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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 22:41

 

Sortir de l'euro ? Le débat doit s’ouvrir

De François Billot de Lochner :

"La question de l’euro est devenue dogmatique : y rester est une saine évidence qui ne se discute pas, en sortir est une aberration traduisant une déficience mentale, voire des tendances fascisantes. Les élites politico-médiatiques ferment ainsi la porte à toute discussion sereine sur le sujet. À l’exception de Marine Le Pen, tous les leaders des grands partis politiques affichent leur détermination sans faille : l’euro est un acquis définitif. Et pourtant…

Si l’euro était la huitième merveille du monde, pourquoi tant de grands économistes, à peu près ignorés par le Système, démontrent-ils implacablement que la mise en place de l’euro fut une aberration économique, et que son maintien ne pourra durer ? Stiglitz, prix Nobel d’économie, économiste mondialement reconnu ; Sapir, grand économiste de gauche, unanimement respecté ; Gave, grand économiste de droite, non moins respecté ; Lauzun, économiste de renom, ex-Délégué général de l’Autorité des marchés financiers ; et tant d’autres…Ces économistes, qui savent de quoi ils parlent, sont formels : l’euro finira mal.

Si l’euro était la huitième merveille de la France, pourquoi la totalité des indicateurs économiques de notre pays se sont-ils effondrés à partir du début du siècle, date de sa mise en place ? La croissance, la dette publique, le budget de l’état, le chômage, le commerce extérieur, l’industrie, l’agriculture : tout s’est écroulé à une vitesse inédite. Les journalistes économiques, qui sont souvent à l’économie ce que Macron est à la culture, ne voient aucun rapport entre cette situation calamiteuse et l’euro. L’idéologie, sur ce sujet comme sur tant d’autres, les aveugle.

Les calculs du coût d’une sortie de l’euro, réalisés par le système politico-médiatique, sont généralement totalement erronés, et occultent totalement le second et si nécessaire calcul du coût du maintien de l’euro, coût véritablement pharaonique, que nous continuerons de payer à guichet ouvert.

Le débat sur l’euro doit donc s’ouvrir dans la sérénité, sur les fondements d’analyses réelles, non faussées par l’idéologie. À cet égard, certains organismes influents, comme le Medef, ou certains journaux à fort tirage, comme Le Figaro ou les Echos, s’honoreraient s’ils faisaient preuve, sur ce sujet capital, de plus d’objectivité, et s’ils travaillaient plus à fond ce dossier. Car les candidats à la présidentielle ne peuvent être valorisés ou jetés aux orties, de façon définitive et non argumentée, selon qu’ils sont pour le maintien de l’euro ou pour son abandon. Le sujet mérite un traitement de meilleure qualité, puisque l’avenir de notre pays en dépend, d’une certaine façon."

Michel Janva

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 08:02

Quel est le point commun entre Cristiano Ronaldo, star du Real Madrid et de la sélection nationale portugaise qui dispute l’Euro 2016 en France, et un ouvrier d’une usine textile vietnamienne ? Une marque : Nike. Le premier bénéficie d’un contrat de sponsoring avoisinant les 25 millions d’euros annuels pour arborer chaussures et maillots estampillés du célèbre logo. Le second les confectionne pour environ 170 euros mensuels [1], un revenu très inférieur au « salaire vital » nécessaire à la satisfaction des besoins fondamentaux – logement, énergie, eau potable, alimentation, habillement, santé, éducation… – d’une famille vietnamienne.

 

L'article complet est sur Bastamag

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 17:59

De la Grèce à l’Italie, en passant par l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, la zone euro est en feu. La monnaie unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la zone euro étaient notoires et bien connus des économistes.

L’Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu’à l’irréparable. Elle dira aussi l’immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe fédérale en contrebande, par le biais de la monnaie unique, à des peuples qui n’en voulaient pas. Aujourd’hui, c’est aussi une certaine conception de l’Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d’une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le traité de Lisbonne et le déni de démocratie qui suivit le référendum sur le projet de traité constitutionnel en 2005.

Faut-il, dans ces conditions, sortir de l’euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. 

PAR  · 21 SEPTEMBRE 2012

Source

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 22:47

Les grecs ont étés appelés ce dimanche à s’exprimer par référendum sur les dernières propositions des créanciers du pays . 

