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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 15:28

 

Jocelyne Tarneaud, auteur de La Bible pas à pas, et auteur du livret du nouveau spectacle musical "Tobie et Sarra", était l'invitée d'Olivier Malcurat sur RCF Lille.

Ici : http://www.ionamusicals.net/

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 14:36

 

 

ANOUILH-Alouette.jpg

l'Alouette est sur Petrus Angel

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 12:29

 

Sur Radio Courtoisie , dans l'émission "Français, mon beau souci" du 17 décembre 2012, “Anouilh, la force du verbe”, Michel Mourlet recevait Anca Visdei, écrivain, Colombe Anouilh d'Harcourt, fille de Jean Anouilh, présidente de l'association "Concours Philippe Senghor", Pierre Londiche, comédien, et Daniel Aranjo, professeur des universités, poète, écrivain, pour une émission consacrée à l'écrivain Jean Anouilh.

 

 

 

Le lien est ICI . Une autre émission est LA .


 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 23:55

... a 50 ans aujourd'hui. 

Son créateur, Claude Laydu ...

... dans le rôle du Curé de campagne

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 11:07

 

C'est en ce moment à Paris : Eurydice, de Jean Anouilh, avec Jean-Laurent Cochet.

 Petrus Angel y va.


EURYDICE

L'Auguste Théâtre

6 impasse Lamier
75011 PARIS
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:37

 

Petrus Angel vous recommande "l'Affaire Dussaert" , vu à sa sortie il y a 10 ans...

Ce soir à ARCACHON...

Tournée de L'affaire Dussaert

L'affaire Dussaert en tournée
Afficher le détail de la tournée (.pdf)

20 novembre: Arcachon
21 novembre: Bouscat (33)
23 novembre: Montceau-lès-Mines (71)
24 novembre: Draveil (91)
etc etc etc....

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:29

 

L'actualité de l'acteur Jacques Mougenot :

 

La joie retrouvée

La joie retrouvée
Récital Marcel Proust
Textes choisis et dits par Jacques Mougenot
accompagné par Cécile Jacquillat, violon
et Michel Frantz, piano
Salon Michelin
47 rue Ampère 75017 Paris
10 et 11 décembre 2012 - 20h
Voir l'affiche / Réserver

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 08:25

 

"LA LIBERTÉ POUR QUOI FAIRE ? ou la proclamation aux imbéciles", libre adaptation de La liberté pour quoi faire ? et de La France contre les robots de Georges Bernanos, par Jacques ALLAIRE et Jean-Pierre BARO, spectacle joué un peu partout en France...

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:57

 

C'est une proposition de l'INA, en DVD, en promotion ... 12 pièces radiodiffusées et émissions.

Des extraits sur le site de l'INA. 

 

JEAN ANOUILH EN 12 ÉMISSIONS

test video

12 pièces de Jean Anouilh adaptées pour la radio : La répétition ou l'amour puni, Antigone, Eurydice, Colombe ou encore Ardèle ou la Marguerite.Pack de 12 émissions...

17h14min05s

* Hors frais de gravure et d'expédition

RÉPÉTITION DE "LA RÉPÉTITION OU...

Extrait de la répétition de la pièce de Jean Anouilh "La répétition ou l'Amour puni", enregistré au théâtre Marigny avec Jean Louis Barrault, Madeleine Renaud et Simone Valère.

- 16min18s

DRM
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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 09:18

 

Une soirée théâtre exceptionnelle. Mais c'est terminé  .  Bientôt en DVD ? On peut toujours lire la pièce (en poche en Folio,  ou à la Pléiade ...) , lire la non explication d'Anouilh, écouter Michel Bouquet parler de lui, et retrouver d'autres articles et extraits parus ici.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 06:26

 

Des comédiens trisomiques au festival d'Avignon

DtLu ici ce bel article de présentation :

"« J’ai un chromosome de plus que vous dans le public ! »,  lance Gianni, goguenard. La salle interloquée sait que ce chromosome supplémentaire n’est pas un cadeau de la nature. Il se dessine sur le visage de Gianni, s’entend dans sa diction et, on l’imagine, s’impose lourdement dans son quotidien. Pourtant, Gianni est bien vivant et l’affirme vigoureusement. Le jeune homme appartient à la compagnie suisse-allemande Theater Hora qui rassemble des acteurs handicapés mentaux, atteints pour la plupart de trisomie 21.

