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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 15:08

Savez-vous ce que signifie " épiphanie " ? Lequel des 3 Rois Mages apporte l’encens ? De quelle couleur est l’habit de Gaspard ? En partageant la galette des Rois, n’oubliez pas de laisser une part... Pourquoi ? Réponses :

L’Epiphanie

Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition", manifestation.

L’Eglise d’Orient célèbre le 6 janvier, jour de l’Epiphanie, à la fois la naissance de Jésus, son baptême, et le miracle de Cana, soit ses 3 premières " manifestations " -épiphanies ou théophanies- au monde.

En Occident où l’on célébrait la naissance de Jésus le 25 décembre, on fêta le 6 janvier la présentation de Jésus Enfant aux rois mages, symbolisant ainsi la manifestation du Christ aux nations païennes.

" De bon matin... "

Venus d’Orient, trois rois ont suivi la lumière de l’étoile qui les guida jusqu’à Bethléem. Une tradition remontant au VIIe siècle les nomme Balthazar [déformation de Belshatsar, Daniel], Melchior et Gaspard. Arrivés devant la Crèche, ils adorent Jésus et reconnaissent en lui le Sauveur. La symbolique des cadeaux en porte témoignage :
-  Balthazar, vêtu de rouge, offre une urne remplie d’or, symbole de vertu, pour honorer Jésus comme roi.
-  Gaspard est vêtu en bleu et tient un ciboire qui contient de l’encens correspondant à la divinité du Christ et symbole de prière.
-  Quant à Melchior, vêtu de vert, il tend un coffret contenant de la myrrhe -gomme aromatique issue de la résine du balsamier, arbre d’Arabie), signe de souffrance, annonçait la souffrance rédemptrice de l’homme à venir sous les traits de l’enfant.

Au XVe siècle, ont leur attribue chacun une race différente ; Melchior est ainsi représenté en blanc, Balthazar en noir et Gaspard en jaune.

La part du pauvre

La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

Il y avait aussi la part des absents - le fils aux armées, le parent sur un vaisseau du roi, le pêcheur qui n’était pas rentrés. La part était rangée dans la huche jusqu’à leur retour, une façon tendre de dire "on a pensé à vous". Si elle se gardait longtemps, sans s’émietter et sans moisir, c’était un bon présage.

relevé sur  www.christicity.com

 

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24 décembre 2005 6 24 /12 /décembre /2005 00:01

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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 10:29

 

 Joyeux Noël !

 

 

 

Et Joseph. Joseph  ? Je ne le peindrais pas. Je ne montrerais qu’une ombre au fond de la grange et aux yeux brillants, car je ne sais que dire de Joseph. Et Joseph ne sait que dire de lui-même. Il adore et il est heureux d’adorer. Il se sent un peu en exil. Je crois qu’il souffre sans se l’avouer. Il souffre parce qu’il voit combien la femme qu’il aime ressemble à Dieu. Combien déjà elle est du côté de Dieu. Car Dieu est venu dans l’intimité de cette famille. Joseph et Marie sont séparés pour toujours par cet incendie de clarté, et toute la vie de Joseph, j’imagine, sera d’apprendre à accepter. Joseph ne sait que dire de lui-même : il adore et il est heureux d’adorer. »                          

 

 

 Ce texte magnifique de tendresse et de respect sur le mystère de Noël a été rédigé par un grand écrivain français. Lequel ? Quand je vous aurai dit qu’il s’agit de l’extrait d’une pièce de théâtre écrite pour la Noël 1940 ? Pour des prisonniers ? Et que l’auteur a refusé que cette pièce figure dans ses œuvres complètes ? Ah oui, bien sûr : Jean-Paul Sartre !