Beaucoup de spécialistes prédisaient qu’un "non" aurait pour conséquence la remise en question de notre monnaie unique, l’euro. 

Jean-Pierre Vesperini, professeur d’économie, dans son livre L’euro (Dalloz, 2013) en dressait un bilan .

Voici un extrait de la conclusion de son ouvrage :

 

 

Il convient de dresser un bilan de l'euro. (…) L'actif se limite à la disparition de l'instabilité des changes entre les monnaies européennes. En revanche, le passif de l'euro apparaît particulièrement lourd. En effet, un peu plus de dix ans après sa création, nous pouvons porter au passif de l'euro le déclin de la France, la stagnation de l'Italie et du Portugal, l'effondrement de l'Espagne et de l'Irlande et le chaos dans lequel se trouve plongée la Grèce. Nous pouvons aussi porter au passif de l'euro, qui devait être un modèle de bonne gestion, la plus grande faillite d'un État avec le défaut de 107 milliards d'euros de la Grèce (...) Jamais depuis la fin de la Second Guerre mondiale l'écart qui sépare la croissance de la zone euro de celle du monde n'a été aussi élevé. Jamais depuis la fin de la Second Guerre mondiale les dissensions entre les peuples européens n'ont été aussi grandes qu'aujourd'hui. Jamais depuis la fin de la Second Guerre mondiale le prestige de l'Europe dans le monde n'est tombé aussi bas.

Stupéfaits et désemparés, nous assistons au déroulement implacable d'un scénario de cauchemar dans lequel une à une toutes les économies de l'ensemble méditerranéen, toutes ces grandes et vieilles nations, (…) s'enfoncent dans la dépression selon un processus inexorable dont le mécanisme est parfaitement ordonné. (…) La crise européenne est inscrite dans les gènes de l'euro, porteurs de ces vices. Et l'on ne portera pas remède à cette crise avec des montages financiers plus ou moins ingénieux, comme on l'a fait jusqu'à présent. Le processus de destruction des économies européennes est directement le résultat de l'abandon de souveraineté monétaire auquel ont consenti les États qui ont adhéré à l'euro. C'est cet abandon qui explique qu'ils aient dû supporter et supportent des taux de change et des taux d'intérêt complètement inadaptés à leur situation.

L'actif de l'euro est donc loin de compenser son passif. Nous avons payé d'un prix exorbitant le bénéfice de la disparition de l'instabilité des changes entre les monnaies européennes (…)

L'euro a été une erreur pour l'Europe (…). Une erreur qui ne peut se comparer, dans son défaut d'analyse comme dans ses conséquences, qu'à celle commise par les gouvernants et l'état-major français entre les deux guerres et qui conduisit au désastre de juin 1940.

On remarquera d'ailleurs que les causes du désastre de l'euro comme de celui de juin 1940 sont de même nature : la croyance en des conceptions dépassées. Les conceptions des gouvernants et de l'état-major, qui étaient valables à la fin de la Première Guerre mondiale, ne l'étaient plus vingt ans après. De même, les conceptions de Robert Schuman et Jean Monnet, qui étaient valables en 1950, ne l'étaient plus vingt plus tard. (…) L'idéologie du nationalisme a détruit l'Europe. Et voici qu'aujourd'hui, l'idéologie, pourtant bien intentionnée, qui a donné naissance à l'euro, qui prétendait faire disparaître les poisons du nationalisme, est elle-même en train de détruire l'Europe. Comme si une fatalité pesait sur l'Europe la condamnant à être détruite par des idéologies malfaisantes. (…)

(Il faut abandonner) le rêve des Etats-Unis d'Europe, qui était justifié en 1950, mais qui a cessé depuis longtemps d'être adapté aux données du monde contemporain et de correspondre aux besoins comme aux désirs des peuples européens.

L'Union européenne doit donc être repensée comme une instance de coopération entre les nations européennes et non comme l'étape précédant la création d'un État fédéral européen. L'abandon du rêve des États-Unis d'Europe implique lui-même l'abandon de l'idée selon laquelle la monnaie unique est nécessaire parce qu'elle est un instrument indispensable à l'existence d'un État fédéral.