La troupe présente au festival d’Avignon une pièce créée pour elle par le chorégraphe français Jérôme Bel, connu notamment pour ses spectacles documentaires réalisés autour de danseurs, comme Véronique Doisneau, du corps de ballet de l’Opéra de Paris, en 2004, et Cédric Andrieux, ancien de la compagnie Cunningham, en 2009.

Suivant une démarche similaire, il demande aux artistes du Théâtre Hora de n’être qu’eux-mêmes. Consigne d’ouverture : venir un à un se poster en silence devant la salle. Pour le public, ce premier face à face est troublant. L’un après l’autre, pieds ancrés dans le sol, regard assuré, les comédiens, âgés de 19 à 51 ans exposent dignement leur différence. Puis, ils se succèdent devant un micro pour parler d’eux et de leur handicap.

Leurs mots sont parfois drôles et émouvants, souvent cruels et douloureux. Dérangeantes et parfois brutales, ces confidences se révèlent bénéfiques, autant pour les spectateurs que pour les comédiens eux-mêmes. Brisant des tabous hypocrites, le chorégraphe redonne à ces vies une valeur qui leur est trop souvent soustraite. On admire l’humour de Remo, la rage de Julia et l’étrangeté poétique de Peter. Jérôme Bel, qui n’a accepté de travailler avec eux que parce qu’ils sont des professionnels rémunérés, ne les ménage pas et c’est sans doute le plus beau cadeau qu’il puisse leur faire.

La pièce atteint son point d’orgue avec l’enchaînement de solos imaginés par les comédiens eux-mêmes. Un vent de liberté souffle soudain sur le plateau, rappelant que la danse a le pouvoir d’abolir les frontières, de briser les carcans et d’engloutir les handicaps.Dans ces chorégraphies, qui surprennent par leur humour et leur inventivité, les corps, aux antipodes des canons académiques, distillent une énergie insoupçonnée. La leçon de vie de Disabled Theater  est sans concession, et profondément salvatrice".

Ils joueront à Paris en octobre 2012.

Vu ici

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:42
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:00

 

Sara Giraudeau, drôle d'Alouette

Par Nathalie SimonLe Figaro le 31/05/2012 

Sara Giraudeau apporte à son interprétation de Jeanne d'Arc la distance nécessaire à l'humour.
Sara Giraudeau apporte à son interprétation de Jeanne d'Arc la distance nécessaire à l'humour. Crédits photo : Pascal Victor/Pascal Victor/ArtComArt
L'actrice est sidérante de naturel et d'espièglerie dans la «pièce costumée» de Jean Anouilh.

Enfin une pièce d'Anouilh parfaitement représentée ! Créée en 1953, avec Suzanne Flon dans le rôle de Jeanne d'Arc, L'Alouette est aujourd'hui mise en scène par Christophe Lidon au Théâtre Montparnasse, à Paris. Il a eu raison de faire confiance à Sara Giraudeau pour interpréter la pucelle de Domrémy. L'actrice, qui a gagné en maturité depuis Colombe, qu'elle a jouée en 2010, est époustouflante de naturel et de drôlerie.

C'est un plaisir de la voir revivre le parcours de la petite bergère qui s'inquiète d'«avoir la France sur le dos» quand elle appliquera les conseils de l'envoyé de Dieu, le «beau» Saint-Michel, et de deux autres voix féminines, à la lettre. Avant-gardiste, Anouilh a dû inspirer les Monty Python tant il cultive le décalage. «T'es une fille épatante, t'as une bonne bouille», lance le roi Charles (Davy Sardou) à la «petite empêcheuse de tourner en rond».