«  Vous avez le droit d’exiger qu’on vous montre la Crèche, la voici. Voici la Vierge, voici Joseph et voici l’Enfant Jésus. L’artiste a mis tout son amour dans ce dessin, vous le trouverez peut-être naïf, mais écoutez. Vous n’avez qu’à fermer les yeux pour m’entendre et je vous dirai comment je les vois au-dedans de moi. La Vierge est pâle et elle regarde l’enfant. Ce qu’il faudrait peindre sur son visage, c’est un émerveillement anxieux, qui n’apparut qu’une seule fois sur une figure humaine, car le Christ est son enfant, la chair de sa chair et le fruit de ses entrailles. Elle l’a porté neuf mois. Elle lui donna le sein et son lait deviendra le sang de Dieu. Elle le serre dans ses bras et elle dit : « Mon petit ! » Mais à d’autres moments, elle demeure toute interdite et elle pense : « Dieu est là », et elle se sent prise d’un crainte religieuse pour ce Dieu muet, pour cet enfant, parce que toute les mères sont ainsi arrêtées par moment, par ce fragment de leur chair qu’est leur enfant, et elles se sentent en exil devant cette vie neuve qu’on a faite avec leur vie et qu’habitent les pensées étrangères. Mais aucun n’a été plus cruellement et plus rapidement arraché à sa mère, car Il est Dieu et Il dépasse de tous côtés ce qu’elle peut imaginer. Et c’est une rude épreuve pour une mère d’avoir crainte de soi et de sa condition humaine  devant son fils. Mais je pense qu’il y a aussi d’autres moments rapides et glissants où elle sent à la fois que le Christ est  son fils, son petit à elle et qu’il est Dieu. Elle le regarde et elle pense : « Ce Dieu est mon enfant ! Cette chair divine est ma chair, Il est fait de moi, Il a mes yeux et cette forme de bouche, c’est la forme de la mienne. Il me ressemble, Il est Dieu et Il me ressemble ». Et aucune femme n’a eu de la sorte son Dieu pour elle seule. Un Dieu tout petit qu’on peut prendre dans ses bras et couvrir de baisers, un Dieu tout chaud qui sourit et qui respire, un Dieu qu’on peut toucher et qui vit, et c’est dans ces moments là que je peindrais Marie si j’étais peintre, et j’essayerais de rendre l’air de hardiesse tendre et de timidité avec lequel elle avance le doigt pour toucher la douce petite peau de cet enfant Dieu dont elle sent sur les genoux le poids tiède, et qui lui sourit. Et voilà pour Jésus et pour la Vierge Marie.

 

 

 

 

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18 décembre 2005 7 18 /12 /décembre /2005 18:35
 
 
Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les
ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette
année encore cette célébration aura lieu.

Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux,
il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela
augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.

C'est vraiment bien de savoir, qu'au moins une fois par an, certaines
personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens
paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j'ai
fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la
raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour
s'amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Je me souviens que l'année dernière il y avait un grand banquet à mon
honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de
gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y
avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.

Mais vous savez quoi? Je n'étais pas invité... J'étais en théorie l'invité
d'honneur, mais personne ne s'est rappelé de moi et ils ne m'ont pas envoyé
d'invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est
arrivé, on m'a laissé dehors, et ils m'ont fermé la porte à la figure... et
pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table.

En réalité, je n'étais pas surpris de cela car depuis quelques années,
toutes les portes se referment devant moi.

Comme je n'étais pas invité, j'ai décidé de me joindre à la fête sans faire
de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j'ai
observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des
farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour
couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrive, vêtu
d'une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : 'ho ho ho!' Il s'est
assit sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant 'Père Noël!
Père Noël!', comme si la fête était en son honneur!

A minuit, tout le monde a commencé à s'embrasser; j'ai ouvert mes bras et
j'ai attendu que quelqu'un vienne me serrer dans ses bras et... vous savez
quoi... personne n'est venu à moi.

Soudain ils se sont tous mis à s'échanger des cadeaux. Ils les ont ouvert
un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j'ai regardé pour
voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu'auriez vous
ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s'échangeait des cadeaux
et que vous n'en receviez aucun ? J'ai enfin compris que je n'étais pas
désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.

Tous les ans ça s'empire. Les gens se rappellent  seulement de ce qu'ils
boivent et mangent, des cadeaux qu'ils ont reçu, et plus personne ne pense
a moi. J'aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez
rentrer dans votre vie. J'aurai souhaité que vous vous rappeliez qu'il y a
plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma
vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd'hui je souhaite
seulement que vous croyiez à cela de tout votre coeur. Comme nombreux sont
ceux qui ne m'ont pas invité à leur fête l'an passé, je vais cette fois
organiser ma propre fête et j'espère que vous serez nombreux à me
rejoindre.

En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus
grand nombre de personne que vous connaissez. Je vous en serai
éternellement reconnaissant.

Je vous aime très fort !

Jésus
 
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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 17:05

Un sauveur nous est né, un fils nous est donné, éternelle est sa puissance!