L'euro ne doit donc pas être conçu comme un instrument au service d'un dessein politique. L'Europe fédérale se fera lorsque les peuples européens auront la volonté de créer une défense et une diplomatie européennes, ce qui sera peut-être un jour le cas, mais (…) ne paraît devoir l'être dans un avenir proche. Ce n'est pas l'euro qui fera naître cette volonté. L'euro doit plus simplement être au service de la croissance. (…). Pour (ce faire), il faut d'abord (…), que la zone euro opère un changement radical de sa politique économique (…). Mais si ce changement est nécessaire pour mettre fin au blocage de la croissance en Europe, il ne sera pas suffisant pour assurer une croissance durable et équilibrée. Pour cela (…), il est nécessaire que les Etats de l'ensemble méditerranéen et ceux de l'ensemble germanique procèdent à une scission négociée de la zone euro par le départ de ces derniers de la zone euro.

Il faudra malheureusement sans doute que la situation économique des Etats de l'ensemble méditerranéen, mais aussi par contre coup de l'ensemble germanique, continue à se dégrader pour que soient réunies les conditions permettant à cette négociation d'aboutir et à l'Europe de retrouver, avec la croissance, son rang dans le monde.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 17:24

La "troisième voie"

Edouard Tétreau, enseignant à HEC,  estime dans Le Figaro du 22 mai 2015 que notre système économique est au bord d’une crise majeure, et voit dans le recours à la doctrine sociale de l’Eglise une "troisième voie", un moyen de s’en sortir (Ichtus) :

[...]"Ce nouveau modèle économique et social, nous allons le trouver du côté de la troisième voie. Cette troisième voie est celle de la doctrine sociale de l’ Eglise, qui rejette autant le socialisme empreint de lutte de classes et de haine de l’autre (le « riche »), que le capitalisme d’aujourd’hui. Un capitalisme où « tout entre dans le jeu de la compétitivité et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible.(…)(Où) on considère l’être humain en lui-même comme un bien de consommation ,qu’on peut utiliser et ensuite jeter. » Ce capitalisme-là, celui de la «culture du déchet » humain, qu’exacerbent la financiarisation et la digitalisation de nos économies, est dénoncé en ces termes par le pape François, dans son encyclique Evangelii Gaudium. De la recherche et la mise en œuvre du bien commun à l’option préférentielle pour les pauvres ; du principe de subsidiarité (priorité aux actions concrètes et locales, plutôt qu’aux Léviathan bureaucratiques, privés comme publics) à celui de participation (participation de tous aux fruits du travail – et au capital), cette doctrine montre une extraordinaire modernité, et propose des solutions concrètes pour sortir des impasses. Ces solutions passent par la priorité absolue à donner aux éléments les plus fragiles de nos sociétés : qu’il s’agisse de l’enfant à naître comme de chacun de nous qui peut connaître la maladie, le handicap, les accidents de la vie – contrairement à un algorithme. Elles passent aussi par « une réforme financière qui n’ignore pas l’éthique ».

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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 09:11

Le 1er mai : Fête du Travail . Pas de travail sans entreprise . Pas d'entreprise sans entrepreneur . Rendons hommage à un grand entrepreneur qui vient de nous quitter : François Michelin dont voici des extraits d'un discours à l'occasion d'une remise de médailles du travail.

EVR

 

1926, c'est l'année de ma naissance. Certains d'entre vous sont à l'Usine depuis ce moment-là. Et c'est avec vous les anciens que (...) j'ai appris à vivre, à travailler et, peu à peu, à faire mon métier. Il y en a eu des gens qui, avec gentillesse, mais tout de même aussi avec courage, m'ont fait réfléchir  à ce qui n'allait pas, à ce que je faisais mal ou ce que je ne faisais pas ! je me souviens de l'un d'entre vous qui m'a dit un jour : "Monsieur, vous ne travaillez pas assez". J'ai cherché à comprendre ce qu'il voulait dire et il m'a précisé : " On ne vous voit pas assez dans l'atelier". Eh oui ! Parce que pour lui, le "travail" du patron c'était d'être là où les choses se font, pour voir, pour entendre. Et ce qu'il y a de profondément vrai dans cette idée, c'est peut être ce jour-là, grâce à lui, que je l'ai le mieux compris. Combien de fois, sous une forme ou une autre, des rencontres de ce genre m'ont ouvert les yeux !.(...)