Dirigée de main de maître, aussi pure et obstinée qu'Antigone, Sara Giraudeau apporte la distance nécessaire à l'humour, ainsi que l'aurait souhaité l'auteur. «Qui fera les voix? Moi, bien sûr !» prévient l'héroïne avec un sens irrésistible de l'imitation. Quelle énergie l'impertinente dépense pour convaincre ses adversaires politiques et religieux, pour «prendre un habit d'homme et aller trouver notre sire le Dauphin pour sauver le royaume de France»!

Méthode Coué

Entre autres scènes savoureuses, celle de Beaudricourt (Piquant Joël Demarty) conditionné par Jeanne déclenche des rires joyeux. Usant de la méthode Coué, elle apprend aussi à Charles que «le tout, c'est d'avoir peur le premier».

En tunique de coton, puis en fausse cotte de maille, la fille d'Anny Duperey et de Bernard Giraudeau est bien «cette petite alouette chantant dans le ciel de France, au-dessus de la tête de leurs fantassins…» Qui affronte avec un mélange de candeur et de vaillance le comte de Warwick (Stéphane Cottin), Pierre Cauchon (Bernard Malaka) et les terribles messires Promoteur (Olivier Claverie) et Inquisiteur (François Dunoyer).

Christophe Lidon ne cherche pas à causer foi et politique, il s'attarde sur le registre léger, exploitant à fond le théâtre dans le théâtre. Outre des comédiens fiables, il a réuni des fidèles autour de Sara Giraudeau. En particulier, la costumière, Pascale Bordet, auteur de costumes splendides, et la décoratrice, Catherine Bluwal, qui a imaginé une gigantesque rosace dominant la salle. On en sort réjoui.

Théâtre Montparnasse, Paris (XIVe) . 01 43  22 77 74. Durée: 1  h  40.

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:02

      Eugenio, ou les deux Testaments

par Alain Didier

 

 En 2009, nous avons découvert le juriste Alain Didier et sa passion pour l’écriture de pièces classiques à sujets historiques et chrétiens (Rendez-vous du FC n° 1656). Eugenio, sa nouvelle pièce, très documentée, est un « anti-Vicaire », car elle s’attaque au prétendu « silence » de Pie XII. Seize tableaux (1940-1944), où se détachent deux figures lumineuses, toutes de lucidité, de courage et de foi : Eugenio Pacelli (Pie XII), qui met tout en œuvre pour sauver le maximum de juifs ; et le grand rabbin de Rome, Italo Zolli, qui, baptisé à la suite d’un long cheminement (13 février 1945), prend le prénom d’Eugenio en hommage au pape. Venu au Vatican supplier le Saint-Père de l’aider à éviter une prise d’otages juifs, il s’écrie : « Le Nouveau Testament ne peut abandonner l’Ancien ! »

    Lisez d’abord la pièce d’une traite, pour vous imprégner des personnages ; puis relisez-la en vous reportant aux notes qui éclairent le contexte. Ne manquez pas la préface de Judith Cabaud, juive américaine convertie, biographe de Zolli, et, en annexe, la fameuse encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge (1937).

Marie-Catherine d’Hausen,Famille chrétienne, du 12 au 18 mai 2012

 

Du même auteur : 

Eden 
Ponce Pilate  

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:03

 

Daniel IVERNEL et Edith ZEDLINE interprètent une scène de "L'Alouette" de Jean ANOUILH : Jeanne d'Arc vient convaincre le Sir de Beaudricourt à Vaucouleurs de lui confier des hommes et un cheval pour rejoindre le Dauphin à Chinon ...

13 mn

 

L'Alouette est donnée en ce moment à Paris

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:29

 




Jeanne d’Arc. Un mythe. Une jeune fille innocente et pleine de bon sens, diablement forte et courageuse… La petite bergère, seule, face à la justice des hommes, va revivre son épopée devant ses juges. Avec son esprit aiguisé et son sens de l’humour, Jean Anouilh dresse, loin des représentations habituelles de Jeanne, le portrait d’une femme passionnée et éternellement moderne, devenue immortelle en incarnant le sens de la liberté, l’intelligence, la sagesse du peuple, l’indépendance face à la sottise bornée des puissants et des institutions établies dans leurs certitudes.