L'Institution SaintPierre vous souhaite un très joyeux Noël !

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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 11:17

 

     Regarde bien ce tableau représentant la Nativité.

Regarde l'ensemble avant les détails, pour te faire une première idée. Le tableau s'allonge dans la hauteur, et cette composition verticale incite notre regard à aller de la terre vers le ciel, puis du ciel vers la terre : en bas la Sainte Famille , en haut les anges et angelots. A gauche, notre regard peut quitter l'étable et rêver dans la nuit, il y a un paysage lointain suggéré...

Vois ensuite  la lumière, l'éclairage. Dehors c'est la nuit, on le voit à gauche. La lumière vient de l'Enfant Jésus lui-même pour éclairer ses parents, le boeuf, et au-dessus les anges.... Jésus a dit de lui-même dans l'Evangile : "Je suis la lumière du monde" : comment ne pas y penser en regardant ce tableau ?

Regarde le dessin : les traits des personnages sont fins, les corps semblent vivants, les vêtements souples sur les corps.

Regarde aussi les couleurs. Elles sont belles, en particulier le jaune doré du vêtement de Joseph.

Voilà tout ce que nous révèle un premier regard d'ensemble, mais nous pouvons encore observer bien des détails !

- regarde la blancheur des langes de jésus et du drap sur lequel il repose : cette blancheur est mise en valeur par des ombres dans les plis du drap.

- dehors c'est la nuit, mais regarde comment l'ange, qui vient annoncer aux bergers la Bonne Nouvelle , illumine l'obscurité ! Là encore, beau travail de lumière et de clair-obscur !

- admire aussi la douceur dans ce tableau : elle vient de la douceur de la lumière qui n'est pas violente, de la douceur des couleurs qui ne sont pas criardes, de la douceur du dessin des visages....

- observe Joseph : ce n'est pas un vieillard comme dans certaines peintures, mais un homme jeune et beau.

- la sainteté des parents de Jésus est symbolisée par des auréoles autour de leur tête, suggérées ici par un mince filet semi-circulaire.

- regarde aussi le boeuf. Lui aussi a l'air doux ; en tous cas, son haleine, vu la position de sa tête et de ses naseaux, doit bien réchauffer l'Enfant Jésus.

- vois enfin les anges, dont la joie est mêlée à un grand recueillement : l'un des deux grands anges pose son bras sur le bras de son voisin comme pour dire : "regarde !" Les petits anges ne montrent que leurs têtes et leurs ailes. Ils ont des visages potelés d'enfants en bonne santé !

Voilà bien un tableau magnifique, très riche, très délicat, qui enchante non seulement nos yeux mais aussi notre coeur, qui peut nous aider à prier, à contempler le mystère de Noël, mystère de Dieu fait homme.

L'artiste qui a peint le tableau est un français, Philippe de Champaigne, qui a vécu au temps du roi Louis XIII, au XVIIème siècle.

Et tu peux aller voir ce tableau au Palais des Beaux-Arts de Lille...

Thérèse M.

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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 00:34

Dites, dites, si c'était vrai
S'il était né vraiment à Bethléem, dans une étable
Dites, si c'était vrai
Si les rois Mages étaient vraiment venus
De loin, de fort loin
Pour lui porter l'or, la myrrhe, l'encens
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai.

Jacques Brel, "Dites, si c'était vrai", 1958

trouvé sur http://www.bseditions.com

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 17:54

Yvan AUDOUARD

LA PASTORALE DES SANTONS DE PROVENCE 

Pochette HA5711.
Ah les santons! Vous savez bien ces personnages du pays d'Oc, façonnés par les artisans des collines ensoleillées et qui, assistent chaque année à la naissance du doux Jésus. Yvan Audouard, le poète du coin, les a immortalisés dans son récit aux saveurs régionales, donnant à chaque personnage un rôle unique qui s'accorde si bien aux coutumes et gestes des habitants. Il y a là le meunier, le berger, la Mireille, la poissonnière et bien d'autres qui viennent saluer le divin enfant. Et pour croquer les rôles de tous ces villageois bien intentionnés, y compris l'âne, le boeuf et l'ange Boufaréou, des comédiens du meilleur cru interprètent pour nous cette pastorale, comme si vous étiez dans l'étable de Bethléem. JMV.

