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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 20:20

Visite avec Jean Macrez : un régal !  (Petrus Angel a eu cette chance).

La cathédrale d' Amiens

Sur le même thème

 06min 50s

Visite de la cathédrale d'Amiens accompagnée du truculent guide du monument, Jean MACREZ.Historique de la cathédrale, deux fois plus vaste que Notre-Dame de Paris et pourtant bâtie en seulement 45 ans. Récit des bombardements de 1940 où la ville d'Am... + de détails

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 19:30

 

La cathédrale d'Amiens, joyau de l'art gothique, est connue pour ses proportions remarquables. Ce documentaire nous invite à découvrir la plus grande cathédrale de France sous un jour nouveau, en prenant de la hauteur. En pénétrant dans les endroits inaccessibles, nous passons de l'architecture à la théologie. Pourquoi les hommes ont-ils construit si haut? Pourquoi les artistes ont-ils sculpté la pierre y compris dans les recoins les plus invisibles aux regards ? Quel témoignage de foi nous ont-ils transmis ?

image

Une coproduction CRESCENDO FILMS/KTO, 2014. Réalisé par Catherine Derenne.

 

Retrouvez tous les articles de la catégorie Regard

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 12:57

 

Cliquez, et tournez autour...

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 00:59

 

A Mulhouse, un professeur d'arts plastiques vient d'être suspendu quatre mois pour avoir présenté "sans discernement" des caricatures de Charlie Hebdo devant sa classe de 4e, le 8 janvier, dans un collège classé en zone d’éducation prioritaire. Une de ces caricatures de Mahomet présentait le prophète nu : "vous devez regarder ça" aurait déclaré l’enseignant. A un élève qui faisait part de sa gêne, il aurait répondu : "Je suis le chef de mon cours, c’est moi le maître ici… Tu peux sortir ta kalachnikov !"

La suite de l'article de Christine Sourgins sur son blog

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 14:21

Ils arrivent un peu tard, mais bon. Pour mieux voir l'oeuvre, cliquez dessus.

adoration des bergers

La noblesse et l’éclat mat et chaleureux du bois qui reçoit ici le travail du sculpteur entre pour une part importante dans le charme qui se dégage de cette nativité. Il lui confère une sorte de douce sensualité humaine qui trouve naturellement sa place dans le thème de l’Incarnation du Fils de Dieu. Mais ce qui séduit davantage encore le regard et le retient immédiatement, c’est l’admirable composition de ce petit chef d’œuvre. Quatre plans successifs sont aménagés dans le regroupement des personnages de cette Nativité ; tous les regards convergent vers l’Enfant qui se détache au tout premier plan ; même l’âne et le bœuf, finement ciselés au quatrième plan, semblent tenter d’apercevoir celui qu’ils sont là pour protéger de leur chaleur animale.

De chaque côté de ces représentants du règne animal, les bergers : des pauvres, des démunis, des sans grade, ceux que notre époque prend pour des râtés ! Ils seront néanmoins les premiers à reconnaître dans un nouveau-né marginal l’incarnation du tout-puissant roi des Cieux. Devant la somptuosité du Mystère, le berger de gauche, chapeau sur le cœur, offre le sourire ébloui de la contemplation béatifique ; son compagnon, à droite, au regard plus appuyé et plus humain, soulève son chapeau en signe de déférence et de remerciement pour le cadeau qu’il donne l’impression de recevoir personnellement.

La suite...

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 12:30

 

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 01:22

« L’an quarante-deux de l’empereur Octave-Auguste, Jésus Christ, Dieu éternel et Fils du père éternel, est né à Bethléem de Judée. »

Annonce de la fête de Noël.

  Adoration des bergers...

    Adoration des bergers, par Le Nain - Londres National Gallery.

 Les trois bergers (un homme d’âge mûr, une jeune fille et un garçon) sont venus adorer l’enfant, veillé dans sa crèche par deux petits anges. Il est impossible de distinguer le style des trois frères Le Nain, Antoine (1588-1648), Louis (1593-1648) et Mathieu (1607-1677), car ils travaillaient dans le même atelier et signaient sans mentionner leur prénom. Célèbres pour leurs tableaux de paysans, ils ont également réalisé plusieurs œuvres  religieuses. On ignore également pour quelle église ce tableau fut commandé.

La grotte est remplacée par les ruines d’un temple antique, qui signifie que la chrétienté va remplacer le monde païen. Les couleurs sont belles et douces : rose et vert des tuniques des anges, gris-bleu du manteau de Joseph, beige chamois du bœuf.