Il y a un contrat moral, un contrat de confiance qui nous lie les uns les autres avec nos clients et qui est le vrai fondement de l'ouvrage. Les recherches, les techniques, l'application dans le travail, les contrôles, l'organisation qui assure la qualité et le prix des produits, c'est ce que nous apportons tous. Le client, de son coté, apporte l'argent qui permet à l'usine de vivre et en particulier de payer les deux milliards de nouveaux francs qu'elle verse chaque année en salaires. Et c'est pour cela que le vrai patron, c'est le client. Nous sommes du même coté de la barrière vous et moi ; nous dépendons du choix du client qui est en face de nous. Il a le droit de choisir notre produit, mais il a aussi le droit d'en choisir un autre.

Et ceci n'est pas une façon de parler. C'est quelque chose de très concret. Vous savez, ce choix, il se joue d'homme à homme, en discutant sur des faits. Il ne faut pas croire qu'un marché s'enlève avec des sourires, ou à la fin d'un repas d'affaires. (...)

Les progrès constants, considérables que nous avons accomplis dans la qualité de nos pneumatiques, (...) tous ces progrès, nous les avons faits parce que le client nous y a contraints, exigeant toujours plus de nous, en exigeant des choses que nous ne nous savions pas même capables de lui offrir, en montant la barre toujours plus haut. Mais je peux vous dire aussi qu'à ce prix-là nous avons acquis avec nos clients un type de relations qui est la vraie force de la Maison : ils sont notre patron, mais ils sont aussi nos amis . Ils nous poussent dans nos retranchements, mais ils nous font confiance. j'ai rencontré souvent des clients, que ce soit chez les constructeurs de voiture, chez les agents (...) : il y a quelque chose qui les attire chez nous, c'est que nous leur disons la vérité. Il arrive que nous nous trompions, que nous ne fassions pas du tout ce que l'on attend de nous. Mais les clients savent que nous ne leur racontons pas d'histoires, et que quand ils nous ont révélé une faiblesse, nous travaillons d'arrache-pied à nous améliorer ; ils savent que nous nous intéressons à ce qu'ils nous disent et que nous ne nous dérobons pas. C'est pour cela qu'il s'est créé entre eux et nous des liens d'amitié. Ils ne sont pas devenus nos clients parce qu'ils étaient nos amis, mais ils sont devenus nos amis parce qu'ils ont trouvé en nous des gens réellement soucieux de les satisfaire.

Ce dont je vous parle là, c'est vraiment la base de l'entreprise. (...).Il s'agit de quelque chose de très simple quand on veut bien regarder la réalité en face. A l'origine de toute entreprise, il y a un homme qui essaie de découvrir un besoin et qui cherche les moyens de satisfaire ce besoin. Il cherche à vérifier si les moyens qu'il propose correspondent aux goûts des clients. Car l'entreprise ne peut tourner que si les clients achètent ses produits ; ce sont les clients qui apporteront l'argent nécessaire à la vie et au développement de l'entreprise qu'il veut fonder. Et ce qui est vrai à la naissance d'une entreprise reste vrai tout au long de sa vie. C'est un risque continu, c'est une création continue. (...)

Mon métier (de patron) c'est de m'employer à ce que tout ce qui se fait dans la Maison, tout ce que vous faites, soit bien fait. C'est de vérifier que partout dans l'Usine, les impératifs fondamentaux, qui sont le respect du client, le service du client, le souci de trouver le meilleur moyen de le satisfaire, sont bien compris. Quand les choses sont compliquées et je ne sais pas bien comment me décider, c'est à cette boussole-là que je demande où est le nord. Et je ne me sens pas le droit de vous juger autrement que par rapport à ce critère : "Est-ce que la personne que j'ai en face de moi est capable de bien comprendre le but de l'Usine ? Est-ce qu'elle a bien le sens du client ?".

Et ce métier que je fais, ces questions que je me pose, vous devez vous aussi le faire avec moi, parce que vous êtes vous aussi responsables de la Maison devant le client, dans le travail que vous faites.  

 

lu dans CEE Information N°92 de mars 1986

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 20:15

Toujours plus de Nobel d’économie euro-critiques !