"La vraie fin de l’histoire de Jeanne, la vraie fin qui finit bien, 
celle qu’on se redira toujours quand on aura oublié ou confondu tous nos noms, 
ce n’est pas dans sa misère de bête traquée à Rouen, 
c’est l’alouette en plein ciel, c’est Jeanne à Reims dans toute sa gloire… 
la vraie fin de l’histoire de Jeanne est joyeuse. 
Jeanne d’Arc c’est une histoire qui n’en finira plus !"

au Théâtre du Montparnasse

Cette Alouette qu'aime tant Petrus Angel était déjà ICI

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 12:44

Charles Péguy, un écrivain combattant

A la Maison de la culture de Bobigny, entre poème et manifeste, une pensée d’une puissance et d’une richesse sidérantes est donnée à entendre par Valérie Aubert et Samir Siad à travers Clio , un texte posthume.

Charles Péguy, écrivain mort au front, au tout début de la Première Guerre mondiale.

AFP

Charles Péguy, écrivain mort au front, au tout début de la Première Guerre mondiale.

Il est l’un des écrivains les plus connus et en même temps les plus méconnus de la littérature en France. Chacun sait son nom, plus rares sont ceux qui l’ont lu.

Mort au front dès les premiers combats, le 5 septembre 1914, Péguy demeure uniquement, pour beaucoup, l’auteur du Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc.  Il ne saurait, cependant, se réduire à cette œuvre, toute aussi magnifique soit-elle. 

Collaborateur à la Revue Socialiste,  animateur des Cahiers de la Quinzaine,  proche des Romain Rolland, Bergson, Gide…, récupéré abusivement par les nationalismes de tous ordres (notamment celui de Vichy), cet intellectuel engagé dans la pensée comme dans les actes (il fut un dreyfusard fervent), s’est révélé, tout au fil de ses écrits, d’une pensée bien plus dense et plus large. 

UN RÉVOLTÉ TOURMENTÉ

Homme d’idéal et de foi. Mais aussi révolté tourmenté qui se retrouve tout entier dans Clio,  adapté pour la scène, à l’invitation du directeur de la MC 93, Patrick Sommier, par Valérie Aubert et Samir Siad – auteurs et interprètes déjà d’un stupéfiant Compagnons inconnus  à partir des Écrits de combat  de Bernanos, proposé il y a deux ans dans le même théâtre (La Croix  du 23 mars 2009).

Commencé trois avant la mort de Péguy, laissé inachevé, publié seulement en 1931, cet essai en forme de « Dialogue de l’Histoire et de l’âme païenne »  tient autant du poème par son écriture que du manifeste par ses paroles. 

TOUT EN FULGURANCES

Proféré par Samir Siad sur fond de cimetière aux ombres invoquées, il prend des accents profonds de chants de vie et de mort. S’interrogeant aussi bien sur la création et son acte, sur le rapport entre l’œuvre et celui à laquelle elle s’adresse, comme sur la responsabilité de ce dernier à son égard ; sur l’Histoire et sa mise au tombeau ; sur le génie et l’humanité…

Le texte est parfois ardu, tout en fulgurances, en ressassements. La mise en scène, statique, n’en facilite pas toujours l’accès. Pas plus que l’interprétation par trop funèbre de Samir Siad, Clio maquillé en « pauvre vieille femme », « vieux chiffon de femme »  telle que la décrit Péguy. 

Il n’empêche, un verbe, une pensée à la force inouïe sont donnés, sinon à voir, du moins à entendre. C’est assez rare pour ne pas aller l’écouter.

 Clio,  de Charles Péguy, MC 93, Maison de la Culture à Bobigny, 20 h 30. Jusqu’au 7 avril. Rens. : 01.41.60.72.72.

Pour en savoir plus : Association « L’Amitié Charles Péguy », 16, rue Vavin. 75006 Paris. 