Le XVIIIe siècle français avait une dévotion à l’Enfant Jésus et au Verbe incarné, et l’art de l’époque s’en fait l’écho. Ce beau tableau, dans sa simplicité qui ne manque pas de grandeur, incite le spectateur à adorer lui aussi le Fils unique fait homme par amour pour les pêcheurs.

Comment ne pas penser au cantique composé à cette époque et que les frères Le nain devaient entendre tous les ans à la messe de Noël de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, leur paroisse.

« Entre le bœuf et l’âne gris,

Dort, dort, dort le petit Fils.

Mille anges divins mille séraphins,

Volent à l’entour de ce Grand Dieu d’amour ».

 

Adoration des bergers...

Marie adorant son divin Enfant, a un profil très pur qui fait penser à une médaille.

     Adoration des bergers...

    Les deux petits anges le brun et le blond, les mains jointes bien sagement comme des enfants en prière sont parmi les plus adorables de toute l’Histoire de la peinture.

  Adoration des bergers...

    L’âne, paisible et docile est déjà sellé comme pour partir en Egypte.

 Marie-Gabrielle LEBLANC

Vu sur le blog liviaaugustae

 

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 00:03

« Il est le dernier mais le plus brillant personnage d’une lignée de plus de dix siècles – l’exubérant et exquis produit d’une époque de paix profonde et d’incomparable raffinement. » disait Louis Gonse, l’un des premiers spécialistes français de l’art japonais, à propos d’Hokusai. Cet artiste japonais, dont l’influence fut majeure pour l’art occidental du XIXe siècle, ne se limite pas à sa célèbre estampe Sous la vague de Kanagawa – également connue sous le nom de La Grande vague.

téléchargement

Pêcheurs, marchands, courtisanes, samouraïs, mais aussi cascades et ponts – réels ou inventés -, faune et flore ainsi que fantômes et dieux protecteurs sont autant de motifs qui peuplent son œuvre prolifique. Ce « fou du dessin », comme il se désignait lui-même, aurait réalisé plus de 30 000 dessins et peinture. Ainsi, ses Mangas, colossal travail de 15 volumes et 4000 dessins qu’Edmond de Goncourt désigna comme « une œuvre qui n’a pas de pareille chez aucun peintre de l’Occident » offrent une véritable encyclopédie du Japon et seront source d’inspiration pour les artistes européens, fascinés par la liberté de trait et le perfectionnisme qui transparait dans l’œuvre du maitre japonais.

La suite de l'article d'Anne-Laure Debacker sur Cyrano.net

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 13:51

 

Il y a 9 ans, le 2e article de Petrus Angel...

 

 
 Regardez ce tableau. On est en hiver, il a neigé. Des maisons; des charrettes; des étangs gelés; des enfants qui jouent sur la glace. A gauche des personnages font la queue à un guichet. Un groupe les rejoint : une femme en bleu sur un âne, un bœuf, un homme qui porte des outils … de charpentier

Ca ne vous rappelle rien ? Il s’agit du Dénombrement de Bethléem ! C’est-à-dire du recensement (et du paiement de la dîme), que Saint-Luc nous raconte dans son Evangile :   

  " En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

 Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.  " 

Le tableau est de BRUEGHEL. On en trouve plusieurs versions dans différents musées : à Lille, Arras, Bruxelles.

 

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 09:59

Non, ce n'est pas une faute d'orthographe ou du jargon SMS.

Bozar, c'est le site du musée des Beaux-Arts de Bruxelles, qui propose une exposition Rubens.

SENSATION ET SENSUALITÉ. RUBENS ET SON HÉRITAGE

 
Rubens (1577-1640) était le Quentin Tarantino de son époque et a conduit la Flandre au sommet de la peinture mondiale. Le maître était un artiste déterminé et peignait des scènes emplies de violence et de sensualité, mais aussi de compassion et d’élégance. Ces thèmes ont inspiré nombre d’artistes à travers le monde durant plusieurs siècles. Dans cette exposition unique de BOZAR, en collaboration avec le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers et la Royal Academy of Arts de Londres, vous redécouvrirez l’œuvre indémodable de cet indomptable génie et de ses héritiers. Vous pourrez ainsi admirer des toiles de Van Dyck, Watteau, Delacroix, Manet et Kokoschka, ainsi que des gravures de Rembrandt et Picasso.