 
Ils étaient cinq à faire partie des critiques de la monnaie unique : Maurice Allais, Milton Friedman, Amartya Sen, Paul Krugman et Joseph Stiglitz. Un papier espagnolrévèle trois noms supplémentaires de prix Nobel* d’économie qui voient dans la sortie de l’euro la voie de salut pour Madrid. 
 
 
La seule issue pour les pays d’Europe du Sud
 
Après le Portugal, où le livre d’un économiste qui propose de revenir à l’escudo fait un tabac, comme le rapporte Coralie Delaume, c’est en Espagne que le débat sur l’euro rebondit. Le site Expansion a ainsi publié un papier qui révèle que pas moins de 5 prix Nobel* d’économie voient dans le retour de la peseta et la sortie de l’euro le moyen pour le pays d’enfin sortir de la crise économique qu’il traverse : outre Paul Krugman et Joseph Stiglitz, dont les critiques contre l’euro sont connues, s’y ajoutent James Mirrlees (1996), Christopher Pissarides (2010) et Thomas Sargent (2011).
 
 
D'autres articles Eco & Travail ICI...
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 10:24

 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 13:52

 

Voici une méthode en 10 étapes pour prendre le contrôle d’une nation:

  1. Demandez à un banquier (Pompicsou- Rothschild) de devenir copain avec le gars intelligent qui gouverne le pays (De Gaulle), pour qu’il devienne premier ministre (1962)
  2. Faites tomber le gars intelligent qui gouverne (De Gaulle) avec une révolution (mai 1968)
  3. Faites élire le banquier (Pompicsou) a la tête du pays (1969)
  4. Faites lui voter une loi privant le pays du droit de créer sa propre monnaie (1973)
  5. Cela oblige ainsi l’Etat à emprunter auprès des banques et des investisseurs internationaux
  6. Attendez patiemment que les politiques dépensent plus que l’Etat n’encaisse (1973 – 1998)
  7. Creez une banque supranationale indépendante (BCE) battant sa propre monnaie (1998). S’il le faut, appuyez vous sur un bel idéal (l’Europe) pour faire passer la pilule.
  8. Attendez patiemment que les politiques dépensent plus que l’Etat n’encaisse (1998 – 2012). Si ca ne va pas assez vite créez une bonne crise (Subprime 2008) pour qu’ils s’endettent plus vite
  9. Enfin mettez un ancien banquier (Mario Le Dragon – Goldman Sachs) à la tête de cette banque supranationale (2011)
  10. Attendez patiemment que les Etats soient en faillite pour leur imposer ce que vous avez décidé. Si ca ne va pas assez vite, créez une crise, voire quelques guerres par ci par là.

Ne manquez pas la suite sur Investisseur Pro 

  • « Donnez moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une Nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois » – Mayer Amschel Rothschild (1744-1812)
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 23:45

 

VOD
PARLONS-EN
L'entreprise à visage humain
Diffusé sur KTO le 03/06/2010 / Durée 90 mn

Deux ans après la crise, avons-nous tiré les leçons des dommages humains ? Peut-on croire aux discours généreux sur la place de l'homme dans l'entreprise ? Comment concilier management humain et performance économique ? Les invités de Stéphanie Dupasquier témoignent de leur expérience. Un débat qui succède au film de Marc Jeanson "Le choix des hommes". Des modes de management innovants à la base de la réussite de deux entreprises et qui bousculent bon nombre d'idées reçues.

 

        L'entreprise à visage humain, c'est aussi le nom de ce blog...

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 23:36

 

On donne et on reçoit

L'expérience montre que dans les relations humaines chacun reçoit plus qu'il ne donne.

Les époux le savent au sein de leur mariage. Les parents savent ce qu'ils reçoivent de leurs enfants ; les gardes-malades savent ce qu'ils reçoivent de leurs infirmes; bien des patrons savent ce qu'ils reçoivent de leurs ouvriers. Les amis le savent au cœur de leurs échanges. Ne nous arrive-t-il pas de donner aux autres ce que nous n'avons pas, d'expliquer ce que nous ne savions pas, de recevoir aussi des autres des trésors qu'ils n'avaient même pas l'idée de vouloir nous livrer.

