à « vendre du temps de cerveau disponible », où chacun se balade avec un casque sur les oreilles, où les supermarchés finiront bientôt par ouvrir le dimanche ? Comment serait-il possible de développer une vie intérieure quand tout est fait pour que la vie extérieure soit une course permanente, sans le moindre temps mort ?

Et pourtant, malgré cette conspiration universelle, des jeunes gens, issus de cette génération dont on dit qu’elle est lobotomisée par les écrans, par les jeux vidéos, par Internet, ont choisi de faire silence. Pas d’arrêter de parler ou d’éteindre la musique. Non, de faire silence.

Lisez tout l'article ICI, sur le blog de Fikmonskov  Le blog de Fikmonskov

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 21:35

7500 manifestants selon les organisateurs.

7500 selon la police.

 

Manifestation inédite des policiers place Vendôme

 

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Les policiers refusant de voir Christiane Taubira, François Hollande a annoncé en Conseil des ministres qu'il recevrait la semaine prochaine les syndicats de la police et de la justice.

Patrice Ribeiro, commandant de police et secrétaire général de Synergie-Officiers, répond aux questions de Caroline Parmentier dans Présent 

La suite...

                                       Bien sûr, dans la catégorie  Polis

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 18:22

L’effondrement intellectuel au cœur de la crise des migrants

Rédigé par Joel Hautebert le  dans Éditorial

L’effondrement intellectuel au cœur de la crise des migrants

Dès l’Antiquité, Cicéron dans son traité De Officiis montrait qu’il fallait pour tout un chacun, et a fortiori pour un État s’il voulait agir pour le bien commun, respecter la hiérarchie des devoirs en gardant le sens de la cité, ce qui impliquait aussi le sens de la justice. Un ouvrage que feraient bien de consulter nos hommes politiques aussi pour le traitement de la crise des migrants.

A ne pas manquer : la suite...

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 21:40

Plus de 950 000 personnes souffrent de mal-logement en Ile-de-France

 

Photo © AFP

Précarité. Un rapport de la fondation Abbé Pierre paru jeudi dénonce le mal-logement qui sévit tout particulièrement en Ile-de-France, où il touche plus de 950 000 Franciliens.

Habitations sans confort, bidonvilles, expulsions, absences de logement… La région la plus prospère et la plus peuplée de France est également celle qui recueille le plus de mal-logés. Un rapport de la fondation Abbé Pierre du jeudi 1er octobre révèle qu’au moins 950 000 personnes sont mal logées en Ile-de-France.

Le mal-logement « s’est profondément enraciné en Ile-de-France »

Parmi celles-ci, entre 60 000 et 70 000 sont sans domicile, 460 000 vivent dans des lieux surpeuplés et 404 000 dans des habitations sans confort. Les SDF ont augmenté d’une façon inquiétante dans la région, avec une hausse de 84% entre 2001 et 2012.  Le directeur IDF de la fondation, Eric Constantin a déclaré que le mal-logement « s’est profondément enraciné en Ile-de-France ».     02/10/15

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:07
2015

LES ÉLÈVES UTILISANT TRÈS FRÉQUEMMENT LES ORDINATEURS À L’ÉCOLE OBTIENNENT DE BIEN MOINS BONS RÉSULTATS

« Dans les pays où il est plus courant pour les élèves d’utiliser internet à l’école dans le cadre du travail scolaire, leur performance en compréhension de l’écrit a reculé entre 2000 et 2012, en moyenne », constate l’OCDE dans un rapport publié le 15 septembre 2015 analysant le rapport des élèves au numérique à partir des données 2012 de Pisa. L’organisation souligne que depuis 10 ans « les pays qui ont consenti d’importants investissements dans les Tice n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences ». Cependant, l’OCDE estime que des résultats positifs sont possibles, mais que cela demande du temps pour que les enseignants s’approprient les outils. Selon l’auteur du rapport, Francesco Avvisati, « ce n’est pas la quantité d’utilisation qui compte mais la qualité » éducative des usages.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:14

L'expression est de Chesterton.