Commissaire: Nico Van Hout (Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers)

Sous le Haut Patronage de Leurs Majestés le Roi et la Reine

SENSATION ET SENSUALITÉ. RUBENS ET SON HÉRITAGE Rubens (1577-1640) était le Quentin Tarantino de son époque et a conduit la Flandre au sommet de la peinture mondiale. Le maître était un artiste déterminé et peignait des scènes emplies de violence et de sensualité, mais aussi de compassion et d’élégance. Ces thèmes ont inspiré nombre d’artistes à travers le monde durant plusieurs siècles. Dans cette exposition unique de BOZAR, en collaboration avec le Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers et la Royal Academy of Arts de Londres, vous redécouvrirez l’œuvre indémodable de cet indomptable génie et de ses héritiers. Vous pourrez ainsi admirer des toiles de Van Dyck, Watteau, Delacroix, Manet et Kokoschka, ainsi que des gravures de Rembrandt et Picasso. 

D'autres informations ICI.  

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 23:20

 

Le Martyre de sainte Catherine

Peter Paul Rubens


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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 09:59

 

Jusqu’à quand ?

Par  17 octobre 2014
Plug

Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand allons-nous laisser l’oligarchie dégénérée qui nous dirige saccager l’espace public ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser insulter, humilier et dominer par cette clique de pervers narcissiques ? Jusqu’à quand la fumisterie de tous ces possédés va-t-elle envahir nos existences ? Leur perversité n’a plus aucune limite : ils viennent d’installer place Vendôme la chose que vous voyez ci-dessus en photo. Il est rare que j’affiche ici des choses laides, mais j’y suis exceptionnellement contraint pour les besoin de la démonstration.

Or, on apprend dans le torchon Libération (rubrique « sexe et genre« ) que ce ridicule objet gonflable, qui défigure la plus belle place de Paris, est en réalité la reproduction d’un gadget sexuel dont je tairai le nom, mais pas l’usage : les gens qui s’en servent se le fourrent dans le fondement. Venant de « l’artiste » en question, ce n’est pas très étonnant : il est essentiellement connu pour ses crottes géantes (ICI) et ses fabriques d’étrons (ICI). En d’autres termes, nous en sommes là : nos maîtres appellent « art » le fait de saloper les belles choses avec des immondices (nous le savions déjà) et, non contents de détruire la France, ils nous adressent en le faisant un message parfaitement clair : Fuck you !

Voilà le message de l’élite répugnante qui nous écrase de son mépris. Ces gens relèvent de la clinique psychiatrique… mais ils nous dirigent. Non seulement, leur trou-du-cul est le centre de leur vie, mais ils voudraient en faire le centre du monde. Réalise-t-on de quoi nous sommes en train de parler ? A Paris, sur la place qui célèbre les victoires de Napoléon, en face du Ministère de la Justice, les gens qui nous dirigent ont installé une reproduction géante de l’objet qu’ils s’introduisent dans le derrière pour passer le temps. Où sommes-nous ? Je n’ose dire en Enfer, mais cela commence à y ressembler méchamment (lisez Dante).

Et si vous avez l’audace de vous insurger contre cette saloperie, ces tarés vous assureront, avec leur face de faux derches, qu’il s’agit d’un sapin de Noël « pour les enfants », et vous accuseront en ricanant d’être un obsédé sexuel. A propos d’enfants, justement, il suffit de se renseigner sur les autres œuvres du scatologue qui a produit cette chose pour se faire une idée du sort qu’il leur réserve (ICI et LA).

Honnêtement, mes amis, pour se défendre, il va falloir songer à autre chose qu’un bulletin de vote.

Retrouvez les autres billets de Frédéric Becquérieux sur son blog :http://mauvpens.blogspot.fr/

Lu sur Politique Magazine

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 08:49

      Oeuvre de Paul McCarthy : à quoi sert le sapin moche de la place Vendôme ?

Sculpture «Tree», place Vendome (Capture d'écran)

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Une oeuvre de Paul McCarthy exposée place Vendôme a fait réagir les internautes sur les réseaux sociaux. Jean-Louis Harouel y voit la preuve de la «vacuité de l'art contemporain».


Jean-Louis Harouel est professeur de droit à Paris II et auteur notamment de «La grande falsification. L'art contemporain», (Editions Jean-Cyrille Godefroy).