          DIDIER MÉREUZE, vu sur le site de "La Croix"

Voyez aussi le site du Théâtre en partance

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 10:17

 

Les membres de la Conférence Saint-Vincent de Paul vous invitent à passer Un Mois à la campagne chez Tourgueniev, vendredi 16 mars à 20h30 salle Rossini.
Libre participation. La recette sera reversée à la Conférence pour le financement de ses œuvres caritatives 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:00

 

Vidéo Ina - Daniel Ivernel et Edith Zedline "L'Alouette" de Jean ...  

► 12:56► 12:56
1960  Daniel IVERNEL et Edith ZEDLINE interprètent en 1960 une scène de "L'Alouette" de Jean ANOUILH : Jeanne d'Arc vient convaincre le Sir de Beaudricourt à Vaucouleurs de lui confier des hommes et un cheval pour rejoindre le Dauphin à Chinon...

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 11:33

 

 

Lettre ouverte

à Monsieur Emmanuel Dechartre

directeur du Théâtre 14 Jean-Marie Serreau
20, avenue Marc Sangnier, 75014 Paris

Monsieur le directeur,

le théâtre municipal que vous dirigez, théâtre de la Ville de Paris et subventionné par elle, a mis à son affiche, du 8 novembre au 31 décembre, la pièce Le Vicaire de Rolf Hochhuth, dont il nous semble que c’est la première reprise sur une scène française depuis sa création à Paris au Théâtre de l’Athénée en 1963.

Votre site Internet signale qu’il s’agit là « d’une fiction pour le théâtre interrogeant l’attitude du pape Pie XII pendant la seconde Guerre mondiale ».

« Fiction », assurément, le mot n’est pas trop fort. Ne serait-ce que par celle d’attribuer à Hochhuth la paternité d’une œuvre qui doit plus à Erwin Piscator qu’à son laborieux rédacteur. Erwin Piscator fut – l’ignoriez-vous ? – un fervent communiste stalinien, réfugié en U.R.S.S. pendant des années : cela n’offre qu’assez peu de garanties sur la lucidité de ce dramaturge allemand quant à la nature du régime soviétique, et quant au rôle de Pie XII, du Saint-Siège et de l’Église catholique face à la persécution des Juifs européens au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Il est cocasse de lire que cette œuvre interrogerait l’attitude du pape Pie XII, alors qu’elle n’en constituait, en 1963 – et n’en constitue encore –, qu’un procès à charge. Un procès aujourd’hui perdu à constater les progrès en matière historique enregistrés ces dernières années sur cette question et notamment de la part d’historiens et de chercheurs israélites. On songe au Pie XII et les Juifs du rabbin américain David Dalin, à la quête archivistique de la fondation américaine Pave the Way dirigée par des israélites, à l’historien israélien Pinchas Lapide, et, chez nous, à Serge Klarsfeld, fondateur de l’association Les fils et filles des déportés juifs de France.

Il nous a toujours semblé troublant – et nous voulons croire que vous partagerez notre trouble, même si la chose vous avait échappé –, que la besogne de Hochhuth, qui fut présentée sur à peu près toutes les scènes du monde et au moins, rituellement, une fois par an en Union Soviétique et dans tous les pays du Bloc de l’Est, n’eut jamais les honneurs d’un quelconque théâtre en Israël…

La raison en est simple. Les dirigeants du jeune État hébreu savaient parfaitement le rôle éminent que le pape Pie XII avait joué pour la préservation, autant qu’il était possible dans un contexte épouvantable, des Juifs européens, à commencer par les Juifs italiens. Des déclarations officielles et répétées, du vivant même de Pie XII, en attestent, pour ne rien dire de celles de hauts responsables internationaux de la diaspora israélite : Giuseppe Nathan, Léo Kubowitski, Congrès juif mondial, etc.

Était-il donc, à cet égard, utile à l’information des spectateurs d’aujourd’hui de leur proposer cette vision unilatérale et vicieuse qu’offre Le Vicaire ? La réponse est évidemment : non. Comme il ne serait pas davantage utile à l’information scientifique de nos concitoyens de leur proposer un traité du XVIIe siècle sur les « humeurs peccantes » ou un autre du Haut Moyen Âge sur la manière d’obtenir la « pierre philosophale ».