Ce qu'on a, on le doit

On donne, et on reçoit. On accepte de recevoir. On aspire à recevoir. Recevoir est un honneur. On sait que tout bien est un don de Dieu, quels que soient les intermédiaires. Devoir à quelqu'un est une promotion. On reçoit, on doit, on donne selon la mesure de l'Évangile, la mesure bien pleine, bien tassée, débordante, c'est-à-dire sans mesure. On ne compte pas dans les échanges. On ne compte que pour soi.

En politique, le principe est le même. Ce qu'on a, on le doit aux communautés dont on fait partie. Tout privilège engendre un devoir égal en grandeur et en importance; toute supériorité se traduit par un service du bien public.

Les conséquences de ce sens chrétien du travail sont considérables.

 

L'article complet de Louis Ferrier est ICI.

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 23:33

 

LIVRENICOLAS

un livre à découvrir ICI

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 17:27

 

Travailler le dimanche : une évidence pour "Elle", par Denis Peraisle 19/02/2014

Dans son numéro du 27 décembre 2013, le fleuron des magazines féminins du groupe Lagardère consacrait un article au travail du dimanche. Une belle occasion, pour cet hebdomadaire qui présente la cause des femmes comme un combat prioritaire, d’examiner en quoi les salariées, qui occupent déjà tendanciellement des positions dominées sur le marché du travail, seraient spécifiquement concernées par un élargissement du travail dominical. Une belle occasion également de mener une enquête sociale puisque le nombre de celles qui travaillent le dimanche est déjà loin d’être négligeable. 

Le résultat ? En lieu et place d’une enquête et d’une analyse prospective, un plaidoyer en faveur d’un élargissement à tout prix du périmètre des activités commerciales autorisées à bénéficier d’une dérogation au repos dominical, conforme au « remarquable » unanimisme que nous avions observé dans les médias généralistes sur cette question.

L’appel de « Une », repris à l’identique en titre de l’article, affichait la couleur d’emblée : « Témoignages : elles veulent travailler le dimanche ». Pourtant les premières lignes pouvaient laisser quelque espoir, en prenant soin de préciser qu’il y a « d’un côté, les défenseurs du travail du dimanche qui arguent de la nécessité d’arrondir leurs fins de mois et revendiquent la liberté de choisir. De l’autre, les opposants qui s’inquiètent de la perte de ce qu’ils considèrent être un acquis social et qui dénoncent la dérégulation des temps sociaux, le volontarisme contraint et le consumérisme sans limite [et pour qui] la dérégulation du travail le dimanche est la porte ouverte à tous les chantages : face au faible niveau de rémunérations et à l’ampleur du temps partiel subi, les salariés ne pourraient qu’accepter des horaires atypiques pour augmenter leur pouvoir d’achat ».

Bizarrement, les opposants au travail le dimanche, qui avaient pourtant semble-t-il quelques arguments à faire valoir, disparaissent définitivement après cette brève mention. La suite de l’article n’est ouverte qu’aux seuls témoignages de six femmes… favorables au dispositif et salariées d’enseignes ouvertes le dimanche (légalement ou illégalement) : Marionnaud sur les Champs-Elysées, Bricorama, Castorama et Leroy Merlin en région parisienne.

La suite ...

ELLE

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 19:16

 

Comment donner le goût du travail à nos enfants, à nos adolescents, et parfois à certains adultes à qui on n'a jamais transmis les fondamentaux de l'éducation dans ce domaine? Les articles suivants veulent donner le goût du travail en le fondant sur le projet personnel. Une rubrique autant pour les parents, les enfants, que les personnes en ré-orientation professionnelle, le sujet étant abordé par le père Bonnet sous un angle original et constructif.

Sur le blog du Père Yannik Bonnet, prêtre, père de 7 enfants...

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 19:09

   De la grande distribution comme structure de péché

Dans l'arsenal de la grande distribution contre le repos dominical on trouve le procédé consistant à offrir à un client du samedi un bon de réduction valable exclusivement un dimanche :

auchan105.jpg

 

la suite ...

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 15:07

Un article sur l'autorité, pour les personnes en entreprise, comme pour tous...

 

En entreprise, l’autorité au service des hommes

Tant dans la société, à l’école, dans la famille, que dans l’entreprise, la question de l’autorité est essentielle. Le relativisme ambiant et les idées révolutionnaires développées graduellement depuis de nombreuses années nous conduisent aujourd’hui à une situation paradoxale où :

- les gens sont de plus en plus exigeants vis-à-vis de leurs supérieurs ou de ceux qui exercent une autorité,

- et en même nous assistons à une contestation du principe même de l’autorité, des pouvoirs légitimes (pouvoirs institués par Dieu naturellement et surnaturellement*).