relevé sur http://www.lamediatheque.be   (extrait sonore)

disponible sur http://www.123famille.fr/

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 13:41
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 11:16
La vie de Saint Nicolas de Myre, protecteur des enfants
Il est à l’origine de « Santa Claus ».
Saint-Nicolas, évêque de Myre, est fêté dans de nombreux pays européens. Ses reliques reposent en Italie, à Bari.
Protecteur des enfants, il est fêté tous les 6 décembre, dans l'est de la France (Lorraine et Alsace), le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, la Hollande, l'Autriche, les Pays Bas.
Selon la légende, le saint évêque fait le tour des villes pour récompenser les enfants sages. Il visite les écoles maternelles, distribue des friandises aux enfants (du pain d'épices et des oranges) et se voit remettre les clés de la ville par le maire. Chars, défilés prestigieux, feux d'artifices... Saint Nicolas est une fête importante dans la vie culturelle de ses régions.
Il est à l’origine du personnage de « Santa Claus » (habillé de rouge comme l’évêque) qui est devenu le « Père Noël ».
En Belgique, par exemple, les jouets sont offerts aux enfants, et non à Noël (ce jour là, le cadeau, c’est l’Enfant Jésus).
Une biographie de l’évêque de Myre est proposée sur Internet à
 
 
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 02:33
 
 
 Le plus beau film de CAPRA ..., 6 septembre 2005
Je me régale avec les derniers films qui sortent (effets, originalité, histoire ...) mais je resterai toujours un inconditionnel de ce film magique que l'on peut revoir sans cesse. Un coup de blues ? Envie de réver ? ... Tout est magnifique dans ce film : les acteurs, l'histoire, l'originalité ... et la belle leçon que l'on en retire. Un film pour ceux qui refusent les histoires qui se terminent mal. Un film pour s'émerveiller un soir de Noël ou n'importe quand !!!
Je possède beaucoup de films et j'en ai vu ... mais le meilleur c'est celui-ci ... malgré son âge. Merci Capra, James Stewart et les autres ...
 
Merveilleux !, 10 mars 2005
J'ai enfin visionné ce film que je n'avais jamais vu ! Ce film est une vraie merveille, un film qui nous emporte dans un monde plein d'amour, de poésie, quel bonheur ! Et tout ça sans niaiserie aucune. J'en ai pleuré. Indiscutablement l'un des meilleurs film que j'ai jamais vu.
 
La vie est belle pour tous !, 15 mars 2004
Ce film parle de Noël, de dieu, du bien, du mal, de l'amour, de la haine et d'un ange. Que vous soyez croyant ou athée, amoureux ou éconduit, optimiste ou pessimiste, mysantrope ou rêveur, ce film est fait pour vous. Capra redonne ses lettres de noblesse au cinéma populaire sans niaiserie ni facilité avec beauté et élégance ; véritable courant d'air positif de deux heures. James Stewart et Donna Reed sont exceptionnels, à voir au minimum une fois par an... et pas forcément à Noël.
 
le meilleur CAPRA, 6 février 2003
La collaboration Stewart/Capra est assurement l'une des meilleures du cinema americain.
Stewart est l'acteur fait pour ce rôle, Capra est le réalisateur fait pour ce film.
Les cyniques peuvent le voir aussi, les bons sentiments sonnent juste (pas de naïveté à l'horizon).
Certainement le meilleur antidépresseur au monde.
A quand son remboursement par les assurances maladie ?
 
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 02:03

Dieu
tu as choisi de te faire attendre
tout le temps d'un Avent.

Moi je n'aime pas attendre
dans les files d'attente.
Je n'aime pas attendre mon tour.
Je n'aime pas attendre le train.
Je n'aime pas attendre pour juger.
Je n'aime pas attendre le moment.
Je n'aime pas attendre un autre jour.
Je n'aime pas attendre
parce que je n'ai pas le temps
et que je ne vis que dans l'instant.

Tu le sais bien d'ailleurs,
tout est fait pour m'éviter l'attente :
les cartes bleues et les libre services,
les ventes à crédit
et les distributeurs automatiques,
les coups de téléphone
et les photos à développement instantané,
les télex et les terminaux d'ordinateur,
la télévision et les flashes à la radio...
Je n'ai pas besoin d'attendre les nouvelles :
elles me précèdent.