Notre quinzaine : des vertus chrétiennes devenues folles…

Rédigé par Philippe Maxence le  dans Éditorial

Notre quinzaine : des vertus chrétiennes devenues folles…

L’Unique nécessaire

Nous vivons actuellement une période agitée, tant au plan politique que spirituel, dans une sorte d’accélération de l’Histoire, comme si notre monde ressentait le besoin impulsif d’une course en avant. Mais, en avant, vers où ? Trois jours passés dans une abbaye bénédictine ont donné à cette question une réponse d’une imposante évidence. ­Jésus-Christ est l’alpha et l’omega, le début et la fin de notre Histoire. Celle des hommes, en général, et celle de chaque homme en particulier ! À regarder la belle communauté qui m’accueillait avec générosité, je voyais combien ces hommes avaient vraiment choisi l’Unique nécessaire : Dieu, Lui-même. Je ne dirais pas comme nombre de médias qui s’intéressent à la vie monastique, qu’il y a « encore » aujourd’hui de tels hommes. La fatuité de cette remarque moderne m’a toujours marqué. Il y aura toujours des hommes et des femmes qui cherchent Dieu d’abord, qui s’enferment pour vivre avec Lui, et qui, comme des phares immobiles, en temps calme comme en temps de tempête, signalent au monde que Dieu nous est, à tous, l’Unique nécessaire.

Accueil et réfugiés

La Règle de saint Benoît invite la communauté monastique à l’accueil. C’est une invitation pressante, et qui a ses exigences. Le moine accueille sans se poser de questions, mais le monastère ne se laisse pas envahir. La Règle et les coutumes qui le régissent s’imposent à tous. Et, bien sûr, tous sont soumis à la loi divine. Le Pape François a appelé l’ensemble des communautés religieuses et des paroisses à accueillir les familles de réfugiés. Dans un entretien accordé à la radio catholique portugaise, « Renaissance », il a estimé également que les risques d’infiltration de terroristes étaient réels. Récemment, des anciens combattants des services spéciaux américains ont lancé le même avertissement, expliquant les moyens ainsi offerts aux membres des groupes islamistes pour pénétrer en Europe, s’offrir une nouvelle identité et se préparer à entrer en action le moment venu.

Si l’accueil est un devoir du chrétien, le problème se pose actuellement à une telle échelle que sa solution est résolument d’ordre politique.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 09:54

Dans Le Camp des saints, paru en 1973, Jean Raspail prophétisait l’invasion pacifique de notre pays par un million de déshérités . La réédition de 2011 est assortie d’une préface de l’auteur très musclée. En voici des extraits instructifs en ses temps où des bonnes consciences veulent nous cacher la gravité de la situation que nous vivons,  avec l’arrivée massive chez nous de migrants :

 

"Big Other vous voit. Big Other vous surveille. Big Other a mille voix, des yeux et des oreilles partout. Il est le Fils unique de la Pensée dominante, comme le Christ est le Fils de Dieu et procède du Saint-Esprit. Il s'insinue dans les consciences. Il circonvient les âmes charitables. Il sème le doute chez les plus lucides. (...) Et le bon peuple suit, hypnotisé, anesthésié, gavé comme une oie de certitudes angéliques... Le premier soin de Big Other a été de tordre le cou aux Français de souche, pour déblayer définitivement le terrain. Il lui a fallu un certain temps, mais la besogne est en voie d'achèvement. Une dernière salve a été tirée au début de 2010 par le ministre Eric Besson (« La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n'y a pas de Français de souche, il n'y a qu'une France du métissage »). (…) Métissage, métis, France métissée... cette innovante escroquerie historico-sémantique a fait des ravages. Elle impose un impudent amalgame, puisqu'il est avéré que l'immigration de masse extra-européenne, dans notre pays, ne date au mieux – si j'ose dire–que d'une cinquantaine d'années..."

 

"Ce que je ne parviens pas à admettre, et qui me plonge dans un abîme de perplexité furieuse et désolée, c'est pourquoi tant de Français avertis concourent aveuglément, méthodiquement, voire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France –évitons le qualificatif d'éternelle qui les révulse – sur l'autel de l'humanisme exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations de droit à ceci, à cela, de toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'État, ces pétitionnaires machinaux ; ces médias si correctement consensuels et tous ces "intelligents" qui, jour après jour, inoculent leur discours corrosif dans le subconscient de la nation française. Big Other... S'il se peut, à la limite, qu'on les crédite d'une certaine part de sincérité–pour ma part je ne vais pas jusque-là : dans le Camp des saints, ce sont les premiers à s'enfuir–, il n'empêche que j'éprouve un profond malaise à l'idée qu'ils sont mes compatriotes. Pourquoi s'obstinent-ils à détruire le socle de ce pays ? En vérité, sont-ils encore français ?"

