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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 19:54

Pourquoi voit-on Frédéric Lenoir

à tout bout de champs à la télé ?

Une réponse ...

 

CHRIST, SEIGNEUR ET FILS DE DIEU



Bernard Sesboüé


Lethielleux/DDB 190 p, 13 €

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L'avis de La Croix 
Petite catéchèse sur la divinité du Christ


Le livre de Frédéric Lenoir, « Comment Jésus est devenu Dieu » (Fayard), est contestable du point de vue de la foi chrétienne, mais déjà du point de vue de l’histoire où il prétend se tenir



Le succès que connaît le livre de Frédéric Lenoir Comment Jésus est devenu Dieu (lire La Croix du 20 mai) a de quoi surprendre, mais aussi de quoi inquiéter. Certes, c’est un livre qui a du style, et le portrait qu’il dessine de Jésus est séduisant. Rien de vulgaire dans son propos. Bernard Sesboüé, le théologien jésuite bien connu, ne fait aucune difficulté à reconnaître ses qualités : il juge l’ouvrage « intelligent, bien informé et bienveillant, pour tout dire sérieux ». S’il en est ainsi, pourquoi vouloir lui « répondre » ? Parce que ni l’historien ni le croyant n’y trouve son compte et ne peut signer sans réserve le portrait qu’il présente de Jésus.

Rappelons la thèse de Frédéric Lenoir. Elle se résume selon Bernard Sesboüé en une phrase : les premiers chrétiens n’auraient pas confessé la divinité de Jésus. Celle-ci serait une invention tardive, la foi des premiers témoins se ramenant pour l’essentiel aux deux propositions suivantes : « 1. Jésus est un homme qui entretient un rapport particulier avec Dieu, et joue un rôle salvifique comme médiateur entre Dieu et les hommes, sans être lui-même Dieu ; 2. Jésus est mort et ressuscité, et il continue à être présent aux hommes de manière invisible. » Ces deux affirmations réduisent singulièrement la figure du Christ et portent un coup mortel à la foi chrétienne.

Selon la thèse de Frédéric Lenoir, en effet, Jésus n’est pas Dieu, mais il l’est « devenu » au fil de l’histoire, ou, comme s’exprime déjà Pierre dans les Actes, il a été « fait » Seigneur. Les premiers chrétiens parleront de sa divinité en l’exprimant tout au plus dans la catégorie de l’« adoption ». Si Jésus est devenu « Dieu », au sens fort du titre, c’est par l’effet conjugué des conciles et des empereurs romains. Or, cette thèse ne résiste pas à un examen sérieux. Contrairement à ce que prétend Frédéric Lenoir, on n’a pas attendu les conciles, notamment celui de Chalcédoine (451), pour confesser la divinité de Jésus.Dès le Nouveau Testament, la foi en la « divinité » de Jésus est fermement attestée, et les deux siècles suivants sont en parfaite continuité avec elle. Si, aux IVe et Ve siècles, la « divinité » de Jésus revient dans le débat, c’est le signe, pour Frédéric Lenoir, que la question de son identité divine était loin d’être claire. En réalité, souligne Bernard Sesboüé, la nouveauté n’est pas dans la foi, mais dans le langage. C’est un problème d’inculturation du christianisme en milieu grec. Et l’intervention du pouvoir politique n’est pas d’ordre dogmatique – c’était l’affaire des évêques – mais d’ordre politique, l’unité de foi devant assurer l’unité de l’empire.

Cette « petite catéchèse », venant d’un théologien et historien du dogme, s’imposait, car ce qui est en jeu dans ce débat, ce n’est pas seulement un conflit d’interprétation sur tel ou tel détail historique, même si le désaccord avec Frédéric Lenoir se situe aussi à ce niveau. Plus grave, il y va du fondement même de la foi. Bernard Sesboüé, dont on pourra relire par ailleurs son livre magistral : Jésus-Christ dans la tradition de l’Église (Desclée), écrit : « Je me suis senti poussé à écrire ce livre, parce que j’ai l’intime conviction que dans la thèse proposée par Frédéric Lenoir il y va en fait du tout du christianisme… » Il précise encore : « Tout cela correspond à un enjeu capital où il y va du cœur de la foi… La divinité du Christ au sein du mystère trinitaire est l’article qui fait tenir ou tomber la foi chrétienne. » MARCEL NEUSCH 

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Published by ISP - dans Religio
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commentaires

Jean Bart 30/12/2013 22:59


Une contribution : http://www.lefigaro.fr/livres/2013/07/19/03005-20130719ARTFIG00172-frederic-lenoir-dieu-a-toutes-les-sauces.php

FRANCOISE COLIN 22/12/2013 12:29


Bonjour,


Je suis une fervente admiratrice de Frédéric Lenoir qui représente la quintessence de l'homme du 21ème siècle décrit par André Malraux:


"Le 21ème siècle sera sprituel ou ne sera pas"


Très croyante et même mystique, je suis convaincue qu'à l'orée du "Monde Nouveau" des Mayas (12/12/21012) nous devons essayer d'établir des ponts entre les religions et non pas critiquer les uns
et les autres pour des querelles de chapelle!


Si les églises sont désertées, c'est  à cause de la mesquinerie de beaucoup, trop attachés à des détails rétrogrades!


Soyons attentifs à l'attitude du Dalaï Lama capable de dire à chacun:


"Suivez d'abord votre religion tout en suivant les règles du Bouddisme!"


A l'heure de l'émergence "d'un Nouveau Monde" selon les Mayas, la  FRATERNITE est une règle d'or avant tout!


Frédéric Lenoir est très admiratif du PAPE FRANCOIS qui lui aussi se bat pour un rapprochement des uns et des autres dans l'esprit de Saint François d'Assise, dans la simplicité et l'aide aux
autres.


Dans un monde matérialiste, prônant les réussites faciles établies souvent au détriment des autres, pourquoi ne pas saluer Frédéric Lenoir qui oeuvre pour un monde plus fraternel?


Un autre philosophe, Omrram Mikhael Aïvanov, disparu en 1986 a laissé les traces de ses quelques 5.000 conférences de par le monde dans quelques 300 livres aux Editions Prosveta (Fréjus) Ce grand
Maître avait prédit tous les cataclysmes mondiaux  de la fin du siècle dans les années 70. 


Il préconisait  déjà, comme Frédéric Lenoir, que chacun doit suivre une spiritualité


nécessaire à ce monde nouveau annoncé par les Mayas! Si non les effets destructeurs d'Uranus (planète de l'ère nouvelle Le Verseau) vont continuer d'agir:


Les techniques nouvelles peuvent être positives si l'être humain sait en même temps développer une FRATERNITE


Les techniques nouvelles seront négatives si l'être humain ne sait pas développer une FRATERNITE avec les autres!


Cordialement


Françoise Colin


Comme