Dans l’énorme réservoir que constitue le répertoire dramatique classique, moderne ou contemporain, le choix de cet ouvrage n’est pas, et de manière patente, innocent. Il vous sera difficile de nous convaincre que la production que vous avez décidé de programmer sur votre scène, avec l’argent du contribuable parisien, n’est pas réfléchie, partisane et volontaire dans son propos de participer à une désinformation sur le rôle de Pie XII, du Saint-Siège et de l’Église catholique.

Désinformation qui est à l’origine même de l’opération « Le Vicaire » dont les prodromes remontent au 7 juin 1945 quand Radio Moscou inaugura la “légende noire” contre Pie XII lui imputant son « silence », voire sa complicité, dans le génocide des Juifs européens – ce qui ne manque pas d’audace venant de la radio du génocidaire Staline. Elle va s’épanouir avec l’opération « Siège-12 » montée par le général soviétique Aleksandr Sakharovsky, le patron du Premier directorat du KGB, et qu’un autre général KaGéBiste, Ivan Agayants, premier chef du Département D (Desinformatzia, désinformation), va “mettre en musique” en utilisant, après l’avoir fait arranger et remanier, la pièce de Hochhuth – dont la version originale eut occupé la scène sept heures d’affilée !

Il est confondant que le Théâtre 14 Jean-Marie Serreau, en 2011, participe à la revigoration d’un mensonge et d’un montage produits par la désinformation stalino-KaGéBiste à partir d’un pensum écrit par un Rolf Hochhuth dont la biographie mériterait d’être un jour approfondie tant elle est énigmatique, parcellaire et parfois troublante.

Pourquoi le Département Desinformatzia du KGB a-t-il “instrumentalisé” Hochhuth, sans attache connue avec des organisations communistes en Allemagne fédérale ? Pourquoi l’auteur du Vicaire s’est-il retrouvé, en 2005, au cœur d’une polémique dans ce même pays pour avoir osé déclarer que le négationniste David Irving était « un pionnier en Histoire moderne » et qu’il avait écrit « des livres magnifiques » ? Quelles sont exactement ses relations amicales et sa complicité intellectuelle avec le courant niant l’holocauste ? Nous avons essayé, sans succès, en 2007 d’en savoir un peu plus sur certaines de ces questions en s’adressant à lui. Nous attendons toujours ses réponses directes. Peut-être pourrez-vous nous éclairer…

Ce n’est donc pas « l’attitude du pape Pie XII » qu’il conviendrait « d’interroger », mais celle de Rolf Hochhuth à la fois dans l’instrumentalisation de sa pièce par la propagande KaGéBiste et sur ses convictions plus que douteuses sur la réalité de la Shoah. Voilà qui serait intéressant, mais cela n’est de toute évidence pas votre centre d’intérêt. Il semble que ce dernier se concentre uniquement à être l’auxiliaire d’une énorme désinformation soviétique visant à discréditer la personne du pape Pacelli. Ce faisant, vous insultez la sensibilité des catholiques et bafouez la vérité historique. Ce qui fait un peu beaucoup. Il est vrai qu’en matière de théâtre, la Ville de Paris semble, sur les scènes qu’elle subventionne, prendre désormais un soin tout particulier à offenser à répétition les chrétiens…
Nous vous demandons donc, Monsieur le directeur, quelles sont les mesures que vous entendez prendre pour documenter les spectateurs qui assisteraient aux représentations du Vicaire sur la réalité de l’état de la question, sauf à vouloir leur mentir unilatéralement par l’outil de propagande mensongère que constitue cette pièce ?

Il va de soi que nous vous invitons à utiliser cette « Lettre ouverte » à cette fin, et nous vous en autorisons la duplication pour l’information de vos spectateurs.
Dans cette attente, veuillez croire, Monsieur le directeur, à nos sentiments très attentifs…

Guillaume de Thieulloy, directeur de Riposte Catholique

Daniel Hamiche, porte parole de Riposte Catholique

vu ici : http://www.riposte-catholique.fr

 

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