Mais Toi Dieu
tu as choisi de te faire attendre
le temps de tout un Avent.
Parce que tu as fait de l'attente
l'espace de la conversion,
le face à face avec ce qui est caché,
l'usure qui ne s'use pas.
L'attente, seulement l'attente,
l'attente de l'attente,
l'intimité avec l'attente qui est en nous
parce que seule l'attente
réveille l'attention
et que seule l'attention
est capable d'aimer.

Tout est déjà donné dans l'attente,
et pour Toi, Dieu,
attendre
se conjugue Prier.

Jean Debruynne,

Extrait de Ecoute Seigneur ma prière, Prier/DDB

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 01:38

Noël, fête de la naissance du Christ. Noël, fête néopaïenne de la consommation. Le paradoxe n'est pas d'aujourd'hui. Voilà des décennies que la société de consommation tend à faire oublier le sens chrétien de Noël. Ce qui est nouveau, peut-être, c'est qu'elle s'en justifie aujourd'hui en revendiquant hautement l'antériorité païenne de l'événement.

L'étonnant est que seize siècles plus tard, on veuille oublier ce renouveau pour en revenir purement et simplement au monde païen qui le précéda. Mais ainsi, tout rentre dans l'ordre. La grande fête de la consommation ne constitue plus un déni à l'esprit de Noël, il est conforme au véritable esprit des célébrations qui est incontestablement païen ! Cela a, au moins, le mérite de la franchise. Le journaliste de mon bulletin municipal ne craint pas d'évoquer une véritable lutte entre catholiques et partisans du Père Noël qui, fort heureusement, est à l'avantage de ce dernier. Il rappelle qu'en 1951, l'effigie du bonhomme barbu fut brûlée sur le parvis de la cathédrale de Dijon : "Fort heureusement, l'incident n'eut pas de conséquences fâcheuses et le Père Noël est toujours là, bien vivant". Ce sympathique bonhomme "adoré et connu par les enfants du monde entier". Adoré !?

Faut-il s'en indigner ? Cet innocent bulletin municipal ne fait que s'inscrire dans le climat du temps qui est incontestablement néopaïen. Il est probable que ses responsables, en publiant un tel article, n'y ont même pas vu malice. Mais c'est bien là l'inquiétant. Que l'on puisse gommer subrepticement tout le message chrétien de Noël en donnant toute la place aux réjouissances païennes.

Ce n'est pas seulement argutie publicitaire. Plus subtilement, c'est un véritable choix culturel.Lévi-Strauss à l'appui, on assène que "nous sommes en présence, avec les rites de Noël, non pas seulement de vestiges historiques mais de formes de pensée et de conduite qui relèvent des conditions plus générales de la vie en société... En fait, depuis l'Antiquité jusqu'au Moyen Age, les fêtes de décembre offrent les mêmes caractères : décoration des édifices avec des plantes vertes, échange de cadeaux, gaîtés, festins."

Gérard Leclerc

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 01:32

Or donc quand l'ange eut claironné
Dans le Ciel à la ronde,
Que l'Enfant miracle était né
Pour le salut du monde.

Tous les animaux à la fois
De tout poil, tout plumage
Quittant leurs déserts, ou leurs bois.
Lui rendirent hommage.

Et tous, fauves ou familiers,
Ils fêtèrent en somme
Selon qu'ils étaient outillés
Le cher petit bonhomme.


Le lion fut conquis du coup
Lui lécha ses menottes
Le tigre ronronna, le loup
Lui montra ses quenottes

Un éléphant de Singapour
Lui donna - pauvre brute-
Une de ses défenses pour
Qu'il s'en fit une flûte.

Le bison de joyeuse humeur
Lui fit palper sa bosse
Afin de lui porter bonheur.
Le serpent, si féroce,

Sembla sortir de quelque étui.
Et voyez la merveille:
Il fit peau neuve devant lui
Pour lui donner la vieille.

Le rhinocéros, Dieu merci!
A de la peau de reste.
Il donna de la sienne aussi
De quoi faire une veste.

La sarigue - c'est bien plus fort -
Voulait prendre le mioche,
Et, pour qu'il fut en plein confort,
Le fourrer dans sa poche.

Le boeuf, d'un museau familier
Lui tracassa la joue,
Et l'ours se mil à gambiller
Et le paon fit la roue.

La poule lui pondit des oeufs
Dans la main, les abeilles
Déposèrent un miel des Dieux
Sur ses lèvres vermeilles.