De multiples exemples nous le démontrent chaque jour :

1) des parents ont des difficultés à se faire obéir de leurs enfants ;

2) des enseignants vivent des problèmes avec leurs élèves ;

3) des hommes en uniformes (militaires, pompiers, forces de l’ordre, …) reçoivent parfois des insultes ou n’arrivent pas à faire respecter l’ordre ;

4) l’Eglise elle-même, en charge du bien des âmes de ses fidèles, voit son autorité parfois contestée.

Mais, par ailleurs, dans le monde de l’entreprise, nous constatons que là où une plus grande attention est portée aux hommes, elle fait la preuve de son importance en terme d’efficacité économique, de concurrence, de meilleurs résultats obtenus.

la suite est ICI .

Retrouvez les articles Eco & Travail  de Petrus Angel.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:45

      L'IFMP, Institut de Formation au Management des Personnes, invite les étudiants et jeunes professionnels à sa soirée de rentrée, « Réussir dans l'entreprise ou réussir dans la vie: dualité ? »

Mercredi 2 octobre à 20 h 30 à Paris

Robert JOYEUX, ancien  président du directoire de FAIVELEY apportera son témoignage, et le parcours de formation 2013/2014 sera présenté.

Pour toute autre information : Tél 09 72 22 04 74  ou  jeanmarc.miele@wanadoo.fr

Petrus Angel connaît bien ce parcours qu'il vous recommande vivement. Des parcours peuvent être "montés" en province. Visitez donc  le site .

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:59

Le dictionnaire nous dit que le mot vient du latin auctoritas, de auctor  "auteur", "celui qui accroît, qui fonde".

Qui accroît ? Le mot latin augere signifie "augmenter".

En anglais : auction sale se traduit : vente aux enchères. Une vente où les intéressés ou audacieux font grimper le prix...

Celui qui a de l’autorité "augmente" les autres, les faire grandir, progresser, "grimper" !

   vu ICI où se trouve la suite.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 14:31

Alors que nous traversons une crise économique très violente ,le pape François en recevant, le 16 mai, quatre nouveaux ambassadeurs à l’occasion de la remise de leurs lettres de créance , a dénoncé la dictature de l'économie sans visage .

Voici un extrait de son discours :

Messieurs les Ambassadeurs, notre humanité vit en ce moment comme un tournant de son histoire, eu égard aux progrès enregistrés en divers domaines. Il faut faire l’éloge des acquis positifs qui contribuent au bien-être authentique de l’humanité (...). Toutefois, il y a lieu de reconnaître aussi que la plupart des hommes et des femmes de notre temps continuent de vivre dans une précarité quotidienne aux conséquences funestes. (...) La peur et la désespérance saisissent les cœurs de nombreuses personnes même dans les pays dits riches ; la joie de vivre s’amenuise ; l’indécence et la violence prennent de l’ampleur ; et la pauvreté devient plus criante. Il faut lutter pour vivre, et pour vivre souvent indignement. L’une des causes de cette situation, à mon avis, se trouve dans le rapport que nous entretenons avec l’argent, et dans notre acceptation de son empire sur nos êtres et nos sociétés. Ainsi la crise financière que nous traversons, nous fait oublier son origine première située dans une profonde crise anthropologique. Dans la négation du primat de l’homme ! On s’est créé des idoles nouvelles. L’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 15- 34) a trouvé un visage nouveau et impitoyable dans le fétichisme de l’argent, et dans la dictature de l’économie sans visage, ni but vraiment humain.

La crise mondiale qui touche les finances et l’économie semble mettre en lumière leurs difformités, et surtout la grave déficience de leur orientation anthropologique qui réduit l’homme à une seule de ses nécessités : la consommation. Et pire encore, l’être humain est considéré aujourd’hui comme étant lui-même un bien de consommation qu’on peut utiliser, puis jeter.