FigaroVox: Une oeuvre gonflable de 24m de haut a été installée place Vendôme par l'artiste Paul McCarthy. Elle représente un arbre vert stylisé, mais a suscité quolibets et condamnations sur les réseaux sociaux, beaucoup la comparant à un «plug anal». Que pensez-vous de cette sculpture? Pourquoi pensez-vous que cet artiste ait été choisi?

Jean-Louis HAROUEL: Je pense que c'est une bouffonnerie. Je ne prononcerai même pas le nom de l'intéressé, car c'est lui faire de la publicité. Je l'appellerai «le Monsieur qui pollue la place Vendôme». Il souhaite que l'on parle beaucoup de lui et que cela lui rapporte beaucoup d'argent. Ceux qui réagissent à son œuvre rentrent dans son jeu. C'est un bouffon. Au début de sa carrière, pour se faire connaître, il s'humiliait en public, par exemple en se plongeant la tête dans un baquet de ketchup.

Depuis la cuvette d'urinoir présentée par Duchamp comme « sculpture » voici un siècle, n'importe quoi peut servir d'œuvre.

D'ailleurs, de manière générale, les prétendus «artistes contemporains» sont des bouffons interchangeables, auteurs de bouffonneries interchangeables. Ceci pour une raison très simple: il n'y a en réalité pas d'œuvre, pas d'art. L'art contemporain repose sur deux dogmes: le remplacement de l'art par l'artiste sacralisé ; le remplacement de l'œuvre par n'importe quoi. On devrait parler de non-art contemporain (NAC).

Depuis la cuvette d'urinoir présentée par Duchamp comme «sculpture» voici un siècle, n'importe quoi peut servir d'œuvre. On prétend que derrière cela se cache une idée géniale, une pensée prodigieuse, que ces soi-disant artistes communiquent avec l'âme du monde, le sacré, nous disent quelque chose de l'être, de la vie. Le directeur du Musée d'art moderne, Jean de Loisy, place le rapport au prétendu «art contemporain» dans le registre de la foi. Si vous l'avez, vous comprendrez la «sculpture» de Duchamp. Dans le cas contraire, vous n'y verrez qu'un urinoir, et ne pourrez jamais comprendre. Tout comme pour l'hostie, avec la foi, on assisterait à une transsubstantiation de la chose présentée, qui ouvrirait la voie vers quelque chose de supérieur, de mystérieux: à «un monde nouveau». La bouffonnerie du NAC possède une dimension religieuse sécularisée.

A l'instar d'autres artistes au Château de Versailles, comme Jeff Koons ou Murakami, McCarthy confronte son art à la décoration classique de la place Vendôme. Pourquoi l'art contemporain s'installe-t-il dans des lieux classiques? Qu'apporte ce choc?

On veut légitimer le non-art contemporain en essayant de le mettre au même niveau que le grand art du passé. La confrontation repose sur le postulat d'un dialogue entre le prétendu «artiste contemporain» et les grands artistes de jadis. Or il n'y a aucun dialogue possible, mais une lamentable pollution des grands lieux du patrimoine artistique et historique. Tout cela cache une logique mercantile. Une invitation à Versailles, au Louvre ou place Vendôme constitue un grand coup d'accélérateur dans une carrière. Cela fait exploser la cote du bénéficiaire C'est tout ce qui compte.

Cette pollution des hauts lieux classiques profite à l'étroite classe mondiale des milliardaires incultes qui investissent dans les inepties de ces soi-disant «artistes». Ils ont tout intérêt à ce que les prix s'envolent, pour pouvoir revendre avec bénéfice les «œuvres» qu'ils détiennent. Le prétendu art contemporain joue le même rôle pour eux que, par le passé, les bons du Trésor américain: un placement à court terme dans une optique purement financière.

Qui décide d'installer une œuvre dans un lieu public? Qui paie pour son installation? Les riverains ont-ils leur mot à dire?

A ma connaissance, les riverains ne sont pas consultés. A Versailles, c'était Jean-Jacques Aillagon qui décidait, y compris pour la place d'Armes. A Paris, pour la place Vendôme, il n'est pas concevable que cette utilisation de l'espace public ait eu lieu sans l'autorisation de la mairie.

Dans ce cas précis, je ne saurais dire qui paie. Toutefois, en d'autres occasions, le transport et l'installation furent financés par tel grand collectionneur du soi-disant artiste, qui sortait gagnant de l'affaire puisque la valeur de sa collection bénéficiait du coup de publicité mondial que représente une exposition à Versailles.