L'hippopotame le surprit
Par sa grimace pire...
Que voulez-vous? Il est écrit
Qu'il n'a pas le sourire.

Enfin, chacune à qui mieux mieux
De ces naïves bêtes,
Faisait sa cour au roi des Cieux
Quand sur ces entrefaites

Paraît un être sur le seuil...
Il avait l'air du singe
Et suait le vice et l'orgueil;
Avec ça trop de linge.

L'Enfant pensa se trouver mal
Se blottit dans sa couche:
- Non, non, pas de cet animal!
(Dit-il d'un ton farouche)

C’est l’homme! Je sais que c’est lui
À mon cœur qui se serre,
D’où me viendra tout mon ennui
Et toute ma misère.

 

Raoul Ponchon

Source imprimée
RAOUL PONCHON dans MARCEL COULON, Toute la muse de Ponchon
, Ed de la Tournelle, 1938.

 

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 01:27

«Tout agnostique ou athée dont l’enfance a connu une véritable nuit de Noël voit toujours par la suite, qu’il le veuille ou non, un lien dans sa mémoire entre ces deux idées que la plupart des hommes considèrent naturellement comme contradictoires: l’idée d’un nouveau-né et l’idée d’une force inconnue qui soutient l’univers. L’instinct et l’imagination de celui qui fut chrétien peuvent encore les relier, alors que sa raison ne voit plus la nécessité de la relation; il y aura toujours pour lui quelque chose de religieux dans la simple image d’une mère portant son enfant, — une certaine évocation de clémence et d’attendrissement à la seule mention du nom terrible de Dieu. Pourtant ces deux idées n’ont aucune connexité naturelle ou nécessaire; elles ne seraient pas forcément associées pour un ancien Grec ni pour un Chinois, s’agit-il d’Aristote ou de Confucius; il n’est pas plus naturel de relier Dieu à un petit enfant que d’associer la gravitation à un petit chat. Cette association d’idées a profondément modifié la nature humaine. Il existe une différence réelle entre l’homme qui la connaît et l’homme qui ne la connaît pas. [...]

On pourrait suggérer par une image assez brutale que rien ne s’était passé dans ce repli ou cette crevasse des grandes collines grises, sauf que l’univers entier s’était retourné comme un gant. Je veux dire par-là que tous les yeux anxieux et adorateurs, qui jusqu’à ce moment regardaient au dehors vers l’incommensurable, s’étaient retournés à l’intérieur sur l’infiniment petit. Cette figure même évoque la multiple merveille des yeux convergents, qui fait ressembler tant d’images catholiques à des plumes de paon. Mais il est vrai, en un sens, que Dieu, qui n’avait encore été qu’une circonférence, apparut comme un centre; et un centre est infiniment petit.»

G.-K. Chesterton, Les maîtres étrangers, Paris, Nouvelles éditions latines, 1947

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 01:06
Joyeux Noel : traditions, père Noël, saint nicolas, décorations ...

Joyeux Noel : traditions de Noel, recettes, chants, jouets, decorations, creche, sapin,
www.joyeux-noel.com/ - 27k -

Traditions de Noël en France et au Canada

Exposition imaginaire présentant les traditions de cette fête : illustrations de ses légendes et coutumes.
www.culture.gouv.fr/culture/noel/franc/noel.htm - 4k

Cordula's Web. Le conte de Noël. Charles Dickens

Le conte de Noël (A Christmas Carol). A Christmas Carol (English) Weihnachtslied (Deutsch) Le conte de Noël (Français) Canción de Navidad (Español) ...
www.cordula.ws/s-ccarolfr.html - 13k

123Famille
Le plus beau livre de Noël. De page en page, découvrez 20 siècles de traditions.
Connaissez-vous les fêtes d’avant Noël ? St Martin, St Nicolas, Ste Lucie, ...
www.123famille.fr/?page=shop/ flypage&product_id=1251&category_id=10 - 15k

 