Cette dérive se situe au niveau individuel et sociétal. Et elle est promue ! Dans un tel contexte, la solidarité qui est le trésor du pauvre, est souvent considérée comme contre-productive, contraire à la rationalité financière et économique. Alors que le revenu d’une minorité s’accroît de manière exponentielle, celui de la majorité s’affaiblit. Ce déséquilibre provient d’idéologies promotrices de l’autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière, niant ainsi le droit de contrôle aux États chargés pourtant de pourvoir au bien-commun. S’installe une nouvelle tyrannie invisible, parfois virtuelle, qui impose unilatéralement, et sans recours possible, ses lois et ses règles. En outre, l’endettement et le crédit éloignent les pays de leur économie réelle, et les citoyens de leur pouvoir d’achat réel. A cela s’ajoute, si besoin en est, une corruption tentaculaire et une évasion fiscale égoïste qui ont pris des dimensions mondiales. La volonté de puissance et de possession est devenue sans limite.

Derrière cette attitude se cache le refus de l’éthique, le refus de Dieu. Tout comme la solidarité, l’éthique dérange ! Elle est considérée comme contre-productive ; comme trop humaine, car elle relativise l’argent et le pouvoir ; comme une menace, car elle refuse la manipulation et l’assujettissement de la personne. Car l’éthique conduit vers Dieu qui, lui, se situe en-dehors des catégories du marché. Dieu est considéré par ces financiers, économistes et politiques, comme étant incontrôlable, dangereux même puisqu’il appelle l’homme à sa réalisation plénière et à l’indépendance des esclavages de tout genre. L’éthique (...) permet, à mon avis, de créer un équilibre et un ordre social plus humains. En ce sens, j’encourage les maîtres financiers et les gouvernants de vos pays, à considérer les paroles de saint Jean Chrysostome : « Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie. Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs » (Homélie sur Lazare, 1, 6 : PG 48, 992D).

Chers Ambassadeurs, il serait souhaitable de réaliser une réforme financière qui soit éthique et qui entraînerait à son tour une réforme économique salutaire pour tous. Celle-ci demanderait toutefois un changement courageux d’attitude des dirigeants politiques. Je les exhorte à faire face à ce défi, avec détermination et clairvoyance, en tenant certes compte de la particularité de leurs contextes. L’argent doit servir et non pas gouverner ! Le Pape aime tout le monde : les riches comme les pauvres. Mais le Pape a le devoir au nom du Christ, de rappeler au riche qu’il doit aider le pauvre, le respecter, le promouvoir. Le Pape appelle à la solidarité désintéressée, et à un retour de l’éthique pour l’humain dans la réalité financière et économique.

L’Église, pour sa part, travaille toujours pour le développement intégral de toute personne. En ce sens, elle rappelle que le bien commun ne devrait pas être un simple ajout, un simple schéma conceptuel de qualité inférieure inséré dans les programmes politiques. Elle encourage les gouvernants à être vraiment au service du bien commun de leurs populations. Elle exhorte les dirigeants des entités financières à prendre en compte l’éthique et la solidarité. Et pourquoi ne se tourneraient-ils pas vers Dieu pour s’inspirer de ses desseins ? Il se créera alors une nouvelle mentalité politique et économique qui contribuera à transformer l’absolue dichotomie entre les sphères économique et sociale en une saine cohabitation.

(...) Que (les pasteurs et les fidèles des communautés catholiques présentes dans vos pays) n’aient pas peur d’apporter leur contribution au développement de leurs pays, en ayant des initiatives et des attitudes inspirées par les Saintes Écritures ! 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:39

Faire de notre travail un Magnificat.


Faire de notre travail un Magnificat.

Pour cela, un secret : ne rien faire qui ne soit mis sous le regard de Dieu. 

Nous devons lutter en permanence contre le risque de voir notre vie morcelée : un temps pour la vie familiale, un temps pour la vie professionnelle, un temps pour la vie sociale, un temps pour la vie spirituelle, etc. Ce qui peut faire en nous l'unité et l'union de tous ces temps ne peut être que la vie spirituelle, puisque nous sommes faits à l'image de Dieu. 

Le temps que nous passons à travailler ne sera bien vécu que si nous y mettons notre coeur, au sens biblique du terme, cette part intime de nous-mêmes où la vie trinitaire de l'Amour peut s'épanouir pour notre plus grande joie. 

Faire de notre travail un Magnificat.
Voyez la Sainte Famille ...

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