On humilie l'art véritable en l'obligeant systématiquement à cohabiter avec le n'importe quoi du prétendu « art contemporain ». Celui-ci, je le répète, n'est qu'une bouffonnerie prétentieuse et de nature spéculative.

Comprenez-vous les fortes réactions des internautes, entre rire et consternation, sur les réseaux sociaux?

Bien entendu: il est tout à fait légitime de réagir. En polluant spectaculairement le patrimoine national, un prétendu «artiste» rejoint le club très fermé des très grands bouffons de l'art. Toutefois, je conseillerais aux internautes de condamner le principe même de l'installation de bouffonneries à côté de chefs d'œuvre, plutôt que l'objet en lui-même. Chercher à savoir ce qu'il peut évoquer, c'est rentrer dans le jeu de l'installateur, qui a tout à gagner à un maximum de scandale.

Comment analysez-vous l'installation de cette œuvre? S'agit-il en définitive d'art, de business?

Il s'agit simplement de commerce et de publicité!

Cet événement, toutefois, soulève un problème plus grave: le détournement de l'idée d'art, qui de ce fait ne veut plus rien dire. On humilie l'art véritable en l'obligeant systématiquement à cohabiter avec le n'importe quoi du prétendu «art contemporain». Celui-ci, je le répète, n'est qu'une bouffonnerie prétentieuse et de nature spéculative. Cette perte du sens de l'art est symptomatique d'une crise profonde de la société et de la civilisation.

Source 

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 17:16

A propos de l'exposition Marcel Duchamp, au Centre Pompidou, à Paris

L'Art Contemporain, laboratoire expérimental d'une société sans limites

aude de kerros,art contemporain,christine sourgins

 

Au cœur de la dernière utopie, par Aude de Kerros

 

"Le refus du réel est le dogme numéro un de notre temps" - René Girard

 

L'AC [1] est un modèle parfait de l'idéologie post-moderne fondée sur un relativisme absolu : tout est possible, tout est vrai. Ce qui est exclu l'est secrètement et c'est ce que l'on appelle les transcendantaux : le bien, le vrai, le beau... L'artiste, prototype de l'homme exemplaire, ne connaît aucune limite. Comme dans toute utopie, la pratique révèle très rapidement toutes sortes d'impossibilités et de barrières... La première étant que l'on ne peut plus penser parce qu'il est interdit de juger : il n'y a pas de faits, il n'y a que des  déclarations. Cette nouvelle réalité déclarative s'avère un carcan, une aliénation d'un genre nouveau.

 

L'INTERDIT DE LA LIMITE

Pour l'artiste, au sens originel du terme, les limites sont la matière qui résiste, la maîtrise plus où moins grande du métier, la puissance de l'imaginaire, la fécondité créatrice, toutes choses si variables d'une personne à l'autre. Reste à chacun de danser sur ses propres limites, de ruser avec elles afin de les dépasser.

Van Eyk, ce génie inégalé de la peinture, après avoir livré ce combat, signait en bas de ses tableaux : « j'ai fait de mon mieux, comme j'ai pu ». Ovide termine en hâte Les Métamorphoses avant de mourir. Il écrit « Cet ouvrage m'a été arraché au milieu de l'enclume et le dernier coup de lime a manqué... Tous les défauts de ce poème inachevé, je les aurais corrigés si j'avais pu » [2].

Rien de tel chez les « auteurs » [3] de l'AC.

la suite de l'article de 2009...

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 12:55

 

Magie du paysage russe. Chefs-d’œuvre de la Galerie nationale Trétiakov, Moscou

Du 23 mai au 5 octobre 2014

Le Musée des Beaux Arts de Lausanne accueille une exposition retraçant l’histoire de la peinture de paysage russe du règne d’Alexandre II à la révolution d’Octobre. Cette manifestation permet de découvrir pour la première fois en Suisse un ensemble d’œuvres prêtées exceptionnellement par la Galerie nationale Trétiakov de Moscou, une des plus importantes et des plus prestigieuses collections d’art russe au monde. 


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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 23:18

 

 

Programmé sur dix ans, le projet Clunypedia recense et modélise en 3D numérique l’ensemble des sites clunisiens européen. Le site centralisera toutes les informations scientifiques sur le sujet.