"Les ethnies, les tribus, les nationalités les plus exotiques se bousculent à nos portes et, dès qu'elles les ont forcées, elles y assurent leur descendance. La démographe Michèle Tribalat a inventé un plaisant et prudent euphémisme pour définir ce processus : autoengendrement des flux familiaux. Quant à nos propres descendants, formatés à l'école de Big Other et conditionnés dès la plus petite enfance au "métissage" comportemental et culturel et aux impératifs de la France "plurielle"; ils n'auront plus d'autres ressources que de se fondre sans moufter dans le nouveau monde "citoyen" du Français de 2050. Tout de même, ne désespérons pas. Assurément, il subsistera ce que l'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une vingtaine de millions de Français– et pas nécessairement de race blanche– qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester conscients de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile. (…) Face aux différentes "communautés" qu'on voit se former aujourd'hui sur les ruines de l'intégration, (…) il s'agira en quelque sorte d'une communauté de la pérennité française.(…) Le clash surviendra à un moment ou à un autre, la mise au pas de ces récalcitrants par des moyens démocratiquement légaux, coercitifs, appropriés et musclés. C'est d'ailleurs ainsi que se termine le Camp des saints. "

 

(Big Other , préface du "Camp des Saints" , extraits in "Valeurs Actuelles" du 10 février 2011).

 

Merci à EVR pour le 4600e article...

 

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 17:20

A propos de la victoire de Vienne du 12 septembre 1683...

 

Cappuccino et croissants : 

Alors que – dans l’ignorance crasse des évènements du passé qui semble caractériser notre époque et favoriser de ce fait toute sorte d’imprudences politiques et religieuses – la grande victoire de Vienne paraît oubliée : il n’en demeure pas moins qu’un très grand nombre de nos contemporains la célèbrent sans le savoir, parfois même de manière quotidienne en… savourant un croissant et en buvant un cappuccino!!!

Cappuccino et croissant

Le croissant fut en effet créé par les boulangers de Vienne à la suite de cette victoire : selon la tradition, pendant le siège et avant la délivrance accomplie par Jean III Sobieski, les Ottomans avaient tenté de s’emparer de la ville par surprise en creusant la nuit des galeries passant sous les remparts.
Mais les boulangers, qui travaillaient justement la nuit dans leurs fournils, entendirent le bruit des travaux de sape organisés par les envahisseurs et donnèrent l’alarme, ce qui permit de déjouer leur ruse.
En récompense, l’empereur Léopold leur accorda le privilège d’immortaliser l’évènement par la réalisation d’une pâtisserie dont la forme fut inspirée par le croissant de lune placé par les mahométans sur leurs étendards.
A l’origine, ces viennoiseries étaient réalisées avec une pâte à pain briochée. Elles furent importées en France par la Reine Marie-Antoinette, et c’est seulement en 1920 que les boulangers parisiens commencèrent à les confectionner avec une pâte au beurre feuilletée.

Quand au cappuccino, dont se délectent les amateurs de café, son nom lui vient directement du Bienheureux Marc d’Aviano, qui était, je vous l’ai dit, prêtre capucin (cappuccino en italien) : les armées ottomanes en s’enfuyant avaient laissé des sacs plein de café dont le bon religieux fit faire une boisson réconfortante pour ceux qui avaient victorieusement combattu. La manière dont il le fit apprêter, encore inconnue à Vienne, connut un si vif succès qu’elle lui valut de garder le nom de son ordre religieux!

En cette fête du Saint Nom de Marie, et avant que des esprits tordus – comme on peut en trouver si souvent parmi ceux qui veulent imposer à l’Occident le renoncement à ses racines et traditions – ne les fassent interdire, rendez donc gloire à Dieu en savourant quelques croissants et un bon cappuccino, tout en vous réjouissant de la musique composée par Jean-Baptiste Lully pour la burlesque cérémonie des Turcs du « Bourgeois gentilhomme »!

Lully.                    

Vu ICI

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