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 00:59
On imagine très bien les hommes s'interrogeant
entre eux un matin du 26 décembre: « Mais, dites donc,
n'était-ce pas hier Noël ? - Noël ? Voyons, voyons,
nous étions hier le 24, consultez le calendrier... -
Alors, c'est aujourd'hui Noël ?… - Pas du tout, nous
sommes aujourd'hui le 26, fête de saint Étienne.
Étienne, c'est justement le nom de mon oncle. - Sacrebleu!
il y a maldonne, on devrait téléphoner aux savants
de l'Observatoire. Après tout, ils sont payés pour mesurer
le temps, il faudra bien qu'ils nous rendent compte
d'un jour de moins... »
Mais les savants de tous les observatoires du monde
multiplieraient en vain leurs calculs, personne ne
retrouverait jamais les vingt-quatre heures mystérieusement
perdues. Comme la guerre de Troie du pauvre
Giraudoux, Noël n'aurait pas eu lieu!
Car on est en droit de se demander s'il y aurait encore
longtemps des nuits de Noël, avec leurs anges et leurs
bergers, pour ce monde féroce, si éloigné de l'enfance,
si étranger à l'esprit d'enfance, au génie de l'enfance,
avec son réalisme borné, son mépris du risque, sa haine
de l'effort qui inspire la plupart de ses rêveries mécaniques
- de la fusée interplanétaire à la cellule photoélectrique
grâce à laquelle les portes s'ouvrent toutes
seules - haine de l'effort qui s'accorde beaucoup
moins paradoxalement qu'on ne pense à son délire
d'activité, à son agitation convulsive.
(…)
Chers jeunes lecteurs auxquels ces lignes, écrites à
propos de Noël, paraîtront sans doute bien austères,
méfiez-vous! Il ne s'agit pas ici d'une simple controverse
scolaire entre les Anciens et les Modernes... Lorsque
l'esprit de jeunesse s'affaiblit dans le monde, c'est
l'Esprit de Vieillesse qui l'emporte.
(…)
 
Georges Bernanos
L'Intransigeant, 25 décembre ...1947.
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 00:43
Voici les derniers mois de l'année.
Voici les nuits les plus longues
et les jours les plus tristes.
La télé et les journaux nous déversent
leur flot quotidien de violence.
A désespérer !
Allume la première bougie de l'Avent, mon frère !
Qu'elle dise d'abord ton espérance :
Dieu ne dort pas, ton salut et le salut du monde
tu l'attends d'abord de lui.
Allume une lumière, mon frère !
un temps de silence et de prière,
une lecture quotidienne de la Bible,
une visite à ce malade,
un temps d'écoute pour ce voisin,
un geste nouveau de partage,
une parole bonne et positive,
une réponse à tel appel...
Avec ceux de ta famille,
tes enfants surtout qui te regardent
allume gravement, joyeusement,
la première bougie de l'Avent.
Jean Debruynne
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 00:15
 
 
 Regardez ce tableau. On est en hiver, il a neigé. Des maisons; des charrettes; des étangs gelés; des enfants qui jouent sur la glace. A gauche des personnages font la queue à un guichet. Un groupe les rejoint : une femme en bleu sur un âne, un bœuf, un homme qui porte des outils … de charpentier

Ca ne vous rappelle rien ? Il s’agit du Dénombrement de Bethléem ! C’est-à-dire du recensement (et du paiement de la dîme), que Saint-Luc nous raconte dans son Evangile :  

 

  " En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.

 Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.  " 

Le tableau est de BRUEGHEL. On en trouve plusieurs versions dans différents musées : à Lille, Arras, Bruxelles.

Vous pouvez voir des détails sur  

 http://www.pieter-bruegel.com/salles/bethleem2.htm

mais mieux vaut aller voir sur place ...

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6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 18:10
1 En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre.
2 Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.
3 Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.
4 Joseph aussi monta de la Galilée, de la ville de Nazareth, pour se rendre en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléhem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David,
5 afin de se faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.
6 Pendant qu'ils étaient là, le temps où Marie devait accoucher arriva,
7 et elle enfanta son fils premier-né. Elle l'emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie.
8 Il y avait, dans cette même contrée, des bergers qui passaient dans les champs les veilles de la nuit pour garder leurs troupeaux.
9 Et voici, un ange du Seigneur leur apparut, et la gloire du Seigneur resplendit autour d'eux. Ils furent saisis d'une grande frayeur.
10 Mais l'ange leur dit: Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie:
11 c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.
12 Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez: vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche.
13 Et soudain il se joignit à l'ange une multitude de l'armée céleste, louant Dieu et disant:
14 Gloire à Dieu dans les lieux très hauts, Et paix sur la terre parmi les hommes qu'il agrée!
15 Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres: Allons jusqu'à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.
16 Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.
17 Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant.
18 Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers.
19 Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur.
20 Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.
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