Le site Clunypedia, lieu de rassemblement des informations sur les sites clunisiens. Crédit Clunypedia.comLe site Clunypedia, lieu de rassemblement des informations sur les sites clunisiens. Crédit Clunypedia.com


Chapiteau de l’abbatiale de Moissac (Tarn-et-Garonne)

DRONES. Elle combine plusieurs techniques. Des drones pour les vues d’ensemble, le scan par faisceau laser qui effectue des mesures ultra-précises à 360° afin de restituer les volumes, et la photogrammétrie, pour plaquer des images photographiques correspondantes sur les modèles 3D. En ce moment, toutes les semaines, un des 76 chapiteaux du cloître de l’abbaye de Moissac est mis en ligne

La suite sur Science et Avenir
.

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 08:50

 

Le 2 ou le 11 septembre 909 : fondation de l'abbaye de Cluny, en Bourgogne.

(Le 2 septembre, selon la date proposée par l'historien de Cluny Guy de Valous, dans: Histoire de la Bourgogne. D'autres historiens place la fondation le 11 septembre.)

Suite au Traité de Verdun de 843, les Abbayes bénédictines se voient placées sous la tutelle de princes, comtes et autres seigneurs des provinces de l'Empire.

Guillaume Ier le Pieux, comte de Mâcon, duc d'Aquitaine, consacre son domaine de Cluny aux Saints Pierre et Paul pour y faire bâtir une Abbaye obéissant à la règle de Saint Benoît. Mais il souhaite que l'abbaye soit placée directement sous la tutelle pontificale. C'est donc une abbaye immunitaire, indépendante à la fois de l'évêque et des seigneurs de la région, et ne devant obéissance qu'au pape. Cet élément joue un grand rôle dans le développement de l'abbaye.

Bernon devient le premier Père Abbé de Cluny. Il reçoit le pouvoir de pouvoir rendre justice sur son domaine ; Cluny prend de l'importance en France car l'abbaye peut octroyer protection à d'autres abbayes. Un réseau puissant et quasi-indépendant du pouvoir des derniers carolingiens prend forme. Mais l'expansion de Cluny son apogée au XIe siècle est en grande partie l'œuvre de l'un de ses plus grands abbés : Odilon.

La suite sur le salon beige.

Visitez CLUNY EN 3D

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 08:20

C'était le 10 août.

La lune avait rendez-vous avec la Terre. L'astre paraissait ainsi plus grosse et lumineuse, d'où son nom de "Super-lune".

 Retour sur cette nuit avec de belles photos... ICI.

 

Suivez le guide...

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 07:53

 

 

CVT_Pieter-Brueghel_1077136 pages - 35 illustrations - 22€. Editions Michel de Maule.

Pieter Brueghel, l’Ancien, compte parmi les grands peintres du xvie siècle. Mais sa renommée, indiscutable de son temps, n’a pas toujours, les siècles suivants, été reconnue à proportion de sa vraie valeur.

André Giovanni a scruté l’oeuvre du grand maître qui pendant longtemps a fasciné les esprits curieux par les originalités graphiques et picturales décrivant les moeurs des paysans de la Flandre, son pays d’origine.

Ce pittoresque a trop souvent occulté une légitime réflexion critique sur l’oeuvre de ce peintre voyageur dont les tableaux révèlent une maîtrise égale à celle des plus grands. Rubens, plein d’admiration, possédait une douzaine de ses oeuvres.

De nos jours, au milieu d’une évolution artistique trop dégagée des enseignements classiques, il était utile et même urgent, de procéder à une analyse complète de ce qui fait de Pieter Brueghel, un inégalable peintre de l’ordre naturel, l’initiateur d’une réflexion humaniste qui transcende les époques et les styles.

C’est cette leçon qu’André Giovanni, philosophe de l’Esthétique, a aimé actualiser et célébrer par son étude sur l’art de Brueghel. Il montre qu’un regard réaliste peut se marier à la maîtrise d’un classicisme voué à l’universel.

C’'est toute la vérité de L’'Ordre Naturel, cette philosophia perennis, que Pieter Breughel a magnifiquement illustrée.

Lu sur le blog d'André Giovanni.

 

(Re)découvrez la catégorie Regard.

 

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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 07:58

 

Levez les yeux

Le Huffingtonpost américain propose quelques fabuleux plafonds d'églises. A voir.

La Sainte Chapelle :

0La Sagrada Familia :

1

La cathédrale d'Albi :

2ou bien sûr la chapelle Sixtine :

S

Merci à Michel Janva sur Le salon beige 

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